Archives de catégorie : académie des vins anciens

30ème séance de l’académie des vins anciens – vins du groupe 2 jeudi, 17 mai 2018

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin Cave Privée 1989

Chablis 1er Cru Côtes de la Fourchaume Domaine Philippon 1969

Meursault Caves Nicolas 1961

Château Terrey Gros Cailloux Saint-Julien 1969

Château Fourcas Dupré Listrac Magnum 1970 (2 tables)

Château Lynch Bages 1975

Château Jura-Plaisance Montagne Saint-Emilion 1952

Château Nénin 1949

Chambolle Musigny Piat & Cie années 60

Vin d’Algérie rouge d’Oran domaine Sénéclauze 1959

Monbazillac Louis Monbouché Teulet-Marsallet sans année (années 30)

Château d’Yquem 1996 (que vient-il faire ici, si jeune !)

Tokay Eszencia Aszu 1988

30ème séance de l’académie des vins anciens – vins du groupe 3 jeudi, 17 mai 2018

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin Cave Privée 1989

Meursault Genevrières Louis Latour 1969

Vin de l’Etoile Réserve du Prince Maurice Bouvret 1953

Château Bouscaut Graves rouge 1981

Château Bouscaut Graves rouge 1964

Château La Cabanne Pomerol 1961

Château Talbot 1966 (le petit bonhomme m’intrigue toujours !)

Châteauneuf-du-Pape Lacoste & Cie 1967 (magnifique image médiévale)

Reccioto Secco Bertani Amarone della Valpolicella DOC 1959

Château Clos Haut Peyraguey 1er Grand Cru Classé 1959 (une des plus belles étiquettes et aussi la capsule)

Vénérable Pedro Ximenez Pedro Domecq Jerez 1959

Tokay Eszencia Aszu 1988

30ème séance de l’académie des vins anciens – vins du groupe 4 jeudi, 17 mai 2018

Champagne Jean de Reyt à Chaigny les Roses 1979

Pinot Gris J. Salzmann Tokay d’Alsace 1959

Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande 1986

Château Fourcas Dupré Listrac Magnum 1970 (2 tables)

Château les Ormes de Pez 1961

Château Lynch Bages 1958

Nuits Saint Georges les Boudots Lionel J. Bruck 1969

Vosne-Romanée Jessiaume Père & Fils 1959

Vosne-Romanée Léon Grivelet-Cusset 1955

Cornas Auguste Clape 1982

Barolo Alfredo Prunotto Alba 1967

Château Rayne Vigneau 1989

Tokay Eszencia Aszu 1988

2 bouteilles sont manquantes au moment où j’ai fait les photos

Académie des vins anciens – 30ème séance le 17 mai 2018 lundi, 7 mai 2018

Règles pour la séance de l’académie des vins anciens du 17 mai

Pour participer à une séance il faut suivre le cheminement habituel :

  • Proposer un vin ancien et fournir tout élément sur le vin proposé (on peut venir sans vin en payant une contribution différente)
  • Obtenir mon agrément pour la ou les bouteilles proposées
  • Payer sa participation dans les délais prévus
  • Livrer sa ou ses bouteilles dans l’un des endroits possibles et dans les délais prévus
  • Venir à la réunion le jour prévu et à l’heure prévue.

Données pratiques :

  • Proposer une bouteille avant le 10 avril
  • Livrer sa bouteille entre le 1er avril et le 1er mai
  • soit livrer sa bouteille au siège du champagne Henriot (65 Rue d’Anjou 75008 Paris – attention l’adresse a changé : appeler avant – 01.47.42.52.06. Notre contact sur place est Mme Tena de Metz : tdemetz@mdhenriot.com, assistante du Président.
  • soit expédier sa bouteille à l’adresse : François Audouze Société ACIPAR, 44 rue André Sakharov 93140 BONDY.
  • Payer sa participation avant le 1er mai par chèque à l’ordre de « François Audouze AVA » ou effectuer un virement (Nom François Audouze AVA IBAN : FR7630003030000005024474342) qui est de : 150 € si on apporte un vin agréé ou 260 € si on vient sans vin (les prix sont plus élevés que lors de récentes réunions car les prix des repas et des extras ont augmenté)
  • Le lieu de la réunion est : RESTAURANT MACEO 15 r Petits Champs 75001 PARIS
  • Heure de la réunion : 19h30

Merci de lire très attentivement et de respecter strictement ce qui est indiqué. Pour les photos des vins, se reporter aux règles de la 26ème édition :

http://www.academiedesvinsanciens.org/academie-des-vins-anciens-26eme-seance-du-19-mai-2016/

Recommandations supplémentaires :

– ne pas mettre de chèque dans le colis qui comporte votre vin. Les chèques doivent être envoyés à part.

– ne pas coller quoi que ce soit sur la bouteille. Tout ce qui est collé est difficile à enlever.

29ème séance de l’académie des vins anciens au restaurant Macéo mardi, 10 avril 2018

La 29ème séance de l’académie des vins anciens se tient au restaurant Macéo. Nous sommes 48 convives répartis en 4 tables de 12 personnes et cette réunion est spéciale puisque tous les vins proviennent de ma cave, à la demande de l’ordonnateur de cette séance. Il y a deux jéroboams qui seront servis aux quatre tables et plusieurs magnums servis à deux tables. Pour la majorité des vins, il y a quatre bouteilles, dont une à chaque table. Les programmes des tables sont très proches.

Les champagnes pris debout et en commun sont : Champagne Billecart Salmon Brut sans année magnum, Champagne Pierre Péters Blanc de Blancs Jéroboam 1995 mis en bouteille pour l’an 2000, Champagne Besserat de Bellefond brut 1975, Champagne Canard Duchêne Impérial Star 1970.

Les vins du Groupe 1 : Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger sans année, Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot Domaine Ramonet magnum 1994, Vouvray Grande Année Clovis Lefèvre 1959, Cahors Clos de Gamot 1929, Château Fontaine Montaiguillon Saint-Georges Saint-Emilion 1964, Château Meyney Saint-Estéphe Jéroboam 1967, Château Palmer Margaux 1981, Grands Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 1982, Vega Sicilia Unico Ribeira del Duero 1961, Château Chalon Jean Macle 1991, Château Filhot Sauternes 1976, Rivesaltes Vin Doux Naturel Domaines et Terroirs du Sud 1955, Tokaji Aszu Eszencia  Hongrie 1988, Rhum Black Head Rum West Indies Cazenove vers années 50.

Les vins du groupe 2 : Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger sans année, Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot Domaine Ramonet magnum 1994, Vouvray Grande Année Clovis Lefèvre 1959, Cahors Clos de Gamot 1929, Château Fontaine Montaiguillon Saint-Georges Saint-Emilion 1964, Château Meyney Saint-Estéphe Jéroboam 1967, Château Palmer Margaux 1981, Auxey-Duresses Bégin Colnet 1967, Côte Rôtie Côtes Brune et Blonde E. Guigal 1987, Château Chalon Jean Berthet Bondet 1988, Château Filhot Sauternes 1976, Rivesaltes Vin Doux Naturel Domaines et Terroirs du Sud 1955, Tokaji Aszu Eszencia  Hongrie 1988, Rhum Black Head Rum West Indies Cazenove vers années 50 (partagé aux quatre tables).

Les vins du groupe 3 : Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger sans année, Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot Domaine Ramonet magnum 1994, Vouvray Grande Année Clovis Lefèvre 1959, Cahors Clos de Gamot 1937, Château Fontaine Montaiguillon Saint-Georges Saint-Emilion 1964, Château Meyney Saint-Estéphe Jéroboam 1967, Château Palmer Margaux 1981, Auxey-Duresses Bégin Colnet 1967, Côte Rôtie Côtes Brune et Blonde E. Guigal 1987, Côtes du Jura Blanc Château d’Arlay 1989, Château Filhot Sauternes 1976, Rivesaltes Vin Doux Naturel Domaines et Terroirs du Sud 1955, Tokaji Aszu Eszencia  Hongrie 1988, Rhum Black Head Rum West Indies Cazenove vers années 50.

