Dîner au restaurant Laurent – photos mercredi, 12 janvier 2011

Le menu : salade de mâche et toasts "Melba" aux truffes noires / tronçon de turbot nacré à l'huile d'olive, bardes de légumes verts dans un jus iodé légèrement crémé / noix de ris de veau truffée et blondie, perline et lard fumé dans une fleurette aux champignons / caille dorée en cocotte, rôtie aux abats, côtes de céleri mitonnées aux olives noires / tarte fine à la mangue




Champagne Dom Pérignon 1964



Meursault-Genevrières Premier Cru Domaine des Comtes Lafon 1985



Château Ducru-Beaucaillou Saint-Julien 1953



Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1985



Schloss Johannisberger Riesling Beerenauslese 1999



photo de groupe


dîner au restaurant Laurent avec un Richebourg de rêve mercredi, 12 janvier 2011

Il y a des amis de la bande à Jean-Philippe que nous n'avions pas vus depuis longtemps, et ça nous manquait. Rendez-vous est pris pour combler ce déficit d'occurrence de notre amitié. La table est réservée au restaurant Laurent, Philippe Bourguignon fait préparer un menu pour les vins que nous avons envie de partager. Tout est sur les rails.


Las, à 17 heures un mail nous informe qu'une subite maladie d'hiver va nous priver des amis que nous voulions honorer. J'appelle aussitôt nos amis japonais pour leur proposer ce dîner le soir même. Lui peut, elle non. La table se forme. C'est parti.


Mes bouteilles ayant été livrées la veille, mon vin rouge a été ouvert à la bonne heure. Les amis arrivent avec leurs vins qui sont immédiatement ouverts.


Nous sommes au bar et grignotant quelques snacks, nous buvons un champagne Jacques Lassaigne à Montgueux dans l'Aube. La couleur est clairette et le vin est frêle, mais d'une définition dont la précision mérite l'intérêt. Voilà un champagne qui se boit pour sa fraîcheur, avec une jolie trame et une élégance dans la précision.


Nous passons à table et le menu a été conçu pour des vins dont nous avons dû changer le casting : salade de mâche et toasts "Melba" aux truffes noires / tronçon de turbot nacré à l'huile d'olive, bardes de légumes verts dans un jus iodé légèrement crémé / noix de ris de veau truffée et blondie, perline et lard fumé dans une fleurette aux champignons / caille dorée en cocotte, rôtie aux abats, côtes de céleri mitonnées aux olives noires / tarte fine à la mangue.


Nous commençons par un Champagne Dom Pérignon 1964 à la couleur d'un bel ambre légèrement gris. Le nez est engageant, la bulle est discrète et le champagne a les complexités sereines des champagnes anciens. Il y a du fruit, de l'iode, mais il y a une astringence qui me gêne un peu. C'est sur le toast à la truffe que le champagne trouve une opulence qu'il n'aurait pas naturellement. Les champagnes anciens sont sensibles à l'histoire de leurs passages en caves.


Tomo a apporté un Meursault-Genevrières Premier Cru Domaine des Comtes Lafon 1985. Le nez est magnifique et comme le vin est froid, il n'a pas encore d'ampleur. Quand il prend sa température, il devient plus gras, plus crémeux, avec une trace d'iode, et la résonance avec la sauce du turbot est spectaculaire. C'est sans doute l'accord qui m'a le plus ému.


Le vin suivant apporté par Jean-Philippe est le Château Ducru-Beaucaillou Saint-Julien 1953. La couleur est d'une folle jeunesse. Oh, je sens le bouchon de la première gorgée qui m'est offerte. Heureusement tout indique que ce bouchon va s'effacer et c'est le cas. La truffe du ris de veau fait vibrer le vin qui prend de la richesse et de l'opulence d'un beau vin fruité. Hélas, près d'un quart d'heure plus tard, le goût de bouchon réapparaît. Mais nous avons eu pendant ces quelques minutes un saint-julien riche, bien rond et facile à vivre, d'une jeunesse inattendue.


Lorsqu'on me verse les premières gouttes du Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1985, je m'exclame, tant l'évidence s'impose : "ce vin ouvre les portes des trésors de la Romanée Conti". Et le plaisir de le boire confirme cette assertion. Ce vin est un passeport pour le paradis du domaine de la Romanée Conti. Tout en lui est parfait. Il y a la salinité que j'adore, maîtrisée pour qu'elle n'entrave pas le charme. Il y a cette retenue toute prude qui vole en éclats tant le vin est parfait. Il y a une harmonie qui n'a pas d'égale. Avec Tomo, nous convenons que ce Richebourg est plus émouvant que les Romanée Conti que nous avons bues ensemble pour un film qui passera bientôt sur FR3.


