Un surprenant Mumm Cordon Rosé lundi, 23 avril 2018

Le jour de mon anniversaire est le lendemain du déjeuner dominical au cours duquel nous l’avons souhaité en famille. Ma fille cadette et mon fils sont présents au dîner. J’ouvre un Champagne Moët & Chandon Brut Impérial sans année qui doit être, au vu de la bouteille, des années 60. Le bouchon est de belle qualité. Le pschitt existe et la couleur du champagne est d’un bel or presque orangé. Le parfum est très pur, doux et charmeur. En bouche ce qui frappe c’est la douceur, la séduction et ce sentiment de bien-être que procure ce champagne. On se sent bien avec lui. Il n’a pas la complexité des Krug que nous avons bus les jours précédents, mais comme son message est lisible, franc et de plaisir, nous adorons ce champagne qui accompagne des coquilles Saint-Jacques juste poêlées associées à de fines découpes de poireaux marinés.

J’ouvre ensuite une bouteille d’un kitsch assumé. C’est un Champagne rosé G.H. Mumm & Co Cordon Rosé 1975. Tout est kitsch. La cape qui veut suggérer le champagne est blanche avec des petits points jaunes qui font bulles, l’étiquette est d’un marron gris, et une imposante rose dessinée par le peintre Foujita est posée en plein centre de la collerette du haut de la bouteille. Cette bouteille me faisait envie. Le pschitt est très marqué, le bouchon est très beau et long.

La couleur de champagne est très surprenante parce que je ne vois pas la moindre trace de rosé. Le Moët était beaucoup plus rose. La couleur est celle des blés d’été, très jolie dans sa pâleur. En bouche, ce champagne est tout en délicatesse. Il suggère, il esquisse et il est incroyablement fluide. Je le pressens très gastronomique. Nous n’avons hélas rien à lui proposer car nous dégustons un camembert de compétition qui s’appelle « la petite normande », fabriqué par DUP dont l’affinage est un des meilleurs de ceux que j’ai pu apprécier. Et ce ne sont pas les myrtilles qui vont aider à créer un réel accord. On boit donc pour lui-même ce champagne délicat, fluide, d’une belle longueur et ces deux champagnes ont conclu les festivités de mon anniversaire.

les bouchons des champagnes des trois derniers jours. En haut les deux Krug Grande Cuvée années 50, au centre le Dom Pérignon 1966, en bas, le Moët Brut Impérial années 60 (voire plus vieux) et le Mumm Cordon Rosé 1975

Repas d’anniversaire avec des vins inconnus brillants dimanche, 22 avril 2018

L’anniversaire de mariage était une semaine plus tôt et imaginant que nous l’aurions fêté à domicile, alors que nous sommes allés à l’Ecu de France, j’avais apporté à mon domicile un Dom Pérignon 1966 de notre année de mariage. Il me semble opportun qu’il soit bu maintenant. Pour choisir les autres vins, je suis allé dans la zone de ma cave principale, éloignée de mon domicile, et j’ai fouiné dans la zone où se trouvent les vins non identifiés, ou mal identifiés.

Je repère un Volnay Santenots Coron Père & Fils dont l’étiquette du millésime a disparu et dont la belle étiquette principale est décollée. A vue de nez le vin serait des années 50, mais le verre de la bouteille est bleu ce qui pourrait signifier années 40. Ensuite je repère un récent achat de cinq bouteilles d’Hermitage Paul Jaboulet Aîné dont tous les millésimes sont illisibles et quelques étiquettes sont elles-mêmes illisibles. Le vendeur m’avait dit qu’il s’agit probablement de 1939 mais en voyant les bouteilles, je pense que les vins sont beaucoup plus anciens. J’ai bu récemment un Hermitage La Chapelle 1938 qui paraît beaucoup plus jeune dans son habillage que ces bouteilles. Une chose est curieuse c’est que les capsules de ces bouteilles sont fripées comme des jupes plissées, et sont de couleur rose. Et le verre de la bouteille est très vieux. Alors, nous verrons à l’ouverture.

Le dimanche matin à 10 heures j’ouvre les deux vins. Le Volnay Santenots a un bouchon très difficile à faire monter car la surépaisseur dans le goulot oblige à le déchirer. Il vient en pièces. Le niveau est très convenable, le nez du vin à l’ouverture est très élégant, d’un magnifique bourgogne.

