Exposition à Marseille sur le Vin dans l’Antiquité.lundi, 12 août 2019

Exposition « On n’a Rien Inventé »

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David Djaoui est un archéologue basé en Arles qui est spécialisé dans toutes les reliques relatives au vin. Une particularité est qu’il participe à presque toutes les recherches sous-marines.

Il m’a contacté au sujet d’une exposition qui se tient à Marseille depuis juin et jusqu’en novembre au sujet du vin dans l’Antiquité et il veut prouver que les anciens avaient quasiment autant de savoirs que nous.

Il est venu me rencontrer à Paris et j’ai prêté des bouteilles à l’exposition.

A l’occasion de cette exposition sur le vin du temps des romains, les Musées de Marseille ont édité un livre sous la direction de l’archéologue David Djaoui : « On n’a rien inventé ! ».

David Djaoui écrit notamment pages 106 / 107 : « si le parti pris de notre propos est d’établir sans complexe des parallèles entre l’Antiquité et aujourd’hui, comment ne pas rapprocher Sergius Orata (1) du non moins singulier François Audouze ? Ce polytechnicien, PDG de grandes entreprises, tout comme l’était Sergius Orata, détient un patrimoine exceptionnel placé, et consommé en partie, dans le vin. Inventeur d’une technique d’ouverture du vin, basée entre autres sur quatre heures d’oxygénation, ce chef d’entreprise est considéré par ses pairs comme l’un des plus grands épicuriens de notre temps. Il ne posséderait pas moins de quarante mille bouteilles dont plusieurs milliers de millésimes antérieurs à 1945 et dix mille antérieurs à 1960 ! On retiendra enfin que si François Audouze essuie régulièrement de nombreuses critiques, Sergius Orata a subi également de nombreuses invectives. Pline l’Ancien, en particulier, le qualifiait de fourbe et cupide sans pour autant qu’un argument sérieux ne soit formulé à son encontre.

  1. David Djaoui présente Sergius Orata comme un industriel richissime qui a vécu entre la fin du IIè siècle et le début du 1er siècle av. JC. Il est l’inventeur du parc à huîtres. Il est qualifié par ses contemporains d’adepte d’Epicure, « leur maître à tous » selon Cicéron. Saint-Augustin dira quatre siècles plus tard : « qui pourrait dire qu’Orata a souffert de quelques manques, lui qui fut le plus riche des hommes, le plus charmant, le plus voluptueux, lui à qui rien n’a fait défaut, ni les plaisirs, ni les relations sociales, ni une santé excellente et inaltérable ».

à noter que Sergius Orata a sa fiche Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Caius_Sergius_Orata