Si l'on devait définir en quoi la Romanée Conti transcende le pinot noir, nous dirions : "buvez ça". Et la montée en puissance de l'extase ne cesse jamais. Nous savons que nous vivons un grand moment, un de ceux qui sont le "retour sur investissement" émotionnel du collectionneur de vins. Le plat délicieux et viril de la caille se marie merveilleusement avec le vin, impérial et charmeur, avec la signature Romanée Conti dans un état de perfection absolue. Sel, rose fanée, fruit discret, longueur inextinguible, tout y est.


Nous sommes presque sans voix tant l'instant est important.


Sur la tarte à la mangue, Tomo a apporté une demi-bouteille de Schloss Johannisberger Riesling Beerenauslese 1999 qui titre 9°. Ce vin à la finale sèche et au sucre imposant est très agréable à boire.


Mais notre mémoire va garder : 1 - Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1985, 2 - Meursault-Genevrières Premier Cru Domaine des Comtes Lafon 1985, 3 - Château Ducru-Beaucaillou Saint-Julien 1953, 4 - Champagne Dom Pérignon 1964.


Au cours du repas, nous avons bâti les projets les plus fous qui combineront les talents culinaires de Jean-Philippe et de Tomo avec quelques vins surnaturels que notre passion nous pousserait à ouvrir. Nous ne sommes pas en peine !

quelques vins bus en 2010 vendredi, 7 janvier 2011

L'année 2010 a sans doute été la plus extraordinaire de ma vie d'amoureux des vins.


Je n'ai pas encore fait le bilan de cette année, mais voici quelques vins qui ont jalonné cette année hors norme, dans l'ordre des années :


Tokay 1819
Vin de Chypre 1841
Château Lafite Rothschild 1844
Château Lafite Rothschild 1858
Beaune Grèves Vigne de l’Enfant Jésus 1865
Château la Tour Blanche 1869
Château d'Yquem 1874
Château d'Yquem 1890
Château d'Yquem 1899
Musigny Coron Père & Fils 1899
Château Lafite 1900
Blanc Vieux d'Arlay Caves Jean Bourdy 1911
Grand Chambertin Sosthène de Grésigny 1913
Richebourg Morin Père & Fils 1923
Château Haut Brion 1926
Château d’Yquem 1928
Château Lafite-Rothschild 1928
Château Palmer 1928
Château La Mission Haut-Brion 1929
Château Margaux 1929
La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1943
Château Haut-Brion blanc 1945
Château Latour 1945
Champagne Bollinger 1945
Champagne Veuve Clicquot rosé 1947
La Romanée C. Marey & Comte Liger-Belair 1949
Château d'Yquem 1949
Champagne Heidsieck Monopole Magnum 1952
Champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs magnum 1959
Château Ausone 1959
Corton Charlemagne Bouchard Père et Fils 1961
Champagne Salon 1961
Romanée Conti Domaine de la Romanée Conti 1962
Champagne Dom Pérignon Oenothèque magnum 1966
La Romanée Liger Belair 1966
Champagne Dom Pérignon Rosé Œnothèque 1966
Château Rayas Châteauneuf-du-Pape 1970
Champagne Comtes de Champagne Taittinger magnum 1971
Montrachet Domaine de la Romanée Conti 1972
Romanée Conti Domaine de la Romanée Conti 1981
Romanée Conti Domaine de la Romanée Conti 1986
Champagne Krug Clos du Mesnil 1988
La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1990
Romanée Conti Domaine de la Romanée Conti 1996
Richebourg Anne Gros 1996
Château d’Yquem 2009
La Romanée Conti DRC 2009
La Romanée Grand Cru Domaine Liger-Belair 2009


J'ai mis des 2009, bus au pied des fûts, parce que cette année promet d'être une très grande année, comme souvent les vins en "9".


Les autres sont toutes des bouteilles qui m'ont ému.


Jamais, dans mes rêves les plus fous d'il y a dix ans, je n'aurais imaginé pouvoir boire de tels trésors. J'essaie d'en être un modeste et fidèle témoin, pour que leur mémoire ne disparaisse pas.