L’Hermitage suit à peu près le même scénario avec un bouchon dont le haut est dur comme du béton et avec un fort rétrécissement du goulot. En voyant la capsule et le bouchon, ainsi que la bouteille très lourde et ancienne cela me fait plus penser aux Nuits Cailles 1915 dont j’ai bu plus de douze exemplaires qu’à un vin de 1939 comme suggéré par le vendeur.

Les deux parfums sont d’une justesse extrême, le bourgogne d’une rare élégance et le vin du Rhône d’une richesse particulière.

Les enfants arrivent avec leurs enfants et nous prenons l’apéritif dans le jardin avec le Champagne Dom Pérignon 1966 au beau bouchon, beaucoup plus sain que celui des Krug Private Cuvée bus les jours derniers. Le champagne a une esquisse de bulle. Il est très doré, presque orangé. En bouche ce champagne est un miracle. Il est parfait. Il est doux, miellé, avec une belle acidité. Chaque gorgée est un bonheur. C’est le plaisir pur. Je pensais que dans la décennie 60 qui est la plus belle décennie pour Dom Pérignon, le plus grand millésime est 1966. C’est bien le cas. Nous jouissons d’un champagne exceptionnel. Le boudin blanc en tranches à peine poêlées forme un accord divin.

Le Volnay Santenots Coron Père & Fils vers années 40 est tellement riche qu’il doit être d’une grande année, alors, pour la beauté de l’anniversaire, pourquoi ne pas lui donner mon millésime et en faire un Volnay Santenots Coron Père & Fils # 1943, le signe « # » signifiant « approximatif ». Le vin se caractérise par un velouté charmant, une noblesse bourguignonne appréciable et un équilibre rassurant. Mes enfants boivent les vins à l’aveugle et leur enthousiasme a encore plus de valeur. Sur un filet d’agneau au beurre aillé et des pommes de terre en robe des champs, il est brillant.

Je sers maintenant l’Hermitage Paul Jaboulet Aîné # 1915 dont la bouteille est chemisée presque complètement. Le nez puissant et riche est très rhodanien. Le vin est très équilibré, de belle mâche et ne donne aucun signe d’âge. Mes enfants sont impressionnés par la tenue de ces deux vins qui n’ont pas l’ombre d’un défaut. Leur pureté est remarquable.

Sur une reine de Saba nous goûtons un reste de Tokaji Eszencia Aszu 1988 qui est invraisemblablement complexe, la variété des goûts s’étant développée depuis que la bouteille a été ouverte il y a onze jours. Il y des évocations de réglisse, de café, de pruneaux, avec une fraîcheur extrême et une densité non négligeable. Le Tokaji envahit le palais et sa trace ne disparaît pas.

Par un temps splendide, heureux d’être quasiment tous ensemble, nous avons eu un déjeuner radieux marqué par trois vins d’une qualité exceptionnelle.

le bouchon du Dom Pérignon comparé aux bouchons plus courts des deux Krug

accord divin avec le boudin blanc

Le Volnay Santenots Coron Père & Fils supposé 1943

l’Hermitage Paul Jaboulet Aîné supposé 1915 avec l’étiquette illisible du vin servi et une étiquette lisible d’un vin du même lot

l’autre bouteille plus lisible mais sans année visible

 

le joli centre de table et les mets

A mon âge souffler autant de bougies que d’années serait impossible

dessert

association amusante du vert du verre du Volnay avec le vert du plastique de l’eau minérale

les verres des deux vins rouges

les vins du repas

Deuxième dîner avec Krug Private Cuvée samedi, 21 avril 2018

Le jour d’après à dîner nous allons essayer de boire peu car il y aura le lendemain un grand déjeuner avec tous mes enfants. J’avais apporté de ma cave deux Krug pour le cas où l’un des deux ne serait pas satisfaisant aussi la solution trouvée est de boire la deuxième bouteille de Champagne Krug Private Cuvée Brut Réserve probablement des années 40. Le bouchon se présente exactement de la même façon, c’est-à-dire qu’il s’enlève sans le moindre effort, sale comme celui d’hier. La couleur du vin est un peu plus foncée que celle d’hier, le nez est aussi avenant.

