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France Inter et blog jeudi, 31 août 2006

France Inter consacre aux blogs une émission le matin à 6 h 20. Donc, normalement, en rentrant du jogging, on peut l’écouter.

David Abiker m’a très gentiment interviewé, et ça passera à une date que je communiquerai par mail et sur ce blog.

A propos, la moyenne des visites depuis la création du blog est de 150 visites par jour, et la moyenne de pages consultées dépasse 4 par visite, ce qui fait que plus de 600 pages sont lues par jour. Merci à tous ceux qui s’intéressent à ce blog, mais surtout aux vins et repas magiques qui sont racontés.

le jeu des sept – z – erreurs mardi, 22 août 2006

Sur la photo, il y a une erreur grossière.

Est-ce :

– je lis le journal à l’envers ?

– le bob n’est pas à ma taille ?

– je lis un journal de ma tendance politique ?

– je suis assis face à la mer chez le voisin

Jouez en famille à ce jeu. Il n’y a pas de gagnant.

Réponse : je ne fais normalement pas partie des adorateurs de Libé… Peut-on s’en douter ?

my cellar was on Tele Monte-Carlo samedi, 5 août 2006

I did not mention it as I did not want that it would be badly appreciated that I announce it in advance.

So, on this Saturday, at 7 pm French time on Tele Monte Carlo, there was a subject on collectors.

The announce which is given some minutes before the time showed Mr. Al Fayed in the house of Duke of Windsor that he has acquired.

Then pub, then weather, then, Rosalie, the producer of the emission interviews Mr Al Fayed, either in Hotel Ritz or in the house of Duke of Windsor.
Then pub, then Al Fayed again.
Then the subject stops (why ?) and Rosalie announces a subject on a collector less known than Mr Al Fayed, and for three minutes, I talk in my cellar, showing rare bottles.
Then the subject on my cellar and me ends and the subject on Al Fayed continues.

At the end, my wife and some friends who had viewed with us told me : it was good.
But I was depressed.
No logic in including the subject on my cellar. It appeared as if they had no more to say on Duke of Windsor’s house.
I was frustrated.

I had given them a good way to introduce my subject as I had acquired a part of the cellar of Duke of Windsor. So they could have given a logic to the subject.
I can imagine that no one has understood why there was a subject on an obscure man within a subject on Mr Al Fayed.

It is not very important. But I would have been pleased if the subject had a greater logic.

Now, my cellar will be hidden

reportage sur ma cave samedi, 5 août 2006

Le 5 août 2006 à 18 heures, sur Télé Monte-Carlo (TMC).

A ne pas manquer ! Dans une série d’émissions sur des collectionneurs, on m’interviewe dans ma cave.

Je n’ai pas vu le contenu. Mais il faut absolument le voir !!!

des accords divins à l’hôtel des Roches au Lavandou samedi, 8 juillet 2006

Nous repartons ensuite dans le Sud et l’envie de retourner à l’hôtel des Roches nous prend. Le site a pris ses habits d’été. Les estivants sont nombreux. Des femmes outrageusement bronzées voire copieusement liftées sont l’accessoire indispensable du vacancier comme sa carte de crédit en or ou en platine. L’ingéniosité des fabricants de textiles permet d’audacieuses tenues qui dénudent suffisamment pour que l’on puisse vérifier que les bronzages sont intégraux.

L’équipe de Matthias Dandine n’a pas encore la morgue qui sied à ce type d’endroits. Leurs rires sont encore francs et joyeux. Souhaitons qu’ils le restent.

Une fois assis à table, nous ne nous préoccuperons que de gastronomie, sauf quand la bouche se fige, la conversation s’arrête, lorsqu’une de ces publicités pour crème solaire promène sa nudité à peine masquée entre les tables.

Je commande champagne Dom Pérignon 1996, car il se trouve que la veille, nous avions goûté Laurent Perrier Grand Siècle et Dom Pérignon 1998 avec ma fille et mon futur gendre qui nous accompagnent ici.