Les vins du groupe 4 : Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger sans année, Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot Domaine Ramonet magnum 1994, Vouvray Grande Année Clovis Lefèvre 1959, Cahors Clos de Gamot 1929, Château Fontaine Montaiguillon Saint-Georges Saint-Emilion 1964, Château Meyney Saint-Estéphe Jéroboam 1967, Château Palmer Margaux 1981, Auxey-Duresses Bégin Colnet 1967, Côte Rôtie Côtes Brune et Blonde E. Guigal 1987, Côtes du Jura Blanc Château d’Arlay 1989, Château Filhot Sauternes 1976, Rivesaltes Vin Doux Naturel Domaines et Terroirs du Sud 1955, Tokaji Aszu Eszencia  Hongrie 1988, Rhum Black Head Rum West Indies Cazenove vers années 50.

J’arrive avant 16 heures pour ouvrir toutes ces bouteilles, aidé par Béatrice, fidèle de l’académie, sans qui je serais bien incapable d’effectuer tout le travail physique des vins et des verres puisque j’ai apporté une centaine de verres Riedel que je réserve à l’académie, en supplément des verres du restaurant.

Pour l’ouverture des vins qui doit être faite en un temps très court, j’utilise le Durand, un tirebouchon spécial qui marie un bilame avec un tirebouchon. C’est un outil astucieux qui permet d’aller plus vite mais qui blesse les bouchons. Comme je garde généralement tous les bouchons, je n’utilise le Durand que pour l’académie. L’ouverture des vins est sans histoire, faite dans l’ordre de service des vins. En ouvrant les quatre bordeaux de 1964 je constate que l’un des quatre est bouchonné et lorsque j’ai voulu repérer lequel, une heure plus tard, j’étais incapable de le retrouver, ce qui montre l’effet de l’aération. Les plus belles odeurs sont celles des Palmer, du jéroboam de Meyney, du Vega Sicilia, et des Filhot. Curieusement lorsque je sens les Vouvray 1959, je ressens un vouvray sec, alors qu’en fait il s’agit d’un vouvray légèrement moelleux.

Les convives sont tous ponctuels car ils étaient ensemble en séminaire de travail aujourd’hui.

N’ayant pas pris de notes, j’évoquerai les vins en signalant surtout comment je les ai ressentis par rapport à mes intuitions a priori.

Le Champagne Billecart Salmon Brut sans année en magnum est une agréable surprise car il a une bonne trentaine d’années, ce que révèle sa couleur ambrée. Il est très expressif, serein et accompli.

Le Champagne Pierre Péters Blanc de Blancs Jéroboam 1995 mis en bouteille pour l’an 2000 est beaucoup plus vif et tendu, sans que cela discrédite le champagne précédent. C’est un magnifique blanc de blancs encore plein de jeunesse. Et l’effet du format joue pour lui donner de l’amplitude.

La bouteille de Champagne Besserat de Bellefond brut 1975 qui m’est servie est plutôt fatiguée, sans grande vibration.

Au contraire la bouteille de Champagne Canard Duchêne Impérial Star 1970 donne un champagne élégant et de belle maturité. Une belle surprise.

Nous passons à table. Le menu du dîner est : salade de poireaux façon mimosa, pousses de mâche / filet de merlan de ligne, salicorne, sauce quinoa et moutarde de Meaux / quasi de veau cuit doucement, asperge verte et ail des ours / fromages / cappuccino de fruits frais / chocolats.

Les vins de ma table sont ceux du Groupe 1. Le Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger sans année est un vin tranquille d’une bonne trentaine d’années. Il est d’un goût inhabituel, un peu vieux et un peu coincé.

Le Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot Domaine Ramonet magnum 1994, en revanche, est joyeux et généreux, facile à comprendre pour tous mes convives car il a des goûts très jeunes et très actuel. Ce vin intense d’une grande maison a beaucoup de précision et de charme.

Le Vouvray Grande Année Clovis Lefèvre 1959 me surprend car il est moelleux. Je l’attendais sec car j’en ai en cave. Il est d’une rare élégance, tout en subtilité pianotée et mesurée. C’est un grand vin d’une année prestigieuse.

J’ai ouvert trois Cahors Clos de Gamot 1929 et un 1937 mis à une autre table. Les parfums des quatre Cahors m’ont surpris par leur jeunesse et leur pertinence. Celui que nous buvons est un excellent vin qui n’a pas d’âge, au fruit vif. Mes convives s’étonnent qu’un vin de 89 ans ait cette tenue. Le vin bouleverse toute la table.

J’avais peur avec les quatre Château Fontaine Montaiguillon Saint-Georges Saint-Emilion 1964 dont un devait être bouchonné mais ne s’est pas déclaré après aération. Celui que nous buvons a une personnalité que je n’attendais absolument pas. Sans être grand il a un beau message.

La grande surprise c’est la jeunesse et la précision du Château Meyney Saint-Estèphe Jéroboam 1967. Le format a manifestement contribué à conserver sa jeunesse mais il est très au-dessus de ce que j’attendais. C’est un vin de plaisir.

Le Château Palmer Margaux 1981 est incroyablement expressif, explosant de truffe. C’est un vin noble et racé, le plus racé des vins jusqu’à présent. On se régale.

Le Grands Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 1982 est un vin très réussi du domaine. Le haut de son bouchon sentait la terre alors que le bas du bouchon n’était pas affecté. Il a tout ce qui fait le charme des vins du domaine, le sel et la rose et tout est subtilement suggéré. Il est au-dessus de ce que j’attendais.

Le Vega Sicilia Unico Ribeira del Duero 1961 est inouï. J’avais bu ce midi le 1972 et voici que ce 1961 est dix fois plus jeune. Il est d’un fruit absolu dont la fraîcheur est presque acidulée. Ce vin est invraisemblable de fraîcheur non pas mentholée mais acidulée. Sa longueur est infinie. C’est un des très grands Vega que j’aie eu la chance de boire.

Le Château Chalon Jean Macle 1991 est noble. On sent le talent et la précision extrême du travail de Jean Macle. Il y a de la noix bien sûr mais surtout de la noblesse dans ce vin jaune profond et gourmand sur un fromage à croûte cendrée.

Le Château Filhot Sauternes 1976 a la fraîcheur d’un aimable sauternes. Sur un bleu un peu sec il est brillant. Il se boit avec une facilité déconcertante, tant il est fluide et floral.

Le Rivesaltes Vin Doux Naturel Domaines et Terroirs du Sud 1955 est exceptionnel, car on sent plus la fraîcheur que la pesanteur alcoolique. Il voisine avec bonheur avec un fromage de chèvre dans un accord que j’adore. Il est d’une rare palette de goûts doucereux et poivrés.

A toutes les tables on se régale du Tokaji Aszu Eszencia  Hongrie 1988 comme si l’on mâchait des grains de raisin sur-mûris.  Il a la douceur, le charme et la fluidité et convient parfaitement au dessert. Sa douceur est confondante.

Le Rhum Black Head Rum West Indies Cazenove que j’ai annoncé vers années 50 est plutôt des années 20 ou 30. Il manque un peu d’énergie comme s’il était éventé, mais progressivement son message s’amplifie. Quel beau témoignage. On pense à Louis Armstrong, au Negro Spiritual et mon esprit voyage dans le monde du jazz des années 40. La bouteille est sublime.

J’ai voulu dans ce dîner faire voyager chaque convive dans le temps et dans l’espace puisque par exemple, en régions, notre table a goûté du champagne pétillant et tranquille, du bourgogne blanc et rouge, du vin de Loire, de Cahors, du bordeaux rouge et liquoreux, de l’Espagne, du Jura, de Rivesaltes, de Hongrie et ce rhum des West Indies.

