Archives de catégorie : billets et commentaires

un achat, chat en poche, se révèle un bel achat vendredi, 31 mars 2006

Achat, chat en poche !

Je reçois environ 10 / 15 offres par semaine de vins à vendre.

Généralement, je réponds : « la valeur gustative de vos vins étant supérieure à la valeur financière, je vous conseille de les boire ».

Un jour, quelqu’un me propose des Frédéric Lung, Royal Kébir, vin d’Algérie.

Là, stop, on cause.

Le vendeur me dit qu’il a une caisse en bois de Lung, et que ce doit être des années 50, et qu’il doit y avoir 4 rouges, 4 blancs et 4 rosés.

Je formule un prix en disant : sous réserve de les voir.

Nous avons rendez-vous à Hyères, sur le port, et je découvre cette caisse. Monsieur est venu avec madame, et ce couple de retraités est évidemment inquiet de savoir si la transaction se fera.

Je demande si on peut ouvrir et le monsieur me dit : « vous n’y pensez pas. D’ailleurs, pour un collectionneur, c’est la caisse entière d’origine qui a de la valeur ». Quand je lui dis : « mais c’est pour les boire », le monsieur se dit que je dois être un fada.

Nous récapitulons ce qu’il me vend, chat en poche donc : quatre bouteilles de chacune des couleurs, années 50.

Je reviens juste d’avoir ouvert la caisse :

          quatre rosés sans année, bruns comme des figues sèches, d’excellent niveau

          huit rouges 1945 dont une seule est haute épaule, les autres dans le goulot.

Bingo !

J’ai déjà bu Frédéric Lung 1945. C’est un vin de légende.

Dans le club dont je faisais partie, où les dégustations se faisaient à l’aveugle, les Lung damaient le pion aux bourgognes des années trente et quarante.

Bonne pioche.

Je suis ravi.

Le monsieur doit l’être aussi, car il doit considérer comme fada une personne qui paie aussi cher une caisse de vins sans doute définitivement morts.

Je suis estomaqué des niveaux de ces vins.

La phrase absconse du bulletin 172 lundi, 27 mars 2006

Lors de l’envoi du bulletin 173 par email, j’ai créé un petit concours pour inciter les lecteurs à lire mes bulletins et à consulter le blog. Voici la formulation :

« Il y avait dans le bulletin 172 une phrase volontairement absconse. Les quatre premiers qui en donneront la clef, avec l’explication exacte, partageront avec moi une Yquem. Pour le plaisir. La solution sera donnée dans une semaine sur le blog. On l’aura compris, c’est pour animer la lecture de ce bulletin et créer le réflexe de consulter le blog. »

Il fallait trouver la phrase. La voici : « Le président de l’automobile club de France déclare ouvert le dîner annuel de l’Union des Grands Crus. Il rappelle, mais avec des mots plus choisis, que Noé fut le premier à faire rougir l’alcootest, et avec un langage fleuri, il nous compte l’histoire de la vigne. Quand au bout de cinq minutes on en est encore à Horus et Osiris, on se dit que la soirée sera longue, mais son discours fait « pschent », ce qui est assez abracadabrantesque, et c’est au tour du président de l’Union des Grands Crus de s’exprimer. »

La clef de l’énigme est la suivante : les interviews de Jacques Chirac le 14 juillet.

Une année il dit que telle ou telle affaire ferait « pschitt ». Une autre année il trouva une question « abracadabrantesque », exhumant un mot de Rimbaud. Le discours de président s’annonçait fort long si l’Egypte prenait tant de temps. Or son discours s’arrête. Il fait pschitt. Comme on parlait de l’Egypte, il fait pschent, puisque pschent est la coiffe des pharaons. Ce brusque arrêt du discours est curieux. Il est donc abracadabrantesque. La logique élyséenne était dans cette phrase.

Les vainqueurs sont trois.

