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Académie des Vins Anciens (AVA) – 16ème séance du 1er décembre 2011 jeudi, 1 décembre 2011

Académie des Vins Anciens (AVA) – 16ème séance du 1er décembre 2011

Règles et informations mises à jour au 20/11/11

(à lire avec attention)

Date et heure : 1er décembre 2011 à 19h00

Lieu : Restaurant La Cagouille 10 Place Constantin Brancusi 75014 PARIS Tél : 01 43 22 09 01 dirigé par André Robert

Nous sommes environ 35 à ce jour, inscrits à cette séance.

Participation financière :

120 € par personne si l’inscrit apporte une bouteille de vin ancien (1) agréée par François Audouze

240 € par personne si l’inscrit vient sans bouteille

(1) si l’inscrit n’a pas de vin assez ancien, un « troc » est possible avec François Audouze, qui mettra au programme un vin ancien, contre une (ou plusieurs) bouteille de vin jeune qui présente un intérêt pour lui

Paiement :

Aucun chèque ne sera remis en banque avant le 30 novembre 2011. Il n’y a donc aucune raison de retarder l’envoi du chèque de paiement.

Le chèque doit être remis si possible avant le 1er novembre à François Audouze. Tout chèque tardif sera refusé et l’inscription ne sera pas confirmée.

L’ordre du chèque est : « François Audouze AVA »

Chèque à envoyer à François Audouze 18 rue de Paris 93130 NOISY LE SEC

Livraison des vins :

Les vins doivent être proposés et agréés par François Audouze. Les bouteilles sont à déposer chez Henriot 5 rue la Boétie 75008 Paris – 2ème étage – 01.47.42.18.06. Notre contact sur place est Martine Finat : mfinat@champagne-henriot.com . Aucune bouteille ne pourra être livrée après le 10 novembre.

Une variante est de m’envoyer par la poste la bouteille à l’adresse : François Audouze société ACIOPAR 18 rue de Paris 93130 NOISY LE SEC

Toute personne qui n’aurait pas effectué son paiement et livré son vin le 10 novembre perdrait son inscription. Le chèque arrivé tardivement lui serait rendu et la bouteille arrivée tardivement aussi.

Remarque sur le caractère strict de cette mesure : la dernière réunion a démontré qu’il est possible de tout régler un mois à l’avance. Le respect de la règle de l’engagement définitif et complet avant le 10 novembre est le moyen d’assurer une réunion sans imprévu.

Au cas (très improbable) où un trop grand nombre d’académiciens n’auraient pas réglé leur participation et livré leur vin au 10 novembre, j’envisage de supprimer la réunion, du fait de l’absence de rigueur constaté lors de précédentes réunions. Je suis persuadé que je peux compter sur la compréhension de chacun, pour une règle facile à appliquer : on dispose aujourd’hui de deux mois pour l’envoi d’un chèque et d’une bouteille, ce qui est une tâche dont la réussite de la réalisation n’est pas irréaliste.

Au plaisir de vous accueillir pour une réunion aussi brillante que les précédentes, et encore plus rigoureuse, car c’est possible.

Académie des vins anciens – les vins PHOTOS jeudi, 26 mai 2011

GROUPE 1 : champagne Henriot rosé magnum 1988

Champagne Moët & Chandon Brut Impérial rosé 1953

Champagne Moët & Chandon magnum 1962

Champagne Dom Pérignon 1978

Chablis Blanchot Grand Cru domaine Vocoret 1988

Clos Zisser Klipfel Gewurztraminer 1974

Corton Charlemagne Rapet P&F 1950 (bas)

Côtes du Jura blanc Jean Bury # 1964

Château Corbin Michotte 1966

Château Gruaud Larose 1964

Château Canon 1959

Château Malescot Saint-Exupéry 1934

Chambolle Musigny Joseph Drouhin 1967

Vouvray moelleux 1959 domaine Clovis Lefèvre

Château Maÿne-Bert Haut-Barsac 1939

Château Bastor Lamontagne Sauternes 1929

Château Caillou Haut-Barsac 1921 (provenant de mon déjeuner de la veille)

GROUPE 2 : champagne Henriot rosé magnum 1988

Champagne François Giraux Brut ss A élaboré par Charles Heisdsieck

Champagne Bollinger Brut Spécial Cuvée des années 70/80

Mesnil Nature Blanc de blancs -vers 1935

Vouvray sec 1961 domaine Clovis Lefèvre

Meursault Patriarche 1943

Pouilly-Fuissé 1938 Ph.Bouchard

Côtes du Jura blanc La Cocarde 1958

Château Ducru Beaucaillou 1973

Château Le Bon Pasteur 1973 POMEROL

Château Canon 1966

Château des Jaubertes 1964-Marquis de Pontac-Graves

Château Saint-Julien Saint-Emilion 1945

Chambolle Musigny Joseph Drouhin 1967

Gevrey-Chambertin Faiveley 1938

Vinadort Rioja Bodegas Artacho 1975

Soleil de France Seignouret Frères Sauternes années 1930 origine Ch.Coutet

Rivesaltes Dom Brial 1969.