Il est difficile de classer les vins mais je le ferais ainsi : 1 – Vega Sicilia Unico 1961, 2 – Meyney 1967, 3 – Grands Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 1982, 4 – Château Chalon Jean Macle 1991, 5 – Château Palmer Margaux 1981, 6 – Rivesaltes Domaines et Terroirs du Sud 1955, 7 – Rhum années 30.

Il suffit de ces sept vins sur les 18 que nous avons goûtés pour en faire une soirée mémorable. Dans la belle salle du premier étage du restaurant Macéo, nous avons atteint la limite du nombre possible de convives. 36 eût été plus facile à gérer. Le service du restaurant a été impeccable et la cuisine satisfaisante pour un repas difficile à gérer. Ce fut une très belle séance de l’académie des vins anciens dans une ambiance amicale et joyeuse.

En cave, le tri des bouteilles pour composer les groupes

Champagne Billecart-Salmon Brut sans année d’environ 30 ans

Les vins du Groupe 1

Champagne Pierre Péters Blanc de Blancs Jéroboam 1995 mis en bouteille pour l’an 2000

Champagne Besserat de Bellefond brut 1975

Champagne Canard Duchêne Impérial Star 1970

Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger sans année

Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot Domaine Ramonet 1994

Vouvray Grande Année Clovis Lefèvre 1959

Cahors Clos de Gamot 1929

Château Fontaine Montaiguillon Saint-Georges Saint-Emilion 1964

Château Meyney Saint-Estéphe Jéroboam 1967

Château Palmer Margaux 1981

Grands Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 1982

Vega Sicilia Unico Ribeira del Duero 1961

Château Chalon Jean Macle 1991

Château Filhot Sauternes 1976

Rivesaltes Vin Doux Naturel Domaines et Terroirs du Sud 1955

Tokaji Aszu Eszencia Hongrie 1988

Rhum Black Head Rum west Indies Cazenove vers années 50

Les vins du groupe 2

Champagne Pierre Péters Blanc de Blancs Jéroboam 1995 mis en bouteille pour l’an 2000 (voir photo dans le groupe 1)

Champagne Besserat de Bellefond brut 1975

Champagne Canard Duchêne Impérial Star 1970

Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger sans année

Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot Domaine Ramonet 1994 (voir photo dans le groupe 1)

Vouvray Grande Année Clovis Lefèvre 1959

Cahors Clos de Gamot 1929

Château Fontaine Montaiguillon Saint-Georges Saint-Emilion 1964

Château Meyney Saint-Estéphe Jéroboam 1967 (voir photo dans le groupe 1)

Château Palmer Margaux 1981

Auxey-Duresses Bégin Colnet 1967

Côte Rôtie Côtes Brune et Blonde E. Guigal 1987

Château Chalon Jean Berthet Bondet 1988

Château Filhot Sauternes 1976

Rivesaltes Vin Doux Naturel Domaines et Terroirs du Sud 1955 (voir photo dans le groupe 1)

Tokaji Aszu Eszencia Hongrie 1988

Rhum Black Head Rum west Indies Cazenove vers années 50 (voir photo dans le groupe 1)

Les vins du groupe 3

Champagne Pierre Péters Blanc de Blancs Jéroboam 1995 mis en bouteille pour l’an 2000 (voir photo dans le groupe 1)

Champagne Besserat de Bellefond brut 1975

Champagne Canard Duchêne Impérial Star 1970

Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger sans année

Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot Domaine Ramonet 1994

Vouvray Grande Année Clovis Lefèvre 1959

Cahors Clos de Gamot 1937

Château Fontaine Montaiguillon Saint-Georges Saint-Emilion 1964

Château Meyney Saint-Estéphe Jéroboam 1967 (voir photo dans le groupe 1)

Château Palmer Margaux 1981

Auxey-Duresses Bégin Colnet 1967

Côte Rôtie Côtes Brune et Blonde E. Guigal 1987

Côtes du Jura Blanc Château d’Arlay 1989

Château Filhot Sauternes 1976

Rivesaltes Vin Doux Naturel Domaines et Terroirs du Sud 1955

Tokaji Aszu Eszencia Hongrie 1988

Rhum Black Head Rum west Indies Cazenove vers années 50 (voir photo dans le groupe 1)

Les vins du groupe 4

Champagne Pierre Péters Blanc de Blancs Jéroboam 1995 mis en bouteille pour l’an 2000 (voir photo dans le groupe 1)

Champagne Besserat de Bellefond brut 1975

Champagne Canard Duchêne Impérial Star 1970

Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger sans année

Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot Domaine Ramonet 1994 (voir photo dans le groupe 3)

Vouvray Grande Année Clovis Lefèvre 1959

Cahors Clos de Gamot 1929

Château Fontaine Montaiguillon Saint-Georges Saint-Emilion 1964

Château Meyney Saint-Estéphe Jéroboam 1967 (voir photo dans le groupe 1)

Château Palmer Margaux 1981

Auxey-Duresses Bégin Colnet 1967

Côte Rôtie Côtes Brune et Blonde E. Guigal 1987

Côtes du Jura Blanc Château d’Arlay 1989 (voir photo dans le groupe 3)

Château Filhot Sauternes 1976

Rivesaltes Vin Doux Naturel Domaines et Terroirs du Sud 1955 (voir photo dans le groupe 3)

Tokaji Aszu Eszencia Hongrie 1988

Rhum Black Head Rum west Indies Cazenove vers années 50 (voir photo dans le groupe 1)

quelques bouteilles sur le comptoir du restaurant Macéo

les bouchons

les photos des plats sont de mauvaise qualité

28ème séance de l’académie des vins anciens au restaurant Macéo jeudi, 21 décembre 2017

La 28ème séance de l’académie des vins anciens se tient au restaurant Macéo. Elle est d’une nature particulière puisque c’est un académicien fidèle, qui est aussi fidèle de mes dîners, qui m’a demandé de faire cette séance pour lui et ses amis. Ils seront 29. Cet ami a accepté que deux autres personnes assistent aussi, qui ont acquis deux places lors d’une vente caritative qui comprenait deux lots que j’avais offerts de participation à l’académie. Je suis aussi accompagné d’une fidèle amie qui m’aide à organiser ces séances.

Le programme prévu pour trois groupes de onze personnes est :

Groupe 1 : Champagne Pommery années 60 – Champagne Pâques Gaumont à Trépail Brut années 80 – Champagne Verzenay J. Busin Grand 1er Cru Classé 1955 – Château Carbonnieux Blanc Grand Cru Classé Léognan 1966 – Crozes-Hermitage Domaine de Thalabert Paul Jaboulet Aîné 1953 – Château Saint- Martin Médoc 1964 – Clos Toinet Tauzin Saint-Emilion 1950 – Château Clos Fourtet 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion 1950 – Château La Mission Haut Brion Grand Premier Cru de Graves 1948 – Château L’Evangile Pomerol Hanappier 1955 – Pommard Pierre Hugot négociant 1947 – Echézeaux Grand Cru Domaine de la Romanée Conti 1957 – Clos Des Lambrays 1er Cru Monopole 1943 – Chambertin Clos de Bèze Grand Cru Pierre Damoy 1961 – Royal Kébir Frédéric Lung rouge 1947 – Haut Sauternes J. B . Guillaume 1943 – Château d’Arche GCC Sauternes 1969 – Château d’Yquem Sauternes 1984.

Groupe 2 : Champagne Pommery années 60 – Champagne Pâques Gaumont à Trépail Brut années 80 – Champagne Verzenay J. Busin Grand 1er Cru Classé 1955 – Château Carbonnieux Blanc Grand Cru Classé Léognan 1966 – Agneau Blanc Sélection Rothschild Graves Supérieures 1943 – Château Saint- Martin Médoc 1964 – Château Trotte Vieille 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion 1967 – Château L’Evangile Pomerol Hanappier 1955 – Château Clos Fourtet 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion 1950 – Château La Mission Haut Brion Grand Premier Cru de Graves 1948 – Clos Des Lambrays 1er Cru Monopole 1943 – Grands Echézeaux Grand Cru Domaine de la Romanée Conti 1956 – Côtes du Rhône Parallèle « 45 » Paul Jaboulet Aîné 1959 – Royal Kébir Frédéric Lung rouge 1947 – Château de Malagar 1ères Côtes de Bordeaux 1966 – Haut Sauternes J. B . Guillaume 1943 – Château d’Yquem Sauternes 1984.