Bulletins 2010 – De 356 à 408 vendredi, 31 décembre 2010

(bulletin WD N° 408 101228) Le bulletin n° 408 raconte : dixième dîner des amis de Bipin Desai au restaurant Laurent, spectacle de danse suivi d’un dîner au restaurant de la Maison Blanche. (bulletin WD N° 407 101228) Le bulletin n° 407 raconte : dîner au restaurant Kondo, spécialiste des tempuras, dîner au restaurant Kozue de l’hôtel Park Hyatt et dîner au 52ème étage de l’hôtel Park Hyatt. (bulletin WD N° 406 101221) Le bulletin n° 406 raconte : un dîner au restaurant de l’hôtel Hoshinoya Ryokan Kyoto, un dîner au restaurant Izumi, spécialiste du poisson Fugu et un dîner au restaurant Hiramatsu Fukuoka. (bulletin WD N° 405 101221) Le bulletin n° 405 raconte : à Kyoto, dîner de Wagyu au restaurant deux étoiles Isshin et dîner traditionnel japonais au restaurant trois étoiles Arashiyama Kitcho. (bulletin WD N° 404 101214) Le bulletin n° 404 raconte : dîner au restaurant de sushis Ginza Kyubei, digestif au bar de l’hôtel, visite de Tokyo, dîner au restaurant Joël Robuchon in Tokyo, départ à Kyoto à l’hôtel Hoshinoya Ryokan Kyoto. (bulletin WD N° 403 101214) Le bulletin n° 403 raconte : remise de diplômes au Cercle Interallié, déjeuner au restaurant Le Petit Broc, 141ème dîner de wine-dinners au restaurant de Patrick Pignol, départ pour le Japon. (bulletin WD N° 402 101207) Le bulletin n° 402 raconte : déjeuner au restaurant Pierre Gagnaire,  déjeuner à la Brasserie de Saint-Louis en l’île, déjeuner au restaurant Le Divellec, des repas dans le sud dont chez des amis et Casual Friday au restaurant Gérard Besson. (bulletin WD N° 401 101207) Le bulletin n° 401 raconte : dîner chez des amis japonais, dégustation des champagnes Selosse aux Caves Legrand,  vins brésiliens, dégustation de cognacs et dîner au restaurant Laurent. (bulletin WD N° 400 101130) Le bulletin n° 400 raconte : remerciements, déjeuner au restaurant Laurent, dîner au restaurant l’Ardoise, et dégustation de cognacs Hine suivie d’un déjeuner à l’hôtel Burgundy. (bulletin WD N° 399 101109) Le bulletin n° 399 raconte : un séminaire de la Chaire UNESCO « Culture et Tradition du Vin » avec des repas au Château de Clos Vougeot, Chez Guy et au château de Gilly, le 140ème dîner de wine-dinners au restaurant Laurent et un repas ‘famille et amis’ au restaurant Mathusalem. (bulletin WD N° 398 101102) Le bulletin n° 398 raconte : un déjeuner de presse au restaurant Guy Savoy et un repas de vins anciens au restaurant Le Verre et l’Assiette à Lyon Vaise. (bulletin WD N° 397 101026) Le bulletin n° 397 raconte : un déjeuner et deux dîners gastronomiques à l’hôtel CasadelMar de Porto-Vecchio. (bulletin WD N° 396 101019) Le bulletin n° 396 raconte : un déjeuner au restaurant Citrus Etoile, une conférence sur les vins anciens à un Rotary Club avec un vin de 1900 et le premier jour d’un séjour gastronomique à l’hôtel Casa del Mar de Porto-Vecchio. (bulletin WD N° 395 101012) Le bulletin 395 raconte : une dégustation des vins de la maison Faiveley au restaurant Taillevent et un dîner d’amateurs au restaurant Le Petit Verdot. (bulletin WD N° 394 101005) Le bulletin n° 394 raconte le 139ème dîner de wine-dinners au restaurant Taillevent et un déjeuner en famille l’été (le dernier ?). (bulletin WD N° 393 100928) Le bulletin n° 393 raconte : le 138ème dîner de wine-dinners au restaurant du Yacht Club de Monaco et les fonds de bouteilles deux jours après. (bulletin WD N° 392 100921) Le bulletin n° 392 raconte : un déjeuner à la table d’hôtes d’Yvan Roux et les préparatifs d’un dîner de wine-dinners au Yacht Club de Monaco. (bulletin WD N° 391 100914) Le bulletin n° 391 raconte : un repas de famille dans le sud, un dîner à l’hôtel des Roches, un déjeuner à la table d’hôtes d’Yvan Roux et un dîner d’amis dans le sud. (bulletin WD N° 390 100907) Le bulletin n° 390 raconte : des repas de famille dans le sud, un dîner chez des amis et un déjeuner au restaurant Le Petit Nice. C’est un bulletin où l’on parle beaucoup d’accords. (bulletin WD N° 389 100831) Le bulletin n° 389 raconte : des repas dans notre maison du sud, un dîner au « Côté Mer » à Hyères, un déjeuner au Yacht Club de Monaco et un dîner chez Yvan Roux. (bulletin WD N° 388 100824) Le bulletin n° 388 raconte : plusieurs repas de vacances dans notre maison du sud et plusieurs repas à la table d’hôtes d’Yvan Roux. (bulletin WD N° 387 100817) Le bulletin 387 raconte : une dégustation verticale du Chevalier-Montrachet La Cabotte de Bouchard P&F et un dîner de vins grandioses à l’orangerie du château de Beaune. (bulletin WD N° 386 100803) Le bulletin n° 386 raconte : une dégustation des 2009 au domaine de la Romanée Conti, une dégustation de 2009 au domaine Comte Liger-Belair, un déjeunerau restaurant Loiseau des Vignes à Beaune. (bulletin WD N° 385 100727) Le bulletin n° 385 raconte : un dîner chez un ami sur la cuisine de Jean-Philippe Durand, un déjeuner au restaurant Laurent et le 137ème dîner de wine-dinners au restaurant Ambassadeurs de l’hôtel de Crillon. (bulletin WD N° 384 100720) Le bulletin n° 384 raconte : une fête de famille, un déjeuner au restaurant de la Grande Cascade, un dîner d’amis au restaurant Astrance et le 136ème dîner de wine-dinners au restaurant Ledoyen. (bulletin WD N° 383 100713) Le bulletin n° 383 raconte la 13ème séance de l’académie des vins anciens au restaurant de l’hôtel Bedford, qui fut à plus d’un titre une réunion exceptionnelle. (bulletin WD N° 382 100706) Le bulletin 382 raconte : un déjeuner au château d’Yquem, une dégustation de jeunes Yquem et le 135ème dîner de wine-dinners au château d’Yquem. (bulletin WD N° 381 100629) Le bulletin n° 381 raconte : un déjeuner au restaurant l’Assiette Champenoise, un dîner chez Yvan Roux, un dîner chez