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Académie des Vins Anciens (AVA) – 18ème séance du 18 septembre 2012 lundi, 17 septembre 2012

Académie des Vins Anciens (AVA) – 18ème séance du 18 septembre 2012

Règles et informations mises à jour au 18/09/2012. (à lire avec attention)

Date et heure : 18 septembre 2012 à 19h00

Lieu : Restaurant Macéo 15 r Petits Champs 75001 PARIS 01 42 97 53 85

Participation financière :

120 € par personne si l’inscrit apporte une bouteille de vin ancien (1) agréée par François Audouze

240 € par personne si l’inscrit vient sans bouteille

(1) si l’inscrit n’a pas de vin assez ancien, un « troc » est possible avec François Audouze, qui mettra au programme un vin ancien, contre une (ou plusieurs) bouteille de vin jeune qui présente un intérêt pour lui

Paiement :

Aucun chèque ne sera remis en banque avant le 17 septembre 2012. Il n’y a donc aucune raison de retarder l’envoi du chèque de paiement. On peut l’envoyer des maintenant.

Le chèque doit être remis si possible avant le 10 septembre à François Audouze. L’ordre du chèque est : « François Audouze AVA »

Chèque à envoyer à François Audouze 18 rue de Paris 93130 NOISY LE SEC

Livraison des vins :

Les vins doivent être proposés et agréés par François Audouze. Les bouteilles sont à déposer chez Henriot 5 rue la Boétie 75008 Paris – 2ème étage – 01.47.42.18.06. Notre contact sur place est Martine Finat : mfinat@champagne-henriot.com . Aucune bouteille ne devrait être livrée après le 10 septembre. Merci d’attendre le 4 septembre pour commencer à remettre votre bouteille chez Henriot.

Une variante est de m’envoyer par la poste la bouteille à l’adresse : François Audouze société ACIPAR 18 rue de Paris 93130 NOISY LE SEC

Compte tenu de l’urgence, il faut agir vite.

Au plaisir de vous accueillir pour une réunion aussi brillante que les précédentes, et marquée par la ponctualité, car c’est possible.

17ème séance de l’académie des vins anciens – vins d’apéritif samedi, 2 juin 2012

Chardonnay Spumante Casa Valdugar 130 Brésil sans année – Champagne Janisson Baradon Brut Sélection – Champagne Le Brun de Neuville Cuvée Chardonnay Brut – Champagne Pierre Gerbais cuvée de réserve – Champagne Besserat de Bellefon – Champagne Charles Heidsieck mis en cave en 1996 et le Champagne Léon Camuzet de Vertus

Chardonnay Spumante Casa Valdugar 130 Brésil sans année

Champagne Janisson Baradon Brut Sélection

Champagne Le Brun de Neuville Cuvée Chardonnay Brut

Champagne Pierre Gerbais cuvée de réserve

Champagne Besserat de Bellefon

Champagne Charles Heidsieck mis en cave en 1996

Champagne Léon Camuset de Vertus

17ème séance de l’académie des vins anciens – vins du groupe 1 samedi, 2 juin 2012

Groupe 1 : Champagne Pierre Péters Cuvée Les Chétillons magnum 2000 – Champagne Pierre Péters magnum 1985 – Ipsheimer Burg Hoheneck Bacchus trocken Franken 1990 – Château Doisy-Daëne sec 1986 – Château Pavie 1973 – Château La Couspaude Saint-Emilion 1955 – Château Pape Clément 1962 – Château Canon 1970 – Château Monbousquet Saint-Emilion 1949 – Fixin Les Clos Vincent et Denis Berthaut 1985 – Volnay 1er Cru Bouchard Père & Fils 1953 – Hermitage La Sizeranne cuvee 167 NM Chapoutier (1961,1962 ET 1963) – Domaine de la Trappe Algérie blanc 1955 – Château Chalon Bouvret Père & Fils 1971 – Château La Graville Sainte Croix du Mont 1953 – Chateau d’Arche Pugneau 1935 – Maury 1959

Champagne Pierre Péters Cuvée Les Chétillons magnum 2000

Champagne Pierre Péters magnum 1985

Ipsheimer Burg Hoheneck Bacchus trocken Franken 1990

Château Doisy-Daëne sec 1986

Château Pavie 1973

Château La Couspaude Saint-Emilion 1955

Château Pape Clément 1962

Château Canon 1970

Château Monbousquet Saint-Emilion 1949

Fixin Les Clos Vincent et Denis Berthaut 1985

Volnay 1er Cru Bouchard Père & Fils 1953

Hermitage La Sizeranne cuvee 167 NM Chapoutier (1961,1962 ET 1963)

