Archives de catégorie : bulletins

bulletins du 2ème semestre 2017 du numéro 741 à … dimanche, 3 décembre 2017

(bulletin WD N° 756 171204)   Le bulletin n° 756 raconte : déjeuner au restaurant l’Ecu de France, déjeuner au restaurant La Bourse et la Vie, déjeuner au restaurant Yoshinori, dîner au restaurant Le Clarence et passage impromptu au restaurant Pages.

(bulletin WD N° 755 171113)   Le bulletin n° 755 raconte : déjeuner au restaurant L’Ami Jean, Krug à la maison, 218ème dîner de wine-dinners au restaurant Taillevent.

(bulletin WD N° 754 171107)   Le bulletin n° 754 raconte : 217ème dîner au restaurant Michel Rostang, dégustation du Cognac Louis XIII de Rémy Martin à l’hôtel Royal Monceau.

(bulletin WD N° 753 171031)   Le bulletin n° 753 raconte : dîner caritatif de vins anciens au château de Beaune de la maison Bouchard Père & Fils, déjeuner au restaurant Les Magnolias au Perreux-sur-Marne.

(bulletin WD N° 752 171024)   Le bulletin n° 752 raconte : déjeuner d’anniversaire de ma fille, vin incertain bu avec mon fils, déjeuner au restaurant Le Petit Sommelier, dernier dîner du séjour de mon fils avec des vins étranges, déjeuner de conscrits au Yacht Club de France.

(bulletin WD N° 751 171017)   Le bulletin n° 751 raconte : dîner au restaurant l’Écu de France à Chennevières, cocktail de lancement du nouveau numéro de la revue « Papilles » au restaurant Laurent, déjeuner à L’Automobile Club de France, déjeuner à la Manufacture Kaviari sur une cuisine de Valérie Costa, chef.fe étoilé.e d’Ollioules

(bulletin WD N° 750 171003)   Le bulletin n° 750 raconte : cocktail au siège de la société Pinel et Pinel pour découvrir Salon 2006, dîner à Londres au One-O-One restaurant, mariage roumain dans le Surrey, incroyable dîner au Taillevent avec le prétexte d’un Hermitage La Chapelle 1961.

(bulletin WD N° 749 170926)   Le bulletin n° 749 raconte : Déjeuner au restaurant Passage 53, déjeuner de famille, déjeuner au restaurant Pages, déjeuner au restaurant Laurent avec l’académie des gastronomes.

(bulletin WD N° 748 170919)   Le bulletin n° 748 raconte : champagne impromptu avec ma fille, réception d’une américaine grande fidèle de mes dîners, dîner à la Vague d’Or à Saint-Tropez, dîner de grands champagnes.

(bulletin WD N° 747 170912)   Le bulletin n° 747 raconte : week-end gastronomique traditionnel du 15 août avec déjeuner chez des amis, et dîner dans ma maison du sud, dîner de famille, dîner chez des amis.

(bulletin WD N° 746 170905) Le bulletin n° 746 raconte : nombreux repas de vacances avec mes enfants, occasions d’ouvrir de grands vins,  déjeuner avec des cousins, coup d’envoi des festivités du week-end du 15 août, dîner au restaurant La Promesse à Ollioules.

(bulletin WD N° 745 170829)    Le bulletin n° 745 raconte : plusieurs repas de vacances dont deux au restaurant La Promesse à Ollioules au sein du domaine de Terrebrune, deux au restaurant BOR à Hyères, en bord de mer et plusieurs repas de famille aussi en bord de mer.

(bulletin WD N° 744 170822) Le bulletin n° 744 raconte : dîner au restaurant La Promesse à Ollioules, deux repas en famille, déjeuner au restaurant San Felice de l’hôtel du Castellet, et un autre dîner en famille dans le sud avec des grands vins.

(bulletin WD N° 743 170718)  Le bulletin n° 743 raconte : déjeuner au restaurant H. Kitchen, déjeuner au restaurant du Polo de Bagatelle, dîner au restaurant La Vague d’Or à Saint-Tropez, dîner dans ma maison du sud, déjeuner chez des cousins près d’Orange.

(bulletin WD N° 742 170711)   Le bulletin n° 742 raconte : dîner de famille avec des vins rares, dîner avec mon fils, déjeuner au restaurant Le Petit Sommelier, dîner au restaurant Taillevent avec des recettes à quatre mains.

(bulletin WD N° 741 170704)   Le bulletin n° 741 raconte : dîner à l’Assiette Champenoise après la dégustation de 38 champagnes Pol Roger, 216ème dîner de wine-dinners au restaurant Laurent.

 

 

 

Réponses à l’énigme du 24 octobre (il y a une bonne réponse) mardi, 24 octobre 2017

Jacques Martin dans l’école des fans, disait « les enfants sont formidables ». Eh bien, les lecteurs de mon bulletin sont formidables !

Il y a des réponses tellement belles ou tellement poétiques que j’ai eu envie de montrer les plus belles.

La réponse a été trouvée et ce qui a encore plus de sel c’est que celui qui a trouvé a énoncé la réponse pour l’écarter aussi vite. Je vous avoue que je jubile.

Lisez toutes ces réponses car il y a une imagination et une culture qui sont spectaculaires et seulement enfin allez à la fin de cet article où figure la réponse.

mar. 24/10/2017 22:19 – je pense voir un parallèle entre le mode de découverte de la Venus de Milo et sa « non-restauration » d’une part, et votre expérience avec les bouchons, et la qualité des vins d’autre part. En effet : – la vénus de Milo a été sortie de terre et mise au jour difficilement, et était fortement endommagée (pas de bras, nez endommagé…), ce qui fait penser à l’extraction de vos bouchons : extraction difficile, bouchons particulièrement endommagés/cassés… – malgré un projet de restauration complète (ajout de bras et d’autres éléments…), elle a finalement été conservée en l’état, ce qui permet d’apprécier sa beauté antique et authentique. C’est également le cas des vins que vous avez évoqué, notamment le Musigny, qui semblait mal parti, et qui pourtant a su exprimer sa beauté de vin ancien, en laissant simplement faire l’oxygénation, sans agir d’aucune sorte. Ces parallèles sont par ailleurs renforcés par vos propres métaphores féminines (Sissi impératrice, Gene Kelly, ballerine), qui rappellent la déesse Aphrodite, que la Vénus de Milo est censée représenter. Et à 22h25 une suite : En y repensant, j’ajoute un autre parallèle : – nez et bouche de la Vénus de Milo étaient en partie endommagés, et on finalement été restaurés / – nez et bouche du Musigny étaient en partie endommagés au départ, et se sont finalement restaurés…tout seuls

mar. 24/10/2017 18:38 – je te propose: devant un tel repas et de tels vins je peux dire comme « la Venus de Milo »: « les bras m’en tombent » ! Je ne suis pas sûr que ce soit l’explication que tu attends, je vais étudier la question d’un peu plus près et la serrer à bras-le-corps… Bonne Soirée, François !

mar. 24/10/2017 17:14 – J’ai beau connaître la logique de tes énigmes, je ne trouve pas du tout !!! L’avenue de Millau, la veine eu deux mille hauts, ils sont venus de Millau,… rien qui fait le lien avec le repas de Rostang… je vais essayer encore

mar. 24/10/2017 17:13 – Bonjour et tout d’abord bravo pour votre blog et vos récits. Je me permets de proposer une solution concernant l’énigme de la Vénus de Milo : Vénus est la déesse de l’amour, de la séduction et de la beauté dans la mythologie romaine. Son étymologie classique est le verbe latin vincire (lier, enchaîner). Elle unirait d’après Varron le feu mâle à l’eau femelle, ce qui donne la vie. Ainsi lors de ce dîner la liaison entre les plats et les vins serait le symbole de la vie, de la renaissance,tel le phénix qui renaît de ses cendres ou la résurrection de Vénus qui par ses pièces éparpillées et le génie de passionnés donnera l’une des plus grandes sculptures. L’un sans l’autre ne pourrait produire ce moment magique. La symbiose, le lien des vins et des plats de ce dîner formant un grand moment représentant la vie donné par Vénus

mar. 24/10/2017 16:47ma réponse au mail de 16/38 . Vous avez gagné mais vous ne savez pas pourquoi. Attendez la réponse et vous verrez.

mar. 24/10/2017 16:38  – Pardonnez ma témérité mais la perspective de partager un vin ancien en votre compagnie étant une motivation solide, je récidive en proposant une dernière interprétation plus terre à terre. Dans votre carnet de route (votre blog), vous faites trois fois mention de la Vénus de Milo si l’on exclut l’énigme de ce jour. D’abord en rapport avec une Côte Rôtie La Landonne Guigal 1991. Je vous cite « Ce vin, c’est la Vénus de Milo avec des bras. C’est Grace Kelly, Gisele Bundchen, ou toute autre symbolisation de la beauté parfaite. Le nez est un parfum pur, enivrant, qui donne l’image de la perfection. » Ensuite, lors d’un dîner au Carré des Feuillants, le restaurant du chef Alain Dutournier où « Lorsque l’on descend aux toilettes (mesdames, ne lisez pas plus loin), il n’existe qu’un urinoir. Et lorsque l’on est devant la vasque pour satisfaire un besoin traditionnellement qualifié de naturel, une Vénus de Milo nous regarde. Elle semble impressionnée par la vision qu’offre l’entrebâillement de notre pantalon, et son sourire en dit long. Elle est tellement impressionnée que les bras lui tombent. On se rebraguette avec un regain de masculinité. » Puis enfin en rapport avec un Château d’Yquem 1949 bût au restaurant Laurent sur lequel vous disiez « C’est précis comme la Vénus de Milo, attirant comme le sourire de Laetitia Casta, et solennel comme le couronnement de Napoléon 1er. » Ayant déjà proposé une réponse avec comme thèse la beauté féminine, j’ai immédiatement pensé à la présence possible d’une réplique de la Vénus de Milo dans le restaurant de Michel Rostang mais voilà une intuition que même Sherlok Holmes ne pourrait soutenir sans une enquête sur place. J’ai ensuite pensé à un lien géographique car en traçant une ligne droite depuis le restaurant de Michel Rostang jusqu’au musée du Louvre, le tracé passe presque parfaitement par le Carré des Feuillants où une seconde Vénus de Milo trône dans les toilettes… Mais cette hypothèse de solution est sans doute un peu trop ésotérique et davantage digne du Da Vinci Code. J’ai ensuite regardé la photo d’alignement des bouteilles au restaurant (dans le récit de votre 217ème diner) et l’on aperçoit la tête d’une jeune femme qui ressemble étonnamment à la Vénus de Milo… Mais j’imagine que mon désir ardent de trouver la solution à votre énigme me fait prendre des vessies pour des lanternes… J’ai donc décidé de revenir aux fondamentaux. D’abord la Vénus de Milo, sculpture incomplète mais néanmoins icône de la beauté féminine, découverte au XIXème siècle (1820) et fièrement exposée au Louvre grâce au don de Louis XVIII l’ayant lui-même reçu en don du Comte de Rivière en 1821. Ensuite le 217ème dîner au restaurant Michel Rostang, un dîner d’émotions et de résurrection, avec comme point culminant un vin du XIXème siècle, le Sigalas Rabaud 1896. Alors peut-être que le XIXème siècle est le point commun que je recherche, faisant également référence à l’une des originalités de votre 217ème diner puisque vous avez choisi de positionner un foie gras poché durant le repas à une place qu’il occupait dans les menus au XIXème siècle. Peut-être que le Sigalas Rabaud possède les qualités que vous associez à la Vénus de Milo, tout comme le Château Yquem 1949 au restaurant Laurent incarnait ces qualités également. Et peut-être que votre passion des vins anciens trouve une émotion particulière dans les vins du XIXème. Enfin, peut-être que je me trompe entièrement (c’est fort probable d’ailleurs) mais j’aurai au moins le plaisir de vous avoir diverti par cette lecture, tout comme je m’enrichis à chaque fois que je lis vos écrits. Au plaisir de vous revoir pour de nouvelles aventures.

