<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Tous les bulletins sont sur le blog !pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Presque toutes les semaines, j’envoie le bulletin de wine-dinners à plus de mille destinataires directs (mails et lettres).pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Cela a commencé en décembre 2000.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous en sommes aujourd’hui au numéro 266.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">Le bulletinpan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> reprend l’essentiel des messages qui sont sur le blog, mais la forme littéraire est plus travaillée, car je relis plus d’une dizaine de fois chaque bulletin, alors que les messages du blog sont écrits dans l’immédiateté. pan> pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Vous pouvez imprimer chaque bulletin ou le garder en mémoire sur votre ordinateur. Pour cela, allez dans la catégorie "bulletins" de ce blog, et cliquez sur le bulletin de votre choix. Le n° est composé des trois chiffres qui suivent les lettres WDN.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">Le bulletinpan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> était au début de deux pages. Il est passé rapidement à quatre pages. Il a rarement dépassé ce nombre.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Vous pourrez regarder les photos de la première page avec leur commentaire. C'est assez varié.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">Les bulletinspan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> n° 100 et 200 n’ont existé que sous forme papier. Le 100p>èmep> avait été envoyé par poste. Le 200p>èmep> a été remis lors de rencontres, sans donner lieu à diffusion postale. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Bonne lecture !pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le groupe Henriot réunit chaque année des professionnels du vin pour présenter ses vins. Il s’agit aujourd’hui des 2006 des maisons William Fèvre, Bouchard Père & Fils et Henriot. Une belle salle pan style="COLOR: blue">de l’hôtel Meuricepan> est très appropriée à la dégustation comparative de ces vins. Dans les grands crus de Chablis, je suis à ce stade de leur vie plus sensible au pan style="COLOR: red">Chablis Bougros William Fèvre 2006pan> qu’au pan style="COLOR: red">Chablis Les Clos William Fèvre 2006pan> dont le final indique qu’il aura un avenir plus brillant. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les rouges de Bouchard sont en 2006 d’une précision et d’une accessibilité gustative qui méritent une mention. On sent que la nouvelle cuverie permet un travail plus maîtrisé. J’adore le pan style="COLOR: red">Nuits Cailles Bouchard P&F 2006pan>, le pan style="COLOR: red">Corton Bouchard P&F 2006pan> et j’ai un faible pour le pan style="COLOR: red">Chambertin Clos de Bèze Bouchard P&F 2006pan>. Le pan style="COLOR: red">Beaune Grèves Vigne de l’Enfant Jésus Bouchard P&F 2006pan> est l’enfant chéri de la victoire, mais son aîné de pan style="COLOR: red">1999 pan>lui montre qu’il aura encore du travail à faire avant de l’égaler. Un jéroboam du pan style="COLOR: red">Corton Bouchard P&F 1990pan> est diablement tentateur. Je n’ai pas frémi autant que je l’aurais imaginé, car je pense que ce vin a besoin d’une bonne décennie de plus pour révéler tout son talent.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les blancs de Bouchard, c’est la planète d’excellence de ce domaine. Le pan style="COLOR: red">Meursault Génévrièrespan> pan style="COLOR: red">Bouchard P&F 2006 pan>est déjà charmant, le pan style="COLOR: red">Corton Charlemagnepan> pan style="COLOR: red">Bouchard P&F 2006 pan>est noble. Le pan style="COLOR: red">Chevalier Montrachetpan> pan style="COLOR: red">Bouchard P&F 2006 pan>me fait la même impression que les Chablis : je le préfère au pan style="COLOR: red">Montrachetpan> pan style="COLOR: red">Bouchard P&F 2006 pan>car ce dernier va enclencher la vitesse supérieure dans quelques années. Avec le pan style="COLOR: red">Chevalier Montrachet 1998pan> on est à la limite de la luxure. Le pan style="COLOR: red">Corton Charlemagne 1983pan> servi en magnum combine jeunesse et sérénité. Il y a un accomplissement dans les blancs qui mérite les éloges.