des amis, le 134ème dîner de wine-dinners au restaurant Arpège et l’arrivée en sauternais, la veille d’un grand dîner. (bulletin WD N° 380 100622) Le bulletin n° 380 raconte : un déjeuner à l’Automobile Club de France, un déjeuner au Yacht Club de France, une dégustation matinale de deux Romanée Conti et un déjeuner au Grand Véfour, une conférence dégustation à l’Institut Supérieur du Marketing du Goût et une dégustation des champagnes Krug au siège de Krug. (bulletin WD N° 379 100615) Le bulletin n° 379 raconte : le 133ème dîner de wine-dinners au restaurant Laurent avec un Tokay 1819 et un Bollinger 1945, et un dîner au restaurant Laurent, à l’occasion de la sortie du livre de Michel Chasseuil. (bulletin WD N° 378 100609) Le bulletin 378 raconte : un dîner à l’Orangerie du Château de Beaune et l’ouverture des vins d’un dîner extraordinaire au restaurant Laurent. (bulletin WD N° 377 100608) Le bulletin 377 raconte : une visite du domaine Armand Rousseau, avec dégustation des vins de 2009, un déjeuner au restaurant Chez Guy, dégustation des 2008 rouges de la maison Bouchard Père et Fils et l’ouverture des vins d’un dîner à l’orangerie du château de Beaune. (bulletin WD N° 376 100601) Le bulletin 376 raconte : le 132ème dîner de wine-dinners au restaurant Apicius, un déjeuner à la Rôtisserie du Plateau de Gravelle, un déjeuner au restaurant Arpège. (bulletin WD N° 375 100525) Le bulletin n° 375 raconte un déjeuner au restaurant Laurent, un déjeuner au restaurant Patrick Pignol et un déjeuner au restaurant Mathusalem. (bulletin WD N° 374 100518) Le bulletin 374 raconte : un concours de dégustation au cellier du champagne Bollinger, dont je suis membre du jury, un déjeuner au même cellier et le 131ème dîner de wine-dinners au restaurant Laurent, d’une forme un peu particulière. (bulletin WD N° 373 100511) Le bulletin 373 raconte : un déjeuner au restaurant Laurent, un spectacle au théâtre du Châtelet puis un dîner au restaurant Georges,une présentation des champagnes Joseph Perrier au Yacht Club de France et une bouteille ouverte de façon impromptue. (bulletin WD N° 372 100504) Le bulletin 372 raconte : un déjeuner au restaurant Le Petit Nice avec un vin sublime, un déjeuner au Yacht Club de France et un dîner au restaurant de l’hôtel Crillon, le premier jour du nouveau chef. (bulletin WD N° 371 100427) Le bulletin371 raconte : une dégustation en cave des champagnes Comtes de Champagne Taittinger, déjeuner au milieu des vignes, intronisation et dîner de l’Ordre des Coteaux de Champagne, déjeuner pascal en familleet dîner chez des amis. (bulletin WD N° 370 100420) Le bulletin n° 370 raconte : un déjeuner fou au restaurant Jacques Cagna et le 130ème dîner de wine-dinners au restaurant Le Carré des Feuillants. (bulletin WD N° 369 100413) Le bulletin 369 raconte : un « casual Friday » au restaurant de Gérard Besson et un dîner de grands vins chez un ami. (bulletin WD N° 368 100406) Le bulletin n° 368 raconte : déjeuner de famille à la maison. Les« Talents du luxe et de la création » à l’hôtel Intercontinental Opéra, déjeuner au restaurant Arpège, déjeuner au Yacht Club de France, dégustation de vieilles bières à la brasserie Cantillon (Anderlecht) et déjeuner au Bistro de la Poste à Bruxelles. (bulletin WD N° 367 100330) Le bulletin n° 367 raconte : une présentation de Grands Crus d’Alsace et la douzième séance de l’académie des vins anciens au restaurant Macéo. (bulletin WD N° 366 100323) Le bulletin 366 raconte : deux déjeuners de famille à la campagne puis chez moi, un déjeuner au restaurant de l’hôtel Bedford, un repas au restaurant Villaret, un passage au bar du Crillon et les « Domaines familiaux de tradition » de Bourgogne au Pavillon Ledoyen. (bulletin WD N° 365 100316) Le bulletin 365 raconte : un déjeuner au restaurant Laurent, un déjeuner au restaurant Apicius et le 129ème dîner de wine-dinners au restaurant Taillevent. (bulletin WD N° 364 100309) Le bulletin n° 364 raconte : un déjeuner au bar du Crillon, la visite de l’exposition au château de la Malmaison, le dîner inaugural de la Percée du Vin jaune où j’ai été nommé « Ambassadeur des vins du Jura », un concours de cuisine, une vente aux enchères, et un déjeuner au Yacht Club de France.bulletinWDN363100302.pdf (bulletin WD N° 363 100302) Le bulletin 363 raconte : une présentation de vins à Sciences Po, le dîner qui a suivi avec les élèves,  un déjeuner au restaurant Taillevent, un dîner à la table d’hôtes d’Yvan Roux et un déjeuner chez Yvan Roux. (bulletin WD N° 362 100223) Le bulletin 362 raconte : le réveillon de Noël,  le lendemain de Noël, la veille de la Saint-Sylvestre et le réveillon de fin d’année. (bulletin WD N° 361 100216) Le bulletin 361 raconte : un Casual Friday au restaurant de Gérard Besson, un dîner d’amis au restaurant Laurent et le premier repas de Noël à mon domicile. (bulletin WD N° 360 100209) Le bulletin 360 raconte : un dîner chez ma fille pour « finir les restes » de vins du dîner de vignerons, un déjeuner au Carré des Feuillants et un dîner au domicile de Jean-Philippe Durand. (bulletin WD N° 359 100119) Le bulletin 359 raconte le 128ème dîner de wine-dinners au restaurant Laurent, qui est le 9ème dîner des amis de Bipin Desai, avec des amis vignerons. (bulletin WD N° 358 100112) Le bulletin 358 raconte les deux dernières Master Class du Grand Tasting et le 127ème dîner de wine-dinners au restaurant Ledoyen. (bulletin WD N° 357 100106) Le bulletin 357 raconte des Master Class et des ateliers qui se succèdent au Grand Tasting. (bulletin WD N° 356 100105) Le bulletin 356 raconte le 126ème dîner de wine-dinners au restaurant Guy Savoy, la première Master Class du Grand Tasting du Carrousel du Louvre et un déjeuner au restaurant l’Ami Louis.