mar. 24/10/2017 16:07  – Je tente ma chance à votre énigme… La cave du restaurant Michel Rostang possède une belle collection de chartreuses. Or, il s’avère que le massif de la chartreuse « détient » une des plus importantes concentrations de sabots de Vénus d’Europe (Cypripedium calceolus L.). Il s’agit d’une des fleurs les plus rare de France. J’ai trouvé sur Internet que : « La légende raconte, qu’un jour d’été, Vénus fût surprise par l’orage. En errant dans les bois, elle perdit l’un de ses brodequins orné d’or et de pourpre. Le lendemain, une jeune bergère, qui se rendait à la montagne avec son troupeau de moutons, passait par le bois et vit le beau petit soulier. Très émue, elle voulut le ramasser, mais le trésor disparut et à sa place elle ne trouva qu’une fleur ayant la forme d’un petit sabot ». « Cette orchidée montagnarde  se sert de son impressionnant labelle jaune pour piéger les insectes pollinisateurs. Attirés par la couleur vive du sabot de Vénus, ils entrent dans le labelle à la recherche de nectar. En vain, car il n’y en a pas ! » Quoique n’étant pas des insectes pollinisateurs, certains êtres humains sont également à la recherche de (divin) nectar ! Voici peut-être une piste…

mar. 24/10/2017 14:04  – Merci de votre reconnaissance à travers la diffusion sur votre blog de ma première proposition. Je ne m’avoue toutefois pas vaincu et je désirerais vous soumettre une nouvelle interprétation de votre énigme, davantage philosophique… Du point de vue philosophique (et pardonnez-moi si je vais un peu loin…), la Vénus de Milo nous permet de réfléchir sur le statue de l’œuvre en tant qu’œuvre vivante d’émotions et symbole de beauté alors que partiellement détruite car amputée de ses deux bras. Une question paradoxale qui pose la problématique de l’amputation ou de la destruction d’une chose pour mieux la rendre vivante. Votre 217ème dîner a amputé votre cave de plusieurs paires. Une paire de Champagne (le Mumm cuvée René Lalou et le Dom Pérignon), une paire de prestigieux Bourgogne (le Bâtard-Montrachet et la Romanée Saint-Vivant), une paire de prestigieux Bordeaux (le Château Mouton Rothschild et le Château Haut-Brion), une paire de Musigny (autre paire de prestigieux Bourgognes) et une paire de Sauternes (le Château Yquem et le Château Sigalas Rabaud). Pour autant, cette amputation n’est pas un mal car elle fait vivre votre passion et celle d’autres amateurs. De plus, votre récit de la dégustation de ces vins (dégustation qui peut s’apparenter à une forme de destruction) est une belle preuve vivante que la passion des vins anciens est une source forte d’émotions (le Sigalas Rabaud 1896 en est l’illustre exemple). Au même titre que la Vénus de Milo est une œuvre incroyablement vivante émotionnellement car amputée de ses deux bras, votre collection et votre passion sont d’autant plus vivantes à mesure que vous les amputez régulièrement de vos précieux flacons. Comme le disait M. Philippe Bourguignon (du restaurant Laurent) dans un numéro de la Revue des Vins de France « Le vin est la seule collection qu’il faut savoir sacrifier pour la faire vivre ». Votre 217ème dîner pourrait donc représenter ce paradoxe philosophique qui veut que l’on détruise l’existant pour finalement faire vivre ce qu’il représente. Ceci en opposition avec d’autres approches comme par exemple celle de M. Michel Chasseuil, qui préfère figer une collection qui finira par mourir d’elle-même… Est-là la réponse à votre énigme ? Je l’ignore. Mais j’ai la satisfaction d’avoir aimablement philosophé sur la question =).

mar. 24/10/2017 13:26  – je ne me sens aucunement légitime pour m’adresser à vous mais je ne résiste pas à la tentation de tenter ma chance. Je goute parfois certains vieux vins et j’ai pu admirer cette statue. Aussi vais-je exprimer ce qui selon ma sensibilité peut rapprocher ces deux expression de l’art… A mon sens vous pouvez faire référence à une forme d’épanouissement partagé par le corps et le cœur. Un sentiment magnifique de joie profonde et pure, hors du temps, hors du monde… De même que se sentir tellement chanceux de pouvoir vivre ces moments intellectuels et pourtant si proches du corps… Votre énigme me fait fichtrement penser à l' »esthétique » de Hegel. Merci de partager votre passion.

mar. 24/10/2017 12:35  – Après recherche, il apparaît que la plupart des millésimes ouverts lors de ce dîner ont également été des millésimes de « réinterprétation » de la fameuse Vénus de Milos.  Pour preuve: Vénus de Milo hystérique par Salvador Dali, 1983 – Romanée Saint Vivant Domaine de la Romanée Conti 1983, / Vénus de Milo aux tiroirs par Salvador Dali, 1971 – Château Mouton Rothschild 1971, / Venus de Milo, titre de Miles Davis, enregistré le 22 1949 – Musigny Duvergey-Taboureau 1949, / … ou encore l’année 1966 qui a vu la naissance de l’artiste français Richard Orlinski ayant sculpté en 2015 la Vénus de Milo bleue!

mar. 24/10/2017 12:11  – Bonjour, la rapport entre votre rapport du 217 ème dinner et la Vénus de milo ne serait pas tous les bouchons cassés, et émiettés, semblables au bras de la fameuse Vénus qui sont eux aussi cassé?

mar. 24/10/2017 11:11  – J’espère avoir décrypté votre énigme selon votre pensée. Selon moi, la Vénus de Milo s’incarne dans le récit de votre 217ème dîner à travers la référence à la célèbre actrice Danielle Darrieux, qui s’est éteinte à l’âge de 100 ans et qui se définissait comme « une amoureuse », l’archétype de la beauté féminine d’avant-guerre, égérie d’Henri Decoin qui l’a filmé dans une demi-douzaine de films. Dès lors, la Vénus de Milo, censée représenter la déesse Aphrodite, la déesse de l’amour, est le symbole de la beauté féminine selon la culture Grec. De plus, au même titre que Madame Danielle Darrieux a rejoint il y a quelques jours son créateur, la Vénus de Milo pourrait faire de même puisque la Grèce revendique désormais cette œuvre d’art car des élus de l’île Grec de Milos ont lancé une campagne pour orchestrer son possible retour au source et donc au pays de son créateur. Enfin, le récit de votre dîner fait référence à plusieurs icônes féminines célèbres (Gene Kelly, Sisi Impératrice, la ballerine à l’Opéra et Danielle Darrieux). Ainsi, il semble clair que votre dîner fût placé sous le sceau de la beauté, à la fois de ces femmes que vous avez cité mais également des vins que vous avez présenté et dégusté et qui furent splendides.

mar. 24/10/2017 10:48 – la Vénus de Milo est visible au musée du Louvre, aussi nommé la Pyramide du Louvre. La Pyramide est aussi le nom du restaurant du célèbre chef de Vienne en Isère Fernand Point, époux de Madame Point à laquelle fait référence la petite étiquette du Champagne Mumm Cuvée René Lalou

mar. 24/10/2017 05:51 – Voici le lien selon moi entre votre dîner #217 et la Vénus de Milo : Il s’agit du Château d’Audour de la commune de Dompierre les Ormes où la vénus de milo a fait un séjour au début des années 1820. La commune est en Bourgogne du sud comme certains vins servis lors de ce repas.

mar. 24/10/2017 02:22 – Tout d’abord, il existe une version « à tiroir » de la Vénus de Milo, conçue par Dali, exposée au musée Dali de Beaune. – Bien sûr plusieurs vins de votre 217e dîner sont originaires des côtes de Beaune. – Mais surtout, l’étrange hommage à Mme Point pourrait faire référence à Mme Jeanne Marie Point dont le négoce, géré maintenant par ses descendants, est installé à Beaune, « résidence » de la fameuse Venus de Milo à tiroirs. En espérant toucher du clavier la vérité, je vous remercie pour les agréables lectures que votre blog propose.

mar. 24/10/2017 01:40 – À l’instar de l’ouverture des vins anciens, où rien n’est joué d’avance (tout comme ces bouchons successivement brisés lors de votre dîner!), la Vénus de Milo démontre par sa singularité et son histoire que les aspérités de la découverte ne ternissent jamais la beauté enfouie.

mar. 24/10/2017 01:08 – J’aurais pu dire que le rapport entre le compte-rendu du dîner et la Vénus de Milo se trouvait entre le magnifique Dom Pérignon dégusté et la « sculpture » qu’avait faite Jeff Koons pour ladite marque, nommée « Balloon Venus » et inspirée de la Vénus de Milo. Mais je penche quand même davantage pour une explication plus poétique qui est celle de tous ces bouchons brisés en mille morceaux et cette Vénus malheureusement brisée elle aussi. Sans oublier que Vénus (Aphrodite pour être précis) fut l’amante de Dionysos, dieu de la vigne et du vin.

mar. 24/10/2017 01:04 – je ne peux, pour répondre à l’énigme, qu’imaginer comparer l’émiettement et la fragilité des bouchons (dont nombre d’entre eux, vous le dites, étaient abîmés) à la fragilité de la Vénus. Mais en même temps, que de grâce, que de merveilles, sous la terre d’où elle a été extraite… Puissé-je avoir quelque chance d’avoir été l’archéologue de votre secret…

mar. 24/10/2017 00:45 – Comme la Vénus de Milo, mais dans des circonstances très différentes, les bras vous en tombèrent à la première gorgée de Dom Pérignon 1966…

LA RÉPONSE A L’ÉNIGME

Lorsque j’ai mis les photos sur le blog qui accompagnent le récit du 217ème dîner, j’ai ajouté cette photo :

Et j’ai été immédiatement frappé par le fait qu’entre le Haut-Btion 1926 et le Musigny de Voguë 1978 il y a une jeune personne qui travaille en cuisine dont la tête m’imposa un flash : c’est la Vénus de Milo.

et je vous avais donné un indice que vous n’avez pas saisi : si je parle de la Vénus de Milo, j’ai une photothèque pléthorique utilisable où on la voit splendide et nue, avec ses bras manquants. Or je n’ai mis dans l’énigme que la photo de la tête. Je ne mettais donc pas en valeur ce qui fait la spécificité de la Vénus de Milo, mais seulement sa tête, qui est la tête de cette cuisinière.