Le Laurent Perrier Grand Siècle est un champagne qui vous installe immédiatement dans un canapé confortable. Vous savez que vous êtes bien. C’est un vrai champagne, facile à comprendre, rassurant, qui se boit avec envie. La joie est là. Le champagne Dom Pérignon 1998 au contraire est d’une complexité construite. Il m’évoque la rose, qui ne sera perçue avec force par mon gendre que beaucoup plus tard. En bouche, on jouit de la précision de l’assemblage de vins précieux. Le 1998 s’épanouit en ce moment délicatement, et c’est un très grand champagne qui interpelle par les expositions permanentes de raffinements élaborés.

La tentation d’étalonner le 1998 de la veille avec le 1996 que j’ai largement encensé était à saisir. La première gorgée du 1996 me déplait. Le 1998 était chantant. Voici que ce 1996 se présente sous un jour sérieux. Mais ce n’est que la première gorgée. Il faut laisser ce champagne s’élargir dans le verre. Cela va venir.

Pendant ce temps je consulte la carte des vins. On m’annonce que Matthias Dandine, sachant notre venue, a prévu de nous faire à sa façon un homard, mais ma femme annonce qu’elle n’aime pas le homard. Le plan prévu s’effondre. Il va renaître d’une façon éblouissante. La raison de ce dîner étant l’anniversaire de mon épouse qui ne boit pas de vin, sauf Yquem, l’idée me vient de prendre le plus léger Yquem de la carte et d’essayer de trouver une recette qui s’apparente à celle du homard. Quand on nous propose des cigales, nous sautons de joie, car c’est la chair la plus savoureuse de tous les crustacés.

Les vins étant choisis, le repas élaboré, un festival gastronomique va se dérouler, dont l’émotion, la perfection ont touché tous les participants : notre table bien sûr, mais aussi Sébastien, efficace sommelier ému de voir que les accords sont sublimes et appréciés, Matthias Dandine, fier de les avoir réalisés.

Le marbré de foie gras aux cèpes, avec ses petits artichauts crus et truffes d’été va révéler la variété du Dom Pérignon. J’ai particulièrement aimé le goût intense et onctueux du foie gras qui réveille le tempérament guerrier du champagne. Les enfants préféraient l’accord avec l’artichaut, appelant la sagesse éclairée du Dom Pérignon. Chaque bouchée, chaque gorgée accroissent le plaisir, la structuration du champagne allant crescendo. Premier accord simple mais magique dans sa réalisation. On se sent décidément bien face à l’île du Levant et une mer qu’une lune presque pleine argente de feux follets charmants.

Le premier nez du Bâtard-Montrachet Domaine Leflaive 2002 m’assassine. C’est une perfection absolue. Et la bouche est du même calibre. Ce vin est glorieux. Il est difficile d’imaginer, à cet instant, qu’un vin, blanc ou rouge, puisse donner autant de plaisir et de complexité que ce vin là. L’entrée qui arrive se compose de deux parties, et nous allons nous amuser à observer le comportement du Bâtard face à ces saveurs distinctes. Sur le carpaccio de veau de lait qui est en fait un faux carpaccio car la chair a été légèrement cuite, le Bâtard est brillant, joyeux, mais à tout instant, il décoche tous azimuts des flèches aromatiques. Et, pour mon palais, c’est sur la chair de la langoustine qu’il est transcendantal. La palette des suggestions est tellement grande, et l’effet multiplicateur de la chair blanche est tellement fort qu’on nage dans un moment gastronomique de pur contentement.

Sébastien mesurant notre enthousiasme s’interroge : deux accords parfaits. Le troisième le sera-t-il ? Comme nous sommes à la veille de la finale de la Coupe du Monde à Berlin, en pleine Zizoumania, je lui dis : « et un, et deux, et trois », le troisième accord sera un succès.

C’était peu dire. Car la cigale sur Yquem 1987, c’est un délire gustatif à enflammer les stades. Le risotto de lait de coco imprimé d’une once d’ananas (j’aurais aimé l’ananas plus suggéré qu’imposé), la cigale baignant dans un bouillon de coriandre au gingembre acide, persil, cerfeuil et autres subtilités sur base de vieux vins cuits vont tirer de l’Yquem 1987 un chant d’amour d’une pureté cristalline.