Domaine de la Trappe Algérie blanc 1955

Château Chalon Bouvret Père & Fils 1971

Château La Graville Sainte Croix du Mont 1953

Chateau d’Arche Pugneau 1935

Maury 1959

17ème séance de l’académie des vins anciens – vins du groupe 2 samedi, 2 juin 2012

Groupe 2 : Champagne Pierre Péters Cuvée Les Chétillons magnum 2000 – Agneau Blanc Baron de Rothschild 1948 – Château Doisy-Daëne sec 1986 – Château Guiraud Pavillon sec 1964 et 1965 sur le bouchon – Vin de l’Etoile Coopérative Vinicole de l’Etoile 1955 – Château Latour 1973 – Château Lynch-Bages 1985 – Château de Sales Pomerol 1970 – Château La Mission Haut-Brion 1964 – Château Montrose 1950 – Nuits-Saint-Georges Rémy Gauthier sans année – Aloxe Corton Les Chaillots Louis Latour # 1955 – Château Salins Rions 1ères Côtes de Bordeaux 1941

Champagne Pierre Péters Cuvée Les Chétillons magnum 2000

Agneau Blanc Baron de Rothschild 1948

Château Doisy-Daëne sec 1986

Château Guiraud Pavillon sec 1964 et 1965 sur le bouchon. C’est amusant cette insistance à mettre « premier grand cru de sauternes, alors qu’il s’agit d’un vin sec non classé !

Vin de l’Etoile Coopérative Vinicole de l’Etoile 1955

Château Latour 1973

Château Lynch-Bages 1985

Château de Sales Pomerol 1970

Château La Mission Haut-Brion 1964 (photographié sous son emballage de film plastique)

Château Montrose 1950

Nuits-Saint-Georges Rémy Gauthier sans année (probablement années 70)

Aloxe Corton Les Chaillots Louis Latour # 1955

Château Salins Rions 1ères Côtes de Bordeaux 1941

ce groupe a été privé d’un Madère 1860 que j’ai oublié dans ma cave ! Erreur, erreur…

17ème séance de l’académie des vins anciens – vins du groupe 3 samedi, 2 juin 2012

Groupe 3 : Champagne Pierre Péters magnum 1985 – Champagne Pierre Péters 1979 – Agneau Blanc Baron de Rothschild 1948 – Château Doisy-Daëne sec 1986 – Château Guiraud Pavillon sec 1964 et 1965 sur le bouchon – Pouilly Fuissé Ph. Bouchard 1938 – Château Figeac 1975 – Chateau d’Arsac Margaux 1925 (Latrille & Cie illisible) – Château Canon Saint-Emilion 1966 – Château La Tour du Guetteur Saint Emilion 1964 – Santenay Grivelet P & F 1976 – Volnay Chauvot-Labaume 1967 – Chambolle Musigny Jean Bouchard 1959 – Château Luzies Barsac 1955 – Cru d’Arieste Sauternes 1934 – Maury 1959.

Champagne Pierre Péters magnum 1985

Champagne Pierre Péters 1979

Agneau Blanc Baron de Rothschild 1948

Château Doisy-Daëne sec 1986

Château Guiraud Pavillon sec 1964 et 1965 sur le bouchon (voir autres photos dans vins du groupe 2)

Pouilly Fuissé Ph. Bouchard 1938

Château Figeac 1975

Chateau d’Arsac Margaux 1925 (Latrille & Cie illisible)

Château Canon Saint-Emilion 1966

Château La Tour du Guetteur Saint Emilion 1964 (avec un très joli bouchon)

Santenay Grivelet P & F 1976

Volnay Chauvot-Labaume 1967

Chambolle Musigny Jean Bouchard 1959

Château Luzies Barsac 1955

Cru d’Arieste Sauternes 1934 (pour moi la plus belle étiquette des vins de cette académie)

Maury 1959

17ème séance de l’académie des vins anciens au restaurant La Cagouille vendredi, 1 juin 2012

La 17ème séance de l’académie des vins anciens se tient au restaurant La Cagouille. A 16h30, je suis à pied d’œuvre pour ouvrir les vins. Il y en a 50, dont 27 de ma cave. L’opération durera près de deux heures et demie, malgré l’aide de quelques académiciens venus plus tôt et le soutien moral d’un Champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1989 apporté par Julien, superbe champagne évoquant de belles pâtisseries dorées, très gourmand et joyeux.

Nous sommes 38 répartis en trois groupes. Je n’ai pas compté, mais il est probable que notre séance respecte une parité hommes-femmes très républicaine. Nous avons un fort contingent très jeune car j’ai réservé huit places à des élèves de l’école supérieure du marketing du luxe (Sup de Luxe). Probablement plus de la moitié des participants sont des nouveaux. Mais il y a aussi des académiciens de la première heure, ceux de la réunion inaugurale de l’académie à l’hôtel de Crillon en 2005.