Et je suis particulièrement heureux, car on m’attendait sur une énigme hyper sophistiquée, alors qu’il s’agissait surtout de cette coïncidence incroyable qu’une cuisinière saisie sur ma photo ait, un court instant, le visage de cette si divine beauté.

Au vu des premières réponses, j’ai pensé que vous partiez sur des fausses pistes. Le fait que le vainqueur ait trouvé la réponse pour la réfuter est une jouissance de plus pour moi. Je vous raconterai mon repas avec lui autour d’un Haut-Brion 1970.

Merci à tous.

Enigme du 24 octobre 2017 lundi, 23 octobre 2017

L’énigme est la suivante : quel est le rapport entre la Vénus de Milo et le compte-rendu du 217ème dîner au restaurant Michel Rostang ?

http://www.academiedesvinsanciens.org/217eme-diner-au-restaurant-michel-rostang/

Le gagnant le plus rapide, dont la réponse donnera une explication claire et qui correspond à ce que j’ai imaginé, partagera avec moi un des vins anciens de ma cave, un Château Haut-Brion 1970, dans des conditions à définir avec lui en fonction de sa situation géographique.

La réponse sera disponible sur le blog dès qu’il y aura un gagnant ou au plus tard le 6 novembre. La réponse a été trouvée le 24 octobre à 16h37. Voir sur l’article donnant les réponses les plus incroyables les unes que les autres.

bulletins du 1er semestre 2017 du numéro 714 à 740 lundi, 26 juin 2017

(bulletin WD N° 740 170627)   Le bulletin n° 740 raconte : à l’hôtel l’Assiette Champenoise d’Arnaud Lallement, dégustation de 38 champagnes différents de Pol Roger, allant du brut sans année fait sur une base de 2011 jusqu’au 1892.

(bulletin WD N° 739 170620)     Le bulletin n° 739 raconte : le 215ème dîner de wine-dinners au restaurant Michel Rostang et dîner d’amis au restaurant de l’Assiette Champenoise d’Arnaud Lallement.

(bulletin WD N° 738 170613)    Le bulletin n° 738 raconte : déjeuner chez ma fille cadette, déjeuner au restaurant le Petit Verdot avec des amateurs canadiens, une belle Côte Rôtie, cocktail au siège parisien de l’Armagnac Castarède, dîner de chahuteurs polytechniciens au restaurant La Méthode, cocktail pour l’ouverture du nouveau bureau parisien du cabinet d’avocats que dirige ma fille aînée, « Le Salon du Vin » de la Revue du Vin de France.

(bulletin WD N° 737 170606)    Le bulletin n° 737 raconte : dîner « des livres et des vins » à l’hôtel Bristol avec Alain Rey, le film « Ce qui nous lie » de Cédric Klapisch, film incontournable sur le vin et le 214ème dîner de wine-dinners au restaurant Pages.

(bulletin WD N° 736 170530)  Le bulletin n° 736 raconte : déjeuner d’amis au restaurant Le Gaigne qui est devenu le 213ème repas de wine-dinners, dîner au restaurant Caviar Kaspia, autre déjeuner au restaurant Le Gaigne sur le thème « il faut sauver le soldat Salon 1971 »,  qui s’inscrit dans la mouvance « le cas des bas niveaux ».

(bulletin WD N° 735 WD 170523)  Le bulletin n° 735 raconte : dîner de famille, deux autres dîners de famille avec de grands vins, déjeuner d’anniversaire, déjeuner au Yacht Club de France sur le thème de la Loire.

(bulletin WD N° 734 170516)  Le bulletin n° 734 raconte : Pâques dans le sud avec de grands vins, déjeuner au restaurant Laurent, rencontre avec l’académie des gastronomes, 212ème dîner de wine-dinners au restaurant Akrame.

(bulletin WD N° 733 170509)  Le bulletin n° 733 raconte : le 211ème dîner de wine-dinners au restaurant Guy Savoy avec un vin centenaire et un dîner de vins de 1945 au restaurant Pages.

(bulletin WD N° 732 170502)   Le bulletin n° 732 met à l’honneur la cuisine japonaise : déjeuner au restaurant Archeste, spectaculaire dîner à huit mains de quatre chefs au restaurant Pages.

(bulletin WD N° 731 170425)   Le bulletin n° 731 raconte : déjeuner de conscrits au Yacht Club de France et 27ème séance de l’Académie des Vins Anciens au restaurant Macéo.

(bulletin WD N° 730 WD 170418)   Le bulletin n° 730 raconte : dégustation de toutes les années où la maison de champagne Lanson a utilisé des bouteilles en forme de quille pour ses grands crus, suivie d’un déjeuner au restaurant Les Crayères avec les plus belles bouteilles de cette sélection.

(bulletin WD N° 729 170411)  Le bulletin n° 729 raconte : déjeuner au restaurant Akrame, desserts au restaurant Shirvan Café Métisse, trois dîners de famille, visite à la « Private Boutique » du groupe Moët-Hennessy, déjeuner au restaurant Le Pichet de Paris, déjeuner au restaurant de Guy Savoy à l’hôtel de la Monnaie.

(bulletin WD N° 728 170404)   Le bulletin n° 728 raconte : le 210ème dîner de wine-dinners au restaurant Taillevent, dîner dans le sud chez des amis, dîner de famille de retour à Paris.

(bulletin WD N° 727 170328)   Le bulletin n° 727 raconte : déjeuner de conscrits au Yacht Club de France, apéritif au Taillevent, dîner d’anthologie au restaurant Taillevent avec des vins très rares.

(bulletin WD N° 726 170321)  Le bulletin n° 726 raconte : déjeuner de champagnes Krug au restaurant de l’hôtel Les Crayères, dîner au même restaurant de l’hôtel  Les Crayères, dégustation des vins du groupe Bodega Vega Sicilia.

(bulletin WD N° 725 170314)   Le bulletin n° 725 raconte : dîner de l’amicale des « Antiquaires du champagne » aux Crayères à Reims, dîner de famille, déjeuner au restaurant Prunier, dégustation de champagnes au siège de la maison Krug.

(bulletin WD N° 724 170307)   Le bulletin n° 724 raconte : succession de dîners de famille avec mon fils et des champagnes d’exception, déjeuner au restaurant Le Petit Verdot, déjeuner au restaurant de l’Automobile Club de France.

(bulletin WD N° 723 170228)   Le bulletin n° 723 raconte : dîner de famille impromptu, dîner caritatif à l’hôtel Hilton Paris Opéra, visite sur deux jours du cognac Hennessy avec déjeuner dans la distillerie, dégustation impromptue dans le cellier, dégustation au siège et dîner au cognac au château de Bagnolet.

(bulletin WD N° 722 170221)   Le bulletin n° 722 raconte : déjeuner de conscrits au Yacht Club de France, déjeuner au restaurant du Plaza Athénée, déjeuner au restaurant le Cinq de l’hôtel George V, dîner au restaurant l’Ecu de France à Chennevières.

(bulletin WD N° 721 170214)  Le bulletin n° 721 raconte : dégustation de vins anciens avec les vignerons de « Rhône Vignobles », dîner de vins anciens au restaurant de la Bastide de Capelongue à Bonnieux, présentation de vins anciens des mêmes vignerons au Domaine de la Citadelle à Ménerbes, déjeuner avec les vignerons et leurs clients, repas avec ma fille cadette.

(bulletin WD N° 720 170207)  Le bulletin n° 720 raconte : dîner de la veille de Noël, déjeuner de Noël, réveillon de la Saint-Sylvestre dans le sud, repas avec un ami dans le sud.

(bulletin WD N° 719 170131)   Le bulletin n° 719 raconte : quelques repas de famille, rencontre impromptue au restaurant Pages et 209ème dîner de wine-dinners au restaurant Pages.

(bulletin WD N° 718 170124)   Le bulletin n° 718 raconte : retour de Londres, dégustation des 2013 du domaine de la Romanée Conti au siège de « Grains Nobles », dîner d’après dégustation au restaurant de Grains Nobles, plusieurs repas au champagne avec mon fils.

(bulletin WD N° 717 170117)   Le bulletin n° 717 raconte : Dîner au restaurant Bob Bob Ricard de Londres, bar de l’hôtel Dukes, 208ème dîner de wine-dinners au 67 Pall Mall Club, Oxford & Cambridge Club et bar de l’hôtel Dukes.

bulletin-wd-n-716-170110   Le bulletin n° 716 raconte : 207ème dîner de wine-dinners au 67 Pall Mall Club de Londres et déjeuner plein de surprises au 67 Pall Mall Club, dont le point de départ est un Moët 1911.

bulletin-wd-n-715-170103   Le bulletin n° 715 raconte : dîner de champagnes au restaurant Garance, déjeuner au restaurant Pages, départ pour Londres pour faire deux de mes dîners au 67 Pall Mall club, déjeuner au restaurant Avenue, ouverture des vins du premier dîner.

bulletin-wd-n-714-170103   Le bulletin n° 714 raconte : déjeuner de famille, deuxième « rendez-vous des vins matures » à l’hôtel Shangri-La, 206ème dîner de wine-dinners au restaurant Guy Savoy.

L’énigme du bulletin 723 lundi, 6 mars 2017

De temps à autre, je propose aux lecteurs du bulletin une petite énigme avec une récompense.

Voici le paragraphe du bulletin 723 qui est concerné :

Nous sommes conduits dans la distillerie des cognacs Hennessy, distillerie du Peu, du nom du lieu-dit, accueillis par un apéritif à base de cognac V.S.
« on the rocks », avec des feuilles de menthe et des kumquats. Un sirop donne une saveur sucrée qui évoque un peu les bourbons. Ce breuvage qui se boit bien est traître, car il a une belle charge d’alcool. Les petits fours sont absolument délicieux. (1)

Et la question :

  1. Si quelqu’un trouve le lien entre le nom de la distillerie et un jeu de cartes qu’il devra nommer et s’il est le premier, il gagnera une place à la séance de l’académie des vins anciens du 30 mars 2017. S’il n’est pas libre le 30 mars, c’est le second à avoir trouvé qui l’aura.

