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Ce blog n’est pas un guide au sens classique. C’est plus le roman d’aventures d’un passionné de vins anciens et de gastronomie.
On peut accéder à ce blog en cherchant sur un mot (restaurant, vin, année, un plat) ou en suivant le calendrier où les titres de chaque sujet sont indiqués.  Pensez à aller sur d’autres pages que la première, car il y a des sujets passionnants à toutes les pages.

Le détail des prochains dîners se lit ici :  programme-des-repas

 

 

 

 

(ouverture de Mouton 1918 dont l’étiquette Carlu est en tête de ce blog. A gauche, on reconnait Mouton 1945)

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comment me joindre ?

Remarque importante : je ne suis en aucun cas un organe d’évaluation de la valeur des vins ni d’authentification des étiquettes. Pour toute les questions relatives à la vente, l’achat ou l’estimation d’un vin ou à son authentification, j’ai préparé une réponse type, donnant des informations que l’on peut lire ici : Vous m’avez posé une question sur la valeur et ou la vente des vins que vous possédez . Si je ne réponds pas à un message, c’est parce que j’estime que ma réponse n’apporterait rien de plus que la réponse-type. Merci de votre compréhension.

Il n’est pas prévu – pour l’instant – de dialogue directement sur le blog, car je ne pourrais pas le gérer. Mais on peut m’adresser des questions, des commentaires, des suggestions par mail en se servant du formulaire que l’on trouve en cliquant sur ce lien : me contacter .

On peut me joindre sur twitter  @FrancoisAudouze  et pour mieux me connaitre : http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Audouze

Dîner du 14 décembre à l’hôtel du Marc à Reims (siège de Veuve Clicquot) vendredi, 31 juillet 2015

Ce dîner est organisé pour faire honneur à une bouteille de Champagne Veuve Clicquot Ponsardin datée vers 1840 provenant du bateau trouvé en 2010 dans la mer Baltique, que j’ai eu l’opportunité d’acheter en 2013 aux enchères organisées dans l’île d’Åland.

Ce dîner est réservé à des amateurs de champagnes anciens pour former une table de douze personnes au maximum.

Les vins plus le 1840 proviennent de ma cave et les champagnes de la cave de la maison Veuve Clicquot.

 

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin La Grande Dame 1990 jéroboam

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin 1955 magnum

Montrachet Domaine des Comtes Lafon 2001

Château Margaux 1er Grand Cru Classé 1947

Château Latour 1er Grand Cru Classé 1947

Clos de la Roche Domaine Armand Rousseau 1990

La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1990

Château Chalon Maison Jean Bourdy 1921

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin vers 1840 du bateau trouvé en 2010 dans la mer Baltique

Château d’Yquem 1911

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin Cave Privée rosé 1975

 

Pour plus d’informations, me contacter par un message sur ce blog.

Spectaculaire effet de l’âge sur les champagnes vendredi, 31 juillet 2015

Après une semaine de sagesse et de remise en forme, nous recevons une jeune amie de notre fille qui est de passage entre deux destinations. J’ouvre un Champagne Ruinart brut dont je pense qu’il est ancien, mais sans en savoir plus. La bulle est bien active, la couleur est d’un jaune prononcé. Ce qui frappe immédiatement, c’est que le champagne est d’un confort total. Il a capté toutes les caractéristiques positives d’un champagne ancien. Il est doux, cohérent, structuré et je ressens de la pâte de fruit de fruits roses et rouges. A cela s’ajoute le romantisme d’un champagne floral. Ce champagne est tellement bon qu’il transcende la notion de brut sans année. J’imaginerais volontiers qu’il a plus de quinze ans, mais quand j’ouvre à la suite le Champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1996 le doute n’est pas permis : le Ruinart a plus de 25 ans, ce qui explique le charme de sa rondeur.

L’Henriot a du mal à se placer après le Ruinart et l’on regrette que les deux soient apparus dans cet ordre. Lorsque le palais s’est acclimaté, on perçoit que l’Henriot a une force vineuse beaucoup plus nette et une structure plus ample. Mais il faut bien constater que le Ruinart, avec le supplément d’âme qu’apporte sa longévité, a créé une émotion subtile beaucoup plus forte que l’Enchanteleur que pourtant je chéris. C’est une fois de plus la démonstration de l’incroyable apport de l’âge sur les performances des champagnes.