GROUPE 3 : Champagne François Giraux Brut ss A élaboré par Charles Heisdsieck

Champagne Moët & Chandon Brut Impérial rosé 1953

Champagne Moët & Chandon magnum 1962

Mesnil Nature Blanc de blancs -vers 1935

Chablis Blanchot Grand Cru domaine Vocoret 1988

Vouvray sec 1962 domaine Clovis Lefèvre

Côtes du Jura blanc « Fleur de Marne » La Bardette Chardonnay 1964

Pauillac Baron de Rothschild # 1980

Chateau de Sales 1970

Chateau Pichon Longueville Comtesse de Lalande Pauillac 1966

Château Gruaud Larose 1964

Château Respide 1956

Gevrey-Chambertin Duroché 1957 (bas)

Vosne Romanée J. Thorin 1949

Mercurey 1936 Ph.Bouchard

Monbazillac 1945 château de la Fonvieille réserve du Theulet

Rivesaltes Dom Brial 1959.


Académie des vins anciens – les vins jeudi, 26 mai 2011

Voici les vins annoncés, qui seront répartis en trois groupes de dégustation puisque nous sommes 40 avec 48 vins :

Champagne François Giraux Brut ss A élaboré par Charles Heisdsieck – Champagne François Giraux Brut ss A élaboré par Charles Heisdsieck – Champagne Bollinger Brut Spécial Cuvée des années 70/80 – Champagne Moët & Chandon Brut Impérial rosé 1953 – Champagne Moët & Chandon Brut Impérial rosé 1953 – champagne Henriot rosé magnum 1988 – Champagne Moët & Chandon 1962 – Champagne Dom Pérignon 1978 – 2 btls Mesnil Nature – Blanc de blancs -vers 1935 –

Chablis Blanchot Grand Cru domaine Vocoret 1988 – Chablis Blanchot Grand Cru domaine Vocoret 1988 – Vouvray sec 1962 domaine Clovis Lefèvre – Vouvray sec 1961 domaine Clovis Lefèvre – Clos Zisser Klipfel Gewurztraminer 1974 – Corton Charlemagne Rapet P&F 1950 (bas) – Meursault Patriarche 1943 – Pouilly-Fuissé 1938 – Ph.Bouchard – Côtes du Jura blanc « Fleur de Marnes » La Bardette Chardonnay 1964 – Côtes du Jura blanc Jean Bury # 1964 – Côtes du Jura blanc La Cocarde 1958 –

Ducru Beaucaillou 1973 – CHATEAU LE BON PASTEUR 1973 POMEROL Chateau de Sales 1970 – Chateau Pichon Longueville Comtesse de Lalande Pauillac 1966 – Château Canon 1966 – Château Corbin Michotte 1966 – Château Gruaud Larose 1964 – Château Gruaud Larose 1964 – Château des Jaubertes 1964-Marquis de Pontac-Graves – Canon 1959 – Château Respide 1956 – Château Malescot Saint-Exupéry 1934 –

Chambolle Musigny Joseph Drouhin 1967 – Chambolle Musigny Joseph Drouhin 1967 – Gevrey-Chambertin Duroché 1957 (bas) – Vosne Romanée J. Thorin 1949 – Gevrey-Chambertin Faiveley 1938 – Mercurey 1936 – Ph.Bouchard – Vinadort Rioja Bodegas Artacho 1975 –

Vouvray moelleux 1959 domaine Clovis Lefèvre – Soleil de France – Seignouret Frères – Sauternes années 1930 origine Ch.Coutet – Monbazillac 1945 Château de la Fonvieille – Château Bastor Lamontagne Sauternes 1929 – Rivesaltes Domaine Brial Grande réserve 1969 – Rivesaltes domaine Brial 1959 –

quinzième séance de l’académie des vins anciens au restaurant Macéo jeudi, 26 mai 2011

La quinzième séance de l’académie des vins anciens se tient au restaurant Macéo où nous avons nos habitudes. Le service est toujours attentionné et efficace. Nous sommes 42 annoncés le matin-même et 38 présents. Les jeunes sont nombreux, car des places ont été réservées à des élèves de l’école supérieure du marketing du luxe de la Fondation Cartier. Il y a au programme 50 vins (en comptant les magnums pour deux bouteilles) dont 25 vins de ma cave ce qui est une proportion inhabituelle. La qualité des apports est variée, mais comme on en jugera en lisant les listes dans l’ordre de service, il y a de vraies pépites.

A 16h30, je déballe les caisses de vins pour prendre les photos de groupe et je commence à ouvrir les bouteilles. Deux amis devaient venir m’aider mais chacun des deux m’appela pour me dire que des choses absolument urgentes l’empêchait de venir. C’est donc en solo que j’ai ouvert les vins, au rythme d’environ trois minutes par bouchon, sans chômer, avec relativement peu de batailles homériques contre des bouchons pervers. Après plus de deux heures, j’étais exténué. Une petite promenade dans les jardins du Palais Royal m’a fait du bien.