Il y a un vainqueur. La réponse est :

Le nom de la distillerie est la distillerie du Peu. Ce nom évoque une expression française qui est : « excusez du peu ». Excusez fait penser à l’excuse qui est une carte aux pouvoirs importants dans le jeu de tarot. La réponse est donc : jeu de tarot.

Bravo au vainqueur qui sera invité à la séance de l’académie des vins anciens du 30 mars.

bulletins du 2ème semestre 2016 – du numéro 692 à 713 lundi, 26 décembre 2016

bulletin-wd-n-713-161227   Le bulletin n° 713 raconte : au Grand Tasting, dégustation privée iDealwine, Master Class Prestige « le Génie des Millésimes en 9 », Master Class de Prestige « le génie de la Côte-Rôtie », atelier gourmet de prestige où Matthieu Pacaud cuisine pour les champagnes Thiénot.

bulletin-wd-n-712-161227   Le bulletin n° 712 raconte : Grand Tasting au Carrousel du Louvre : Visites aux stands, Master Class « la signature de la maison Mumm », atelier gourmet où le chef Ryuji Teshima du restaurant Pages cuisine pour le champagne Ruinart, Master Class « voyage dans l’univers des champagnes Krug ».

bulletin-wd-n-711-161220   Le bulletin n° 711 raconte : dîner de vins canoniques à l’Orangerie du château de Beaune et 205ème dîner de wine-dinners au restaurant Taillevent.

bulletin-wd-n-710-161220   Le bulletin n° 710 raconte : dîner de gala de l’Académie du vin de France au restaurant Laurent, dégustation de 19 vins de 2015 au siège de la maison Bouchard Père & Fils.

bulletin-wd-n-709-161206   Le bulletin n° 709 raconte : déjeuner de conscrits au Yacht Club de France, colloque : « Les accords mets et vins » au château de Ferrières, dîner au château de Ferrières, en prélude au dîner de l’académie du vin de France, « paulée » au restaurant Laurent où l’on goûte les vins des académiciens.

bulletin-wd-n-708-161206   Le bulletin n° 708 raconte : dîner chez une amie, « France Chine, l’art du vin et du thé, un patrimoine en partage » dans les salons de la Présidence du Sénat, déjeuner au restaurant l’Ami Louis, champagne dominical, dégustation  des « Climats de la Côte Chalonnaise » à la Questure du Sénat.

bulletin-wd-n-707-161129   Le bulletin n° 707 raconte : à l’hôtel Intercontinental Park Lane de Londres dégustation de 15 millésimes de la Cuvée Winston Churchill de Pol Roger, suivie d’un dîner au restaurant Theo Randall, à l’hôtel Intercontinental Opéra dans le cadre de Biodyvin, dégustation de cinq vins du domaine Comte Liger-Belair sur deux millésimes, passage à Rhône en Seine.

bulletin-wd-n-706-161122  Le bulletin n° 706 raconte : un expert visite ma cave, une journaliste m’interviewe dans ma cave, invraisemblable déjeuner impromptu au 67 Pall Mall Club de Londres, dîner au restaurant Elystan Street de Londres pour deux mini-verticales des champagnes Bollinger Vieilles Vignes Françaises et Salon.

bulletin-wd-n-705-161115   Le bulletin n° 705 raconte deux dîners de grand intérêt : dîner au Grand Restaurant, le restaurant de Jean-François Piège, 16ème dîner des amis de Bipin Desai, dîner de vignerons au restaurant Laurent.

bulletin-wd-n-704-161108   Le bulletin n° 704 raconte : dîner de lancement du guide Gault & Millau 2017 au théâtre du Trianon, dîner caviar champagne à la maison avec un expert en spiritueux, casse-croûte dans ma cave et dîner au restaurant de l’Ecu de France à Chennevières.

bulletin-wd-n-703-161102   Le bulletin n° 703 raconte : dîner de champagnes avec mon fils, dîner d’anniversaire au restaurant de la Tour d’Argent.

bulletin-wd-n-702-161025   Le bulletin n° 702 raconte : déjeuner au restaurant Archeste, dîner au restaurant L’Ecu de France à Chennevières, dîner caviar, déjeuner au restaurant Michel Rostang, déjeuner au restaurant Le Petit Verdot.

bulletin-wd-n-701-161018   Le bulletin n° 701 raconte : déjeuner  pour fêter deux anniversaires, déjeuner au restaurant La Verrière de l’hôtel Intercontinental Opéra, dégustation de vins du monde au Ritz, déjeuner au Petit Verdot, déjeuner au restaurant Apicius avec des rhums de la maison La Mauny.

bulletin-wd-n-700-161011   Voici le bulletin n° 700. Les bulletins à chiffres ronds étaient l’occasion de faire le point de mon activité dans le domaine du vin. Pour le 700ème, au lieu de faire le point, j’ai choisi de « philosopher » (un bien grand mot) sur le monde des vins anciens au sein du monde du vin, et sur ma « croisade » (un bien grand mot) contre tous les poncifs et fausses idées sur les vins anciens.

Je vous recommande de le lire et serai heureux de lire vos commentaires si l’idée vous vient d’échanger sur ce que je considère comme un « pays des merveilles ».

bulletin-wd-n-699-wd-161005    Le bulletin n° 699 raconte : dégustation de vins d’Inde à l’ambassade de l’Inde à Paris, dégustation comparative de vins ayant passé un an sous la mer à Soif d’Ailleurs caviste parisien, déjeuner au restaurant Laurent, déjeuner de conscrits au Yacht Club de France.

bulletin-wd-n-698-160927   Le bulletin n° 698 raconte : dîner avec mon fils, présentation du Guide 2017 Bettane & Desseauve aux caves Legrand, déjeuner au restaurant Hexagone et 203ème dîner de wine-dinners au restaurant Pages.

bulletinwd-n-697-160920   Le bulletin n° 697 raconte : dîner du 15 août, déjeuner avec des amis, visite d’un monastère, dîner avec un ami fidèle de mes dîners, dîner d’amis, retour à Paris et repas avec mes enfants.

bulletin-wd-n-696-160913   Le bulletin n° 696 raconte : repas de gala du week-end du 15 août, l’un chez des amis du sud, l’autre dans ma maison du sud, avec des vins de tous horizons.

(bulletin WD N° 695 160906)    Le bulletin n° 695 raconte : dîner créole chez des amis, dîner de famille, dîner préparatoire des festivités du 15 août, déjeuner d’amis, premier dîner de bienvenue, visite d’un vignoble des Côtes de Provence, début des festivités du 15 août.

(bulletin WD N° 694 160830)    Le bulletin n° 694 raconte : séjour dans le sud avec des repas de grands vins et de grands champagnes, déjeuner au restaurant hôtel BOR près du port d’Hyères, autres repas de famille, de nouveau BOR, dîner chez des amis, dîner au restaurant Pradeau Plage sur la Presqu’île de Giens.

(bulletin WD N° 693 160823)  Le bulletin n° 693 raconte : présentation du champagne Salon 2004 lors d’un déjeuner au siège de Salon Delamotte, rencontres impromptues aux Caves Legrand, dîner dans la somptueuse salle de lecture de la Bibliothèque Nationale de France à l’invitation des champagnes Henriot, 202ème dîner de wine-dinners au restaurant Laurent.

(bulletin WD N° 692 160705)   Le bulletin n° 692 raconte : déjeuner dans le jardin du restaurant Laurent, anniversaire de 50 ans de mariage au Chalet de la Porte Jaune, dans le bois de Vincennes.

Les commentaires du 700ème bulletin samedi, 12 novembre 2016

En envoyant le 700ème bulletin, qui n’est pas un récit mais une réflexion sur mon approche des vins anciens, j’ai demandé que ceux qui le veulent me fassent des commentaires.

Ils sont repris ici, sans commentaire de ma part pour ne pas lancer de discussion.

De LM : Très joli texte.

De MB : Bravo François pour ce 700ème numéro ! Vous lire est toujours un plaisir. Tous vos récits sont un véritable trésor qui permet de voyager dans le temps et de faire vivre l’Histoire du vin, patrimoine culturel français.

De FA2 : C’est parfait de bout en bout ! J’ai pris du plaisir en le lisant, c’est clair, humble, fondé sur une expérience qui est incontestable (700 bulletin, 1200 convives), c’est une invitation à réfléchir et à agir… non, vraiment, c’est parfait !!

De BH : Lire tes bulletins est toujours un moment où je me déconnecte de la réalité pour rêver en suivant tes aventures que tu racontes avec une magnifique maitrise de notre langue,  ce qui me permet presque de me sentir à tes cotés. Les vins anciens ont effectivement beaucoup plus à raconter que les vins trop jeunes qui cachent leur simplicité derrière une trop grande exubérance. J’aimerais avoir plus de temps pour déguster mes vieux Rioja des années 50/60/70 que je me refuse à vendre car je veux pouvoir les partager un jour avec des amateurs. Un grand merci et un grand bravo

De FD : Je viens de lire ton magnifique texte pour le 700e. C’est touchant, vibrant et surtout vivant ! On sent que cette passion des vins anciens te prend aux tripes. J’aime l’authenticité de tes récits, et surtout je vois une cohérence rare qui jalonne toutes ces années de dégustations. J’ai toujours été touché par ton intégrité et ta générosité. Je suis heureux d’avoir été à tes côtés pour partager des moments uniques et d’avoir été le témoin de tes précieuses qualités d’homme. La vie professionnelle actuelle, trépidante, m’empêche de pouvoir te voir autant que j’aimerais, mais je sais que nous nous verrons bientôt. Je réfléchis à de belles choses à venir… Prends bien soin de toi et bravo pour cet incroyable parcours qui marque déjà l’histoire du vin d’une trace indélébile.