On place Yquem à chaque instant à la limite de son registre. On lui dit à chaque instant : « tu peux le faire », comme Philippe Lucas quand il motive Laure Manaudou, notre belle championne. Et Yquem peut le faire. Il explore l’ananas avec facilité, il se joue du cerfeuil car la chair de la cigale l’extrémise. On est dans des contorsions gustatives du plus bel effet. C’est immense, grandiose. On ne se pose même pas la question de savoir si Yquem 1987 est un Yquem léger ou non, car il joue sur un registre totalement éloigné de sa saveur intrinsèque. Et l’accord de ce plat avec le vin est du génie. Yquem a trouvé ici un moyen de s’exprimer au paroxysme de son talent. Comme s’il fallait que ce plaisir n’ait pas de fin, une deuxième assiette de cigale, cuite cette fois à l’étouffée donne au Yquem et à la chair délicate une énième dimension.

On croque les mignardises dans l’atmosphère d’un après-match que l’on aurait gagné. On voudrait chanter à la terre entière combien ce que nous venons de vivre est grand. Rares sont les repas où les nombreuses émotions créées par les accords ont été aussi exactes. Nous savions que nous vivions de la gastronomie dans son état le plus subtil. Un absolu bonheur.

Le Monde 2 du 24 juin samedi, 24 juin 2006

Dans le supplément du Monde du 24 juin, un suplément vin (poupée russe !).

A l’avant dernière page, un article de Nicolas de Rabaudy, avec un titre délicieux :

L’homme qui parlait à l’épaule des bouteilles

"Ah, la funeste manipulation! En extrayant avec une prudence de Sioux des nobles crus le bouchon flétri d’une bouteille de chateau Margaux 1900,un chef d’oeuvre de l’appellation,François Audouze, collectionneur de vins ancien, 5000 références dans sa cave,la laisse tomber et le vin si precieux , agé de 102 ans,se repand sur le sol, et voilà notre oenophile effondre, à quatre patte sur le carrelage, lapant le Margaux comme le chien de Lalou Bize-Leroy,la langue active, dans le cellier de la Romanée Conti ( l’histoire est authentique): le flacon brisé de Margaux 1900 figure en couverture des "carnets d’un collectionneur de vins anciens" (Michalon éditeur, 2004 ).
C’est l’une des aventures tragi-comiques vécues par François Audouze, polytechnicien à 20 ans, devenu un industriel de l’acier, aujourd’hui à la retraite occupée par l’approche, la connaissance, la sauvegarde des vins anciens, ces bouteilles perdues dans nos caves, agonisantes, coulantes, aux etiquette abimées, quelquefois sublimes en bouche, que le collectionneur-dégustateur entend faire vivre dans le verre pour le plaisisr des papilles, simplement.
Car, parmi ces vins porteurs d’un age respectable, souvent plus vieux que ceux qui les boivent, dont la plupart finissent dans l’évier, il y a des joyaux, des incunables de la viticulture française, porteurs de surprises, d’émotions, d’émerveillement . Audouze, probablement le citoyen français qui savoure le plus de flacons de jadis, cite ses plus fascinantes trouvailles : Riesling 1945, Montrachet 1864, Meursault 1846, Yquem 1900, Haut Brion 1926 (dégusté au moins 20 fois, un véritable miracle pour le premier cru de Graves).
Afin de faire sortir des caves ces vins aux niveaux bas, de couleurs souvent étranges, Audouze vient de créer l’Académie des Vins Anciens dont les 4 sessions annuelles à l’Hôtel de Crillon réunissent, telle une société secrète, une cinquantaine d’amoureux des rouges ou blancs d’autrefois, des dégustateurs au fin palais, wine enthousiastes de la viticulture du passé. Chacun apporte son flacon, offert aux académiciens, le don est une valeur sacrée de l’oenophilie.
Ainsi,lors de la dernière réunion, en janvier 2006, les flacons les plus appréciés furent : le Riesling Hugel 1915, le chateau Latour 1955, le Grand Echézeaux du Domaine de la Romanée Conti 1942, le chateau Suduiraut 1945, le domaine de Chevalier rouge 1924, le chateau Gilette sec 1958, le chateau Fiçgeac 1925, le chateau d’Yquem 1937, le Bouzy de Delamotte 1933 et le chateau La Mission Haut-brion 1955, entre autres nectars de rêve.
La dégustation ne s’est pas déroulée à l’aveugle et l’on n’a servi que du pain, des fromages et de l’eau. Pour le repas de gala, voir les diners de François Audouze : 10 convives seulement, rassemblés dans un grand restaurant.
Assis à côté de Jean Hugel, le patriarche de la légendaire maidon alsacienne de Riquewihr, Aubert de Villaine co propriétaire du domaine de la Romanée-Conti, découvre, bouleversé, le Grand Echézeaux 1942, élaboré pendant la guerre par des femmes, les hommes sont au front." Je suis stupéfait de la bonne tenue de ce vin, élévé dans des conditions quasi héroïques, sans moyens, sans barriques de qualité , confie le Bourguignon de sa voix douce, évoquant la pureté, la plénitude, l’élégance du beau pinot noir qui a traversé le temps. Les grands terroirs parlent toujours: ils dépassent les hommes."
Réflexion similaire pour le Tokay pinot gris 1865 dont Jean Hugel dit qu’il a vécu 3 guerres indemne. Ces 2 viticulteurs qui font honneur à la Francede la civilisation de vin sont des militants de l’Académie, ou l’on offre une nouvelle chance à ces bouteilles tombées dans l’oubli qui racontent l’histoire de nos vignobles."Les vins anciens, si on sait les ouvrir avec d’infinies précautions, sont toujours plus jeunes qu’on l’imagine, souligne François Audouze qui met 2 heures pour extraire un bouchon récalcitrant. Le vin a besoin d’oxygène pour s’éveiller au monde." Et se livrer aux hommes.