Groupe 3 : Champagne Pommery années 60 – Champagne Pâques Gaumont à Trépail Brut années 80 – Champagne René Renard à Avenay près Ay Brut années 50 – Château Carbonnieux Blanc Grand Cru Classé Léognan 1966 – Meursault Patriarche Père & Fils 1942 – Château Saint- Martin Médoc 1964 – Château Haut Cadet 1er Cru St Emilion Renversez et Bernard #1960 – Château L’Evangile Pomerol Hanappier 1955 – Château Trotte Vieille 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion 1967 – Château La Mission Haut Brion Grand Premier Cru de Graves 1948 – Chassagne-Montrachet Boudriottes Domaine Marcel Toinet 1972 – Grands Echézeaux Grand Cru Domaine de la Romanée Conti 1956 – Clos Des Lambrays 1er Cru Monopole 1943 – Le Corton Château De Beaune Bouchard Père & Fils 1966 – Royal Kébir Frédéric Lung rouge 1947 – Haut Sauternes J. B . Guillaume 1943 – Château d’Yquem Sauternes 1984.

Il y a beaucoup trop de vins puisqu’il y a 52 bouteilles pour 33 personnes. Mais c’est dû au fait que j’ai ajouté quelques bouteilles de bas niveaux puisque le monde des vins anciens, c’est aussi cela. Chaque groupe aura un Yquem, un vin du domaine de la Romanée Conti et des vins de tous niveaux dans les classifications bordelaises. Chacun aura l’un de mes chouchous, le plus grand vin algérien dans l’année 1947. A priori, il y a de quoi faire une belle séance de l’académie.

J’arrive à 16 heures au restaurant Macéo avec les vins et une centaine de verres Riedel que j’ajoute en appoint aux verres du restaurant. Pour ouvrir toutes les bouteilles il ne faut pas chômer. J’utilise le « Durand », un tirebouchon qui combine tirebouchon et bilame. C’est un outil astucieux mais qui blesse les bouchons, pouvant rendre illisibles certaines mentions que l’on pourrait vouloir lire, comme l’année par exemple. J’avais choisi quelques bouteilles de bas niveau et je m’attendais à de mauvaises surprises ici et là. Le bilan à l’ouverture est plutôt au-dessus de ce que j’attendais, surtout pour les bordeaux, et les mauvaises surprises se situent là où je ne les attendais pas. Les trois Royal Kébir 1947 ont des senteurs de vins fatigués, ce qui signifie que j’ai acquis des bouteilles mal conservées et les trois Haut Sauternes J. B . Guillaume 1943 n’ont pas du tout les parfums que j’espérais. En sens inverse les trois Clos Des Lambrays 1943 se présentent nettement mieux que ce que j’attendais. En ce qui concerne les trois vins du domaine de la Romanée Conti, l’Echézeaux 1957 est plus sympathique que les deux Grands Echézeaux 1956. On verra plus tard que la réalité sera toute autre. Globalement le bilan des ouvertures ne me déplait pas, même si certaine contreperformances inattendues m’énervent. J’ai mis trois heures pour tout ouvrir. Je revêts les habits prévus pour recevoir les participants.

Il y a trois bouteilles du Champagne Pâques Gaumont à Trépail Brut années 80 pour l’apéritif pris debout. La première et la troisième qu’on me fait goûter sont superbes. Ce champagne est confortable, bien construit et franc et ne cherche pas à surjouer. C’est le champagne idéal pour un apéritif et une très agréable surprise. La deuxième bouteille est un peu poussiéreuse.

Le Champagne Pommery années 60 est lui aussi servi pour l’apéritif debout. La première bouteille n’est pas présentable. La seconde est une pure merveille. Plus dosé que le précédent, il joue sur la douceur et la suavité. Je l’adore. Des convives préfèrent la tension du Pâques Gaumont. Je préfère le charme du Pommery.

Nous passons à table. Il y a beaucoup de participants invités pour un dîner de Noël qui n’ont aucune connaissance des vins anciens aussi faut-il que j’insiste sur l’approche humble nécessaire pour boire des vins anciens. Je suis à la table 1 qui comporte beaucoup de vins identiques à ceux des autres tables lorsque j’ai fourni trois bouteilles. Il y a parfois des vins en un seul exemplaire.

Le menu préparé par le chef du restaurant Macéo est : velouté de lentilles du Puy, œuf poché et champignons poêlés / risoni aux saveurs de paëlla, jus safrané / joue de bœuf, légumes de blanquette et jus aux condiments / fromage / banane caramélisée, chantilly citron vert, spéculoos et tuile croustillante au sarrasin.

Le Champagne Verzenay J. Busin Grand 1er Cru Classé 1955 étonne tout le monde avec ses 62 ans. Sa couleur est claire, il n’a pas de bulle mais a gardé un pétillant très vif. Il est d’un rare équilibre et tout le monde apprécie ce champagne dont la belle acidité est synonyme de fraîcheur et d’élégance.

Le Château Carbonnieux Blanc Grand Cru Classé Léognan 1966 est étonnant car il est d’un or clair qu’aurait un vin de moins de dix ans. Franc, pur, droit, c’est un blanc expressif irréprochable, à la longueur remarquable.

Le Château Saint- Martin Médoc 1964 est en trois exemplaires et je pensais que la table 3 aurait un vin mort. Il n’en est rien, le vin a ressuscité. Celui de notre table est très élégant. Ce n’est pas un grand vin, c’est un vin timide, mais sa douceur le rend extrêmement plaisant.

Le Clos Toinet Tauzin Saint-Emilion 1950 est une belle surprise. Je ne l’attendais pas à ce niveau. Il est fluide et se boit bien. Il a beaucoup de grâce.

Les convives de ma table s’extasient en buvant le Château Clos Fourtet 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion 1950 qu’ils jugent très nettement au-dessus du Saint-Emilion précédent, avec une typicité forte. Hélas, le vin m’a été servi dans un verre qui sent le verre et je ne peux pas en profiter autant. Quand nous avons voté pour les cinq bordeaux rouges de notre table je suis le seul à avoir mis le Toinet Tauzin devant le Clos Fourtet, mais un quart d’heure plus tard, l’odeur de verre ayant disparu j’ai pu constater la richesse de trame, le goût de truffe de ce puissant Clos Fourtet.

Le Château La Mission Haut Brion Grand Premier Cru de Graves 1948 est d’une grande instabilité. Par moment je trouve en lieu la noblesse qu’il peut avoir et à d’autres moments, je vois un vin fatigué, légèrement torréfié par un vieillissement excessif. Il sera diversement apprécié aux trois tables, l’une des tables ayant une bonne bouteille.

Dans nos votes de table sur les cinq bordeaux, le Château L’Evangile Pomerol Hanappier 1955 fera l’unanimité. Tous le noteront premier. C’est en effet un pomerol frais, facile, fluide mais expressif. C’est un vin que l’on boit avec plaisir, sans trace d’âge, fringant comme un vin de quinze ans. Il est adorable en tous points. Le classement en cours de route portant uniquement sur les bordeaux couronne L’Evangile 1955 puis le Clos Fourtet 1950 puis le Saint-Martin 1964 qui pourrait être ex aequo avec le Toinet Tauzin 1950. C’est globalement une très belle série de bordeaux.

Le Pommard Pierre Hugot négociant 1947 est un très joli vin qui profite pleinement d’une année légendaire. Il a toute la force d’expression de 1947. Il a le charme sensuel de la Bourgogne, très féminin. Ce n’est pas un vin puissant mais il est très agréable à boire.