Les vins des 24 et 25 décembre dimanche, 26 décembre 2010

Champagne Krug Grande Cuvée en 1/2 bouteille des années entre 1983 et 1995



Champagne Charles Heidsieck Royal 1962




Champagne Comtes de Champagne Blanc de Blancs Taittinger 1966



Le Montrachet Marc Rougeot-Dupin 1994



Château Trotanoy 1973



Château Filhot 1885 (estimé)



On voit dans le verre des bulles apparues lorsqu'il a été soufflé



"Une" Tarragone des Pères Chartreux du début du siècle 1910 #



Champagne Krug 1973



Romanée Saint-Vivant Moillard-Grivot 1937 (hélas mort)



Côte Rôtie La Mouline Guigal 1981



petit groupe



grand groupe



déjeuner de Noël samedi, 25 décembre 2010

Le lendemain, les enfants jouent dans la neige par un temps magnifique créé par un soleil éclatant. Hier, mon gendre avait remarqué en cave que j'avais des Krug 1973. A son regard admiratif, j'ai pensé qu'il fallait faire quelque chose, aussi l'apéritif débute-t-il par un Champagne Krug 1973. L'étiquette ancienne a un côté un peu désuet mais évocateur de souvenirs de belles années de ce champagne. La capsule est tachée de graisse et il est assez difficile d'ouvrir la cape épaisse. Le muselet est d'un acier de forte section et il faut des efforts pour extirper la protection du bouchon. Lorsque je tourne le haut du bouchon je rencontre une résistance inhabituelle. Le bouchon se cisaille. Avec la mèche que j'utilise sans point d'appui il m'est impossible de l'extraire. Avec un limonadier qui dispose d'un point d'appui, je peux faire levier et le bouchon s'extrait, très dense et collé aux parois. Aucun pschitt ne ponctue cet accouchement.