En bouche, le vin de cette bouteille est encore plus grand qu’hier. Il fait plus jeune, vif, équilibré et ne fait pas son âge. C’est un très grand champagne qui accompagne des araignées de porc, morceaux qui sont les plus tendres de la viande de porc. Nous essayons d’être raisonnables mais c’est difficile, car demain, quand il y aura tous les enfants, ce sera la fête.

on ne peut pas dire que le bouchon est beau

les deux bouchons des deux Krug Private Cuvée

araignée de porc

les deux Krug côte à côte

et avec le Volnay bu le lendemain

Dîner en famille avec un Krug Private Cuvée samedi, 21 avril 2018

Mon fils arrive de Miami et vient loger chez ses parents. Au dîner j’ai prévu que nous finissions le Champagne Substance Jacques Selosse dégorgé en juillet 2013 que j’avais bu et non fini au restaurant l’Ecu de France. Le champagne a gardé toute la force de sa bulle. Il montre sa noblesse à l’attaque mais en milieu de bouche, une amertume et une sécheresse en font un champagne sans véritable émotion. Or c’est un champagne que j’adore. J’imagine volontiers un problème de bouteille.

L’écart va être significatif avec le champagne que j’ouvre maintenant, un Champagne Krug Private Cuvée Brut Réserve probablement des années 50, mais le bouchon est tellement petit et rétréci que je penserais plutôt aux années 40, voire plus vieux si cela s’accorde avec la période de validité de ces étiquettes. Le bouchon vient sans aucun pschitt. Il se prend en main et sort sans aucun effort car il ne collait plus au goulot, ce qui explique la baisse de niveau. La couleur dans le verre est d’un ambre plutôt gris, à peine.

Le premier contact en bouche est extrêmement gratifiant. Immédiatement ce champagne se montre plaisant, beaucoup plus intéressant que le Selosse. Son nez est agréable, pur, ne montrant aucun défaut. Le champagne montre des signes d’âge, non déplaisants, mais une délicieuse acidité bien contrôlée lui donne du volume et du charme. C’est réellement un champagne de plaisir.

Nous mangeons une viande de porc de haute qualité traitée comme un beefsteak, avec un gratin de pomme de terre revisité pour obtenir une certaine légèreté. Le champagne vineux se comporte bien.

Pour les traditionnelles meringues en tête chocolatée, mon fils goûte le reste d’un Château Filhot Sauternes 1976 et d’un Tokaji Aszu Eszencia  Hongrie 1988 qui restaient de la dernière séance de l’académie des vins anciens tandis que je continue à boire le Krug complexe et de grande personnalité. Ces champagnes anciens, même blessés sont d’une grande noblesse.

Dépistage des faux samedi, 21 avril 2018

Voici deux étiquettes du champagne Substance de Selosse, dégorgées le même jour.

Malgré cette concordance de date, l’impression de la date n’est pas la même.

Qu’en penseraient les experts en faux ?

la première est de ma cave, achetée directement à la propriété et la seconde est de la cave de l’Ecu de France.

Cela montre que des petits détails qui différent ne signifient pas forcément que l’un des deux est un faux.

Déjeuner impromptu au restaurant Pages jeudi, 19 avril 2018

Le lendemain de ce beau repas d’anniversaire, je me présente impromptu au restaurant Pages. Je retrouve avec plaisir Lumi Hachiya qui après quelques mois d’absence est revenue diriger la salle de ce restaurant que j’aime particulièrement. Je rencontre la nouvelle sommelière Léa que je connaissais déjà par Instagram lorsque j’ai su qu’elle rejoignait l’équipe autour du chef Teshi.

Après le beau dîner d’hier je suis à l’eau ce qui ne m’empêche pas de déguster le très intéressant menu composé de : trois amuse-bouches : céviche de lieu jaune et coriandre / fenouil au pastis fumé aux branches de fenouil / mini aubergine frite. Menu : asperge verte de Sylvain Erhardt (Alpilles), tourteau et fèves, bisque de tourteau / merlan, épinard et pissenlit, citron confit à l’ail des ours et oseille / veau du Perche, asperges blanches de Tours grillées et crues, maïtaké grillé sur le bincho / chocolat aux fèves de Tonka, mousse au café et glace au foin / riz au lait, rhubarbe et fraises.