Les vins sont répartis en trois groupes ce qui permettra à chacun de goûter 16 à 18 vins et plus du fait des échanges entre les groupes :

GROUPE 1 : champagne Henriot rosé magnum 1988 – Champagne Moët & Chandon Brut Impérial rosé 1953 – Champagne Moët & Chandon magnum 1962 – Champagne Dom Pérignon 1978 – Chablis Blanchot Grand Cru domaine Vocoret 1988 – Clos Zisser Klipfel Gewurztraminer 1974 – Corton Charlemagne Rapet P&F 1950 (bas) – Côtes du Jura blanc Jean Bury # 1964 – Château Corbin Michotte 1966 – Château Gruaud Larose 1964 – Château Canon 1959 – Château Malescot Saint-Exupéry 1934 – Chambolle Musigny Joseph Drouhin 1967 – Vouvray moelleux 1959 domaine Clovis Lefèvre – Château Maÿne-Bert Haut-Barsac 1939 – Château Bastor Lamontagne Sauternes 1929 – Château Caillou Haut-Barsac 1921.

GROUPE 2 : champagne Henriot rosé magnum 1988 – Champagne François Giraux Brut ss A élaboré par Charles Heisdsieck – Champagne Bollinger Brut Spécial Cuvée des années 70/80 – Mesnil Nature – Blanc de blancs -vers 1935 – Vouvray sec 1961 domaine Clovis Lefèvre – Meursault Patriarche 1943 – Pouilly-Fuissé 1938 – Ph.Bouchard – Côtes du Jura blanc La Cocarde 1958 – Château Ducru Beaucaillou 1973 – Château Le Bon Pasteur 1973 POMEROL – Château Canon 1966 – Château des Jaubertes 1964-Marquis de Pontac-Graves – Château Saint-Julien Saint-Emilion 1945 – Chambolle Musigny Joseph Drouhin 1967 – Gevrey-Chambertin Faiveley 1938 – Vinadort Rioja Bodegas Artacho 1975 – Soleil de France – Seignouret Frères – Sauternes années 1930 origine Ch.Coutet – Rivesaltes Dom Brial 1969.

GROUPE 3 : Champagne François Giraux Brut ss A élaboré par Charles Heisdsieck – Champagne Moët & Chandon Brut Impérial rosé 1953 – Champagne Moët & Chandon magnum 1962 – Mesnil Nature – Blanc de blancs -vers 1935 – Chablis Blanchot Grand Cru domaine Vocoret 1988 – Vouvray sec 1962 domaine Clovis Lefèvre – Côtes du Jura blanc « Fleur de Marne » La Bardette Chardonnay 1964 – Pauillac Baron de Rothschild # 1980 – Chateau de Sales 1970 – Chateau Pichon Longueville Comtesse de Lalande Pauillac 1966 – Château Gruaud Larose 1964 – Château Respide 1956 – Gevrey-Chambertin Duroché 1957 (bas) – Vosne Romanée J. Thorin 1949 – Mercurey 1936 – Ph.Bouchard – Monbazillac 1945 château de la Fonvieille réserve du Theulet – Rivesaltes Dom Brial 1959.

Nous commençons l’apéritif debout avec le Champagne François Giraux Brut élaboré par Charles Heisdsieck sans année. C’est une belle surprise, car je ne l’attendais pas aussi serein, équilibré, carré et facile à boire. Nous enchaînons avec le Champagne Henriot rosé magnum 1988 qui frappe par sa précision et son délié. C’est un champagne élégant mais aussi agréablement rafraîchissant, lui aussi serein et facile à comprendre.

Le menu est bien adapté à la variété extrême des vins : Petits pois en velouté glacé, voile de jambon noir de Bigorre / ‘Gambas’ juste cuites & marinées, petit confit printanier / Suprême de Saint- Pierre, carottes boulgour ‘cumin coriandre’/ Noisette d’agneau aux herbes sèches, croustilles & céleri & pousses aromatiques / Fin sablé de fruits exotiques aux épices / Chocolat ‘croque’ & sirop Arabica.

Nous passons à table et le Champagne Moët & Chandon Brut Impérial rosé 1953 qui nous est servi me saisit par la richesse du fruit, dans la première gorgée que je bois. Il est riche, complexe et coloré, mais faute de nourriture car le service n’a pas démarré, la vieillesse du champagne va dominer. C’est dommage. On m’a dit que l’autre 1953 que j’avais apporté est encore plus marqué par l’âge. Alors que l’entrée n’arrive pas, nous allons aborder un monument, le Champagne Moët & Chandon magnum 1962 qui vient directement des caves de la maison de champagne et a été dégorgé il y a trois ans. Jamais un champagne de ma cave de cette année ne pourrait avoir la fraîcheur, la vivacité et la tension de celui que nous buvons, d’une vie joyeuse, avec un fruit plein et une mâche saisissante. Il est d’une année de grande qualité et subjugue par sa jeunesse extrême. Il est extrêmement intéressant qu’il soit suivi par le Champagne Dom Pérignon 1978, qui n’est pas d’une année classée dans les meilleures, mais qui m’a toujours surpris de ce fait. Car le saut qualitatif est réel. Nous buvons un magnifique champagne, d’une belle élégance, qui est rehaussé par le très grand Moët. Ce champagne ravit notre table. Nous succombons à son charme.