Lorsque je verse le champagne dans le premier verre, il y a comme une fermentation instantanée qui se fait, le champagne provoquant une forte mousse qui disparaît en moins d'une seconde. Et, surprise des surprises, le champagne est d'une clarté blanche de jeune champagne, avec une bulle lourde et forte. Lorsque je verse dans les autres verres, la bulle est aussi forte et la couleur est aussi claire.


Je suis très circonspect sur ce que je vais boire et la surprise est énorme de voir qu'il n'y a aucune déviation de goût qui le rendrait désagréable. Le champagne est élégant, précis, minéral, bien picoté par la bulle très présente. Il est objectivement bon, et nous le boirons jusqu'à la dernière goutte, mais il est comme un texte de machine à écrire où une lettre ne frapperait jamais le papier, ou une musique dont une note particulière ne produirait aucun son. Il lui manque un "je ne sais quoi" qui en ferait un Krug. Le champagne est bon, vibrant aussi bien avec le foie gras qui est aussi moelleux mais plus intense qu'hier qu'avec la poutargue qui accentue sa droiture minérale. Même s'il n'est pas l'archétype de Krug, son originalité nous a plu puisqu'il n'existe aucun défaut en arrière-plan.


L'entrée est une crème de haricots blancs aux fines lamelles de truffe. J'ai choisi pour ce plat une Romanée Saint-Vivant Moillard-Grivot 1937. Le niveau dans la bouteille était bas. Une vilaine graisse entourait le bouchon. Il m'a fallu plusieurs fois nettoyer le goulot. Dans le verre, la couleur est déviée. Le nez est désagréable. Je n'ai même pas besoin de boire pour dire que le vin est mort. En bouche il est plutôt plus agréable que ce que le nez annonce. Inutile d'aller plus loin, le vin est écarté. Comme il reste un peu de Krug, l'accord se fait agréablement et ma fille aînée peut finir le Château Trotanoy 1973 qui continue à être fringant. La crème de haricots blancs est délicieuse, mais elle ne met pas tellement en valeur la truffe. Aussi la tentation est-elle grande d'ajouter des copeaux de foie gras qui apportent de la fraîcheur et de la cohérence au plat.


Le plat principal est un hachis Parmentier de canard à la purée de pomme de terre et aux copeaux de truffe. Le vin choisi est une Côte Rôtie La Mouline Guigal 1981. Au nez, le vin paraît fumé et trahit une évolution. En bouche, le vin est beaucoup plus séduisant, vin d'une année sèche, qui simplifie le message et réduit le fruit. Mais en fait, à l'aération, le vin devient d'une grande élégance. Il n'a rien de tonitruant, mais il suit sa route bien droite, en distillant des saveurs raffinées. A mon grand étonnement, vers le milieu de la bouteille, un joli fruit rouge est apparu, ajoutant à notre bonheur. Il faut savoir aimer aussi ces vins moins tonitruants que les jeunes. Mais on peut à juste titre se poser la question de la longévité de ces Côtes Rôties qui s'épurent avec le temps.


Comme il restait un peu de Mouline, je suis allé chercher un camembert peu affiné, j'ai tranché une truffe, et fourrant à l'improviste le camembert de truffe, cela crée un accord amusant qui titille bien la Côte Rôtie.


Le dessert est fait de mangues et ananas qui conviennent très bien au reste du Château Filhot 1885 (estimé) qui est devenu nettement plus compréhensible pour mon gendre. J'adore ce vin délicat. Il a une clarté de propos et une élégance de ballerine qui me vont droit au cœur.


Il y a eu des vins nettement moins brillants pour le déjeuner de ce deuxième jour. Cela n'a pas altéré notre joie de célébrer Noël en famille.

restaurant Le Petit verdot – photos jeudi, 23 décembre 2010

Le champagne Comtes de Champagne 1973 est joli dans ce seau



Et l'on voit apparaître, par la magie des réfractions dans l'eau, le profil d'Hidé