De PF : J’ouvre de ce fait le septième dossier pour y classer les numéros 700 à 799. Comme votre palais et vos papilles ont de la chance d’avoir un tel fournisseur! Bacchus doit être bien fier de vous! Déjà 700 numéros consacrés à son royaume! Je ne doute pas un seul instant que lorsque vous vous présenterez, les portes seront largement ouvertes pour vous accueillir. Saint-Pierre et Bacchus vous tendront une merveilleuse coupe d’un sublime cristal inconnu dans laquelle ils verseront un exceptionnel Lacrima Christi, car c’est là où il est le meilleur ai-je entendu dire. Bravo pour ce 700e numéro. C’est une réussite. Vous y expliquez parfaitement votre passion et donnez le goût de la comprendre au néophyte que je suis. Je tiens à vous remercier pour ce que je viens de lire, car si les bulletins précédents m’ont aidé à comprendre certains vins, celui-ci m’a permis de comprendre comment les approcher et les boire. Bien sûr, jamais je n’ai ouvert de bouteilles aussi prestigieuses que les vôtres, mais ce dernier bulletin m’a rappelé un souvenir vieux de 42 ans. J’avais 22 ans et mon père m’emmena dîner dans un restaurant dont le patron était un ami de mon père. Nous nous installons. Mon père qui connaissait bien la carte des vins choisit un Mercurey. Ne connaissant rien des vins et refusant de boire autre chose que de l’eau (j’étais jeune et bête) je ne prends pas peine de regarder l’étiquette. Mon père se fâche et sans me demander mon avis me verse un peu de vin et me dit: « Bois »! La petite gorgée touche la langue, s’étale en bouche et y reste un moment. Quelques secondes s’écoulent. Mon père me regarde, il ne dit pas un mot et me sourit. Il comprend ce qui se passe. Ce que j’avale est un nectar! « Tu vois, c’est ça un grand vin » me dit-il en riant! Je suis certain qu’il est heureux que je vous raconte cette anecdote.

De PS : Très beau texte qui donne soif FRANCOIS ! Amitiés cariocas !

De AL : J’ai lu avec grand plaisir votre beau texte cher moine tourier des vins, oui ! c’est vrai, on ne trouve pas de vins de garde sur les cartes des restaurants ou alors très rarement et à un prix tellement élevé que le rapport prix/bouteille est complétement faussé. oui, on ne boit pas la « comparaison » ! très bien dit. La description du Jaboulet 61 est formidable. Vous êtes définitivement le plus grand auteur pour parler des vins.

De GdL : Merci Francois pour cette belle profession de foi et pour les mots touchants que tu trouves pour parler du Montrachet. À très vite, je t’ai fait parvenir deux flacons. Tu me diras ce que tu en penses

De RG : Merci pour ce 700ème bulletin qui synthétise très fidèlement votre vision et votre approche si pédagogique des vins anciens. Sans vouloir être courtisan, il me semble juste de vous considérer comme le moine tourier des vins anciens car la création de votre Académie est une réelle porte ouverte sur ce monde méconnu qui mérite toutes les attentions des amateurs (et notamment de ceux qui ignorent le potentiel des vins anciens). La démocratisation des vins anciens n’est pas une mince affaire (les préjugés étant nombreux) mais à travers vos écrits, vos actions et vos évènements concrets, l’amateur peut décrypter,  apprendre, comprendre et même déguster des vins anciens. De mon point de vue, une approche si complète et si pédagogique n’a pas son pareil en France. Pour cela, elle mérite d’être reconnue, remerciée et valorisée. Par ailleurs, votre réflexion sur les restaurants et la gestion d’une cave de vins anciens est très judicieuse car je suis convaincu que les établissements gastronomiques de réputation (étoilés ou non) doivent mettre un point d’honneur à proposer des vins à maturité, tout comme la cuisine met un point d’honneur à proposer des produits frais, de qualité et parfaitement à maturité (l’exemple des fraises vertes est criant de vérité). A ce titre, je me pose donc la question de la formation des sommeliers aux vins anciens. J’ignore complètement si les formations actuelles intègrent cette dimension mais je retrouve trop souvent à la carte des restaurants que je fréquente des vins trop jeunes qui compliquent la dégustation à cause d’une acidité trop marquée ou des tanins trop durs. J’ai quand même le souvenir d’un sommelier au restaurant La Table de l’Alpaga à Megève qui s’efforçait (tant bien que mal) de recommander des vins avec au moins 10 ans de cave (même si des millésimes récents figuraient à la carte). J’ai ainsi eu l’occasion de déguster cette année un merveilleux Chassagne-Montrachet 1er cru « Abbaye de Morgeot » 1999 d’Olivier Leflaive extraordinaire de finesse, de tension et de cohérence. Certes le vin était encore jeune mais j’ai trouvé que la démarche du sommelier était pleine de bon sens. Une autre réflexion personnelle me pousse à questionner le rôle des manifestations évènementielles dans la promotion des vins anciens. Il me semble, peut-être à tort, que les vins anciens résistent à la démocratisation du fait de leur promotion confidentielle et trop souvent circoncise à une vision presque « sectaire » (le mot est fort), ce qui est bien dommage. Il serait peut-être intéressant de trouver davantage de salon des vins anciens ou de manifestations mixtes qui proposeraient des ateliers de découverte des vins anciens. Voire même d’accroître la sensibilité des vignerons et grandes maisons viticoles sur la gestion et la promotion de leurs vins anciens. Il me semble que La France regorge de possibilité dans ce domaine. Bien sûr, les grands vins anciens, à cause de leur prix prohibitif, participent à la création d’un cercle restreint de dégustateurs privilégiés mais les vins de brocanteurs (comme vous les nommez) sont à la portée de tous et réservent bien souvent des surprises inattendues. Grâce à votre vision et votre approche, j’explore cette piste depuis maintenant 3 ans et toutes mes expériences me confortent dans cette passion des vins anciens. Ma dernière expérience saisissante étant un vin Australien Mount Pleasant Henri II 1945 de bas niveau (acheté 15 euros lors d’une vente de cave d’un vieille hôtel d’Aix-les-Bains en Savoie) qui m’a étonné par sa gourmandise, sa tenue et son goût si caractéristique de tabac et de café.

Ma dernière réflexion, issue de votre lecture, concerne le goût. Vous en parliez déjà dans votre premier ouvrage : le goût se forme dès l’enfance et évolue au fil des expériences gustatives.  Je me pose alors la question du goût des jeunes générations et de l’éducation au goût des vins anciens. Notre société entretien un rapport étonnant avec la nourriture et l’approche industrielle de l’alimentaire a ouvert la voie aux goûts de synthèse, aux exhausteurs, aux additifs, à la manipulation des arômes, etc. Le monde du vin a subit également cette influence à travers une forme de standardisation des goûts, l’ajout de substance pour modifier le goût du vin et d’autres procédés encore. Au-delà de l’aspect manipulatoire, je me demande si les jeunes générations ne souffrent pas de ce dictat du goût, dans la mesure où cela peut conditionner leurs préférences en matière de vin. Les vins à fort caractère, aux goûts puissants, dont la lecture gustative est aisée, avec un plaisir très démonstratif et non pas suggestif, semblent reporter les suffrages. Un exemple illustratif est la consommation de Chardonnay aux Etats-Unis par la gente féminine. J’ai l’impression que le goût du vin a évolué vers un plaisir « pailleté », un peu comme un bonbon acidulé que les enfants recherchent pour son plaisir franc et immédiat. Dans cette perspective, le saut gustatif est d’autant plus grand vers les vins anciens qui distillent un goût plus mûr, plus complexe, qu’il faut parfois aller chercher comme un explorateur (dégustateur actif) et non comme un pur « consommateur » (dégustateur passif). Dès lors, cette proactivité du consommateur à découvrir les vins anciens et explorer leurs goûts peut-elle se déclencher naturellement ? J’ai l’impression que non. Sauf en cas d’incitation très pédagogique. La tendance BIO inverse aujourd’hui cette dictature du goût industriel pour un retour au vrai goût des produits sains et cultivés sainement. Pourtant, même dans les vins bio, la tendance est plutôt aux vins jeunes, en réponse au marché et aux nécessités financières de besoin en fond de roulement à court terme. Il reste alors à faire de votre Académie un véritable laboratoire expérimental du goût des vins anciens, au service de la découverte et du rayonnement d’un patrimoine unique qui mérite d’être connu. D’ailleurs, vous le faite déjà en invitant parfois des élèves du Cordon Bleu à vos séances de l’Académie. Une très belle initiative qui touche les jeunes générations et leur inculque le goût des vins anciens. En ce sens vous œuvrez maintenant pour semer quelques graines qui peut-être germeront et donnerons de futurs ambassadeurs des vins anciens.

Pour conclure ces réflexions, je salue votre parcours, vos actions et vos écrits dans le monde des vins anciens car ils méritent de passer à la postérité. A très bientôt pour la prochaine séance de l’Académie.

De FJ : Je ne trouve pas les mots pour vous exprimer toute mon admiration depuis quelques années déjà. Continuez à nous faire rêver, un point c’est tout.

De DF1 : Bonsoir François, c’est avec grand plaisir que j’ai lu et relu ton 700 ème bulletin. Celui-ci est très différent des autres qui reprennent habituellement ce que tu as déjà publié sur ton site. Il est un commentaire extrêmement intéressant sur les raisons de ton amour pour les vins anciens. Il aurait d’ailleurs pu s’appeler par exemple « Pourquoi j’aime profondément les vins anciens » ou tout autre titre traduisant ce qui est plus qu’une passion, en tout cas c’est comme cela que je le ressens. Comme d’habitude, c’est extrêmement bien rédigé. Et ce qui transpire dans ce bulletin, c’est la dimension spirituelle, mystique (mot que tu emploies) que tu éprouves quand tu bois un vin ancien qui t’apporte un grand plaisir. Cette dimension spirituelle est très nette pour moi. Elle se traduit dans tous tes écrits où tu emploies très peu de termes techniques (très peu de descriptions aromatiques) pour choisir l’angle de l’émotion. Bien souvent, tu dis qu’un vin te fait vibrer. C’est exactement comme cela que je vis un vin ancien. S’il est très bon, il me porte dans une dimension spirituelle. Et c’est comme cela que j’approche un vin ancien, dans une dimension de recueillement et d’humilité. Et je pense qu’il en est ainsi également pour toi. Un vin ancien profondément bon peut transformer et transporter celui qui sait plus que le boire, en s’imprégnant du caractère absolu de sa beauté, dans une dimension mystique et spirituelle qui donne envie de crier ou de pleurer : Mon dieu, que c’est beau, quel chef-d’œuvre ! En ce sens, je comprends parfaitement le besoin d’isolement que tu as eu en buvant cet Hermitage La Chapelle 1961. Notre monde est rempli de chefs d’œuvre (architecturaux, artistiques mais aussi ceux que la nature nous offre) que bien trop peu de personnes remarquent et qui peuvent nous connecter à cette dimension spirituelle et mystique de la beauté absolue. Les vins anciens sont parmi ces chefs d’œuvre. Il est très difficile de décrire la perfection d’un chef d’œuvre qui dépasse les limites du monde que nous percevons habituellement. Comment décrire avec des mots la beauté infinie ? Eh bien, je trouve que tu réussis admirablement (je ne veux pas dire à la perfection !) dans cet exercice en traduisant si bien la beauté absolue qu’il peut y avoir dans certains vins anciens. J’ai toujours grand plaisir à lire tes écrits car cela me fait vibrer profondément. Grâce à toi, j’ai découvert que les vieux vins d’Algérie étaient excellents et qu’il en était de même pour les crus du Beaujolais. J’ai réalisé que beaucoup de vins anciens pouvaient être très surprenants. Je sais aussi tout l’intérêt de ta méthode d’ouverture. Pour tout cela , je voudrais te remercier très sincèrement. Je termine en souhaitant que tu ne changes rien dans le style et l’approche de tes écrits et par une petite suggestion concernant ce bulletin : puisque celui-ci apporte une matière supplémentaire à ce qui est publié sur ton site, je suggère que ce bulletin soit publié sur ton site. Encore Merci.