L’Echézeaux Grand Cru Domaine de la Romanée Conti 1957 au moment où je le bois m’offre une esquisse sympathique d’un vin du domaine. Et puis, tout se referme. Le vin devient pataud, lourd. On cherche, mais vainement, à lui trouver des qualités. La plus grande surprise pour moi est qu’à l’ouverture, c’est ce vin qui surclassait les deux autres vins du domaine, et maintenant les deux Grands Echézeaux 1956 brillent aux deux tables voisines. J’ai gouté l’un des deux, qui a toutes les belles caractéristiques des vins du domaine, avec cette élégance subtile qui n’appartient qu’à lui.

Le Clos Des Lambrays 1er Cru Monopole 1943 est une grande surprise positive. Les trois bouteilles avaient des niveaux assez bas qui n’ont pas d’influence sur le goût. Aux trois tables on a apprécié ce vin solide et carré, de belle présence et force de caractère. C’est un grand vin chaleureux et puissant.

Le Chambertin Clos de Bèze Grand Cru Pierre Damoy 1961 est une valeur sûre qui ne me trahit jamais. Ce 1961 est indestructible. Il est l’expression d’une force tranquille avec un charme parfaitement dosé. Il est d’une belle longueur.

Le Crozes-Hermitage Domaine de Thalabert Paul Jaboulet Aîné 1953 a une affreuse couleur rose de vin trouble. Je sens à peine, je ne cherche même pas à le goûter. Il est mort et je n’insiste pas.

Le Royal Kébir Frédéric Lung rouge 1947 qui pour ses trois bouteilles m’avait offert des parfums imprécis et peu plaisants est moins triste que ce que je redoutais, mais on est loin du vin glorieux et conquérant dont je suis si fier. Il y a bien les marqueurs que sont le cacao et le café, mais le vin manque de rythme.

Je suis aussi déçu par les trois bouteilles du Haut Sauternes J. B . Guillaume 1943. Le vin n’est pas mauvais, mais il est légèrement poussiéreux et manque de vivacité.

Trompettes de la Renommée, apparaissez maintenant, car le Château d’Arche GCC Sauternes 1969 est absolument divin. Le vin est quasiment noir, ce qui est un peu en avance pour un vin de cet âge mais il a tout d’un vin éblouissant, gras, intense, à la longueur infinie, avec des myriades de fruits confits délicieux. Il est dans la même veine que le Suduiraut 1926 sublime que j’ai fait goûter récemment à Vinapogée. On est dans l’aristocratie du sauternes. C’est pour moi le plus grand vin de la soirée.

Le Château d’Yquem Sauternes 1984 est très agréable à boire, même après le puissant Château d’Arche, car il est gracieux et porte dignement tous les marqueurs de ce vin emblématique, noblesse, longueur et raffinement. Les trois bouteilles ont été honorées, d’autant que pour beaucoup c’était leur premier Yquem.

Mon classement des vins de ce dîner serait : 1 – Château d’Arche Sauternes 1969, 2 – Château L’Evangile Pomerol 1955, 3 – Champagne Verzenay J. Busin 1955, 4 – Clos Des Lambrays 1943, 5 – Pommard Pierre Hugot 1947, 6 – Champagne Pommery années 60, 7 – Champagne Pâques Gaumont à Trépail Brut années 80, 8 – Château Carbonnieux Blanc 1966, 9 – Château d’Yquem Sauternes 1984, 10 – Chambertin Clos de Bèze Grand Cru Pierre Damoy 1961, 11 – Clos Toinet Tauzin Saint-Emilion 1950, 12 – Château Saint- Martin Médoc 1964.

La qualité de ces douze vins permet de dire que ce dîner est une réussite, mais je ne peux pas m’empêcher de penser aux vins qui n’étaient pas au rendez-vous, ce qui me fait toujours souffrir, car j’aimerais que mes vins soient parfaits. Il est probable que j’ai voulu trop en faire. J’ai mis 17 ou 18 vins par table en acceptant qu’il y ait des vins qui soient de qualité moindre, pour faire découvrir le monde des vins anciens tel qu’il est. En fait j’aurais dû m’en tenir à treize vins par table en étant plus sélectif sur la qualité. Mais est-ce si sûr car les surprises ont joué dans les deux sens, certains vins que je croyais faibles ont brillé et certains vins en lesquels je plaçais ma confiance n’ont pas été au rendez-vous.

Le menu a été exécuté de belle façon, les plats goûteux trouvant leur place dans le déroulement au rythme soutenu du service des vins

De ce que j’ai ressenti, cette expérience absolument nouvelle pour beaucoup, d’immersion dans le monde des vins anciens, a été bien vécue. Les sourires et les compliments reçus ont de quoi me réconforter. Mais je suis perfectionniste, je ne serai jamais totalement satisfait, ce qui ne m’empêche pas de désirer au plus vite une nouvelle expérience.

 

la préparation des vins dans ma cave

vins du groupe 1 (le vin du domaine de la Romanée Conti n’est pas sur la photo en cave mais sur la photo de groupe au restaurant)

Champagne Pommery années 60

Champagne Pâques Gaumont à Trépail Brut années 80

Champagne Verzenay J. Busin Grand 1er Cru Classé 1955

Château Carbonnieux Blanc Grand Cru Classé Léognan 1966

Crozes-Hermitage Domaine de Thalabert Paul Jaboulet Aîné 1953

Château Saint- Martin  Médoc 1964

Clos Toinet Tauzin Saint-Emilion 1950

Château Clos Fourtet 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion 1950

Château La Mission Haut Brion Grand Premier Cru de Graves 1948

Château L’Evangile Pomerol Hanappier 1955

Pommard Pierre Hugot négociant 1947

Echézeaux Grand Cru Domaine de la Romanée Conti 1957

Clos Des Lambrays 1er Cru Monopole 1943

Chambertin Clos de Bèze Grand Cru Pierre Damoy 1961

Royal Kébir Frédéric Lung rouge 1947

Haut Sauternes J. B . Guillaume 1943

Château d’Arche GCC Sauternes 1969

Château d’Yquem  Sauternes 1984

 

vins du groupe 2 (le vin du domaine de la Romanée Conti n’est pas sur la photo en cave mais sur la photo de groupe au restaurant)

Champagne Pommery années 60

Champagne Pâques Gaumont à Trépail Brut années 80

Champagne Verzenay J. Busin Grand 1er Cru Classé 1955

Château Carbonnieux Blanc Grand Cru Classé Léognan 1966

Agneau Blanc Sélection Rothschild Graves Supérieures 1943

Château Saint- Martin  Médoc 1964

Château Trotte Vieille  1er Grand Cru Classé Saint-Emilion 1967

Château L’Evangile Pomerol Hanappier 1955

Château Clos Fourtet 1er Grand Cru Classé Saint-Emilion 1950

Château La Mission Haut Brion Grand Premier Cru de Graves 1948

Clos Des Lambrays 1er Cru Monopole 1943

Grands Echézeaux Grand Cru Domaine de la Romanée Conti 1956

Côtes du Rhône Parallèle « 45 » Paul Jaboulet Aîné 1959

Royal Kébir Frédéric Lung rouge 1947

Château de Malagar 1ères Côtes de Bordeaux 1966

Haut Sauternes J. B . Guillaume 1943

Château d’Yquem  Sauternes 1984

 

vins du groupe 3 (le vin du domaine de la Romanée Conti n’est pas sur la photo en cave mais sur la photo de groupe au restaurant)

Champagne Pommery années 60

Champagne Pâques Gaumont à Trépail Brut années 80

Champagne René Renard à Avenay près Ay Brut années 50

Château Carbonnieux Blanc Grand Cru Classé Léognan 1966

Meursault Patriarche Père & Fils 1942

Château Saint- Martin  Médoc 1964

Château Haut Cadet 1er Cru St Emilion Renversez et Bernard #1960

Château L’Evangile Pomerol Hanappier 1955

Château Trotte Vieille  1er Grand Cru Classé Saint-Emilion 1967

Château La Mission Haut Brion Grand Premier Cru de Graves 1948

Chassagne-Montrachet Boudriottes Domaine Marcel Toinet 1972

Grands Echézeaux Grand Cru Domaine de la Romanée Conti 1956

Clos Des Lambrays 1er Cru Monopole 1943

Le Corton Château De Beaune Bouchard Père & Fils 1966

Royal Kébir Frédéric Lung rouge 1947

Haut Sauternes J. B . Guillaume 1943

Château d’Yquem  Sauternes 1984

les photos des groupes prises au restaurant

groupe 1

groupe 2

groupe 3

les trois groupes en vue plongeante

les bouchons

le repas

le menu

 

Salon des vins matures le 4 décembre 2017 lundi, 4 décembre 2017

Le 4 décembre aura lieu au Huit Valois un salon consacré aux vins qui ont déjà une maturité.