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bulletins du 2ème semestre 2015 de 641 à … lundi, 20 juillet 2015

(bulletin WD N° 644 150721)       Le bulletin n° 644 raconte : à l’occasion du 200ème anniversaire du domaine Comte Liger-Belair, concert puis dîner réalisé par Pascal Barbot, chef de l’Astrance, dégustation de pâtisseries à l’hôtel Meurice, dîner chez des amis.

(bulletin WD N° 643 150721)        Le bulletin n° 643 raconte : dégustation au domaine de 72 vins du domaine Comte Liger-Belair, dont 12 millésimes de la Romanée.

(bulletin WD N° 642 150714)        Le bulletin n° 642 raconte : visite et dégustation au Clos des Lambrays, déjeuner au Castel de Très Girard, 189ème dîner de wine-dinners au restaurant Bernard Loiseau à Saulieu, dîner à l’hôtel Le Richebourg à Vosne-Romanée, début de la journée de célébration du bicentenaire du domaine Comte Liger-Belair.

(bulletin WD N° 641 150707)       Le bulletin n° 641 raconte : déjeuner de vins légendaires au restaurant Pages, déjeuner au restaurant Le Quinzième du chef Cyril Lignac.

Dernier champagne avec mon fils samedi, 18 juillet 2015

Mon fils et mon petit-fils vont partir demain. Pour le dernier repas, j’ouvre une bouteille de Champagne Cristal Roederer 2004. La couleur est d’un jaune très clair. Le champagne est d’un charme fou, glissant en bouche avec une rare facilité. C’est le champagne de soif dans une forme sublimée. Il fait d’autant plus apparaître la dureté du Krug 1996 bu il y a deux jours, plus complexe mais beaucoup plus ingrat, demandant des années de garde pour se domestiquer. On se sent bien avec ce Cristal Roederer qui grandira encore avec quelques années mais offre le plaisir maximal dès à présent. Sur une petite crème aux œufs de saumon puis des crevettes roses, le champagne est vif, claquant sur la langue. Boire de grands vins avec mon fils est un de mes bonheurs. Il faudra attendre deux mois pour que nous recommencions.

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Veuve Clicquot et Mouline vendredi, 17 juillet 2015

Ma fille est repartie, mon fils est encore pour peu de temps avec nous. J’ouvre un Champagne Veuve Clicquot Ponsardin rosé 1985. La bouteille est belle, le pschitt est actif, la robe est d’un rose melon saumon, le champagne est très agréable, car il combine bien la jeunesse et la maturité. Il est très équilibré, avec une belle vivacité. On sent que le champagne est gastronomique et a besoin de plats ou de matières pour s’exprimer. Comme j’aime les accords couleurs sur couleurs, c’est avec des crevettes roses et avec du tarama que nous le goûtons et cela lui va très bien. Il me semble impératif de le boire en compagnie de saveurs précises et denses. Il a une forte présence. Il lui manque peut-être une petite étincelle de génie.

J’ouvre ensuite une Côte Rôtie La Mouline Guigal 1996. La robe est noire, le nez est plutôt provençal mais nous sommes dans le sud par une chaude soirée. C’est en bouche que tout se passe et ce vin est l’expression du bonheur. Il joue juste. Il est gouleyant fluide, charmeur sans en faire trop, facile à vivre et confortable. C’est un vin dont on ferait son ordinaire sans jamais se lasser tant tout en lui est parfait. Avec mon fils nous sommes obligés de penser à Vega Sicilia que nous adorons aussi. La Mouline a un peu moins d’alcool et donne autant de plaisir, mais c’est sur le finale que la différence se fait. Le Vega Sicilia Unico a une finale en coup de fouet, qui claque sur la langue avec une fraîcheur rare alors que cette Mouline est plus discrète sur le finale. Mais nous sommes au sommet du plaisir œnologique. 1996 est une année particulièrement réussie pour la Mouline et nous nous régalons.

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Un vigneron espagnol cherche du crowdfunding jeudi, 16 juillet 2015

Voici le message que j’ai reçu de ce vigneron qui cherche du financement de particuliers et des blogueurs qui relaient l’information :

 

 

De : Ruben Gago <jrubengago@hotmail.com> +34633152239 Site :

[text your-site]

Sujet : Opening a new small winery with soul in Spain

 

Corps du message :

Bonjour,

 

My name’s Ruben Gago, from Spain, and I am contacting after learning of your site because I am opening a small winery in Spain and you might be able to help:

 

Let me explain: Our winery is located in Riofrio de Aliste (A small village in the North-West of Spain, close to the border with Portugal, in the province of Zamora). There we have a family vineyard of 1.5 ha of mencía vines planted back in the 40’s by my grandparents. That’s the one and only grapes we will use to produce our wines.