L’amuse-bouche ayant accompagné le 1962 et le 1978, c’est entre deux plats que nous goûtons le Chablis Blanchot Grand Cru domaine Vocoret 1988. Son nez est superbe et riche, sa couleur est d’une rare jeunesse et ce Chablis plein et riche en saveurs multiples est un grand Chablis. Quel dommage qu’il fût bu sans poisson.

J’attendais beaucoup du Clos Zisser Klipfel Gewurztraminer 1974 d’un ami et à ma grande surprise, si le nez est rayonnant, le goût en bouche démarre bien, puis s’arrête quasi instantanément pour finir sur une petite amertume. C’est dommage. Dans les 25 vins que j’ai apportés, j’ai inclus deux vins en vidange. Et la démonstration qu’un vin en vidange est un vin mort est éclatante, car malgré l’oxygène de longues heures, le Corton Charlemagne Rapet P&F 1950 a rendu l’âme. Certains comme moi ont pu vérifier par leur palais que le certificat de décès est authentique.

Le Côtes du Jura blanc Jean Bury vers 1964 d’un ami jurassien est un immense bonheur. Un tel vin au goût énigmatique, qui fait voyager sur un tapis volant me transporte d’aise. Je suis heureux avec ces vins qui dérangent, qui questionnent mais donnent les bonnes réponses. Un ami m’apporte un verre du Meursault Patriarche 1943 prévu pour un autre groupe, petite merveille de bonheur avec sa couleur d’une belle jeunesse et une vivacité surprenante pour cet âge.

J’ai demandé que nous portions un toast à la Poste car c’est grâce à elle que nous buvons le Château Corbin Michotte 1966. Un de mes dîners comportait quatre vins successifs de 1966, par un pur hasard et Emmanuel Boidron m’avait expédié ce vin pour qu’il soit inclus dans ce dîner. La Poste en ayant décidé autrement, j’ai demandé à Emmanuel s’il m’autorisait à mettre son vin à l’académie. Le velours de ce vin est spectaculaire. C’est un vin de belle puissance, qui s’accompagne d’un grand raffinement. On retient surtout le velours. En revanche, le Château Gruaud Larose 1964 s’impose par sa force et sa carrure. C’est du Guesclin en armure. Ce vin d’une belle année est un grand bordeaux.

Et l’addition des expériences est intéressante, car après le velours et la puissance, c’est la noblesse que signe le Château Canon 1959 d’une magnifique prestance. Le mot « noble » est vraiment ce qui convient le mieux à ce vin d’un grand équilibre et d’une belle longueur.

Le Château Malescot Saint-Exupéry 1934 sur lequel je comptais beaucoup est moins bon que de précédentes expériences. Il est encore jeune, mais un peu timide et coincé. Il manque d’épanouissement, même si son expression est agréable pour un presque octogénaire. La grande surprise pour moi vient du Chambolle Musigny Joseph Drouhin 1967 merveilleusement bourguignon, d’une sensualité extrême. Je dis à ma voisine : « c’est Marilyn Monroe dont la robe est soufflée par l’air chaud du métro ». Ce vin est très au dessus de mon attente.

Le Vouvray moelleux 1959 domaine Clovis Lefèvre est dans une phase intéressante entre le Yin et le Yang, car il a mangé son sucre et hésite entre des saveurs de vins secs et de vins doux. C’est une énigme à chaque gorgée, qui donne une sensation palpitante. Le Château Maÿne-Bert Haut-Barsac 1939 est une bouteille que j’ai rajoutée ce matin, comme ça, par plaisir, car elle me faisait de l’œil dans ma cave. Et elle a eu raison, car ce vin est l’exemple même du beau sauternes. Et le Château Bastor Lamontagne Sauternes 1929 va lui donner une petite leçon, car l’année 1929 dope le vin d’une dose de puissance et de richesse. Mais les deux ne se détruisent pas. Ils apportent la démonstration de l’absolue pertinence des sauternes anciens.

Comme il fallait un 51ème vin pour en avoir plus que d’états aux Etats Unis, j’ai apporté le reste du Château Caillou Haut-Barsac 1921 ouvert hier avec mon frère et ma sœur. Le vin a gardé toute sa fraîcheur et sa précision inégalable le porte en tête de ces trois magiques sauternes que j’ai voulu partager avec mon groupe.

Quel sera le classement final ? Pour mon goût ce sera : 1 – Château Caillou Haut-Barsac 1921, 2 – Chambolle-Musigny Joseph Drouhin 1967, 3 – Château Bastor Lamontagne Sauternes 1929, 4 – Champagne Dom Pérignon 1978, 5 – Château Canon 1959, 6 – Côtes du Jura blanc Jean Bury vers 1964.

Notre groupe a eu de très belles bouteilles, originales et parfois surprenantes. Dans d’autres groupes, des bouteilles un peu plus faibles ont existé, mais globalement le bilan est positif pour chacun, car les merveilles apportent le bonheur d’entrer dans le monde des vins anciens.