Pour avoir des renseignements et s’inscrire il faut aller ici : https://www.vinapogee.com/

Il y aura des ateliers et j’en animerai deux :

  • Un atelier où on pourra goûter des Maury de 1937 – 1959 – 1997
  • Un atelier où on pourra goûter des sauternes Lafaurie Peyraguey de 1926 – 1964 et 1996

L’idée est de montrer par ces expériences en quoi les vins anciens permettent d’approcher des complexités nouvelles.

Allez sur le site de Vinapogée et inscrivez-vous. Ce sera passionnant.

Je vous attends, sachant qu’il y a un nombre de places limité.

Un témoignage à la suite de la 27ème séance de l’académie des vins anciens lundi, 3 avril 2017

Ayant reçu beaucoup de témoignages et de remerciements pour la 27ème séance de l’académie des vins anciens, j’ai choisi d’en publier un, d’un des membres les plus généreux de l’académie. Le voici :

 

Merci pour cette merveilleuse 27ème séance et merci de votre générosité car inclure un Echezeaux du domaine de la Romanée Conti ainsi qu’un Yquem pour chacune des tables était un grand cadeau.

Il est d’ailleurs triste que certains prirent part à un élan de critique car ils trahissent de ce fait votre premier commandement : « on ne juge pas un vin, on essaye de le comprendre ». Il est parfaitement normal de déguster des vins faibles car l’esprit de l’Académie est donner une chance à des vins anciens qui méritent d’être ouverts plutôt que d’être condamnés à l’évier. Dès lors, l’Académicien trouve son plaisir dans la découverte et surtout dans une prise de recul finale. Nous avons eu l’occasion de boire plus d’une vingtaine de vins anciens. Qui pourrait se targuer d’une si belle et opulente dégustation pour un prix si accessible ? De plus, nous jouissons d’un repas, dans un cadre magnifique et dans une ambiance des plus conviviales. En tant qu’amateur, je participe régulièrement à des dégustations et rien n’égale l’Académie des Vins Anciens…

A notre table (table 2), même si nous avons noté 2 ou 3 vins faibles (mais qui offraient néanmoins un beau témoignage), nous avons partagé de très beaux vins dont certains exceptionnels. Je retiens notamment :

Le Riesling domaine Schlumberger 1989 était superbe, sans trace d’âge, avec une belle droiture et un beau fruit.

Le Beaune blanc Bouchard des années 60 était intense et profond et n’a cessé de s’améliorer tout au long du repas.

Le Condrieu Philippe Pichon 1992 était une petite merveille de charme et de rondeur. Qui pourrait croire que le cépage Viognier vieillisse aussi bien ?

Le Chambolle Musigny Thorin 1966 est le grand gagnant de la soirée tant ce vin était merveilleux, un vin de velours. J’ai eu la chance de gouter le Chambolle Musigny 1934 qui lui était supérieur…

Le Beaune rouge L. Chemardin 1960 a eu un peu de mal à passer après le Chambolle Musigny mais j’ai bien fait de conserver mon verre jusqu’à la fin car toute la Bourgogne était là, en force et en douceur.

L’Echezeaux du domaine de la Romanée Conti fût un moment de recueillement. Si le nez végétal détonnait par rapport aux vins précédents (jeunesse oblige), la bouche était un pur raffinement avec une finale de grande gourmandise où j’ai perçu la framboise salée écrasée. J’ai conservé mon verre jusqu’à la fin, le vin se bonifiant et s’élargissant pour mon plus grand plaisir.

 

Le moment le plus intense de la soirée fût l’enchaînement magique du Royal Kébir Rosé probablement de 1945, le Royal Kébir Rouge 1942, le vin Jaune Château de l’Etoile 1969 et le Cabernet d’Anjou Rosé 1968. Ces 4 vins ont donné le meilleur d’eux-mêmes, dans une typicité unique qui évitait toute comparaison ou rapprochement avec d’autres styles de vin. La complémentarité entre le Royal Kébir Rosé et le Royal Kébir Rouge était émouvante. Des évocations similaires de café et de fumée mais une trame doucereuse pour le Rosé alors que le Rouge était grand, complexe, conquérant et débordant de vie !! Le vin Jaune était ensuite d’un rafraichissement saisissant tant il explosait de noix et de champignon frais. Enfin, le Cabernet d’Anjou Rosé fût une véritable surprise, jouant sur un registre très original. Un vin d’étonnement.

 

Que dire enfin des deux derniers vins : l’Yquem 1991 et le Tokaji Eszencia Aszu 1988, qui ont conclu brillamment cette dégustation. L’Yquem jouait sur la finesse et la légèreté, un vin d’une grande pureté. Le Tokaji jouait sur une fraicheur insoupçonnée qui le rendait extrêmement digeste (notamment lorsque l’on sait que le Tokaji Eszencia est le plus sucré des Tokaji). Deux vins superbes !!!

C’est pour moi une séance mémorable, comme le furent les précédentes.

Merci !!!

Amitiés,

 

Ce témoignage est important pour moi car il s’inscrit exactement dans la démarche que j’ai voulu initier avec l’académie des vins anciens. C’est moi qui dis merci.

27ème séance de l’Académie des Vins Anciens samedi, 1 avril 2017

La 27ème séance de l’Académie des Vins Anciens se tient au restaurant Macéo dans la belle salle du premier étage. Nous sommes 38 académiciens répartis en trois tables et nous allons partager l’équivalent de 58 bouteilles dont 51 de ma cave. J’ai choisi d’être le fournisseur quasi exclusif de cette réunion car lors des précédentes réunions, la gestion logistique des apports de chacun m’a posé d’énormes problèmes, tant les consignes que je donnais n’étaient pas respectées. Cette réunion a pour vocation d’être une « respiration » avant de reprendre le cours normal des choses, l’esprit de l’académie étant que chaque académicien apporte un vin ancien.

Si le nombre de vins excède celui du nombre de convives c’est pour tenir le compte d’éventuelles contreperformances de certains vins. J’ai prévu en effet d’ajouter quelques bouteilles de bas niveau ou incertaines, car il faut aussi leur donner la chance de briller. Pour couper court à toute contestation éventuelle de mes choix j’ai ajouté à chaque groupe une bouteille d’un Echézeaux du domaine de la Romanée Conti et une bouteille d’Yquem. L’expérience a montré que cette générosité ne m’a pas vacciné contre les critiques qui sont une caractéristique d’une partie de ce groupe gaulois.

Les vins sont répartis entre ceux de l’apéritif servis à tout le monde, puis à chacun des groupes.