Nicolas de Rabaudy

Le Montrachet samedi, 3 juin 2006

sur un forum, un sujet concerne le Montrachet. Je suis allé voir dans mes statistiques ce que j’ai bu depuis 6 ans. Voici ce que j’ai écrit sur le forum : la passion du vin

Voyant le sujet, j’ai voulu chercher quels sont les Montrachet que j’ai bus.
Si je les cite, on le sait maintenant, ce n’est pas pour la ramener, mais pour voir de quoi je peux être un témoin.
Voici la liste (sur les 6 dernières années seulement) :

****Montrachet Bouchard Père & Fils – 1864
****Montrachet Bouchard Père & Fils – 1865
Montrachet ? – 1906
***Montrachet Bouchard – 1923
Montrachet Chauvenet – 1928
Montrachet Maxim’s – 1929
Montrachet Albert Bichot – 1935
Montrachet Beuvrand de Poligny – 1935
Montrachet Roland Thévenin – 1945
Montrachet Roland Thévenin – 1945
Montrachet Roland Thévenin – 1947
Montrachet Diard – 1949
Montrachet Vincent Girard – 1949
**Montrachet Bouchard Père & Fils – 1953
Montrachet Comte de Moucheron Nicolas – 1955
**Montrachet Bouchard Père & Fils – 1961
**Montrachet Bouchard Père & Fils – 1961
**Montrachet Domaine de la Romanée Conti – 1967
****Montrachet Domaine de la Romanée Conti – 1970
Montrachet Moillard – 1974
Montrachet du Domaine de la Romanée Conti – 1976
Montrachet Baron Thénard Remoissenet – 1978
Montrachet du Domaine de la Romanée Conti – 1979
Montrachet Louis Latour – 1981
Montrachet Bouchard Père & Fils 1983
Montrachet Domaine René Fleurot – 1985
Montrachet Jacques Prieur 1986
Montrachet Grand cru Guichart Potheret en magnum – 1988
Montrachet Grand cru Guichart Potheret en magnum – 1988
Montrachet Guichard Potheret en magnum – 1988
Montrachet Bouchard Père & Fils 1990
***Montrachet Comtes Lafon 1990
Montrachet Guy Amiot 1992
Montrachet Robert Gibourg – 1992
Montrachet Marquis de Laguiche Joseph Drouhin – 1993
Montrachet Louis Jadot – 1995
Montrachet Louis Jadot – 1995
Montrachet Comtes Lafon – 1997
Montrachet Marquis de Laguiche – 1997
Montrachet Bouchard Père & Fils – 1999
Montrachet du Domaine de la Romanée Conti – 1999
Montrachet du Domaine de la Romanée Conti – 1999
Montrachet Bouchard Père & Fils – 2002
Montrachet Bouchard Père & fils – 2003
Montrachet Bouchard Père & Fils – 2004
Montrachet Bouchard Père & Fils 2004
Montrachet Domaine Jacques Prieur – 2004