La Romanée, Monopole de mise du domaine de la Romanée, réserve A. Bichot 1969



Les plats



Le dessert et une Folle Blanche 1996 du domaine Boignières pour écrire le mot "FIN" à cet amical dîner



dîner au restaurant le Petit Verdot mercredi, 22 décembre 2010

Il y a longtemps que nous n'avions pas vu Jean-Philippe, ce médecin qui cuisine comme un chef trois étoiles et qui nous a cornaqués dans des endroits de haute gastronomie. Le rendez-vous est pris au restaurant le Petit Verdot, tenu par un ancien sommelier et directeur de talent que tout le monde appelle Hidé. De retour de voyage, Jean-Philippe n'a pas le temps d'aller chercher un vin. J'en fournis deux, et Jean-Philippe nous invitera. Le Champagne Taittinger Comtes de Champagne 1973 n'est pas assez frais à l'ouverture, aussi quelques défauts apparaissent qui disparaîtront dès que le champagne sera frappé. Hidé l'aime immédiatement. J'aurai besoin de quelque temps pour l'apprécier, car le début est très champignon, sous-bois, avec la joliesse de l'âge, mais un petit coup de fatigue. Quand il a atteint sa température idéale, le pétillant prend de l'ampleur, ainsi qu'un vrai coup de jeunesse. Il a éliminé ses défauts, et le champagne est assez strict, minéral, marqué aussi par l'onctuosité d'un dosage assez fort. L'élégance du champagne est certaine, avec une jolie retenue d'amertume, et la pureté en bouche est certaine. On imagine volontiers des fruits violets comme la quetsche.


Le menu d'Hidé est ainsi composé : mousse de girolles et sot-l'y-laisse / ris de veau rissolés, salsifis aux oignons, jus de veau aux épices / lièvre au foie gras, sauce vin rouge / bavarois de mangue et gelée d'agrumes.


Les champignons sont exactement calibrés pour faire vibrer le Taittinger 1973 qui s'améliore de seconde en seconde. Il finira sa trajectoire sur le dessert.


La Romanée, Monopole de mise du domaine de la Romanée, réserve A. Bichot 1969 a un nez à se damner. Que peut-on imaginer de plus noble que ce nez là, minéral, d'une tension extrême, promettant un grand vin. Quand je le goûte, j'ai le type de frisson qui signe un grand vin. Il est d'une expression d'intense accomplissement. Il est minéral. Il a un fruit serré. Sa longueur est extrême et ce qui frappe, c'est l'élégance du discours. Je suis aux anges et Jean Philippe aussi. Ce qui va nous marquer, c'est que son parcours ne subira aucun fléchissement. J'avais peur que le lièvre très prononcé ne tue le bourgogne mais il n'en est rien. C'est le vin qui domestique le plat viril et délicieux et pas l'inverse.


Ce vin est d'une subtilité à nulle autre pareille, Il a la noblesse et l'élégance qui conviennent à sa rareté. Hidé nous dit qu'il n'a jamais bu une Romanée de ce niveau. C'est vrai qu'elle est exceptionnelle de raffinement. Le dessert cohabite très bien avec la fin du champagne qui a atteint son plateau d'excellence, où les défauts de départ se sont estompés. Je persiste à penser que le champagne n'est pas parfait malgré tout, alors que La Romanée est à un niveau d'excellence extrême. Savoir que Jean-Philippe et moi, nous avons vibré de la même façon sur ce vin, c'est un plaisir de plus. C'est déjà un cadeau de Noël.

Les 2007 de DRC avec Aubert de Villaine vendredi, 17 décembre 2010

Chaque année, la société "Grains Nobles" organise une dégustation des vins du domaine de la Romanée Conti.



C'est Aubert de Villaine qui présente ses vins, assisté de Michel Bettane et Bernard Burtschy. Il nous présente les 2007. Le millésime 2007 est un millésime hors normes. On avait l'impression d'être "battus" par la nature, et il y a eu le miracle du pinot noir. Avril a été très chaud et le vent des Rameaux a fait penser à une année sèche. Mai a été très mauvais, suscitant le mildiou, l'oïdium et le botrytis très précoce. La floraison a été très longue et la récolte de moyenne quantité, très millerandée. Il y a eu de très petits raisins, signes de qualité. Les véraisons et les qualités se sont étagées. Il y a eu un fort décalage entre le pinot noir et le chardonnay, en retard de dix jours, alors que c'est normalement très différent. Le botrytis s'est développé en août, freiné par le froid. A partir du 20 août, le soleil arrive et le vent du nord arrête le botrytis. Les raisins mûrissent et la maturation est très rapide ainsi que la concentration, grâce au vent du nord. Les vendanges ont commencé le 1er septembre, sur dix jours. Il y a eu 15 à 20% de botrytis à éliminer à la vigne puis à la table de tri. La vendange s'est faite en deux temps : les raisins les plus fins, puis les plus grosses grappes. Le Montrachet moins attaqué par le botrytis a été vendangé à partir du 17/09, une semaine après la fin des rouges, avec des raisins très sains.


Cet exposé où Aubert de Villaine a jalonné le temps de ses choix successifs est passionnant.


Pour nous faire la bouche, nous commençons par un Bourgogne Générique de Dominique Laurent 2007 à la couleur rose rubis, a nez très pur, de belle amertume, droit. Le vin est très poivré, strict et très vert, mais très prometteur.