Nous prenons l’apéritif sur la terrasse extérieure du restaurant et nous avons le choix entre : Chardonnay Spumante Casa Valdugar 130 Brésil sans année – Champagne Janisson Baradon Brut Sélection – Champagne Le Brun de Neuville Cuvée Chardonnay Brut – Champagne Pierre Gerbais cuvée de réserve – Champagne Besserat de Bellefon – Champagne Charles Heidsieck mis en cave en 1996 et le Champagne Léon Camuzet de Vertus. Le dernier cité est le champagne historique de ma famille depuis mon grand-père et c’est celui qui a formé mon goût au champagne quand j’étais adolescent. C’est un peu une madeleine de Proust, et j’apprécie beaucoup sa belle fraîcheur enjolivée par l’âge, car il doit avoir une bonne douzaine d’années. Cette réminiscence me pousse à ne boire que lui pendant cet apéritif debout.

Nous passons à table et voici les vins des trois groupes.

Groupe 1 : Champagne Pierre Péters Cuvée Les Chétillons magnum 2000 – Champagne Pierre Péters magnum 1985 – Ipsheimer Burg Hoheneck Bacchus trocken Franken 1990 – Château Doisy-Daëne sec 1986 – Château Pavie 1973 – Château La Couspaude Saint-Emilion 1955 – Château Pape Clément 1962 – Château Canon 1970 – Château Monbousquet Saint-Emilion 1949 – Fixin Les Clos Vincent et Denis Berthaut 1985 – Volnay 1er Cru Bouchard Père & Fils 1953 – Hermitage La Sizeranne cuvee 167 NM Chapoutier (1961,1962 ET 1963) – Domaine de la Trappe Algérie blanc 1955 – Château Chalon Bouvret Père & Fils 1971 – Château La Graville Sainte Croix du Mont 1953 – Chateau d’Arche Pugneau 1935 – Maury 1959

Groupe 2 : Champagne Pierre Péters Cuvée Les Chétillons magnum 2000 – Agneau Blanc Baron de Rothschild 1948 – Château Doisy-Daëne sec 1986 – Château Guiraud Pavillon sec 1964 et 1965 sur le bouchon – Vin de l’Etoile Coopérative Vinicole de l’Etoile 1955 – Château Latour 1973 – Château Lynch-Bages 1985 – Château de Sales Pomerol 1970 – Château La Mission Haut-Brion 1964 – Château Montrose 1950 – Nuits-Saint-Georges Rémy Gauthier sans année – Aloxe Corton Les Chaillots Louis Latour # 1955 – Château Salins Rions 1ères Côtes de Bordeaux 1941

Groupe 3 : Champagne Pierre Péters magnum 1985 – Champagne Pierre Péters 1979 – Agneau Blanc Baron de Rothschild 1948 – Château Doisy-Daëne sec 1986 – Château Guiraud Pavillon sec 1964 et 1965 sur le bouchon – Pouilly Fuissé Ph. Bouchard 1938 – Château Figeac 1975 – Chateau d’Arsac Margaux 1925 (Latrille & Cie illisible) – Château Canon Saint-Emilion 1966 – Château La Tour du Guetteur Saint Emilion 1964 – Santenay Grivelet P & F 1976 – Volnay Chauvot-Labaume 1967 – Chambolle Musigny Jean Bouchard 1959 – Château Luzies Barsac 1955 – Cru d’Arieste Sauternes 1934 – Maury 1959.

Le menu conçu avec André Robert, le sympathique propriétaire des lieux, empêché, hélas, d’être avec nous : coques en grande assiette creuse à partager / deux huitres boudeuses / langoustines vivantes pochées minute / couteaux grillées beurre citronné / casserons rôti / blanc de bar poché / rouget et safran / fromage / dessert aux agrumes / noir au noir.

Rodolphe Péters nous a fait la gentillesse d’apporter quelques champagnes de sa maison de Mesnil-sur-0ger. Le Champagne Pierre Péters Cuvée Les Chétillons magnum 2000 est frais, d’un bel équilibre, très plaisant. Mais avec le Champagne Pierre Péters magnum 1985 on marque une étape significative. Il y a un accomplissement, une noblesse dans ce champagne blanc de blancs qui est absolument remarquable. Un ami sympathique m’apporte un verre du Champagne Pierre Péters 1979, d’une maturité sereine. Le 1985 est plus tendu, plus vif, mais le 1979 a énormément de charme. Ces trois champagnes sont un beau parcours dans le monde de cette maison de champagne à la forte personnalité qui connait un grand succès hors de nos frontières. Et on mesure l’impact extrême du mûrissement par l’âge.