Nous boirons ensemble un vieil Yquem. Je le raconterai.

premier jugement de Robert Parker sur 2005 mardi, 21 mars 2006

Ce mot est émis sur son forum, en date du 18 mars, soit quinze jours avant la présentation officielle des 2005 à la presse à Bordeaux.

Il est intéressant de noter que son message parle d’un vin d’Afrique du Sud, dans lequel est glissé subrepticement celui ci. Le titre : "Fabulous South African wine-ANWILKA"

"Funny to me commenting on this wine after tasting 225+ rather astonishing 2005 Bordeaux this week,but this is the finest red wine I have ever had from South Africa….a partnership of Bruno Prats,Hubert de Bouard,and the Klein Constantia folks.This debut release, the 2005,a blend of 37% syrah and the balance cabernet sauvignon,is world class stuff….as one might expect from the people behind it….the first release…there are 42,000 bottles from their vineyards in Stellenbosch,and it is priced to sell for about $40-45 in the USA…release is imminent….exceptional wine….
Of course, I will be here in Bordeaux for another week,but 2005 is very exciting…and particularly at the lower levels….where a plethora of exceptional wines have been produced…and it is these wines which are never given a thought by the speculators so I think there will be many splendid 2005 Bordeaux available for very reasonable prices….unlike the famous names….you can be sure they will be priced in the stratosphere…the vintage is that exciting,and demand is already at a frightful fever pitch 4-6 weeks before prices are announced…..actually….to put it another way….the vintage looks to be historic in terms of what has emerged….." (Robert Parker)

The greatest Yquem of the 20th century lundi, 20 mars 2006

I was asked on the Mark Squires forum which years are the best for the 20th century. Here is my answer :

Here are the Yquem that I have drunk for the last six years, since I take notes on what I drink.

1861 – 1876 – 1893 – 1893 – 1900 – 1906 – 1908 – 1908 – 1917 – 1921 – 1921 – 1921 – 1928 – 1928 – 1929 – 1931 – 1932 – 1933 – 1934 – 1936 – 1937 – 1937 – 1937 – 1937 – 1940 – 1941 – 1942 – 1942 – 1945 – 1947 – 1948 – 1949 – 1949 – 1950 – 1955 – 1955 – 1959 – 1959 – 1959 – 1960 – 1961 – 1962 – 1966 – 1967 – 1967 – 1967 – 1967 – 1967 – 1973 – 1975 – 1976 – 1978 – 1979 – 1980 – 1981 – 1982 – 1982 – 1983 – 1983 – 1983 – 1984 – 1986 – 1986 – 1987 – 1987 – 1988 – 1988 – 1988 – 1988 – 1988 – 1988 – 1989 – 1989 – 1989 – 1990 – 1990 – 1990 – 1990 – 1991 – 1991 – 1991 – 1994 – 1995 – 1995 – 1995 – 1996 – 1996 – 1996 – 1997 – 1998 – 1998 – 1998 – 1999 – 1999 – 2001 – 2001

What is difficult is that I never compare Yquems, as I never open two together, or if I do so, there is a young and an old.
And I must say too that when I drink Yquem, I enjoy it so much that every Yquem is my best Yquem.

As I like old Yquem, my answer will be :
1 – 1900
2 – 1928
3 – 1947
4 – 1959
5 – 1955

But I must say that I am not sure of my answer, as some 1929, a 1908 and a 1917 have pleased me enormously.

On Thursday, I will open a Yquem 1936 of a very high fill and of a magnificent colour (original fill). Normally it should be a great one as I prefer the taste of Yquems with orange colours to caramail colours.