Cette séance de l’académie des vins anciens est très conforme à son objectif de partage et d’ouverture sur un monde souvent méconnu, celui des vins anciens. Comme je l’ai dit aux participants, la qualité d’une réunion dépend de la qualité des apports. Il faut encore travailler sur la qualité des apports pour que l’académie des vins anciens devienne le rendez-vous pédagogique incontournable permettant de vivre la vie des vins anciens. Nous sommes sur le bon chemin !

Académie des Vins Anciens (AVA) – 15ème séance du 26 mai 2011 jeudi, 26 mai 2011

Académie des Vins Anciens (AVA) – 15ème séance du 26 mai 2011

Règles et informations mises à jour au 14/05/11

(à lire avec attention)

Date et heure : 26 mai 2011 à 19h00

Lieu : restaurant Macéo 15 rue des Petits Champs à Paris

Nombre de participants et formation des groupes :

Si nous sommes une trentaine, il y aura deux groupes de dégustation, se répartissant une quinzaine de vins chacun

Si nous sommes plus de quarante, il y aura trois groupes de dégustation, se répartissant une quinzaine de vins chacun

Participation financière :

120 € par personne si l’inscrit apporte une bouteille de vin ancien (1) agréée par François Audouze

240 € par personne si l’inscrit vient sans bouteille

(1) si l’inscrit n’a pas de vin assez ancien, un « troc » est possible avec François Audouze, qui mettra au programme un vin ancien, contre une (ou plusieurs) bouteille de vin jeune qui présente un intérêt pour lui

Paiement :

Aucun chèque ne sera remis en banque avant le 21 mai 2011. Il n’y a donc aucune raison de retarder l’envoi du chèque de paiement.

Le chèque doit être remis avant le 29 avril à François Audouze. Tout chèque tardif sera refusé et l’inscription ne sera pas confirmée.

L’ordre du chèque est : « François Audouze AVA »

Chèque à envoyer à François Audouze 18 rue de Paris 93130 NOISY LE SEC

Livraison des vins :

Les vins doivent être proposés et agréés par François Audouze. Les bouteilles sont à déposer chez Henriot 5 rue la Boétie 75008 Paris – 2ème étage – 01.47.42.18.06. Notre contact sur place est Martine Finat : mfinat@champagne-henriot.com . Aucune bouteille ne pourra être livrée après le 29 avril.

Une variante est de m’envoyer par la poste la bouteille à l’adresse : François Audouze 18 rue de Paris 93130 NOISY LE SEC

Toute personne qui n’aurait pas effectué son paiement et livré son vin le 29 avril perdrait son inscription. Le chèque arrivé tardivement lui serait rendu et la bouteille arrivée tardivement aussi.

Remarque sur le caractère strict de cette mesure : la dernière réunion a démongtré qu’il est possible de tout régler un mois à l’avance. Le respect de la règle de l’engagement définitif et complet avant le 29 avril est le moyen d’assurer une réunion sans imprévu.

Au cas où un trop grand nombre d’académiciens n’auraient pas réglé leur participation et livré leur vin au 29 avril, j’envisage de supprimer la réunion, du fait de l’absence de rigueur constaté lors de la réunion de juin 2010. Je suis persuadé que je peux compter sur la compréhension de chacun, pour une règle facile à appliquer : on dispose aujourd’hui de deux mois pour l’envoi d’un chèque et d’une bouteille, ce qui est une tâche dont la réussite de la réalisation n’est pas irréaliste.

Au plaisir de vous accueillir pour une réunion aussi brillante que les précédentes, et encore plus rigoureuse, car c’est possible.

Académie des vins anciens – 14ème séance VINS mercredi, 8 décembre 2010

les champagnes d’apéritif

Vins du Groupe 1

Champagne Europe Fleury 1990 magnum

Meursault Perrières 1964 R.Ampeau

Chante-Alouette Hermitage blanc M. Chapoutier 1959

Château Lafite-Rothschild 1970

Château Montrose 1955

Château Malescot Saint-Exupéry 1934

Château La Mission Haut-Brion 1988

Clos de Vougeot Château de la Tour Morin P&F (2 1/2 bt) 1947

Clos Des Mouches Joseph Drouhin 1959

Vega Sicilia 1936

Beaulieu Vineyards Georges de Latour cabernet sauvingnon 1960

Château Pion Monbazillac 1973

Château Haut-Sarpe Sauternes # 1896

Vins du Groupe 2 :

Champagne Europe Fleury 1990 magnum

Champagne Veuve Pommery Brut "25ème année de règne de SAS le Prince Régnier III " 1974

Agneau Blanc de Mouton Rothschild Graves 1948

Meursault du Château de Meursault (propriété du Comte de Moucheron) 1969

Chassagne Montrachet blanc Soualle et Bailliencourt 1948

Château du Cauze Saint Emilion Grand Cru 1985

Château Saint Martin Médoc 1964

Château Montrose 1960

Château Margaux, Margaux NM # 1931

Gevrey-Chambertin Bouchard P&F 1962

Santenay Dufouleur négociants 1955

Chateauneuf-du-Pâpe Bessac Monopole 1938

Barolo anno 1958

Château Suduiraut 1975

Malaga Lagrima Scholtz Hermanos début des années 30

Vins du Groupe 3 :