L'Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 2007 est d'un rouge très clair et très pur. Le nez est celui d'un vin très jeune, pas très défini. La bouche est très fruitée mais verte. Michel Bettane dit que les raisins sont plus mûrs que ce qu'on imagine. Le final est très vert avec une astringence nette. C'est un vin pur, sans concession. La mâche est très délicate et l'acidité sera la base de la longévité. Aubert dit que le vin est aérien. C'est un vin marqué par la pureté, la finesse, la droiture, la fraîcheur au final très long.


Le Grands Echézeaux Domaine de la Romanée Conti 2007 est d'un rouge un peu plus profond. Le nez est plus profond, très droit et pur. En bouche, le strict prend le dessus. Il est poivré, tendu. Lui aussi est très vert et manque un peu de fruit. Je ressens plus la rigueur de la vinification que le fruit. C'est un vin ascétique, très concentré, avec de la matière. Il durera éternellement. Quand le vin s'échauffe, un joli fruit apparaît.


La Romanée Saint-Vivant Domaine de la Romanée Conti 2007 est d'un rouge encore plus profond. Le nez est élégant. On sent plus le sel. Le nez est très fort. Il est Romanée et plus sauvage aussi. Le nez est plus profond. En bouche, il y a une râpe qui est très Domaine de la Romanée Conti. Qu'est-ce que c'est bon ! Il y a un charme énorme. Le fruit est beau. On est dans le domaine de la séduction et de la volupté. C'est la vie sous Louis XV ! Dans le final, il y a le sel que j'adore dans les vins du Domaine.


Le Richebourg Domaine de la Romanée Conti 2007 a un rouge de rubis superbe. Le nez est encore plus profond, mais il est moins Domaine de la Romanée Conti que la Romanée Saint-Vivant. Le goût est plus guerrier, plus viril, et le final est glorieux. Il y a moins de fruit, mais le final est spectaculaire. Il y a le sel du Domaine. J'aime la Romanée Saint-Vivant pour son charme et le Richebourg pour son sel et son final glorieux.


La Tâche Domaine de la Romanée Conti 2007 est fait de vignes qui en 2007 ont une moyenne d'âge de 52 ans. Le rouge est encore plus profond. Le nez est impérial, montrant encore plus d'équilibre. Le nez est beaucoup plus riche. Le fruit explose à l'attaque. Puis le sel arrive et le final est en sel, avec du poivre. Ce vin est une promesse extrême. Il a la puissance, l'équilibre et la trace saline où le fruit va se découvrir avec le temps. Ce vin promet énormément. Aubert évoque vanille et réglisse. Le fruit se développe et ce vin est imprégnant, possessif. Il est très La Tâche. Michel parle de son toucher de bouche énorme.


La Romanée Conti Domaine de la Romanée Conti 2007 est d'une robe plus claire, mais pas si claire que cela, comme elle en a la réputation, Bernard Noblet estimant que pour ce vin, la couleur serait un maquillage trop fardé. Oui, on retrouve au nez les pétales de rose et le sel. On y est ! C'est le charme absolu. Le final fou est plus grand que celui du Richebourg. Même si je suis conditionné pour l'aimer, et je ne peux pas m'empêcher d'avoir un petit frisson quand je bois cette Romanée, ce vin est immense. Il y a le fruit, le sel et surtout la complexité. Il n'est pas facile à comprendre, ne se livre pas tant que cela, et mon voisin d'en face me dit qu'il n'arrive pas à vibrer sur ce vin alors qu'il a compris tous les autres. Le final du vin, c'est le sel et les roses, avec des fruits rouge pâle. Il a le charme et l'équilibre. Il faudra attendre avant qu'il n'atteigne la gloire de la Romanée Conti.


Le Montrachet Domaine de la Romanée Conti 2007 est un vin qui ne se fait que depuis 1966. Il est d'un jaune d'or et son nez est opulent. La richesse est exceptionnelle. Les raisins ont été cueillis très mûris, car Aubert estime que cela conserve la fraîcheur. Cela donne des vins au style opulent. Celui que nous buvons est encore fermé mais grand. Il est strict, mais élégant. Il a de la présence et du fruité. Il s'ouvre et montre qu'il est riche, au final merveilleux d'élégance et de persistance. La minéralité (on retrouve le sel) est assortie de poivre, de zestes de citron. Il est grand, sel et épices. Sa fraîcheur est remarquable. C'est un vin sans défaut.


Aubert de Villaine est impressionnant quand il expose sa démarche vers l'excellence absolue, avec humilité et le doute du scientifique. La dégustation est une démonstration éclatante du talent du Domaine de la Romanée Conti en matière de choix des raisins et de vinification. Les vins de 2007 sont graciles, assez stricts, et nous combleront de joie par leur élégance d'une année légère dans au moins une dizaine d'années.