Apéritif : 1 – Champagne Le Brun de Neuville sans année, 2 – Champagne Charles Heidsieck brut réserve mis en cave en 1997, 3 – Espumante 130 Casa Valduga Bento Gonçalvès Brésil sans année, 4 – Champagne Ayala Brut années 50,

Vins du Groupe 1 : 5 – Champagne Perrier Jouët 1955, 6 – Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger années 90, 7 – Domaine Schlumberger Pinot Blanc 1991, 8 – Tokay D’Alsace Pinot Gris Coperative d’Orschwiller 1984, 9 – Meursault MM. Thévenot 1957, 14 – Beaune 1er Cru Clos Saint Landry Bouchard Père et Fils 1937, 10 – Pouilly illisible années 20, 11 – Château Meyney double magnum 1967, 12 – Pommard producteur inconnu 1955, 13 – Chambolle Musigny A. R. Barrière frères 1934, 15 – Nuits Saint Georges 1937, 16 – Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 2002, 17 – Champagne Veuve Clicquot Rare Rosé Vintage 1985, 18 – Kébir rosé Frédéric Lung Alger #1947, 19 – Vin jaune Château de l’Etoile 1969, 20 – Anjou Supérieur Coteaux du Layon Ackermann Laurance 1936, 21 – Château d’Yquem 1991, 22 – Tokaji Eszencia Aszu 1988.

Vins du Groupe 2 : 5 – Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger années 90, 6 – Domaine Schlumberger Riesling des Princes Abbés 1989, 7 – Beaune du Château blanc Bouchard Père & Fils années 60, 8 – Condrieu Philippe Pichon 1992, 9 – Château Lagrange 1933, 10 – Château Meyney double magnum 1967, 11 – Chambolle Musigny Thorin 1966, 12 – Beaune L. Chemardin négociant vers 1930 , 13 – Vosne-Romanée maison Champy 1957, 14 – Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 2002, 15 – Royal Kebir Frédéric Lung 1942, 16 – Kébir rosé Frédéric Lung Alger #1947, 17 – Vin jaune Château de l’Etoile 1969, 18 – Cabernet d’Anjou rosé Compagnie Vinicole de Thouarcé 1968, 19 – Château d’Yquem 1991, 20 – Tokaji Eszencia Aszu 1988.

Vins du Groupe 3 : 5 – Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger années 90, 6 – Domaine Schlumberger Riesling des Princes Abbés 1989, 7 – Sancerre Le Paradis Blanc Vacheron 1982, 8 – Chassagne Montrachet Les Embrazées 1er Cru Bernard Morey et Fils 1991, 9 – Vin du Valais de Rèze 1977, 10 – Beaune du Château blanc Bouchard Père & Fils années 60, 11 – Vin algérien blanc 1983, 12 – Château Coustolle Canon Fronsac 1982, 13 – Château Meyney double magnum 1967, 14 – Beaune L. Chemardin négociant vers 1960 , 15 – Clos Vougeot Jean Confuron 1947, 16 – Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 2002, 17 – Kébir rosé Frédéric Lung Alger #1947, 18 – Vin jaune Château de l’Etoile 1969, 19 – Château d’Yquem 1991, 20 – Tokaji Eszencia Aszu 1988.

Chaque table a pu goûter à 20 ou 22 vins. Pour l’ouverture des vins j’arrive avant 16 heures au restaurant, rapidement rejoint par un puis deux puis trois amis qui m’aident à ouvrir les vins. Il fait une température d’été. Je ne sais pas si le brusque changement climatique explique le phénomène que nous constatons, de bouchons qui baissent dans le goulot au moment où l’on enlève la capsule, comme aspirés par une dépression. La fréquence d’apparition de ce phénomène est inhabituelle.

Comme toujours nous rencontrons des bouchons qui résistent, qui s’émiettent, et par deux fois, qui tombent dans le vin. Pour soutenir le moral des travailleurs, l’un des amis a apporté un Champagne Veuve Clicquot sans année des années 70, d’un jaune d’or clair et d’un goût joyeux de fruit doré, gorgé de soleil. C’est un très beau champagne qui donne du cœur à l’ouvrage. Un autre ami a apporté un original riesling pétillant, un Crémant d’Alsace Cuvée Hansi Riesling pétillant assez étrange à boire car je n’ai aucun repère, plaisant car énigmatique sans véritable séduction.

Tout le monde est ponctuel et nous prenons l’apéritif debout. Le Champagne Le Brun de Neuville sans année est trop dosé et sans vibration. Le Champagne Charles Heidsieck brut réserve mis en cave en 1997 est servi de trois bouteilles dont une bouchonnée. Les bouteilles sans défaut délivrent un champagne frais, agréable à boire, facile à vivre. Le Espumante 130 Casa Valduga Bento Gonçalvès Brésil sans année avait été offert par une jolie académicienne brésilienne aux yeux de braise. Ce pétillant est une heureuse surprise car je n’attendais pas qu’il ait autant de vivacité.

La belle surprise, c’est le Champagne Ayala Brut années 50 qui a beaucoup de caractère et de plaisir, avec une belle robe d’une or clair et un message joyeux de champagne à maturité. Il est simple mais chaleureux.

Nous passons à table est le menu est : magret de canard fumé au hêtre, chutney de pomme et raisin / Saint-Jacques de la côte normande saisies, purée de panais et réduction de grenade / carré d’agneau rôti au romarin, déclinaison de romanesco / fromages nombreux et variés apportés par de nombreux académiciens / amandine aux poires, caramel et fleur de sel. Ce menu est tout à fait adapté à la profusion de vins et bien exécuté.

Je suis dans le groupe 1. N’ayant pas pris de notes et occupé par la gestion de l’événement, les commentaires que je ferai seront succincts. Ils donneront plus l’ambiance de la dégustation.

Le Champagne Perrier Jouët 1955 est d’une bouteille qui a perdu un tiers de son volume et rien à la dégustation ne laisse penser qu’il pourrait y avoir un défaut. Le vin est très agréable et a beaucoup de caractère. C’est un grand champagne.

Le Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger années 90 est un vin tranquille mais qui offre des sensations de pétillant. Il est assez simple et ne me séduit pas particulièrement.

Le Pinot Blanc Domaine Schlumberger 1991 est très original, précis, de belle séduction. C’est intéressant de l’associer au Tokay D’Alsace Pinot Gris Coperative d’Orschwiller 1984 qui a lui aussi beaucoup de fraîcheur et de précision. Les alsaces sont peu souvent présents à l’académie depuis que Jean Hugel n’est plus des nôtres, et j’ai voulu réparer ce manque.

Le Meursault MM. Thévenot 1957 me surprend énormément. C’est un des vins dont le bouchon est tombé dans la bouteille, qu’il a fallu carafer puis filtrer pour le reverser dans sa bouteille. Il a donc été remué plus qu’il ne faudrait et il s’exprime avec une pertinence et une énergie remarquables. C’est un vin de gastronomie.

Le Beaune 1er Cru Clos Saint Landry blanc Bouchard Père et Fils 1937 apporté par un ami est ambré et manque un peu de précision. On le boit comme un témoignage intéressant.

Le Pouilly illisible des années 20 est peut-être plus vieux encore. Il est passionnant car il nous entraîne dans le monde des blancs secs séculaires. Son acidité citronnée et sa vivacité me plaisent beaucoup. Il y a une émotion avec ces vins qui est palpable.

Ce qui a impressionné tout le monde à ma table c’est l’extrême diversité des vins blancs que nous avons bus, avec des saveurs qui partent dans toutes les directions. Aucun vin n’était véritablement blessé et ce qui est fascinant, c’est la diversité de goûts de cette dégustation éclectique.

Le Château Meyney double magnum 1967 avait un niveau dans le goulot et un bouchon d’une grande qualité, la bouteille ayant été reconditionnée par Cordier dans les années 90. Le vin est d’une belle pureté. J’aime beaucoup Meyney qui n’a pas la reconnaissance qu’il mériterait. Il a des accents truffé. Son parfum à l’ouverture et au service était entraînant.

Je suis un peu déçu par le Pommard producteur inconnu 1955 car il fait partie d’un lot de bouteilles étiquetées à la main de mentions succinctes qui m’ont toujours donné de belles surprises. Le vin est agréable, mais j’en attendais un peu plus.