Champagne Nicolas Feuillate 1982

Agneau Blanc de Mouton Rothschild Graves 1948

Clos de la Coulée de Serrant N. Joly 1983

Arbois rouge Domaine de la Pinte 1961

Château L’Eglise-Clinet 1971

Château Grand Corbin Despagne 1961

Château Lagrange St Julien 1943

Nuits Saint Georges Pierre Gruber 1974

Beaune Bressandes Joseph Drouhin 1955

Vega Sicilia 1940

Château Suduiraut 1975

Ste Croix du Mont Château Bel-Air La Mouleyre 1er Cru 1964

Vins du Groupe 4 :

Champagne brut Ayala, années 70

Arbois blanc Fruitière Vinicole d’Arbois 1961

Château La Rose-Pourret Saint Emilion Grand Cru 1983

Château Haut-Brion rouge 1963

Château Haut-Brion rouge 1970

Château Dupeyron Margaux 1982

Château de Sales 1949

Nuits Saint Georges Pierre Gruber 1974

Santenay Clos de Tavannes 1959

Clos des Papes Chateauneuf-du-Pape 1975

Vega Sicilia 1953

Sainte Croix du Mont Château Lamarque 1969

Saint-Raphaël Quinquina vieux # 1950

14ème séance de l’académie des vins anciens au restaurant Macéo mercredi, 8 décembre 2010

La 14ème séance de l’académie des vins anciens s’est tenue au restaurant Macéo. La gestation de cette réunion fut lente, mais plus structurée que lors des réunions précédentes et nous avons rassemblé le plus grand nombre d’inscrits : 48. L’apport étant de 58 vins, pour la première fois nous avons pu créer quatre groupes de dégustation, chaque participant ayant accès à 14 ou 15 vins, auxquels s’ajoutent ceux qui s’échangent assez naturellement entre les tables. Voici les vins répartis en quatre groupes, dans l’ordre de service :

Groupe 1 : Champagne Europe Fleury 1990 magnum – Meursault Perrières 1964 R.Ampeau – Chante-Alouette Hermitage blanc M. Chapoutier 1959 – Château Lafite-Rothschild 1970 – Château Montrose 1955 – Château Malescot Saint-Exupéry 1934 – Château La Mission Haut-Brion 1988 – Clos de Vougeot Château de la Tour Morin P&F (2 1/2 bt) 1947 – Clos Des Mouches Joseph Drouhin 1959 – Vega Sicilia 1936 – Beaulieu Vineyards Georges de Latour cabernet sauvignon 1960 – Château Pion Monbazillac 1973 – Château Haut-Sarpe Sauternes # 1896.

Groupe 2 : Champagne Europe Fleury 1990 magnum – Champagne Veuve Pommery Brut "25ème année de règne de SAS le Prince Régnier III " 1974 – Agneau Blanc de Mouton Rothschild Graves 1948 – Meursault du Château de Meursault (propriété du Comte de Moucheron) 1969 – Chassagne Montrachet blanc Soualle et Bailliencourt 1948 – Château du Cauze Saint Emilion Grand Cru 1985 – Château Saint Martin Médoc 1964 – Château Montrose 1960 – Château Margaux, Margaux NM # 1931 – Gevrey-Chambertin Bouchard P&F 1962 – Santenay Dufouleur négociants 1955 – Chateauneuf-du-Pâpe Bessac Monopole 1938 – Barolo anno 1958 – Château Suduiraut 1975 – Malaga Lagrima Scholtz Hermanos début des années 30.

Groupe 3 : Champagne Europe Fleury 1990 magnum – Champagne Nicolas Feuillate 1982 – Agneau Blanc de Mouton Rothschild Graves 1948 – Clos de la Coulée de Serrant N. Joly 1983 – Arbois rouge Domaine de la Pinte 1961 – Château L’Eglise-Clinet 1971 – Château Grand Corbin Despagne 1961 – Château Lagrange St Julien 1943 – Nuits Saint Georges Pierre Gruber 1974 – Beaune Bressandes Joseph Drouhin 1955 – Vega Sicilia 1940 – Château Suduiraut 1975 – Ste Croix du Mont Château Bel-Air La Mouleyre 1er Cru 1964.

Groupe 4 : Champagne Europe Fleury 1990 magnum – Champagne brut Ayala, années 70 – Arbois blanc Fruitière Vinicole d’Arbois 1961 – Château La Rose-Pourret Saint Emilion Grand Cru 1983 – Château Haut-Brion rouge 1963 – Château Haut-Brion rouge 1970 – Château Dupeyron Margaux 1982 – Château de Sales 1949 – Nuits Saint Georges Pierre Gruber 1974 – Santenay Clos de Tavannes 1959 – Clos des Papes Chateauneuf-du-Pape 1975 – Vega Sicilia 1953 – Sainte Croix du Mont Château Lamarque 1969 – Saint-Raphaël Quinquina vieux # 1950.