Le chef Ryuji Teshima dit Teshi fait une cuisine toute en élégance. Les amuse-bouche sont des suggestions de pistes gustatives. L’asperge est croquante à souhait. J’aurais aimé une bisque plus virile et épicée sur le tourteau mais la combinaison tourteau et asperge est agréable. Le merlan est le plat le plus gratifiant de ce repas, parfaitement cuit et de belle mâche. Le veau réagit bien aux asperges à croquer, plus qu’aux lamelles de peau d’asperge qui réduisent la longueur de son goût. Le champignon japonais est très goûteux. Cette cuisine élégante et légère – à part le dessert au chocolat – me plait beaucoup. Je reviendrai bientôt et il y aura du vin !

on peut choisir l’huile qui sera posée sur le beurre

les amuse-bouches

le repas

Premier dîner en plein air au restaurant l’Ecu de France jeudi, 19 avril 2018

Nous allons fêter notre anniversaire de mariage. C’est ma femme qui a le choix du restaurant où nous fêterons à deux ces quatre fois treize ans de vie commune et avec une intuition dont elle a le secret elle choisit le restaurant l’Ecu de France.

Alors qu’il y a peu nous étions encore sous le régime d’un hiver frileux, le soleil vient de faire sa réapparition et nous passons sans préavis de l’hiver à l’été, aussi le choix de dîner le long de la Marne dont le niveau est redevenu presque normal est le meilleur des choix possibles. Devant nous, des canards, des oies et des hérons volent ou suivent le flot puissant du courant. Il fait beau, c’est le premier dîner de l’année en plein air.

De plus, intuition supplémentaire de ma tendre moitié, il y a sur la carte des vins du restaurant un vin de notre année de mariage, 1966.

Peter Delaboss, le chef d’origine haïtienne, sachant que nous venons, a prévu un menu spécial dont nous serons les cobayes : foie gras à l’encre de seiche, magret à l’huile de vanille / velouté de petits pois à la menthe, œuf mollet en coque de chocolat, langoustines rôties / pigeon rôti, foie gras poêlé, jus fruit de la passion, mirabelle et truffe / île flottante en coque de chocolat blanc, crème citron, glace au thym.

Je croyais avoir une petite influence sur son exubérance mais ce soir, c’est feu d’artifice. Dans l’amuse-bouche, les betteraves rouges ont un goût très fort qui masque celui du foie gras. Pour l’entrée si l’œuf mollet est pertinent, sa coque en chocolat n’est pas nécessaire. Les délicieuses langoustines avec le velouté suffiraient pour faire un joli plat. J’ai adoré le pigeon et la mirabelle a priori difficile à marier avec le pigeon et le jus au fruit de la passion s’est magnifiquement comporté. Le plat de pigeon est une merveille. L’île flottante, très généreuse était sans doute de trop.

Le Champagne Substance Jacques Selosse dégorgé en juillet 2013 a une forte personnalité. Il est joliment doré, vif, cinglant, de grande noblesse. Mais il est un peu strict et manque de joie de vivre. Il est parfait en situation de gastronomie. C’est un janséniste.

Le maître d’hôtel m’a laissé ouvrir la bouteille de Château Latour 1966 de la cave du restaurant. Hélas je n’avais pas eu l’idée de prendre mes instruments. Aussi le bouchon imbibé en son centre et qui est venu en nombreux morceaux m’a posé quelques problèmes, mais avec l’aide d’Hervé Brousse en fin de parcours, l’ouverture fut un succès. Le premier nez de ce vin est très encourageant et subtil. La couleur dans le verre est d’un rouge sang très vif et noble. En bouche, deux choses me frappent. La première est le velours délicat et raffiné de ce vin qui a conservé une belle structure. La deuxième est que ce Latour ne doit pas s’analyser. Il faut en jouir tel qu’il est, sans chercher à peser chaque composante de son goût. Et alors, on en profite.

J’ai versé un verre de ce vin à partager entre Hervé Brousse, son père et le personnel et je suis content qu’Hervé ait eu la même lecture synthétique que moi : ce Latour 1966 est grand, très vivant, dynamique et sa richesse est noble.