Les prix des vins s’envolent dimanche, 19 mars 2006

voici un article du Monde :

LE MONDE | 18.03.06 | 13h20 • Mis à jour le 18.03.06 | 14h50

Après plusieurs années marquées par la morosité, le marché des enchères de vins s’est repris en 2005 avec quelques belles ventes au cours du second semestre sur des premiers crus classés de bordeaux ou des grands bourgognes. Selon le courtier en ventes aux enchères et en ventes en ligne de vins Idealwine, le retour des investisseurs étrangers, qu’ils soient américains, russes ou asiatiques, sur le marché français et le regain d’intérêt pour des crus plus mûrs ont permis au marché de se reprendre. "Les nouveaux acheteurs sont très exigeants et se constituent de très belles caves, déclare Pascal Kuzniewski, expert en vins. Cela correspond à la fois à un art de vivre et à un outil de diversification du patrimoine. Ce type d’investissement est directement lié aux marchés financiers."

Après une campagne primeurs 2004 sans grand relief et une offre pléthorique, les amateurs de vins ont préféré limiter leurs achats sur ce segment pour réallouer des fonds vers des crus plus mûrs. Ils ont également profité d’offres massives de déstockage proposées sur des vins récents, y compris sur certains grands bordeaux 2000 en début d’année. Une bonne affaire, car les prix sont repartis à la hausse : un Latour 2000, adjugé 318 euros en avril 2005 à Toulouse, était coté 382 euros en fin d’année. Sur les huit derniers millésimes commercialisés en primeurs, le bordeaux de 2000 est actuellement le seul à avoir enregistré une plus-value annuelle de plus de 5 %. Le Château Léoville Las Cases figure parmi les vins les plus recherchés.

Les millésimes des années 1980 et 1990 se sont échangés à des niveaux élevés. "L’année 1982 reste la valeur de placement par excellence", souligne Pascal Kuzniewski. Un Latour 1982 a atteint ainsi 708 euros à Paris en novembre 2005, soit 64 % de plus que sa cote habituelle au moment de la vente. "Les caisses complètes de bordeaux 1982 devenant rarissimes, on devrait voir les prix continuer à grimper en 2006", ajoute-t-il. Le fait est : jeudi 16 mars, un Petrus 1982 coté 1 580 euros a atteint 3 749 euros et un Cheval-Blanc 1982, estimé 520 euros, s’est vendu 1 310 euros, lors d’une vente organisée à Paris chez Tajan.

Les vieux millésimes séduisent de plus en plus d’amateurs et de professionnels. Après les bourgognes et les liquoreux de Sauternes, le phénomène atteint maintenant les bordeaux anciens. Un Lafite- Rothschild 1898 s’est ainsi vendu 847 euros en juin 2005 et un Haut-Brion 1926 a été adjugé 1 592 euros quatre mois plus tard.

Difficile de parler de bordeaux sans citer Petrus, dont le cru reste mondialement recherché quel que soit son millésime. "Un Petrus 1975, coté habituellement 760 euros, a atteint 1 028 euros en octobre 2005 à Paris", rappelle Angélique de Lencquesaing, associée fondateur d’Idealwine. En 2006, il faudra suivre de près les cours de Haut-Brion après les fortes hausses enregistrées l’an dernier et un millésime 2005 annoncé comme particulièrement réussi."

LES GRANDS FORMATS TRÈS RECHERCHÉS

Toujours en bordeaux, on retiendra la vente chez Tajan à Paris, en octobre 2005, d’une caisse "Carré d’as" 2000 (Petrus, Margaux, Latour et Haut-Brion). Les grands formats restent très prisés. De la bouteille à l’impériale en passant par les doubles magnums et les jéroboams, les tarifs se sont envolés fin 2005 : un jéroboam de Château Mouton-Rothschild 1982 s’est vendu 6 133 euros à Montauban (Tarn-et-Garonne) en décembre 2005 et un Château Margaux 1990 en impériale 7 198 euros. A long terme, la plus-value enregistrée sur un magnum creuse l’écart avec le prix de deux bouteilles.