La veille, j’ai envoyé un mail aux participants pour leur rappeler l’heure d’arrivée et j’ai pris soin de mettre un phrase qui est : "tout semble au point, mais il faut encore être prudent, car chaque jour peut apporter sa dose d’imprévu."

Je ne croyais pas si bien dire, puisque le matin une forte neige avec des flocons de la taille de galettes Saint-Michel s’est abattue sur Paris. La France se paralyse dès que la neige abonde. Ayant peur de défections, j’ai demandé que l’on me prévienne des impossibilités de venir et je suis parti au plus vite vers le lieu de la réunion, le coffre de la voiture rempli des vins de ce soir. Et là, c’est l’incertitude la plus complète. Etant conduit, j’ai pu envoyer des mails aux inscrits les tenant au courant de ma progression dans la neige. Il se trouve qu’à la Porte de Pantin, il y a une place plus vaste que la place de la Concorde. Mais l’intelligence de nos édiles fait que, lorsqu’à Tokyo on investit pour fluidifier la circulation, à Paris, on fait tout pour la figer. Et le succès est complet les jours de neige. Ayant mis plus d’une heure pour faire cinq cent mètres, j’informais en temps réel mes amis, et je recevais des messages d’annulation.

Dans Paris tout s’est éclairci et je suis arrivé à 16 heures pour pouvoir ouvrir les bouteilles. Pierre, un nouveau participant me propose de venir m’aider. J’accueille avec joie cette aide utile, d’autant que Pierre, vigneron de son état, est un expert du tirebouchon. Dans les apports, il y a de tout. Des vins sublimes et d’autres moribonds, voire franchement morts. Il s’agit généralement de bouteilles ajoutées à l’apport "officiel", ce qui est acceptable. Les bouchons gras salissent nos mains. Le bout de mon nez est noir. Les bouteilles des amis qui ont annoncé leur désistement sont mises de côté. Lorsque tout est fini, je me vêts de frais, mes mains sont propres. Un ami arrive apportant en supplément de son apport un champagne Laurent Perrier ancien et une bouteille en vidange de Château Coutet 1917, dont la couleur est prometteuse. Il me faut me salir de nouveau, mais pour la bonne cause, car le vin qui sera ajouté au groupe 3 a un nez rassurant.

Il y a plusieurs mois, assistant à une signature de livre suivie d’un cocktail au Ritz, le champagne Soutiran m’avait plu. Ayant reçu un sympathique cadeau de la vigneronne, l’apéritif s’est fait avec : Champagne Soutiran GC Perle Noire – Champagne Soutiran brut GC – Champagne Soutiran brut GC rosé – Champagne Soutiran Brut GC Blanc de Blancs. Chacun a pu essayer tel ou tel de ces quatre champagnes, simples, sympathiques, sans grande longueur, mais de bon aloi.

Le propriétaire des champagnes Fleury ayant apporté deux magnums de Champagne Symphonie d’Europe Fleury 1990, nous avons pu en profiter à l’apéritif et à table. Tout à la gestion des arrivées et des absences, je n’ai pas apprécié ce champagne comme il conviendrait. Il faudra vite que j’en fasse une nouvelle expérience.

Nous sommes fort heureusement nombreux, dépassant les quarante et aidés par un ami, qui, voyant que des places sont libres, a fait venir dare-dare son fils et un de ses amis américain. Le groupe 4 est formé essentiellement d’étudiants de Sciences Po et de l’institut supérieur du marketing du luxe ou du goût. C’est une erreur de les avoir mis ensemble. Il eût été plus intéressant de les disperser dans chacun des groupes.

Après mon discours de bienvenue, nous commençons notre dégustation. Je bois les vins du groupe 1. J’avais remarqué à l’ouverture que le Meursault Perrières 1964 R.Ampeau avait un nez de bouchon. Cette déviation est intense au nez plus qu’en bouche. La couleur est d’un or très beau. Le vin montre qu’il pourrait être riche. Je suis beaucoup plus intolérant que deux vignerons présents à ma table, dont l’ouverture d’esprit à ce vin me plaît beaucoup.

Avec le Chante-Alouette Hermitage blanc M. Chapoutier 1959, il n’est point besoin d’être tolérant, car le vin est splendide. D’une richesse extrême, d’un aplomb certain, ce vin est d’une rare complexité, déclinant des saveurs de fruits, mais aussi de beurre et de pâtisserie. C’est un grand vin.

Le Château Lafite-Rothschild 1970 est d’une délicatesse assez invraisemblable. En lui, tout est douceur, distinction, raffinement. On se délecte de sa légèreté et je m’amuse à mimer les ondulations d’un goût qui n’en finit pas. Nous somme heureux, mais nous quittons vite Lafite pour une merveille absolue. Le Château Montrose 1955 est un monument de perfection. Avec ce vin, on tient le bordeaux parfait dont on rêve. Tout en lui est profond, dosé, intelligent. C’est un vin à la longueur extrême qui n’a pas d’âge, tant sa couleur d’un rubis en sang et son goût lourd ont acquis l’intemporalité. Quel grand vin !