Le Ipsheimer Burg Hoheneck Bacchus trocken Franken 1990 est un intéressant vin allemand combinant un caractère sec à une légère douceur citronnée. Très frais, il est agréable à boire. Le Château Doisy-Daëne sec 1986 est une belle surprise, car le vin est bien formé. Sa couleur est d’une étonnante jeunesse. C’est un beau bordeaux sec que l’âge rend cohérent avec une acidité citronnée bien mesurée. Il est très classique. On vient m’apporter un vin de ma cave dont j’ai mis deux bouteilles aux deux autres tables. Il est amusant pour deux raisons : c’est le Château Guiraud Pavillon sec 1964 qui d’une part est millésimé 1965 sur le bouchon, ce qui est visible nettement à travers le verre, et n’aurait jamais dû échapper à un contrôle, même peu sourcilleux, et aussi bien l’étiquette que la capsule insistent sur le fait que Guiraud est un premier grand cru de sauternes, alors que cette précision ne concerne en aucun cas le vin sec. Le vin est d’une belle couleur de pêche. Il est vif, agréable à boire, très chaleureux.

J’avais fait la grimace quand j’avais vu la bouteille trop foncée du Pouilly Fuissé Ph. Bouchard 1938, de plus marquée d’un bas niveau. J’en avais fait la remarque à son apporteur qui, très fier, est venu me montrer que son vin foncé non seulement tient la route, mais en plus est plébiscité par la table qui le boit. D’une table voisine on m’apporte le Vin de l’Etoile Coopérative Vinicole de l’Etoile 1955, vin dont je suis amoureux, qui montre une jeunesse spectaculaire malgré ses 57 ans. C’est un grand vin dont je suis fou.

Nous passons aux vins rouges sur les petits encornets. Le Château Pavie 1973 est une agréable surprise, car il n’est pas marqué par le temps, ni par la petitesse de l’année. C’est un saint-émilion délicat. Le Château La Couspaude Saint-Emilion 1955 démontre une fois de plus que 1955 est une année brillante, de plein épanouissement. Le Château Pape Clément 1962 est agréable, mais ne m’a pas marqué, alors que le Château Canon 1970 est d’une vivacité, d’une charpente et d’une élégance qui méritent les compliments.

Vient maintenant le vin que j’ai ajouté au dernier moment et dont je souhaitais faire mon champion. Le Château Monbousquet Saint-Emilion 1949 est exactement au niveau que j’espérais, vif, claquant comme un fouet, mais sachant se faire civil. Il est dans un état de perfection remarquable, velouté et puissant. Toute notre table l’a adoré.

Le Fixin Les Clos Vincent et Denis Berthaut 1985 est d’une grande tenue. Il est un peu jeune pour figurer réellement dans le script de l’académie. Il retient peu l’attention car arrive un petit miracle : le Volnay 1er Cru Bouchard Père & Fils 1953. Son nez à l’ouverture était éblouissant, avec cette gouaille bourguignonne qui renverse les cœurs. Il a toujours ce beau parfum et en bouche, c’est un régal absolu. Vin magnifique de Bourgogne, d’une grande aisance et d’une cohérence extrême. Il est absolument réussi. C’est son authenticité bourguignonne qui me frappe.

Je ne connaissais pas l’Hermitage La Sizeranne cuvée 167 NM Chapoutier (1961,1962 et 1963) car je ne savais pas que Chapoutier faisait la même chose que les « Reserva Especial » de Vega Sicilia Unico où se mélangent trois millésimes. C’est un solide vin du Rhône, mais j’en attendais un peu plus.

Celui dont j’espérais le plus, c’est le Domaine de la Trappe Algérie blanc 1955 apporté par un ami, qui représente pour moi ce que l’on cherche à l’académie : des vins anciens prestigieux, mais aussi des raretés comme ce vin. Hélas, même si le message est appréciable, il n’y a pas la folie que j’espérais. Le vin est bien sec, mais un peu plat. Un Château Chalon Bouvret Père & Fils 1971 c’est toujours un succès assuré. Celui-ci est très classique, avec une vibration très polie, sans le panache qu’ont les plus anciens Château Chalon. Un vin bien agréable quand même.

Le Château La Graville Sainte Croix du Mont 1953 est aussi dans la cible de l’académie, car j’aime quand des liquoreux qui ne sont pas des sauternes jouent dans la cour des grands. Celui-ci est un peu simple mais plaisant. Il surprend par la vigueur de son fruit exotique. Le Chateau d’Arche Pugneau 1935 est un vin de bonheur. Il a les évocations d’agrumes et de mangue, déclinées avec élégance. Le Maury 1959 mis en bouteille au 21ème siècle est solide comme un Maury sait l’être. Joliment fruité dans les pruneaux, il est le compagnon idéal du dessert au chocolat.