De PR : Bonsoir François ! Oui, bien joli rêve… A bientôt.

De RP : bon anniversaire François ! 700 rendez-vous galants avec d’immenses vins, 700 occasions de partager ta passion pour les vins anciens, les seigneurs comme les sans grades, c’est impressionnant. Je suis déjà impatient de lire les 700 prochains bulletins…

De LV : Votre plaisir et j’oserais même dire votre enthousiaste état d’âme que j’ai imaginé et même ressenti à la lecture de votre bulletin 700  (et des précédents aussi d’ailleurs) est très communicatif car je le partage au niveau de mes humbles dégustations personnelles et depuis une année à un degré supérieur grâce à vos dîners. Les convives de vos dîners ne vous remercieront jamais assez de votre générosité à partager votre passion et à convaincre de son bien-fondé, à travers vos vins anciens et rares bien-sûr mais aussi à travers votre envie d’expliquer et de diffuser la connaissance des plaisirs, pas uniquement gustatifs, procurés par ces vins anciens. Un vin ancien devant les yeux est toujours un instant mystérieusement fébrile d’attente de la révélation des goût et arômes à venir.  Va t’il y avoir une immense satisfaction ou le contraire parfois. En tout cas il y a une attente forte car tout est possible.  Personnellement c’est ce « tout est possible » au delà même

de l’imagination qui me séduit dans ce monde des vins et évidemment encore plus par celui des vins anciens car les dizaines d’années rendent possibles des miracles de transformations qui tendent vers l’inimaginable. Le muguet, la mangue  le chèvrefeuille, etc…. ont des parfums et goûts extraordinaires que seule la nature a pu inventer il y a des millénaires mais qui sont maintenant hélas prévisibles alors que les vins anciens en possèdent qui ne le sont pas ( pas vraiment) et c’est ce qui est intéressant, merveilleux et unique. Nous sommes sur la même longueur d’onde, oh pardon je suis sur la même que la votre. Merci pour ces moments uniques passés en votre compagnie, celles de vos convives et celles de vos vins accompagnés par les mets.

De SJ : Bravo pour ce numéro 700. Mon statut de « Ginette »(1) m’empêche souvent d’apprécier à leur juste valeur vos bulletins « traditionnels » même si j’en goûte le style littéraire mais là, j’ai adoré votre pause philosophique ! Un dosage parfait entre réflexion, autocritique et enthousiasme. Un excellent cru 2016, que l’on relira avec émotion en 2066. Je vous embrasse oenologiquement.

(1) NDLR : on appelle pour s’amuser « buveurs de vins de Ginette » les buveurs de vins faciles, lourds en alcool et sans grand avenir, peu préoccupés de la subtilité du vin et plus sensibles à son chatouillement alcoolique.

enfin un message négatif, sinon ce ne serait pas crédible :

De S. : pour moi vous êtes un maître de l’illusion. vous ne savez même plus ce que vous buvez, mais bon!!  (il est à noter que l’adresse mail donnée par la personne qui a écrit ce message sur le blog n’est pas valide ce qui m’a empêché de lui répondre que tant qu’il n’a pas bu de vin avec moi, sa supposition n’a aucune valeur)

De GR : Félicitations pour le numéro 700. Un grand merci à vous – c’est grâce à vous que je me suis intéressé aux vieux vins il y a qqs années, votre méthode Audouze fait toujours des miracles (notamment sur un Sidi Brahim 59), et la lecture de vos bulletins est un plaisir. J’habite à l’étranger et j’ai hâte de pouvoir revenir en France pour regoûter de nouveau à l’Académie des vins anciens.

De LS : MERCI cher François pour ce formidable partage de tes méditations épicuro-bachiques. A la lecture de ce condensé de plusieurs décennies d’expériences aussi hors norme que communes (pour quelques unes), beaucoup iront chercher leurs vieux flacons, hérités de grand père ou chinés il y a longtemps, et oseront une dégustation à petite lampées, après un « audouzage » en règle. C’est tout le mal que je leur souhaite, que je souhaite à nous tous. La grâce se niche souvent dans ces moments de pure gratuité.

De GL : Quel plaisir de te lire et quel talent littéraire ! J’ai lu 2 fois ce récit plein de bon sens et de sagesse.

De LG : Très beau bulletin. Merci François

De EL : bravo pour votre édito auquel j’adhère à 3000 % 🙂 Je l’ai republié ici :  https://www.facebook.com/zinzins.duzinc/posts/1214698858604860 Je pense qu’il faudrait lancer une initiative autour des vins anciens, par exemple une Journée au cours de laquelle chaque possesseur d’une de ces bouteilles serait invité à la boire avec des gens qu’il ou elle apprécie, et dans de bonnes conditions comme vous dites !!!!

De BD : François, vous êtes un architecte. Un bâtisseur qui a fait un pari : créer des passerelles entre le passé et l’aujourd’hui. Un mouvement a été mis en marche et quand on y pense il va se bonifier avec le temps, car oui vos articles sont bâtis pour durer. D’aucuns vous reconnaîtront des qualités d’historien, moi je vous qualifie d’écrivain, un messager qui se donne à la fiction œnologique. Bien sûr ce n’est pas fictionnel pour celui qui relate ses expériences. Mais pour celui qui lit à travers son écran noir ? Me concernant, l’écran noir devient magie sous vos récits et je finis toujours par y revenir. J’espère pouvoir y goûter encore longtemps.

De AdV : Je viens de lire les qqs pages de votre 700ème (!!!)  bulletin que vous consacrez à votre « philosophie ».  On ne peut qu’adhérer à tout ce que vous dites. J’ajouterais un point qui renforce encore l’intérêt qu’il y a à accorder du vieillissement aux vins. Il est basé sur mon expérience au Domaine, que j’ai partagée parfois avec vous,  où j’ai vu de très nombreux millésimes catalogués, non sans raisons, comme « petits » (mot que je n’emploie plus jamais : il y a des millésimes « difficiles », qui sont nombreux, où le vigneron doit se battre tout au long de l’année (1956, 1975, 2008, 2013…) et  des millésimes « faciles » où la nature a été bienveillante (2012) ou très bienveillante (2009 ou 2015)… où j’ai vu donc ces millésimes dits « petits » évoluer et se transformer.  J’ai exprès cité 1975 et 1956, 2 millésimes qui  au début de leur vie se dégustaient minces, ingrats, au point même que les responsables de l’époque avaient pensé longtemps pendant leur élevage qu’ils ne seraient pas à un niveau de qualité suffisant pour pouvoir les mettre en bouteilles ! et voilà que 20, 30, 40 années plus tard, ils sont devenus des vins d’une finesse extrême, où l’on trouve toutes ces nuances « pétales de rose fanée » si délicates et précieuses qu’on voudrait en faire un parfum, comme si le raisin devenu vin avait, en bouteille, entamé une seconde maturation et atteint peu à peu, de manière très lente mais implacable, le point d’équilibre où tout ce qui avait « blessé » le raisin à la vigne se trouve oublié… comme si le grand « climat » avait su, dans cette deuxième phase de vie du vin dans la bouteille, « panser » ces blessures et fait revenir le vin vers la grandeur de son terroir.  Et ce terroir va finalement souvent s’exprimer avec plus de force, plus de fraîcheur et de vivacité dans ces millésimes-là que dans un dit « grand » millésime où la bienveillance de l’année va s’exprimer en tendresse et en onctuosité plus grandes dès la jeunesse du vin, mais sans développer les caractères propres du climat … Ceci dit il y a aussi des millésimes comme 1961, 1962, 1999…et bien d’autres où l’année, après un long vieillissement, s’efface et laisse la place à une expression complète, parfaite même, de ces caractères du climat. Mais dans tous les cas il faut 20, 30, 40 années…si le bouchon est à la hauteur et si les conditions de conservation sont correctes (même si j’ai observé que les bourgognes de race résistent à beaucoup de mauvais traitements…). Voilà tapées très vite qqs observations éveillées par vos réflexions. C’est votre faute et vous serez pardonné si vous ne les lisez pas jusqu’au bout…! Mais il faut qu’il soit dit que nous sommes là dans l’un des domaines les plus passionnants du vin ,   Amitiés, Aubert

De AdV : (suite) : J’ai écrit très vite mon message envoyé ce matin et je m’aperçois que je n’ai pas souligné combien votre « profession de foi » m’avait intéressé. Elle était déjà bien connue de moi, mais vous l’ avez simplifiée et renforcée…je ne crois pas qu’il y a qqs années vous parliez d’humilité… ? là le mot est écrit au moins 3 fois !! un mot que je comprends tout particulièrement… Grand merci en tout cas de nous avoir fait partager vos réflexions.


Le 700ème bulletin mardi, 11 octobre 2016

Le 700ème bulletin figure en « pdf » dans la série des 700 bulletins mis dans la catégorie « bulletins » de ce blog. Mais compte-tenu de son caractère particulier, voici le texte complet :

Atteindre le 700ème bulletin, c’est une étape. Plutôt que de faire un bilan, j’ai envie de philosopher un peu sur ce que je fais, avec l’humilité qui convient. Dans mes bulletins, je rapporte des sensations que j’ai eues en buvant des vins dans les nombreux événements où le vin est la vedette. C’est un rôle de témoin. Dans ce bulletin pourquoi ne pas prendre position ?

J’ai voué la partie loisirs de ma vie aux vins anciens. Des logements de plus en plus petits, des finances de plus en plus étroites font que l’on trouve rarement chez les particuliers des caves de garde ou de vieillissement. On ne garde plus de vin, du moins de moins en moins, et l’on boit ce qui est proposé, c’est-à-dire ce que les vignerons, les cavistes et les grandes surfaces mettent à disposition. Et on boit des vins jeunes, très jeunes, trop jeunes.