Alors, la tâche est rude pour le Château Malescot Saint-Exupéry 1934 qui est un très grand vin chaleureux, plus coloré que le Montrose et aussi jeune que lui, mais qui n’a pas l’étoffe et la stature du 1955. Nous saluons malgré tout ce vin de grande séduction.

Le Château La Mission Haut-Brion 1988 sera grand. Mais il ne devrait pas figurer dans ces séances tant il est encore, malgré 22 ans, un jeunot prometteur mais impubère. Un grand vin cependant.

Les Clos de Vougeot Château de la Tour Morin P&F 1947 en deux demi-bouteilles font une transition percutante et convaincante vers le monde du pinot noir. Je suis étonné de la puissance de ce vin et le vigneron qui l’a apporté l’explique par l’année. C’est un beau vin qui passe en force mais avec élégance. Je n’ai pas un souvenir précis du Clos Des Mouches Joseph Drouhin 1959 aussi ne ferai-je pas de commentaire.

Le Vega Sicilia Unico 1936 fait partie des trois vins apportés par l’un des plus généreux de notre académie. Il n’en attendait pas trop et c’est vrai qu’il est fatigué, mais il est quand même charmant, d’un fort exotisme. Le Vega Sicilia Unico 1940 qu’on m’a apporté d’une autre table est beaucoup plus excitant, tant il est inattendu. C’et surtout le Vega Sicilia Unico 1953 qui respecte l’orthodoxie du grand vin espagnol, torrefié comme il convient et puissant "à en revendre".

Le Beaulieu Vineyards Georges de Latour cabernet sauvignon 1960 est avec le Lafite 1970 le cadeau, car il s’agit bien d’un cadeau, d’un ami américain grand amateur de vin. Ce vin est magnifique, d’une grande classe, et qui apporte la démonstration que les grands vins américains ont, eux aussi, une belle aptitude à vieillir. J’ai adoré ce vin au classicisme rassurant et à la précision remarquable.

Le Château Pion Monbazillac 1973 est un gentil Monbazillac encore jeune, sans prétention mais charmant. Le Château Haut-Sarpe Sauternes # 1896 a une couleur très sombre mais prometteuse. Le bouchon était bien collé aux parois de verre, limitant la perte de liquide. Le nez est flatteur, de fruits compotés de la même couleur que le vin. Le liquoreux est chatoyant, calme, au sucre faible mais à la longueur plaisante. C’est un gentil liquoreux dont le témoignage est intéressant à cause de l’âge.

De tous côtés, des amis m’ont apporté des vins à goûter, car notre académie est faite pour partager. Le Barolo 1958 est simple mais bien vivant, le Malaga des années trente est superbe de joie de vivre, aux fruits comme le pruneau tout en douceur. Le Champagne Nicolas Feuillate 1982, même s’il a perdu sa bulle est d’un goût riche et prenant, avec une personnalité impressionnante, La Coulée de Serrant Nicolas Joly 1983 est au sommet de son art, brillante. Le Château Grand Corbin Despagne 1961 est exceptionnel de sérénité, représentatif de son année bénie des dieux. Le Château Lagrange Saint Julien 1943 est un témoignage qui mérite l’intérêt, avec un fruit encore bien présent. Le Saint-Raphaël des années 50 est un gentil rancio un peu fatigué mais charmant.

Le menu a joué sa partition sans tenir compte des vins, parce que c’est impossible : Potimarron, pain d’épices grillé & foie gras / Lamelles de Saint-Jacques, aubergines caviar, brisures d’algues marines / Bar sauvage, jeunes poireaux & dattes, petits oignons roussis / Noisette de filet mignon de veau du Bourbonnais, écrasé de pommes charlotte, girolles & figues / Baguette macaron, crème pur Caraïbe feuilletine / Sablé ‘citron passion’, poire confite & feuille de grué pimenté. Les portions ont été petites, mais bien cuisinées. Il faudra ajouter un fromage pour la prochaine fois.

La qualité des vins a été très variable. Pour notre groupe, il suffit d’avoir eu : Chante-Alouette Hermitage blanc M. Chapoutier 1959, Château Montrose 1955, Château Malescot Saint-Exupéry 1934, Clos de Vougeot Château de la Tour Morin P&F (2 1/2 bt) 1947 et Beaulieu Vineyards Georges de Latour cabernet sauvignon 1960 pour faire notre bonheur.

Mon classement serait : 1 – Château Montrose 1955, 2 – Chante-Alouette Hermitage blanc M. Chapoutier 1959, 3 – Beaulieu Vineyards Georges de Latour cabernet sauvignon 1960, 4 – Clos de Vougeot Château de la Tour Morin P&F (2 1/2 bt) 1947, 5 – Château Malescot Saint-Exupéry 1934.

Malgré la tristesse d’avoir perdu en route quelques enneigés, cette séance, la plus nombreuse en convives et en vins, avec un beau repas et un excellent service, a montré, par la générosité des académiciens et les rires qui ont fusé, qu’elle est une des plus belles.