Mes amis sont tellement généreux qu’on remplissait mes verres des vins des autres tables. Aussi ai-je pu aussi goûter au Château Montrose 1950, solide et à la trame très serrée, plus convaincant que ce que je craignais d’un niveau un peu bas. Le Château La Tour du Guetteur Saint-Emilion 1964, un vin confidentiel et très rare, ne tient pas ses promesses, son message étant assez fatigué.

Globalement, les vins se sont comportés mieux que ce que j’avais imaginé quand j’avais reçu les propositions des académiciens. Une amie d’enfance, invitée de la dernière heure, m’a proposé son classement : 1. Volnay 1er cru Bouchard Père et Fils 1953 2. Chateau Monbousquet Saint-Emilion 1949 3. Chateau Canon 1970 4. Chateau La Graville Sainte-Croix du Mont 1953…

Mon classement n’est pas très éloigné : 1 – Chateau Monbousquet Saint-Emilion 1949, 2 – Volnay 1er cru Bouchard Père et Fils 1953, 3 – Champagne Pierre Péters magnum 1985, 4 – Vin de l’Etoile Coopérative Vinicole de l’Etoile 1955, 5 – Château Canon 1970, 6 – Château d’Arche Pugneau 1935.

Les tables étaient enjouées, l’ambiance amicale et concernée par les trésors que nous partagions. Le service du restaurant La Cagouille a été particulièrement attentif et compétent. Les plats simples ont mis en valeur des produits de la mer de qualité. Tout a contribué à ce que nous vivions l’une des plus belles séances de l’académie des vins anciens.

les vins du groupe 1

les vins du groupe 2

les vins du groupe 3

les photos de quelques plats

Académie des Vins Anciens (AVA) – 17ème séance du 31 mai 2012 lundi, 28 mai 2012

Académie des Vins Anciens (AVA) – 17ème séance du 31 mai 2012

Règles et informations mises à jour au 13/05/2012. A noter que comme peu d’inscrits ont répondu dans les délais, les dates limites ne sont plus applicables. Nous ferons du « cas par cas ».

(à lire avec attention)

Date et heure : 31 mai 2012 à 19h00

Lieu : Restaurant La Cagouille 10 Place Constantin Brancusi 75014 PARIS Tél : 01 43 22 09 01 dirigé par André Robert

Participation financière :

120 € par personne si l’inscrit apporte une bouteille de vin ancien (1) agréée par François Audouze

240 € par personne si l’inscrit vient sans bouteille

(1) si l’inscrit n’a pas de vin assez ancien, un « troc » est possible avec François Audouze, qui mettra au programme un vin ancien, contre une (ou plusieurs) bouteille de vin jeune qui présente un intérêt pour lui

Paiement :

Aucun chèque ne sera remis en banque avant le 29 mai 2012. Il n’y a donc aucune raison de retarder l’envoi du chèque de paiement.

Le chèque doit être remis si possible avant le 1er mai à François Audouze. Tout chèque tardif sera refusé et l’inscription ne sera pas confirmée.

L’ordre du chèque est : « François Audouze AVA »

Chèque à envoyer à François Audouze 18 rue de Paris 93130 NOISY LE SEC

Livraison des vins :

Les vins doivent être proposés et agréés par François Audouze. Les bouteilles sont à déposer chez Henriot 5 rue la Boétie 75008 Paris – 2ème étage – 01.47.42.18.06. Notre contact sur place est Martine Finat : mfinat@champagne-henriot.com . Aucune bouteille ne pourra être livrée après le 10 mai.

Une variante est de m’envoyer par la poste la bouteille à l’adresse : François Audouze société ACIOPAR 18 rue de Paris 93130 NOISY LE SEC

Toute personne qui n’aurait pas effectué son paiement et livré son vin le 10 mai perdrait son inscription. Le chèque arrivé tardivement lui serait rendu et la bouteille arrivée tardivement aussi.

Remarque sur le caractère strict de cette mesure : la dernière réunion a démontré qu’il est possible de tout régler un mois à l’avance. Le respect de la règle de l’engagement définitif et complet avant le 10 mai est le moyen d’assurer une réunion sans imprévu. (ceci ne sera plus possible, mais la réunion aura lieu)

Au plaisir de vous accueillir pour une réunion aussi brillante que les précédentes, et encore plus rigoureuse, car c’est possible.