Le long de la Marne, pour la première soirée en plein air, dans ce beau restaurant dont la carte des vins est d’une grande intelligence, avec un chef souriant, inventif et qui fait du hors-piste, nous avons joyeusement fêté une année de mariage de plus.

Notre table

ce substance a été dégorgé le même jour que celui que j’ai servi au 224ème dîner à la Manufacture Kaviari, mais l’année n’est pas imprimée de la même façon (voir plus bas)

Le Latour sur la table

son bouchon s’est brisé en nombreux morceaux

les plats débordants de générosité

Communiqué des vignerons de Bandol mercredi, 18 avril 2018

Comme j’adore les Bandol, je retransmets avec joie l’annonce que l’on m’a envoyée :

Les vignerons de Bandol ont la joie de vous inviter à venir partager un apéritif pour la présentation de l’Escale des Vignerons le mercredi 2 mai à partir de 17h30 à l’Œnothèque de Bandol.

Rendez-vous ensuite sur le port de Bandol les 19 & 20 mai ! Cliquez sur ce lien :

COMMUNIQUÉ DE PRESSE ESCALE VIGNERONS

Contact : Charlotte BORIE

LES VINS DE BANDOL

238, chemin de la Ferrage

83330 Le Castellet

tél 04 94 90 29 59 – fax 04 94 98 50 24

secretariat@vinsdebandol.com

www.vinsdebandol.com

Une apicultrice prend la plume mardi, 17 avril 2018

Valérie Valeix est apicultrice mais aussi auteur de romans policiers. Dans ce roman « confession d’un pot de miel » un des personnages est collectionneur de vins anciens.

L’œnologie et même un de mes dîners trouve sa place dans ce roman que je vous recommande.

Valérie est aussi apicultrice et se bat pour la défense de l’abeille. Acheter son livre (10 €) c’est en plus du plaisir soutenir son combat.

son combat

Valérie gère « les ruchers d’Audrey » 12 les Berteaux 28260 Guainville, médaille d’Or Miel de Tilleul 2014.

(demandez-moi ses coordonnées si vous le souhaitez)

Caviar, antique alcohols and rare champagnes, a trip in the unknown dimanche, 15 avril 2018

The caviar house Kaviari has in the 4th arrondissement of Paris a « factory » which is very nicely decorated. From time to time Kaviari invites chefs to come and design lunches on their caviars. Thus, responding to the invitation of chef Valerie Costa to come to lunch when it was her turn to be in the kitchen, I discovered Caviars Kaviari and met the General Manager Karin Nebot.

The idea came to me to associate my champagnes and my spirits for one dinner. The dinner of tonight is held at the Manufacture Kaviari. We will be twelve, one of the faithful friends of my dinners having invited ten people to constitute the table. Philippe Turquet is a cook who from time to time participates in the development of menus for caviar. I came here a few weeks ago to do some testing, and I asked him that the priority be pure products rather than the « façon » of presenting them. It is always a little frustrating for a chef to fade in front of the product, but Philippe has lent himself with a success that should be noted. Pascale Karin’s efficient collaborator made the purchases and the products were of high quality.

I arrive at 5 pm to open the wines and later the champagnes. Several ideas came up for me to compose this dinner. The first is that caviar must play a major role in more than half of the meal and it then fades when we arrive at cheeses and desserts. Indeed the fact to want to marry the caviar at every moment of the dinner in improbable agreements will not suit my wines.

The second idea is to take risks to try agreements and perhaps to create wonders. So in the program there are three wines or spirits that I have never tasted. The third idea is to check how can behave alcohol that is served at the same time as champagnes or wines. It is therefore a pioneering, adventurous experience that I wish to share with the guests of the meal.