Les points forts sont précédés d’étoiles.
Avant de goûter les deux plus vieux, qui sont irréellement bons (et je ne voulais pas y croire avant de les avoir bus tant leur âge est incroyable), mon meilleur Montrachet était celui de DRC de 1970.
Les deux : 1864 et 1865 sont de loin les plus grands.
Mais le Comtes Lafon 1990, en vin actuel, est un vin absolument immense.
J’ai bien aimé le Marquis de Laguiche 1997 en vin récent.

Le Montrachet, celui qui n’a que ce nom là, est un monde de saveurs rares.
L’ennui, c’est évidemment le prix, car la demande est forte.
Mais il faut au moins une fois se rendre compte de la perfection de ces vins.
Et ceux du 19ème siècle, quand on dit que c’est fabuleux, personne ne peut le croire, tant c’est invraisemblable.

To buy a cellar is not a job for me ! samedi, 3 juin 2006

To buy a cellar is a job for professionals. Not for amateurs.

I have had some nice tries, with magnificent bottles that I found. But this time, I am not so proud.

Having seen me on TV, a man found my number and phoned me with a very “low profile” presentation : “I have some bottles, my children are not interested. Are you ?”

Me : “what is in your cellar ?”

He : “I have a few Beaucastel 1982, some la Gardine of old years. My cellar consists mainly in Chateauneuf du Pape and Rhone wines”.

I made the mistake to propose a price. I should never have given a price without seeing the wines.

I had in mind to get these bottles for my cellar in the South : some easy bottles for barbecue.

I went there, near Orange, and I met the man, retired after having an auto repair location.

185 bottles were waiting for me. Only two Beaucastel 1982, and one of the two has a low fill.

Many small wines, many cheap Rhone wines, and, now and then a nice wine. All being of the 60ies, 70ies and a few from the 80ies.

I was ready to say : I quit. I said : your wines are not worth the price I said.

The man proposed to reduce the price. I made the mistake to say yes.

My car full of wines, I phoned Jean-Pierre Perrin, owner of Beaucastel, wanting to visit him as I was very near his place. But he was in Spain for a week with friends that I know very well. So as I have a cousin living in the vicinity, I announced my visit.

My cousin had prepared a Bourgogne, Hautes Cotes de Nuits A-F Gros 2002.

I had in hand one of the bottles that I had bought, a Chateauneuf du Pape La Gardiniole 1965 (name completely unknown to me).

My cousin smiled and said : open your ruined wine, you will see how you wasted your money.

He was mocking me.

The wine of  Anne-Françoise Gros is simple, but agreeable and nicely drinkable. My cousin is surprised that my tired wine shows signs of life. The more the lunch lasts, the more my CdP shows improvement. My cousin says : it is not bad, your small Chateauneuf.

I leave the bottle on the table and ask my cousin : tell me how the wine will be for the dinner.

He wrote me an email, saying : your wine was very nice by the dinner.

So, I will not do such a bargain again, as it is too much hazard.

But, if the wines are drinkable as this one, I have probably not made too big a mistake.