Voici les vins définis ou reçus à ce jour :

Chardonnay Spumante Casa Valdugar 130 Brésil sans année – Champagne Janisson Baradon Brut Sélection – Champagne Le Brun de Neuville Cuvée Chardonnay Brut – Champagne Pierre Gerbais cuvée de réserve – Champagne Besserat de Bellefon – Champagne Pierre Péters Cuvée Les Chétillons magnum 2000 – Champagne Pierre Péters Cuvée Les Chétillons magnum 2000 – Champagne Charles Heidsieck mis en cave en 1996 – Champagne Pierre Péters magnum 1985 – Champagne Pierre Péters magnum 1985 – Champagne Pierre Péters 1979 – Ipsheimer Burg Hoheneck Bacchus trocken Franken 1990 – Château Chalon Bouvret Père & Fils 1971 – Domaine de la Trappe Algérie blanc 1955 – Vin de l’Etoile Coopérative Vinicole de l’Etoile 1955 – Agneau Blanc Baron de Rothschild 1948 – Agneau Blanc Baron de Rothschild 1948 – Pouilly Fuissé Bouchard Père & Fils 1938 – Château Lynch-Bages 1985 – Château Figeac 1975 – Château Pavie 1973 – Château Latour 1973 – Château de Sales Pomerol 1970 – Château Canon 1970 – Château Canon Saint-Emilion 1966 – Château La Mission Haut-Brion 1964 – Château La Tour du Guetteur Saint Emilion 1964 – Château Pape Clément 1962 – Château La Couspaude Saint-Emilion 1955 – Château Montrose 1950 – Chateau d’Arsac Margaux 1925 (Latrille & Cie illisible) – Fixin Les Clos Vincent et Denis Berthaut 1985 – Volnay Chauvot-Labaume 1967 – Nuits-Saint-Georges Rémy Gauthier sans année – Hermitage La Sizeranne cuvee 167 NM Chapoutier (1961,1962 ET 1963) – Chambolle Musigny Jean Bouchard 1959 – Aloxe Corton Les Chaillots Louis Latour # 1955 – Volnay 1er Cru Bouchard Père & Fils 1953 – Château Luzies Barsac 1955 – Château La Graville Sainte Croix du Mont 1953 – Château Salins Rions 1ères Côtes de Bordeaux 1941 – Chateau d’Arche Pugneau 1935 – Cru d’Arieste Sauternes 1934 – Madère Cruz 1860

déjeuner au restaurant La Cagouille mercredi, 11 avril 2012

Les lecteurs de mon bulletin l’ont remarqué, ma vie est un sacerdoce. Devant organiser une réunion de l’académie des vins anciens au restaurant La Cagouille, il est important de tirer les leçons de la dernière réunion de l’académie organisée dans ce lieu même, pour améliorer encore l’équilibre de l’événement. André Robert, le truculent propriétaire du lieu m’écrit : « si tu viens à deux, je te laisse tranquille, si tu viens à un, je déjeune avec toi et tu es mon invité ». C’est la deuxième branche de l’alternative qui se met en place. Les coques sont délicieuses, et le Champagne Ultra brut de Laurent Perrier, sans être d’une vibration extrême, se justifie par sa droiture. On sait qu’il est rigoureux, et on l’aime pour cela. Mais avec la coque, ça ne va pas. J’ai envie d’essayer à nouveau le Bourgogne rouge Jean-François Coche-Dury 2002 que j’ai déjà bu ici. Mais l’accord ne se trouve pas. C’est alors que survient la cavalerie américaine de tous les films de John Wayne : deux verres se posent sur la table, une bouteille de Meursault Genévrières Jean François Coche-Dury 2007 s’affirme sur le marbre et une carte de visite m’est glissée : un ami australien qui déjeune avec femme et enfants quelques tables plus loin nous a fait parvenir leur bouteille en signe d’amitié. André me dit : « il n’y a pas à dire, mais il y en a qui savent attirer le bonheur ». Le vin est superbe, de belle mâche et d’un joli fruit. Gouleyant, il fait un sourire aux coques. André ayant un rendez-vous important cet après-midi ne veut pas trop boire, aussi verse-t-il son fond de verre du meursault dans le mien. Manque de chance il le verse dans mon champagne. Je ne dis rien, car le signaler ne servirait à rien. André sait-il qu’il a fait une confusion ? S’il le sait, sait-il que je sais ? Rien n’est grave, car ce meursault à bulles particulièrement original m’a plu comme un happening. Et ce n’est pas stupide du tout, car il y a pire dans les boissons à bulles ! André me donne un de ses céteaux, délicat au possible que je déguste entre deux langoustines fraîches à souhait.

Le turbot est d’une cuisson parfaite. Le vin rouge s’en accommode, mais j’ai trouvé ce pinot noir beaucoup plus « villages » ou « vin de table » que le précédent que j’avais adoré. Nous bâtissons le projet de la future séance de l’académie des vins anciens et André me quitte. Je vais rejoindre mon ami australien qui avec son épouse a fait honneur en plus du meursault à un Puligny-Montrachet les Pucelles domaine Leflaive 1996. Ils en sont au cognac et je trinque avec eux.