Les grands bourgognes, et en particulier le domaine de la Romanée-Conti, ont terminé l’année sur quelques ventes spectaculaires. Ainsi, un flacon de Romanée-Conti de 1945 a obtenu 15 214 euros à Louviers (Eure) fin 2005. "Les résultats, nombreux, ont permis d’établir une cotation en Europe et aux Etats-Unis, et en font une valeur de placement facile à suivre. Donc un cru éligible à l’investissement", précise Mme de Lencquesaing. Parmi les autres domaines très spéculatifs figurent Dugat-Py, notamment avec le Chambertin 2003 (1 229 euros à Cannes en décembre 2005), ainsi que les domaines de Vogüé, Leroy et Jayer. En bourgognes blancs, la tendance est toujours à la hausse autour des domaines de la Romanée-Conti, de Coche-Dury, des Comtes Lafon…

Reste le champagne, qui enregistre à nouveau une année record avec les millésimes de collection. Un Cristal Roederer 1990 en mathusalem a été adjugé 13 327 euros à Toulouse, en décembre 2005. C’était une cuvée spéciale "2 000 flacons pour l’an 2000".

Martine Picouët

Article paru dans l’édition du 19.03.06

Will modern wines age as old wines ? samedi, 18 mars 2006

Here is what I have written in a discussion on the forum of Robert Parker on this subject. It concerned Montrose 1970  and went to this question. Mark Squires who manages the forum is violently against old wines.
The question that is put in this discussion is like the sex of the angels, there will never be any answer.

I do not know if old wines are good, but the joy that I have by freeing a wine of 1861, and checking how immense it is, is one of the greatest moments of my life

I have attended the tasting of the 38 years of Montrose with 9 wines of the 19th century. And for me, the optimum of taste is reached for the decade 20ies.
The 21, 26, 28, 29 represent a form of Montrose which is the greatest to my palate.
Of course the 1959 represents a magnificent wine. But my pleasure is at its top with the decade 20ies.

If Mark Squires does not like old wines, this can be understood. He drinks so many wines that he has formed his palate, and his palate excludes old wines. This is a point.

But as some wine lovers find their pleasure with old wines, it would be rude to say that they are nuts or that they understand nothing.

I have the chance to love old and young wine.
And when I say that I love La Tache 1990, it is my emotion
And when I say that I love a Chambertin Coron 1899, it is my emotion equally.

I have adored the Latour 1990 shared with the Belgian friends in Antwerpen, but I have adored the Latour 1870 that I have drunk too.

Wine has not been made with the same techniques. So we drink a wine of 1899 made with the techniques of 1899 and we drink a wine of 2002 made with the techniques of 2002.
I let experts say what is better.
I have drunk with Alain Vauthier Ausone 2002 and Ausone 1949 at the same dinner. The 02 is a bomb of fragrances. Impressive. But for me, this has nothing to do with the historical image of Ausone. It is a great wine, but different. And Alain told me that he thinks that it will age wonderfully.
This taste is enjoyed by many people. I say OK.
But for me, I do not see the connection with the historical line of Ausone.
But then I do not blame anyone.

If you take books of the 18th century, there are no photographs in them. The books were made differently, but have their charm.

I do not want to give any theory. I just want to drink wines which exist and try to explain to wine lovers how to approach them. This is my motivation.
And I thought of my action :
– do I make wines live longer ?
– do I shorten their lives ?

And it is clear that the answer is the second one. Old wines exist. When I drink them, when I share them, I make their life shorter as wines have been made to be drunk.
So, by sharing old wines, I make their life shorter.
And I do not suggest that someone keeps a wine for more than 50 years. There is today no sense for that.
But as old wines exist for various reasons, I am happy to give them the best possible destination : my palate and the palate of my friends or guests.

The question of ageing of actual wines has not a great interest as they will be consumed early.
The question for me is : what do we do with the existing bottles that change of owner every ten years and are never drunk ?
I try to explain how to open them, how to approach them to make no mistake of an inappropriate judgement.