 

Recently I found the crowdfunding website www.fundovino.com and thought it would be really interesting for me to launch a campaign there (It would allow me to get some funds for the opening of the winery and also I would get a big public exposure right from the beginning).

 

So right now I’m in the middle of preparing this crowdfunding campaign. To make it the most successful possible, I am trying to contact wine bloggers who are interested in sharing small projects with soul like mine.

 

I am also interested in finding distributors who can do a tasting of my wines once the campaign is live (September this year).

 

So, if you are interested in sharing a note of the project in your blog or somewhere, it would be great! (I’m not quite sure if your any comment would fit in your site…) Either way, if know anybody who could be interested, that would be great if you can let me know. Any help will be very welcomed!

 

Thank you so much for reading.

 

 

Ruben

 

Bonne chance à ce vigneron

 

Un livre de Gérard Basset jeudi, 16 juillet 2015

Gérard Basset, Master de sommellerie, titulaire d’un Wine MBA, Meilleur Sommelier du monde et Master of Wine publie un livre :

« 3 minutes pour comprendre 50 notions essentielles sur le vin »

Qui paraîtra en août 2015 aux éditions « Le Courrier du livre »

CP 3 minutes pour comprendre 50 notions essentielles sur le vin – Le Courrier du livre

Deux champagnes très différents jeudi, 16 juillet 2015

Ma fille cadette va partir demain. Il faut donc ouvrir de belles choses. Je choisis un champagne Pol Roger mais je ne vois pas de millésime, car la petite collerette est recouverte d’un papier noir que je n’ose gratter. L’aspect général de la bouteille me fait penser à un champagne très ancien, probablement d’un demi-siècle. Sous la cape il y a beaucoup de petites poussières noires, il faut nettoyer le goulot avant d’ouvrir le bouchon. En enlevant la cape, la magnifique capsule montre clairement 1969. C’est donc un Champagne Pol Roger Chardonnay 1969. Une petite étiquette indique « Cuvée de blancs de chardonnay spécialement sélectionnée par messieurs Pol Roger ». Le bouchon très chevillé et noir s’extirpe assez facilement, sans aucun pschitt. La bulle est quasi inexistante et la couleur ambrée et grise n’est pas très avenante. Mais en bouche, c’est un beau champagne aux fruits brillants, jaunes et ocres, avec une belle prestance et une belle rondeur. Le champagne est plus évolué que ce que devrait être un 1969, et cela tient au bouchon, mais il est extrêmement agréable à boire. Sur un grignotage de copeaux de maquereau, de rillettes de lapin et d’une pizza aux tomates et oignons au parmesan, ce champagne tient bien son rang. Même si une certaine fatigue se perçoit, ce champagne montre l’excellence des champagnes anciens.

Le second champagne que j’ouvre est un Champagne Krug 1996. Le bouchon vient avec un beau pschitt, la bulle est active et presque trop active. Elle envahit le palais avec un peu trop d’insistance. On sent toute la complexité sous-jacente de ce champagne noble, mais je trouve qu’en voulant être trop convainquant, ce champagne perd un peu de charme et de plaisir de boire. C’est le bon élève un peu insistant et il serait bon de garder en cave de 1996 qui connaîtra de meilleurs jours dans cinq à dix ans. Nous avons longuement bavardé avec enfants et petits-enfants car demain notre sud va se dépeupler partiellement. Par une soirée un peu plus fraîche de cette omniprésente canicule, la chaleur familiale nous a gâtés.

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Beau William Deutz 1990 mercredi, 15 juillet 2015

Le lendemain, j’ouvre un Champagne Deutz Cuvée William Deutz 1990. La robe est joliment dorée, la bulle est très fine et active. En bouche ce champagne est tout miel. Ce qui frappe c’est l’accomplissement que lui donne son quart de siècle. Il est serein, équilibré bien construit. C’est un très grand champagne, noble, racé, subtil. Lorsqu’il s’échauffe dans le verre, au-delà du miel on sent un peu de fruits rouges en pâte de fruit. Un nouveau Pibarnon 2001, très semblable à celui de la veille, confirme les prédispositions généreuses de ce beau Bandol.

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