Comme je l’ai souvent dit, La Cagouille, c’est le point d’eau obligatoire où tous les fauves du vin viennent se désaltérer.

16ème séance de l’académie des vins anciens jeudi, 1 décembre 2011

La seizième séance de l’académie des vins anciens se tient au restaurant La Cagouille tenu par le sympathique et truculent André Robert. Nous sommes 27 à nous partager 43 vins dont quinze proviennent de ma cave. Nous sommes répartis en deux groupes dont voici les vins :

Groupe 1 : Champagne le Brun de Neuville Chardonnay brut – Champagne Janisson Baradon & Fils brut – Champagne François Giraux brut élaboré par P et C Heidsieck années 2000 – Mesnil Nature Blanc de blancs Vin originaire de la Champagne – Mesnil Nature Blanc de blancs Vin originaire de la Champagne – Champagne blanc de blancs sélection Cuis de Pierre Gimonet des années 70 – Champagne Chanoine Frères à Ludes Grande année 1969 – Champagne Charles Heidsieck 1949 – Pavillon Blanc de Château Margaux 1981 – Vin de l’Etoile Coopérative Vinicole de l’Etoile 1979 – Château La Mission Haut-Brion magnum 1972 (commun aux deux groupes) – Château Lafite-Rothschild 1970 – Château Brane Cantenac 1962 – Château Croizet-Bages 1957 – Château Meyney 1914 – Chassagne-Montrachet rouge 1er Cru Boudriottes domaine Ramonet 1978 – Clos Vougeot Armand Naulot 1937 – Châteauneuf-du-Pape Domaine de Mont-Redon 1961 – Hermitage Rochefine Jaboulet Vercherre 1955 – Domaine Weinbach Collette Faller Gewürztraminer Vendanges Tardives 1976 – Sauternes Soleil de France années 1930;

Groupe 2 : Champagne le Brun de Neuville Chardonnay brut – Champagne Janisson Baradon & Fils brut – Champagne François Giraux brut élaboré par P et C Heidsieck années 2000 – Mesnil Nature – Blanc de blancs – Vin originaire de la Champagne – Champagne Piper-Heisieck des années 60 – Champagne blanc de blancs sélection de Pierre Gimonet des années 70 – Puligny-Montrachet 1er Cru Les Combettes domaine Robert Ampeau 1979 – Côtes du Jura blanc Fruitière Vinicole de Château Chalon à Voiteur 1979 – Chateau Coufran 1970 – Château Lestage Listrac 1961 – Château La Mission Haut-Brion magnum 1972 (commun aux deux groupes) – Château Haut-Brion 1964 – Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1938 – St Emilion Seignouret 1937 – Vosne-Romanée 1er Cru Les Malconsorts domaine Sylvain Cathiard 1985 – Beaune Cent-Vignes Grands Vins Chevillot 1961 – Chambertin Cuvée Héritiers Latour domaine Louis Latour 1955 – Chateauneuf du Pape Armand Girardin 1953 – Vouvray demi-sec Albert Moreau 1955 – Gewurztraminer Sélection de Grains Nobles Hugel 1976 – Champagne Meunier à Ay rosé années 2000.

J’arrive à 17 heures avec la quasi-totalité des vins, certains ayant été livrés au restaurant il y a quelques jours. Kang et Olivier, deux collaborateurs efficaces du restaurant aménagent un espace pour que je puisse ranger les vins de chaque groupe dans l’ordre de service, pour faire la traditionnelle photo de groupe. L’opération d’ouverture commence et je suis très rapidement rejoint par deux amis luxembourgeois qui sont venus avec deux rieslings allemands, Oestricher Lenchen Riesling Auslese Weingut Norbert Eser 1971 et Wehlener Sonnenuhr Riesling Auslese Joh. Jos. Prum 1983, que nous buvons pour nous donner des forces. Ces vins sont brillants, joyeux, et nous mettent d’humeur enjouée. Plus tard, d’autres amis viennent partager ces deux vins et parfois aider aux ouvertures, mais l’opération est déjà presque terminée.

L’apéritif debout se prend avec le Champagne Le Brun de Neuville Chardonnay brut qui est le champagne de la famille d’un des académiciens les plus assidus. Il est simple, mais se boit avec une grande spontanéité. Le Champagne Janisson Baradon & Fils brut est beaucoup trop simple et sans vibration aussi nous le laissons de côté.

Etant du groupe 1, je décrirai ces vins que nous buvons maintenant à table. Le Champagne François Giraux brut élaboré par P et C Heidsieck années 2000 est une belle surprise. Il est agréable, se boit bien et avec des coques, il est généreux et de bon plaisir. Le Mesnil Nature Blanc de blancs Vin originaire de la Champagne pourrait être des années 70, voire 60. Il est beaucoup trop fatigué pour qu’on trouve du plaisir, malgré un goût intéressant que l’on devine.