There is in the program a Vodka of 1867, perhaps from Macedonia, which came from the Parisian cellar of the Duke of Windsor. I had asked a Russian-speaking friend to explain the Cyrillic label. She had trouble reading because it is not Russian but she confirmed two things: the date of 1867 is a vintage and not the date of creation of the distillery (as the Chateldon water that we drink is not vintage 1650) and it is probably a vodka fruit (?). I fact due to some people who saw the picture, it could be a Serbian plum Slivovitz. But at that time I thought of vodka. When I want to open it, a very hard concretion exists at the cork top. I try to break it without pushing the cork down but irresistibly it falls into the liquid. I decant the liquid very amber and with a string I manage to get out the cork while contracted, which impresses Napal who works in the kitchen and is watching me do. I clean any dust from the bottle and I can put the alcohol in its bottle. I did not want to take the risk that the cork would disintegrate in the liquid by polluting it. I open the wines between 5pm and 6pm, some Champagnes young around 6pm and the oldest at 7pm. Among the wines there is a totally unknown wine of 1916 for which I was without illusion. His nose delights me. Everything is fine.

When the guests have arrived we take the aperitif standing with a Champagne Dom Ruinart 1988 and we take at will caviar with small wooden spoons. The caviar is Transmontanus which is the blackest caviar of this house. The slightly amber champagne is of a magnificent fullness. It is tasty and the salt well measured caviar makes it even more greedy. The year 1988 succeeds in champagnes and this Dom Ruinart reaches a level of great excellence.

The menu that I composed – for once it’s me alone who composed it – and made with talent by Philippe Turquet is: caviar osciètre with oyster, caviar osciètre with warm oyster / caviar osciètre and scallops in carpaccio / osciètre caviar and saint-pierre cooked at low temperature, new candied turnips, white butter, turnip juice / Comté 18 months / Stichelton of the house Bellevaire / mango dessert just seized / mango gingerbread / lukewarm financial with nuts and hazelnuts.
The first dish with the two oysters hosts two champagnes. Champagne Substance Jacques Selosse disgorged in 2013 is a beautiful champagne noble who ideally enjoys being disgorged five years ago. It is noble and lively, but the competition is tough with the Champagne Krug Clos du Mesnil 1985 which is in a state of absolute perfection. What nobility. If we were to make a watch comparison this champagne would be like a tourbillon watch, the complication much sought after by amateurs. Noble, tall, seigniorial, this champagne is in a state of grace.
With the delicious raw scallops, we will try an alcohol and a champagne. What I suggest to my guests is to make a path « dish – champagne – dish – alcohol – dish » so that we do not telescope the two beverages. We always have the dish in between. The Champagne Moët & Chandon Brut Imperial 1964 is extremely amber. It is soft because it is dosed but it is well sparkling. It has accents of sauternes. He is very sensual. The agreement with the shell and the caviar is magical. I had tried during my preparatory meal in this place the Eau-de-vie Kummel 1943 and I was conquered. We take a little caviar and a little shell and the extremely fresh alcohol, aniseed chili and cumin taste form a splendid agreement. But the most alive is the following. When you take the shell right after the alcohol, you have in your mouth the memory of cumin and it’s great. The sugar in the shell cannot prevent the Kummel’s flashback. I check with joy that the alcohol does not crush neither the dish nor the champagne. This scheduling is convincing. This is a convincing experience.
Now, there is something unreal about having three drinks in front of us from 1915, 1916 and 1867. Two are over a hundred years old and one is over a hundred and fifty years old. They are associated with the saint-pierre.
The Blanc Vieux d’Arlay Jean Bourdy 1915 is a wine that I cherish in this sublime year. It breathes the nut and in the mouth it combines density and lightness. It would be impossible to give it an age as its fluidity exceeds time. I love this beautiful and so fluid expression of Jura wine.
Carcin Wine 1916 is a complete unknown. I had met a collector of antique empty bottles who has in his house in the center of France a real museum of the history of glasses and bottles. In a Breton castle he had acquired dozens of antique empty bottles and had also taken full bottles which he sold me several rarities including this one and some wines of the 18th century. I searched on internet and could not find anything that really explains this wine. Here is what I took off from the Web: what we read is rather Carcin, but it could be Larcin. Carcin can be a synonym for Quercynian. Larcin is a Bergerac wine. We would be in the wines of Cahors. But the glass of the bottle is engraved Birmenstorfer Wein which is a Swiss wine from Birmenstorf north-west of Zürich. It would then be a Swiss wine. But it could have been bottled by a merchant with any wine.