Le Chambolle Musigny A. R. Barrière frères 1934 en revanche est probablement l’une des plus belles bouteilles de ce dîner, avec une jeunesse et une vivacité géniales. C’est la Bourgogne telle qu’on l’aime.

Le Nuits 1937 apporté par un ami est lui aussi un beau témoignage bourguignon.

J’ai apporté pour notre académie trois Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 2002 et j’ai demandé que le service du vin aux tables soit fait de telle façon que nous en profitions tous ensemble. A l’ouverture les parfums étaient d’une subtilité gracieuse et magique et les bouchons superbes. Celui que je bois, mais les trois sont identiques, est tout en subtilité et suggestion, vin élégant qui distille ses notes raffinées. Comme il est servi sur les fromages, les conditions de dégustation ne lui rendent pas l’hommage qu’il mériterait. Mais quel beau vin !

Le Champagne Veuve Clicquot Rare Rosé Vintage 1985 est parfait, rosé de grande classe.

Le Kebir rosé Frédéric Lung Alger #1947 est un vin qui peut surprendre car il est dans une gamme de goûts que l’on ne pratique pas souvent. Il a un peu de fumé, de café, il est riche en alcool et se montre séduisant si l’on entre dans son jeu si inhabituel.

Le Vin jaune Château de l’Etoile 1969 est le même que celui que j’avais ouvert aux Crayères avec les dirigeants des champagnes Lanson. Il y en a un par table. C’est un vin jaune puissant à la longueur infinie qui explose de noix avec une persistance aromatique inouïe.

Je ne me souviens plus de l’Anjou Supérieur Coteaux du Layon Ackermann Laurance 1936 et c’est dommage car la bouteille méritait qu’on s’y intéresse.

Le Château d’Yquem 1991 est un Yquem discret mais qui a maintenant avec ses 25 ans une jolie rondeur et une belle persistance aromatique. Il n’est pas pesant ce qui le rend frais et agréable.

Le Tokaji Eszencia Aszu 1988 est un Eszencia qui n’est pas trop sucré. Il est frais, agréable et se boit beaucoup mieux que lorsqu’il avait une quinzaine d’années.

J’ai eu l’occasion de boire quelques vins des autres tables dont les vins apportés par quelques amis. Le Vin du Valais de Rèze 1977 est très original car avec lui aussi on a peu de repères. Il est très profond comme certains vins de Savoie. Le Vin algérien blanc 1983 est une belle surprise, plus frais et léger qu’un Kebir rosé. Le Royal Kebir Frédéric Lung 1942 d’un ami qui voulait me faire plaisir est magique. J’adore ces vins avec de pointes fugaces de café.

A ma table l’ambiance était attentive mais aussi très enjouée. La diversité des blancs et la performance de quelques bourgognes nous a ravis. Pour beaucoup, le vin de la Romanée Conti était une première. A une autre table des académiciens ronchons n’ont pas aimé les vins. Souvent il suffit d’un amateur qui critique pour que toute la table suive la même voie. Je suis allé goûter à leur table les vins qu’ils critiquaient qui ne me rebutaient pas du tout même si un ou deux paraissaient faibles. Comme il n’y a pas de palais universel, une différence de sensibilité est tout-à-fait possible, et un parti pris n’est pas à exclure. Des témoignages recueillis après le dîner m’ont conforté. Il s’agit d’une très belle séance de l’académie qui a permis d’accueillir beaucoup de nouveaux amateurs, surpris de la vivacité des vins d’âges canoniques.

Les vins des travailleurs bus entre déboucheurs de bouteilles :

Veuve Clicquot années 70

Crémant d’Alsace Cuvée Hansi Riesling pétillant

les champagnes

les vins du groupe 1 :

Champagne Perrier Jouët  1955

Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger années 90

Domaine Schlumberger Pinot Blanc 1991

Tokay D’Alsace Pinot Gris Coperative d’Orschwiller 1984 (année supposée)

Meursault MM. Thévenot 1957

Beaune 1er Cru Clos Saint Landry Bouchard Père et Fils 1937

Pouilly illisible années 20

Château Meyney double magnum 1967

Pommard   producteur inconnu 1955

Chambolle Musigny A. R. Barrière frères 1934

Nuits Saint Georges 1937

Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 2002

Champagne Veuve Clicquot Rare Rosé Vintage  1985

Kébir rosé Frédéric Lung Alger #1947

Vin jaune Château de l’Etoile 1969

Anjou Supérieur Coteaux du Layon Ackermann Laurance  1936

Château d’Yquem  1991

Tokaji Eszencia Aszu  1988

photo de famille prise dans ma cave des vins du groupe 1 (seuls mes apports sont sur la photo car les autres vins ont été apportés le jour même) (idem ci-dessous pour les deux autres groupes)

Les vins du groupe 2

Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger années 90

Domaine Schlumberger Riesling des Princes Abbés 1989

Beaune du Château blanc Bouchard Père & Fils années 60

Condrieu Philippe Pichon 1992

Château Lagrange 1933

Château Meyney double magnum 1967 (on lit : 2 litres 96)

Chambolle Musigny Thorin 1966

Beaune L. Chemardin négociant vers 1930

Vosne-Romanée maison Champy 1957

Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 2002

Royal Kebir Frédéric Lung 1942

Kébir rosé Frédéric Lung Alger #1947

Vin jaune Château de l’Etoile 1969

Cabernet d’Anjou rosé Compagnie Vinicole de Thouarcé 1968

Château d’Yquem  1991

Tokaji Eszencia Aszu  1988

Les vins du groupe 3

Coteaux Champenois Blanc de Blancs Pol Roger années 90

Domaine Schlumberger Riesling des Princes Abbés 1989

Sancerre Le Paradis Blanc Vacheron  1982

Chassagne Montrachet Les Embrazées 1er Cru Bernard Morey et Fils 1991

Vin du Valais de Rèze  1977

Beaune du Château blanc Bouchard Père & Fils années 60

Vin algérien Médéa blanc 1983

Château Coustolle Canon Fronsac 1982

Château Meyney double magnum 1967

Beaune L. Chemardin négociant vers 1960

Clos Vougeot Jean Confuron 1947

Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 2002

Kébir rosé Frédéric Lung Alger #1947

Vin jaune Château de l’Etoile 1969

Château d’Yquem  1991

Tokaji Eszencia Aszu  1988

un des groupes avait un Chateau Soutard 1962. Je ne sais pas lequel

les bouchons des trois Echézeaux DRC dans une assiette de débris

les plats

Académie des Vins Anciens (AVA) – 27ème séance du 30 mars 2017 samedi, 18 mars 2017

Comme d’habitude il faut lire très attentivement le texte ci-dessous qui contient des nouveautés.

La 27ème séance de l’académie des vins anciens se tiendra au RESTAURANT MACEO 15 r Petits Champs 75001 PARIS (téléphone : 01 42 97 53 85)

La réunion débutera à 19h30.

Cette réunion aura une forme très particulière, pour changer et permettre des inscriptions d’amateurs qui n’ont pas de vins anciens en cave.

Tous les vins proviendront de ma cave. Il ne sera donc pas nécessaire d’en proposer (sauf dérogation).

De ce fait il y aura un prix unique pour cette séance de 210 € à payer à l’ordre de « François Audouze AVA ». Le paiement devra me parvenir avant le 1er mars 2017, date à laquelle la liste d’inscription sera close. Aucune inscription ne sera admise si le paiement n’est pas reçu à bonne date. Pour les retardataires, envoyer les chèques à mon domicile (me demander l’adresse) ou payer par virement (me demander le RIB).

L’adresse d’envoi du chèque est : François Audouze chez société ACIPAR 44 rue Andrei Sakharov 93140 BONDY.

La forme de cette réunion n’a pas vocation à devenir définitive, car l’un des objets de l’académie est le partage. Elle a pour objet de donner un nouvel élan devant conduire à un renforcement de l’académie.

Au plaisir de vous accueillie le 30 mars au restaurant Macéo.