Les vignerons se sont adaptés à ces nouveaux modes de vie en faisant des vins qui sont prêts à être bus. Certains réussissent, d’autres non, et plus un vin est grand plus il devrait normalement profiter du vieillissement. On est dans une situation, selon moi, qui est la même que si les marchands de fruits vendaient les fraises encore vertes. Le client qui ne connaîtrait que des fraises vertes, pourrait leur trouver du goût et s’habituer à ces fruits verts. C’est un peu ce que je ressens dans le monde du vin actuel. On s’habitue à boire des vins récents et on peut y trouver du plaisir. Mais l’on passe à côté de véritables trésors gustatifs, sans comparaison avec ce que l’on boit.

Sur un siècle, les vins tranquilles ont gagné deux à trois degrés d’alcool. De ce fait, les vins jeunes sont plus facilement buvables, car plus le vin est alcoolique, plus il a un charme immédiat, on pense aux portos ou aux madères. Alors, tout le monde s’en accommode et l’on passe à côté de merveilles. Quand je vois dans les restaurants des gourmets qui commandent des grands vins et boivent des 2011, 2012, 2013 ou 2014, je me dis : « mon Dieu, s’ils savaient ce que ces vins peuvent devenir ! ». Ils le savent sans doute, mais à la carte des vins des restaurants, il n’y a plus non plus, sauf exception, des vins gardés plusieurs décennies car on ne peut plus financer de telles caves ou l’on préfère mettre ailleurs ses projets d’investissements.

On pourrait faire au propos que je tiens deux critiques. La première est : « mais les 2012 sont bons. Pourquoi aller chercher des vins plus âgés, avec moins de fruit, quand on peut se faire plaisir avec des vins jeunes ? ». La réponse à cette critique est simple : c’est vrai que les 2012 sont bons. Mais il y a dans les vins anciens des complexités qui se révèlent, qui sont sans commune mesure avec ce qu’exprime le vin jeune. Dans toutes les dégustations verticales auxquelles j’ai assisté, même les plus fanatiques de vins jeunes, lorsqu’on leur demande les meilleurs, répondent quasiment toujours 1947, 1945 ou 1929 et quasiment jamais 2005 ou 2009.

Il y a un accomplissement et une âme qui s’expriment largement mieux dans les vins anciens.

La deuxième critique serait : « il est bien gentil, François Audouze, mais le monde des vins anciens est inaccessible au commun des mortels ». C’est vrai mais en partie seulement. Il ne fait pas de doute que le marché des vins anciens a explosé car le vin étant un produit qui se consomme en société est devenu un marqueur social comme la voiture, la montre, le bijou ou les tableaux. Il y a tellement de nouveaux consommateurs désireux d’afficher leur standing social que le vin rare est devenu quasi inaccessible. Mais fort heureusement, comme à côté des antiquaires il y a des brocanteurs, il y a des vins anciens d’antiquaires et des vins anciens de brocanteurs. J’ai abondamment exploré la piste des vins de brocanteurs, qui sont confondants de chaleur et de charme. Un Loupiac générique de 1923 m’avait stupéfié, que j’avais peut-être acheté pour moins de cinq francs, dans les années 70.

Prenons maintenant un autre angle d’attaque. Le « stock » de vins anciens au plan mondial est assez considérable et pas toujours connu car il y a énormément de caves dormantes, ignorées de leurs propriétaires ou de leurs héritiers. Une personne que j’ai rencontrée il y a vingt ans m’a dit : « mon père a dans sa cave des caisses entières de Mouton 1900 ». Je lui ai dit : « buvez-les » et il m’a répondu : « mon père m’interdit d’y toucher ». Ce stock évolue bien sûr. Quand j’ai commencé à rechercher des vins anciens, c’est-à-dire vers 1975, on trouvait encore un peu, mais très peu, de vins de la première moitié du 19ème siècle. Aujourd’hui on peut dire qu’il n’y en a plus. Il y a des vins de la deuxième moitié du 19ème siècle, évidemment de moins en moins. Mais il y en a. Et ma « croisade », c’est de dire à ceux qui les possèdent : « buvez-les ». Les vins sont faits pour être bus et si possible bus dans les meilleures conditions. Aucun vigneron n’a fait un vin avec l’intention qu’il soit bu 80 ans plus tard. Il est heureux bien sûr quand on lui dit que son 1929 est superbe. Mais son grand-père ou arrière-grand-père qui l’a fait ne l’a jamais fait pour être bu deux ou trois générations après lui. Ce stock étant là, ma motivation est que les vins soient bus, bien bus et dans de bonnes conditions.

J’ai eu la chance, après avoir observé ce qui se passe lorsque j’ouvre les bouteilles, de modéliser la meilleure façon de présenter un vin à table en profitant du rôle crucial que joue l’oxygénation lente. Cette méthode fait des miracles qui changent complètement l’approche des vins anciens. L’inconscient collectif est persuadé que les vins anciens sont une loterie. La chance d’avoir une bonne bouteille est infime. J’ai renversé ces appréhensions en ayant un taux de réussite avec les vins anciens qui suscite le doute mais qui est réel : moins de 3% de déchet parmi les vins anciens. C’est miraculeux, au point que dans les dîners que j’organise je ne prévois pratiquement plus de vins de sauvegarde, confiant que je suis dans les vertus de la méthode d’ouverture avec oxygénation lente, la « méthode Audouze » du nom de son baptême par Bernard Pivot.

Si on suit mon cheminement et si l’on réussit l’ouverture d’un vin ancien, est-ce qu’on va l’aimer ? Est-ce que c’est réellement bon ? Au cours des 203 dîners que j’ai faits, j’ai côtoyé plus de 1200 convives si l’on admet qu’il y a parmi les convives beaucoup qui récidivent, et j’ai pu observer les comportements. La clef pour apprécier les vins anciens, c’est l’humilité. C’est-à-dire de se mettre dans la situation du « recevant ». Quand on visite le Mont-Saint-Michel, on est tellement frappé par la beauté du lieu et par la ferveur qui transpire, malgré les ‘marchands du temple’, que l’on s’imprègne de la beauté mystique de ce chef-d’œuvre. Il en est de même du vin ancien. Si l’on est réceptif, curieux et humble on va le recevoir dix fois mieux qui si on en attend quelque chose ou que si l’on juge.

Ma phrase favorite est : « on ne juge pas un vin ancien, on essaie de le comprendre ». La clef de la dégustation des vins anciens, c’est l’humilité. On se moque volontiers des français en voyage lorsqu’ils découvrent un site à l’étranger. On entend : « bon, c’est bien, mais il y a ça aussi chez nous ». Comparer, c’est passer à côté de ce que l’on cherche. C’est pour cela que je ne mets jamais dans mes dîners des vins en compétition. Si on trouve dans un dîner Haut-Brion 1959 et Haut-Brion 1961 on va immanquablement comparer les deux. On ne boit plus les vins, on boit la comparaison. C’est d’ailleurs le sort de toute verticale, où l’on ne boit pas un vin pour lui-même, on le boit en comparaison. J’essaie de bannir ces situations et lorsqu’il y a deux vins ensemble sur un plat, la différence d’âge fait que l’on s’écarte du jugement de comparaison.

C’est dans cet esprit que dans tous mes dîners on vote pour les trois ou les quatre vins que l’on a préférés, car c’est intéressant et parce que c’est un vote de plaisir pur et non un vote de comparaison. Si on préfère un champagne à un liquoreux, aucun n’est rabaissé alors que si on préfère Haut-Brion 1959 à 1961 il y en a un qui est rabaissé ce que je n’aime pas.

Tout ceci étant posé, quels seraient mes souhaits ? Je constate que des maisons de champagne comme Krug et Salon mettent leurs vins sur le marché plus de dix ans après la récolte. Dans d’autres régions le Château Gilette est le vin de Bordeaux qui est mis le plus tard sur le marché, et en Espagne Vega Sicilia sort son Unico plus de huit ans après la récolte. Si les vignerons qui ont augmenté leurs prix dans des proportions inimaginables sur les vingt dernières années décidaient de mettre une partie de leurs investissements dans les stocks plutôt que dans leur expansion, on commencerait à susciter chez les amateurs l’envie de venir voir ce qui se passe dans le monde des vins anciens.

Je souhaiterais aussi, si un bon génie sortant d’une lampe pouvait exaucer mes vœux, que les grands restaurants considèrent la cave à vin comme un investissement rentable et fassent mûrir des vins dans leurs caves pour les présenter à des prix engageants, ce que faisait la Tour d’Argent du temps de sa splendeur. Utopie peut-être dans un monde qui a changé, mais il est permis de rêver surtout sur un 700ème bulletin. Et l’investissement peut être rentable puisqu’on revend aux enchères ce que l’on n’a pas vendu aux clients. C’est ce qu’a fait la Tour d’Argent !

En fait j’aimerais être le moine tourier des vins anciens, celui qui ouvre la porte du monde merveilleux des vins anciens. Chaque vin ancien est porteur de sensations uniques. J’essaie de les présenter dans les meilleures conditions possibles, avec des convives avides de les connaître, un menu préparé par un chef qui transforme ses recettes pour qu’elles épousent les vins. Il faut que ce patrimoine important soit bu et dans les meilleures conditions.

A côté de mes dîners qui sont l’expression de mes convictions qu’un vin doit être bu dans les meilleures conditions possibles avec une cuisine faite pour lui par un chef de talent, il y a l’académie des vins anciens qui permet à des amateurs de pouvoir sortir les vins anciens qui sont dans leurs caves et de les partager avec des amateurs frappés de la même passion. Sortir les vins des caves et les boire avant qu’il ne soit trop tard est une de mes obsessions.

La mort guette tous les vins et la mort ne vient pas du liquide, elle vient du bouchon. Le liquide, lui, est éternel. Il serait capable de braver les siècles. Le vin ne meurt que par son bouchon dès qu’il se désagrège ou n’apporte plus l’étanchéité suffisante. Et un vin qui meurt, ça me fait mal car je suis d’une génération à qui l’on a appris que la nourriture ne se gâche pas, ne se jette pas et se respecte. Voir un vin qui meurt me rend malade. C’est pour cela que je suis tant motivé à ce que ce patrimoine, ce trésor, soit géré comme il convient.

Pour finir sur une note plus gaie, voici deux souvenirs forts puisque physiques et un autre plus accessible :

L’Hermitage La Chapelle Paul Jaboulet Aîné 1961 va monopoliser nos amours. Il se produit sur moi un phénomène physique. Dix fois au moins je me suis caché la tête dans mes mains, pour couper tout contact avec le monde extérieur et jouir de ce qui est probablement le moment le plus intense de ma vie d’amateur de vin. Je suis quasiment physiquement transformé et Laurent qui me fait face m’en fera la remarque. En buvant ce vin, c’est toute la perfection la plus absolue et la plus inimaginable qui coule en moi. C’est l’extase indescriptible tant le vin est parfait. Je serais bien incapable de le décrire tant il est transcendant. Il me semble bien que dans mon Panthéon, qui compte des vins sublimes qui ont marqué l’histoire, ce vin pourrait prendre la première place. Ou c’est tout comme. Car tout en lui est une boule de feu d’émotion. J’en tremble presque en écrivant ces mots. Alors bien sûr le superbe canard au sang, magnifiquement exécuté, reste sur mon assiette. Car ce vin est un trésor divin dont je veux capter chaque lettre de chaque mot du message. Souvent, je dis qu’un grand vin, c’est un vin qui fait dire : « wow ». Eh bien là, ce n’est pas ça. C’est le silence du recueillement, celui si fort que j’ai ressenti quand j’avais quinze ans devant la Vierge Marie de la grotte Massabielle à Lourdes. J’ai mis un long moment à reprendre mes esprits, touché que j’étais par la grâce irréelle de ce vin qui justifie totalement sa renommée.

