Archives de catégorie : billets et commentaires

Avez-vous 500.000 dollars ? vendredi, 5 mai 2006

A Beverley Hills, tout respire l’argent. Jeff Leve, l’organisateur du dîner, me fait entrer au magasin "The Wine Merchant", où se déroule avec Alfred Tesseron une déhustation de Pontet Canet.

 Mon oeil est attiré par une bouteille impressionnante : Mouton 1929 en double magnum.

Elle est proposée à 500.000 dollars, ce qui met le prix de la bouteille à environ 100 fois le prix que j’ai payé Mouton 1929 en bouteille. Mais quand on aime, on ne compte pas.

Ce qui n’empêche pas d’exposer la bouteille à la lumière et au chaud !

 

la misère est moins triste au soleil jeudi, 4 mai 2006

Venice, plage fabuleuse de la côte californienne. Tous les asociaux s’y montrent. Le personnage central de cette photo, c’est l’oignon. Apparemment, l’homme s’est affalé (on voit la bouteille vide) avant même d’avoir pu trancher l’oignon dans sa poêle.

Le rapport avec le vin ?

Lointain…

The Audouze method becomes a standard ! jeudi, 27 avril 2006

In an article on New York Times, April 25th, in the section Dining and wine, there is an article signed by Eric Asimov whose title is : « The pour ».

And he says in the middle of his article :  »

The 2001 Pontet-Canet surprised me the most. I was looking forward to this wine, which I had not tasted since last spring, when it finished at the top in a Wine Panel tasting of 2001’s from the Medoc.

It was not nearly as good as I had remembered it. The aroma was young and primary, with little complexity, and it seemed hollow in the middle. It sat in my glass until Dr. S pointed out how brilliantly this wine went with the watercress salad, and he was right. Maybe it was the acidity of the wine that matched the dressing, but it also went well with the potato gateau. Maybe it just needed more air, even though we had opened the bottles hours before, pouring a little out of each bottle in an alternative to decanting sometimes called the Audouze method.  »

Needless to say that I am proud ! (the method is explained in this blog).

ma cave est filmée jeudi, 20 avril 2006

Ma cave a été filmée par une équipe de Télé Monte-Carlo. Apparemment le sujet passera en juillet 2006, et sera repris sur la chaîne Odyssea. Le cameraman est un amoureux des vins anciens car ses parents avaient un magasin de vente de vins. Il a abondamment salivé. j’ai ouvert en fin de séance un Aloxe Corton Joseph Drouhin 1961.

Le rapport avec le vin : plaisir ou domination ? vendredi, 14 avril 2006

La dégustation à l’aveugle, ou le besoin de noter, correspondent à un rapport d’autorité avec le vin. Avez-vous remarqué les gens qui ont un chien? Il y a ceux qui entretiennent avec leur chien un rapport confiant. Le chien est vraiment l’animal de compagnie. Et il y a ceux qui ne voient en leur chien qu’un objet de domination. « Ici », « couché », « non », « tranquille », « rapporte », … Ces comportements d’autorité compensent certainement un mal être.

Peut-on pousser l’analogie avec le vin ? Pourquoi ce besoin de noter, de juger, de proclamer qu’un petit vin à deux sous vaut plus gustativement qu’un grand cru encensé ? Est-ce pour compenser un mal-être par rapport au coût des vins ? Est-ce pour justifier que n’ayant pas les moyens d’acheter les plus grands vins, il faut une désacralisation des idoles ? C’est peut-être aller trop loin, mais ce besoin de juger, de montrer qu’on domine le vin au point de le noter, de le classer, d’en faire un bon ou mauvais élève procède d’un manque de sérénité.

On ne mange jamais trois gigots en même temps pour dire quel est le meilleur. Pourquoi ne pas profiter d’un vin pour lui-même ? Sans ce besoin de domination qui donne à l’amateur le sentiment qu’il est le juge suprême. On gagnerait beaucoup à bien séparer la fonction achat, dans laquelle il est logique et judicieux de comparer de la fonction plaisir, où le fait de boire un vin doit être une rencontre entre le message d’une terre, d’une appellation, d’un vigneron, d’un vinificateur et d’un dégustateur.

Je rêverais de commentaires où celui qui a bu dit : « c’est bon ».

Un article dans le Financial Times dimanche, 2 avril 2006

Dans le numéro du 2 avril, il y a un supplément mensuel du genre "art de vivre.

Un article parle des dîners avec des vins anciens. Le texte me concernant est le suivant :

"Yet another variation on the wine dinner theme can be found in France where the delightful French collector and bon vivant François Audouze continues to organise his extravagantly hedonistic – yet immaculately discreet wine dinners for like-minded epicureans. Formerly the CEO of steel company Arus, Audouze was looking for a way of sharing his passion for wine and food and hit upon a remarkably simple concept. Every month, Audouze’s website invites nine paying guests to an undisclosed two- or three-Michelin starred restaurant in Paris where he and they will enjoy 10 rare and exquisite wines from his magnificent personal cellar. (His pre-1945 collection alone accounts for over 10,000 bottles. “Younger” vintages are even more plentiful.)

Audouze not only hosts his hedonistic dinners (which usually cost just under € 1,000 / about £580 per person), he also selects the wines (and to an extent the food) so that not two events are the same. The result is a truly eclectic mix of wines and venerable old vintages. For instance, the dinner in January included an 1893 chateau Guiraud, a Nuits Saint Georges from 1915, a 1938 Mouton Rothschild and a 1954 Cos d’Estournel. All of which made Domaine de la Romanée Conti 1976 Grands Echezeaux and the ’82 Salon look positively infantile in comparison.

Audouze started his dinners about five years ago and now offers tailored events for companies too. As a result, his dinners attract aficionados from all over the world. Mostly, though, the people who attend tend to be men. “but at our next dinner we have four women, which I like. If it is all male, it can turn into a combat de coqs which I would rather avoid”, he adds.

Unlike most wine dinners, Audouze never does themes that focus on a single vintage or chateau. “Partly, this is because it then becomes an intellectual exercise about which wine is best”, he says. “Instead, I want people to enjoy and understand the wines rather than judge them. So my rules are simple. If you know something about wine – forget what you know. And if you think you know nothing about wine – forget that too”. Certainly, his dinners have occasionally been known to upset the form guide. “Once, we ranked a 1947 Moulin à Vent Beaujolais above a 1934 Latour”, says Audouze. ‘I love it when that happens, because it shows just how surprising and exciting wine can be”.

Ce n’est pas mal du tout.

La revue : Financial Times du 1 et 2 avril, supplément mensuel "How to spend it" avril 2006, page 66/67.