As I love both young and old wines, I can say, and hopefully be understood :
the greatest emotions of my life come from great old wines, with pleasures that can never be found with young wines. The Montrachet Bouchard 1864 is my greatest ever dry white, and I was not under hypnosis when I had this sensation. The Richebourg DRC 1929 is my best ever red, and I was not under hypnosis when I had this sensation.
And I fall in love with La Mouline Guigal 1990, as I find an immense charm in it too.

And what is sure is that there is no competition between old and young wines.
The wines were made differently. Let us drink them with the same pleasure :
– one for old wines
– one for young wines
And I let the wine makers believe in what they do.
If they think that they have invented the truth, it is their belief.
I will see what is in my glass.
And generally in my glass, I find a true pleasure.

Article dans le journal « La Vigne » vendredi, 17 mars 2006

Cette revue du monde viticole est mensuelle. Pour le numéro de Mars, en page 81, sous un "chapeau" : magazine et "prestige", un article intitulé : "des dîners d’exception", avec un sous-titre "vins anciens et lets ‘étoilés’ font la soirée".

L’article est agréable à lire et très positif. Il est signé Florence Bal.

L’envie de convaincre vendredi, 17 mars 2006


Comment faire passer mes arguments ? Regardez les couleurs des vins dans les verres. Il y a certainement Yquem 1861 parmi eux.

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un petit mot sur le Guide Michelin dimanche, 26 février 2006

C’est le Sociando-Mallet de ce soir qui m’inspire l’envie de parler du guide. Le guide Michelin est une institution. Outil indispensable avec des cartes remarquables, une précision dans la description des moyens de rejoindre un établissement, ce guide est très complet. Il ne joue pas l’aventure. Or notre monde veut du sensationnel, du sang à la une. Si le guide ose changer un classement, on le lui reproche. Si le guide ose le conserver, on le lui reproche aussi. S’il est conservateur, il agace. S’il innove, il agace également. L’habitué des plus grandes tables se soucie peu de voir le guide faire des pirouettes. La date à laquelle Eric Fréchon et Yannick Alléno auront leur troisième étoile importe peu, car l’amateur les adore déjà. Et quand l’Astrance vient briller au firmament de la gastronomie, des journalistes avisés en ont déjà parlé. Le guide est un peu comme le classement des vins de Bordeaux de 1855. Il est solide mais n’intègre pas toutes les nouveautés. C’est cela qui crée le lien avec Sociando-Mallet. Cet aimable vin ne fait pas partie du Panthéon. Un gourou écouté, faiseur d’opinion, dit que le 1990 est éblouissant et lui donne une note maximale. Je n’ai pas réagi à cette nouvelle fièvre. J’ai bien fait. C’est comme cela que je considère le Michelin : s’il n’a pas l’information qu’il « faut absolument » avoir, ce n’est pas gênant. Il a les autres. Alors bien sûr, la rétrogradation de la Tour d’Argent au moment où Claude Terrail est malade est aussi fâcheuse que l’incident belge. Mais la fonction remplie par le guide est indispensable. L’avant-garde est traitée par d’autres, les brusques apparitions sont traitées par la presse. L’accoutumé des grandes tables est bien informé. La sécurité du Guide lui va bien.

La Tour d’Argent a la grippe culinaire samedi, 25 février 2006

François Simon a fait dans le Figaro un très intéressant article sur la Tour d’Argent. Il évoque bien sûr la deuxième perte d’une étoile par ce restaurant, ce qui n’est pas aimable au moment où la santé de Claude Terrail n’a pas besoin de ce crève-coeur. Après l’article très intéressant sur Taillevent, qui confirmait mes analyses, voici un deuxième bel hommage à l’un des temples de la restauration parisienne.

Longue vie à la Tour d’Argent qui fait partie du Panthéon culinaire de la France.

Il faut espérer que le fils de Claude Terrail saura redorer un blason qui ne demande qu’à briller. Cette salle unique mérite une cuisine de rêve. Et si le canard doit se gripper, qu’il cesse d’être comptabilisé. Ce lieu peut voler sous d’autres ailes. Un nouvel élan s’impose, vite.