Through the very nice bottle I could see a very clear liquid. I had added this stranger to our meal, accepting in advance that the wine is tasteless. At the opening, the very pure perfume seemed pretty close to that of the Jura wine of 1915. The proximity of date had also played in my choice but it is especially the exploration of the unknown that animated me. On the palate I am so captivated that this wine will be the one I will put in number one in my vote. This wine, which I am unable to guess the region is a dry wine, resolutely dry. The Swiss track is plausible. But what is crazy is that it has a minty freshness in the finish that I have never met so well for a white wine. It is fresh, has no age in taste, enigmatic and good and its final freshness. On the caviar is a magic moment. I would not bet on this wine and this feeling of an unknown taste enchants me.

The Probable Vodka with Macedonian fruit 1867, from the parisian cellar of the Duke of Windsor, is incredibly amber. His taste clearly evokes a taste of vodka. But it seems to be a Serbian Slivovitz that is a plum schnapps. Everyone can be wrong, especially with alcohol of this age. The alcohol is there, but not very strong. There is a bit of rough in the taste but overall this alcohol is delicious. It is enigmatic, complex and twirling and appreciable, we can go from one to the other of the three wines and alcohol without feeling the slightest taste break. This improbable juxtaposition is one of the curiosities I like to inspire.

We now close the door to the dishes around the caviar to return to a more conventional part of the dinner. The Comté is excellent but a bit dry. He is very tasty. Chateau Chalon Jean Bourdy 1929 is a divine nut but I find it a little less powerful, a little more fluid than the 1929 that I already drank of this excellent wine.

Château d’Yquem 1946 is a beautiful amber color with almost pink tones. His nose is rich with a thousand complexities and sweet as rare pleasures. With the creamy Stichelton the agreement is superb. And what is confusing is that another chord is found with the perfect slices of mango pan-fried with a trace of honey. This Yquem is magnificent of accomplishment. And its adaptability is remarkable. The trace in the mouth of this wine is indelible, joyful and greedy.

The gingerbread was considered with the Yquem but I thought it preferable that the Yquem only rubs the mango and it is a Champagne Dom Pérignon 1978 that closes the meal. He is divine, magically accomplished. His serenity and balance make him a great Dom Pérignon that I could have included in my vote.

It is time to vote and it is very difficult as the wines and spirits are different. What gives me great pleasure is that the eleven wines have had at least one vote, which means that everyone has been deemed worthy to be in the top five by at least one guest. The other satisfaction is that six out of eleven wines were deemed worthy of being first by at least one of the guests. The Yquem had five first votes, the 1915 Blanc d’Arlay and the 1978 Dom Pérignon each had two first votes and three wines had a first vote, the 1985 Krug Clos du Mesnil, Carcin Wine 1916 and Vodka 1867. In my vote if I had retained the pure quality I would have put the Clos du Mesnil first, but the Wine of Carcin 1916, complete enigma surprised me so much that it is him that I have retained.

The vote of consensus is: 1 – Château d’Yquem 1946, 2 – Champagne Krug Clos du Mesnil 1985, 3 – Old White d’Arlay 1915, 4 – Probable vodka with fruit of Macedonia 1867, 5 – Vin de Carcin 1916, 6 – Champagne Dom Pérignon 1978.

My vote is: 1 – Vin de Carcin 1916, 2 – Château d’Yquem 1946, 3 – Champagne Krug Clos du Mesnil 1985, 4 – Eau-de-vie Kummel 1943, 5 – Probable vodka fruit of Macedonia 1867.

What to say about this dinner? The Manufacture agreed to host one of my dinners and contributed to the success of the experience. The purchase of high quality products and a chef who agrees to play simplicity to deliver pure products without unnecessary façon, these are two major assets. We had not planned a sommelier and I had to take on this role. It is imperative for a sommelier to ensure the service of the wine if we imagine new experiences.

I wanted to take risks with wines or alcohol that I did not know, because it seemed to me to be part of the experience. We were lucky that all the wines were good. It gives me a furious desire to start again. I will try to convince those who have itching to mix caviar, rare alcohols and large champagnes.

With particularly nice and open diners, we had an anthology dinner. 1867, 1915, 1916, 1929, 1943, 1946 …. time has no hold on great wines.

(pictures are in the article in French concerning this dinner)