Le Montrachet Bouchard Père & Fils 1865 a une couleur d’or dense comme un Sauternes de la même époque. Il faut se représenter que dans ce verre, c’est un raisin qui a mûri il y a 139 ans. Le nez est puissant. Il a du fumé, du fruit confit. C’est un vin vivace, vivant et vibrant qui ne peut pas être abordé sans un profond respect. C’est la rareté absolue, l’exemple parfait d’une tranche d’histoire aux évocations surréalistes. On est au Paradis, à la droite du Père. Yann me fait un cadeau royal en me donnant un verre du fond de bouteille et j’ai alors un de ces instants qui justifient ma démarche : j’ai eu, sur une gorgée, un moment d’éternité. J’avais en bouche, communiquée à mon cerveau, une de ces manifestations de la perfection absolue. C’est comme si une lumière s’allumait dans tous mes sens pour dire : « c’est ça. C’est ça le but ultime. C’est le goût parfait ». L’impression dura une demie minute. Ce fut comme une apparition. Je fus réellement tétanisé l’espace d’un instant. Rien autour de moi n’existait que ce choc gustatif de perfection. Ce vin rejoint mon Panthéon.

A côté de ces vins introuvables voici un vin de « brocanteur plus » que j’ai chiné il y a bien longtemps et partagé lors d’un dîner au château d’Yquem : dans mes dîners il y a toujours un fantassin. C’est le rôle du Château Chauvin 1929. J’observe Pierre Lurton, car si quelqu’un connaît Saint-Émilion, c’est bien lui. Et c’est la surprise qui se lit sur le visage de Pierre, car ce vin est une réussite rare. La couleur du vin est d’un rouge vif d’une folle jeunesse, le nez est précis et chaleureux, et le Chauvin d’un velouté charmant est d’une présence de grand vin. Le mot qui convient à ce vin est « réussite ». L’accord avec le turbotin est d’une grande pertinence, mettant en valeur le vin au-delà de toute espérance. Pierre ne l’aurait jamais attendu à ce niveau.

Je souhaiterais que tout le monde puisse un jour être touché par cet instant de grâce qui fait approcher et ressentir le graal du vin. C’est peut-être une utopie bien sûr, mais elle motive ma passion.

Merci à tous ceux, vignerons, cuisiniers, restaurateurs et tous les amateurs fidèles qui ont permis que se réalisent les événements de ces 700 bulletins.

Amicales salutations de François Audouze

La petite devinette du bulletin 695 lundi, 12 septembre 2016

La devinette bien innocente était : « Je suis allé acheter des camerones chez le très bon poissonnier de la gare d’Hyères, poissonnier qui malgré l’adage ne livre pas à domicile ».

La réponse est : le poissonnier ne respecte pas l’adage qui est : « si tu ne viens pas à la gare d’Hyères, la gare d’Hyères ira à toi ».

De nombreux lecteurs l’ont trouvée.

Le gagnant participera au dîner du 22 septembre.

bulletins du 1er semestre 2016, du n° 666 à 691 lundi, 20 juin 2016

(bulletin WD N° 691 160621) Le bulletin n° 691 raconte : dégustation de champagnes Jacques Selosse aux Caves Legrand Filles & Fils, 201ème dîner de wine-dinners au restaurant Pages.

(bulletin WD N° 690 160614)  Le bulletin n° 690 raconte : déjeuner de famille, déjeuner au restaurant Chez Françoise, détour au restaurant Le Gaigne, déjeuner au Cercle Interallié, Jazz et apéritif au « Sunday jazz loft », déjeuner au restaurant Michel Rostang.

(bulletin WD N° 689 160607) Le bulletin n° 689 raconte : dîner avec des amis dans ma maison du sud, 200ème dîner de wine-dinners au Pavillon Ledoyen.

(bulletin WD N° 688 160531)   Le bulletin n° 688 raconte : déjeuner au restaurant Passage 53, 26ème séance de l’académie des vins anciens au restaurant Macéo avec 51 vins en trois groupes.

(bulletin WD N° 687 160524)  Le bulletin n° 687 raconte : dégustation des vins de la Bodega Vega Sicilia en présence de son président Pablo Alvarez, déjeuner au restaurant Pages, déjeuner au restaurant Le Veau d’or à Château-Gontier, dîner et déjeuner chez des amis, dîner au restaurant Le Surcouf à Cancale.

(bulletin WD N° 686 160517)   Le bulletin n° 686 raconte : 199ème dîner de wine-dinners au restaurant Taillevent, dîner de 50 ans de mariage au restaurant de l’hôtel Les Crayères à Reims avec une Romanée-Conti.

(bulletin WD N° 685 160510)    Le bulletin n° 685 raconte : dîner au restaurant Medlar dans le quartier de Chelsea avec des vins d’un rare éclectisme, 198ème dîner au 67 Pall Mall Club de Londres.

(bulletin WD N° 684 160503)    Le bulletin n° 684 raconte : présentation des 2013 des Maisons Familiales de Tradition de Bourgogne, déjeuner au restaurant Le Petit Verdot, repas de famille, déjeuner à Londres au 67 Pall Mall Club, club anglais d’amateurs de grands vins, pour préparer le 198ème dîner.

(bulletin WD N° 683 160426)  Le bulletin n° 683 raconte : déjeuner au restaurant Pages, déjeuner de Pâques, déjeuner à Paris chez un ami canadien, dégustation aux Caves Legrand des vins élaborés et présentés par Jean-Michel Deiss.

(bulletin WD N° 682 160419)   Le bulletin n° 682 raconte : pour préparer le 200ème dîner, déjeuner « d’étude » au restaurant Ledoyen de Yannick Alléno, dégustation « les Vinissimes de Nicolas » à la Maison des Polytechniciens, dîner au restaurant Macéo pour le 25ème anniversaire du champagne Legras & Haas.

(bulletin WD N° 681 160411)  Le bulletin n° 681 raconte : déjeuner « Tradition » annuel au restaurant Taillevent, repas de famille, déjeuner au restaurant Clarence, déjeuner au Yacht Club de France, conférence dégustation à l’école Cordon Bleu.

(bulletin WD N° 680 160405)    Le bulletin numéro 680 raconte : repas de famille et dîner au restaurant Taillevent avec d’invraisemblables champagnes de la plus grande rareté.

(bulletin WD N° 679 160329)   Le bulletin n° 679 raconte : à Miami déjeuner au restaurant Seaspice, dîner chez mon fils, dîner au restaurant Zuma, dîner à Paris au restaurant Pages avec des vins rares, dîner avec mon fils à Paris.

(bulletin WD N° 678 160326)   Le bulletin n° 678 raconte : exceptionnel dîner au Bern’s Steak House à Tampa avec trois vins centenaires, musée Dali, match de Basket, déjeuner au Wynwood Kitchen & Bar, café au Panther Coffee, dîner chez mon fils.

(bulletin WD N° 677 160322)   Le bulletin n° 677 raconte : départ pour Miami, dîner chez mon fils, déjeuner au restaurant italien de l’hôtel Biltmore, déjeuner au restaurant Seaspice, déjeuner au restaurant Georges, dîner au restaurant GK Bistronomie, dîner au restaurant La Palme d’Or de l’hôtel Biltmore.

(bulletin WD N° 676 160315)    Le bulletin n° 676 raconte : plusieurs dîners avec mon fils avec des vins aux fortunes diverses, dîner caritatif à La Coupole, déjeuner au restaurant Le Petit Verdot, déjeuner au Yacht Club de France.

(bulletin WD N° 675 160308)    Le bulletin n° 675 raconte : le 197ème dîner de wine-dinners au restaurant Laurent et deux repas de famille au champagne.

(bulletin WD N° 674 160301)    Le Bulletin n° 674 raconte : cocktail à la fondation créée par Jean-Pierre Raffarin pour nouer des liens culturels et commerciaux avec la Chine, présentation des vins de « Rhône Vignobles » à la Maison de l’Aubrac, deux repas en famille, déjeuner au restaurant du Mandarin Oriental de Thierry Marx.

(bulletin WD N° 673 160214)   Le bulletin n° 673 raconte : trois repas d’exceptionnelle qualité au restaurant de Jean Sulpice à Val Thorens, chef d’un immense talent.

(bulletin WD N° 672 160208)    Le bulletin n ° 672 raconte : les repas de Noël en famille et ceux autour du réveillon de fin d’année dans le sud avec des amis pour partager de grands vins.

(bulletin WD N° 671 160202)    Le bulletin n° 671 raconte : dégustation de 5 millésimes de Dom Pérignon à l’hôtel Royal Monceau, déjeuner au restaurant du Royal Monceau, déjeuner au restaurant David Toutain, repas de conscrits au restaurant Pages.

(bulletin WD N° 670 160126)    Le bulletin n° 670 raconte : déjeuner au restaurant A.T. du chef Atsushi Tanaka, soirée Jazz et Gastronomie, avec le chef Philippe Renard, au Petit Journal de Montparnasse, Mouton 1945 avec mon fils.

(bulletin WD N° 669 160119)    Le bulletin n° 669 raconte : 196ème dîner de wine-dinners à l’hôtel du Marc, demeure de réception de la maison de champagne Veuve Clicquot Ponsardin avec une rarissime bouteille de Veuve Clicquot 1840 qui a passé plus d’un siècle et demi dans la mer Baltique.

(bulletin WD N° 668 160112)     Le bulletin n° 668 raconte : 195ème dîner de wine-dinners au restaurant Pages, deux repas de famille.

(bulletin WD N° 667 160105)    Le bulletin n° 667 raconte : deuxième journée de la dixième édition du Grand Tasting au Carrousel du Louvre, déjeuner au bar de l’hôtel Meurice avec un vigneron, « salon des vins matures » à l’hôtel Bristol.

(bulletin WD N° 666 160105)      Le bulletin n° 666 raconte : première journée de la dixième édition du Grand Tasting au Carrousel du Louvre et déjeuner en solitaire au restaurant gastronomique de l’hôtel Meurice.