Le Champagne blanc de blancs sélection Cuis de Pierre Gimonet des années 70 est un champagne déjà évolué mais sympathique. Il a des fruits confits et des fruits bruns et se boit aimablement. Le Champagne Chanoine Frères à Ludes Grande année 1969 est original et agréable, mais il manque un peu de profondeur.

Le Champagne Charles Heidsieck 1949 est d’une année exceptionnelle et l’on ressent tout ce qu’il pourrait dire. Mais hélas il ne délivre qu’un message limité par la fatigue. Ce vin complexe est intéressant mais limité ce qui est frustrant.

Le Pavillon Blanc de Château Margaux 1981 est glorieux, joyeux et puissant. C’est un vrai vin jeune en pleine possession de ses moyens, avec un nez tonitruant. Il est conquérant et convaincant.

Le Vin de l’Etoile Coopérative Vinicole de l’Etoile 1979 est un vin que j’adore. Il est déroutant, profond, coloré. C’est un bonheur lié à sa typicité et son étrangeté.

Le Château La Mission Haut-Brion magnum 1972 (commun aux deux groupes) me déçoit à la première approche et mes amis autour de moi ne comprennent pas ma sévérité. Progressivement il s’assemble et ressemble à ce que La Mission Jaut-Brion peut être, même s’il est discret.

Le Château Lafite-Rothschild 1970 a la beauté racée d’un Lafite, et sa discrétion ne limite pas sa noblesse. C’est un grand vin.

On ne dira jamais assez à quel point 1962 est au dessus de tout ce qui a été écrit. Car le Château Brane Cantenac 1962 est tout simplement superbe de sérénité. C’est un très beau vin de plaisir.

Le Château Croizet-Bages 1957 est une belle surprise, car on n’attendrait pas ce gouleyant d’un vin de ce millésime. Il est très agréable.

Le Château Meyney 1914 est « la » merveille qui justifie à elle seule tous les objectifs de l’académie. Toute la table est subjuguée par ce vin incroyable. C’est le septième ciel. Le fruit rouge et rose, framboise et cassis est incroyablement présent. Il est grandiose. J’avais apporté cette bouteille pour montrer que l’académie doit mettre en valeur ces vins qui méritent d’être bus avant qu’il ne soit trop tard et ne justifient pas le scepticisme absurde trop généralement répandu.

Le Chassagne-Montrachet rouge 1er Cru Boudriottes domaine Ramonet 1978 est un jeune bourgogne très sympathique, qui a de belles subtilités de fruits rouges.

Le Clos Vougeot Armand Naulot 1937 que j’ai apporté avec la même intention de découverte est un magnifique vin accompli. Il a un équilibre parfait de « vrai » bourgogne et ne souffre d’aucun signe de fatigue. Un très grand vin.

Le Châteauneuf-du-Pape Domaine de Mont-Redon 1961 est une merveille. C’est le Châteauneuf accompli, serein. C’est un exemple.

L’Hermitage Rochefine Jaboulet Vercherre 1955 est très beau, vivant, très Rhône.

Le Gewürztraminer Vendanges Tardives Domaine Weinbach Colette Faller 1976 est gourmand et aussi accompli que l’était le Pavillon Blanc de Château Margaux. Un Alsace d’une élégance rare et d’un fruit plein.

Le Sauternes Soleil de France années 1930 ou peut-être plus jeune est fatigué et sans vrai message.

La cuisine intelligente dans sa simplicité a permis, par la multiplicité de plats de la mer de nous restaurer agréablement. Les plats raffinés nous ont plu.

A l’académie des vins anciens, il est normal que cohabitent des vins fatigués et des vins brillants. Nous avons eu la chance de profiter de vins exceptionnels, dont les meilleurs se suivaient à la fin du repas.

Mon classement est : 1 – Château Meyney 1914, 2 – Clos Vougeot Armand Naulot 1937, 3 – Châteauneuf-du-Pape Domaine de Mont-Redon 1961, 4 – Gewürztraminer Vendanges Tardives Domaine Weinbach Colette Faller 1976, 5 – Hermitage Rochefine Jaboulet Vercherre 1955, 6 – Château Brane Cantenac 1962, 7 – Pavillon Blanc de Château Margaux 1981, 8 – Vin de l’Etoile Coopérative Vinicole de l’Etoile 1979, 9 – Château Lafite-Rothschild 1970.

L’académie des vins anciens a atteint son objectif : faire sortir des caves des vins anciens et les partager entre amateurs motivés.

Superge repas bien dosé