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je n’ai pas boudé les champagnes mais l’appel des meilleurs était trop tentant. Le champagnepan style="COLOR: red"> Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1995pan> est déjà un grand champagne. La vedette incontestée est le pan style="COLOR: red">1975pan> servi en magnum, d’une assurance et d’un équilibre qui me plaisent au plus haut point. Il a un potentiel d’inventivité gastronomique de première grandeur. J’ai remercié chaleureusement Stéphane Follin-Arbelet qui nous avait reçus de façon royale au château de Beaune, lors du voyage avec mon ami collectionneur américain. J’ai félicité Joseph Henriot pour le récent achat qu’il vient de faire d’un grand domaine en Beaujolais, qu’il compte gérer en tant que beaujolais sans mimétisme de la stratégie de Bouchard. Les équipes du groupe Henriot sont extrêmement motivées. Leurs vins sont bons. Le succès est la récompense du travail bien fait. pan>p>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Un des plus fidèles de mes dîners est devenu un inconditionnel des vins anciens. Il m’invite à déjeuner avec deux autres amis, grands amateurs de vins anciens eux aussi. La table est retenue au pan style="COLOR: blue">restaurant Laurentpan>. J’ai apporté deux jours avant une bouteille pour compléter le programme de ce repas, dont l’épicentre est un Royal Kébir 1923, vin que l’ami avait acheté avec l’intention de le boire avec moi, ce que j’apprécie beaucoup. Didier Depond m’avait donné la veille le restant du champagne dont je n’ai pas le droit de parler. Nous trinquons sur les dernières gouttes de cet ovni de champagne que bien évidemment je ne commenterai pas. pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09803.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09797.jpg" width="448" border="0" />pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09796.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Mes amis ont pris le foie gras délicieux d’Alain Pégouret et j’ai pris des escargots pour accompagner deux vins de 1923 : le pan style="COLOR: red">Royal Kébir, vin d’Algérie 1923pan> et le pan style="COLOR: red">Vougeot les Cras Liger-Belair 1923pan> apportés par notre hôte. J’ai un grand amour pour ce vin d’Algérie dont j’ai acheté beaucoup d’exemplaires, et je retrouve une chaleur humaine, une générosité à peine atténuées par l’âge. Le final de ce vin est très élégant, dans des tons de framboise. Le vin de Bourgogne est animal, viande, très bourguignon. Il accuse une légère fatigue mais le message est riche d’intérêt. pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09799.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09804.jpg" width="448" border="0" />pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">On nous sert maintenant le vin que j’ai fait ouvrir avant dix heures ce matin par Patrick Lair. L’année est difficile à lire mais des yeux plus jeunes que les miens lisent 1935. Il s’agit d’un pan style="COLOR: red">Frédéric Lung vin d’Algérie 1935pan>. Ce vin est absolument magnifique. On pourrait le définir en pensant à un grand vin du Rhône où se glisseraient quelques gouttes de Porto. Légèrement torréfié, il a des notes de café. C’est son équilibre qui est spectaculaire. Il est dans la plénitude de ses moyens, ne montrant aucun des signes d’âge que révèlent les 1923, surtout le bourguignon. Si j’ai choisi ce Frédéric Lung, c’est que cette maison est devenue propriétaire de Royal Kébir. La continuité historique est là. pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09812.jpg" width="336" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09811.jpg" width="342" border="0" />pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09805.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09806.jpg" width="336" border="0" />pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Un des amis a apporté pan style="COLOR: red">Vega Sicilia Unico 1979pan>. Ce qui le caractérise avec une grande évidence, c’est la confiture de mûre. Et c’est sans doute une des premières fois que je constate avec autant d’évidence la menthe, l’After Eight dans un vin. Bien qu’ouvert tard, ce vin est frais, élégant et beau. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">En revenant sur chacun des vins, je constate que le plus chaleureux et joyeux est le 1935. Mais la race du 1923 est certainement plus affirmée par une grande complexité de trame. La rondeur du 1935 est éblouissante. Il combine la puissance et l’invasion en bouche. Il est grandiose. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Comme il est l’heure du fromage alors qu’autour de nous les tables se vident, sauf une où des personnages importants du monde du vin devisent, notre hôte fait ouvrir un pan style="COLOR: red">Château Margaux 1937pan>. J’en ai bu plusieurs de la réserve du restaurant Laurent. Une bouteille est éliminée par Patrick Lair et celle qui nous est servie est certainement le meilleur Margaux 1937 que j’aie bu ici. Ouvert sur l’instant il est gracile, délicat, avec des accents de groseille blanche et un très proustien retour d’écurie. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je fais pour moi-même un classement : Frédéric Lung vin d’Algérie 1935, Royal Kébir Algérie 1923, Vega Sicilia Unico 1979, Vougeot les Cras Liger-Belair 1923.pan style="COLOR: red"> pan>pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09807.jpg" width="289" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pour les soufflés, la générosité insiste car c’est un pan style="COLOR: red">Château Sigalas-Rabaud 1967pan> d’un or délicat qui laisse sa lourde trace dans nos gosiers conquis. C’est alors que surgit Bernard Antony, le grand fromager ami, qui nous ordonne de goûter un morbier et un brebis corse de son affinage. Je lui fais examiner l’accord qui se crée entre le brebis corse et le sauternes. Bernard est très surpris que cela marche si bien. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Quand nous quittons la table, la pause du personnel du restaurant est largement compromise. Entre complices amoureux des vins anciens, nous avons servi une bien jolie messe en l’honneur des vins anciens. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le centième dîner de wine-dinners se prépare. Les vins, le lieu, la date, les convives, tout est déjà déterminé. S'agissant d'un lieu où je n’ai jamais organisé un dîner, la coordination avec le chef est essentielle. N’écoutant que mon sens du devoir, je me rends au château de Saran, demeure résidentielle de réception du groupe Moët & Chandon, puisque c’est là que se tiendra ce dîner, grâce à la gentillesse et l’amitié des dirigeants dont en particulier Jean Berchon, l’un des plus fidèles membres de l’académie des vins anciens. Etant en avance, je me rends au siège du champagne Salon pour saluer Didier Depond, son président. L’ordonnancement de la communication étant un sujet sensible dans le monde du champagne, je bois un champagne dont on me demande de ne pas parler. Je n’en dirai rien. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je suis accueilli au château de Saran par deux rayons de soleil, d’abord celui de notre astre qui était bien discret depuis quelques semaines, ensuite celui d’Hélène Feltin, nouvelle directrice du patrimoine du groupe Moët et maîtresse de ce château. Jean nous rejoint et nous allons saluer en cuisine Bernardpan style="COLOR: blue"> Dancepan>, le chef de cuisine qui a composé un menu de travail pour que je commente chaque plat en fonction des personnalités des vins prévus pour le centième. Jean m’annonce les vins de Moët & Chandon qui seront ajoutés, car il est évident que les champagnes ne viendront d’aucune autre origine. Jean m’avait promis que je serais content. Il a raison. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Bernard Dance, formé dans plusieurs restaurants trois étoiles de France a déjà une grande habitude des accords mets et vins, car aussi bien Jean Berchon que Richard Geoffroy cisèlent les saveurs qui doivent accompagner les champagnes ‘maison’. Je découvre des plats épurés, lisibles, ce qui me facilite grandement la tâche de mise au point. Nous avons mille fois changé d’orientation, modifié les sauces ou l’esprit des plats, retiré certains et ajouté d’autres et une solution est apparue, où nous mêlerons le rassurant et l’osé, le confortable et la confrontation. Il me semble que la synthèse est cohérente. Je ne résiste pas au plaisir d’en livrer le secret. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">L’apéritif au salon se fera autour d’un pan style="COLOR: blue">champagne Dom Pérignon Oenothèque 1973 en magnumpan>. De petites tuiles, du jambon en fines tranches et des toasts à l’anguille fumée l’accompagneront. pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09781.jpg" width="448" align="left" border="0" />
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09782.jpg" width="336" border="0" />pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous passerons à table et un pan style="COLOR: blue">champagne Moët & Chandon 1975 en magnumpan> sera agrémenté d’un velouté de sole puis d’une langoustine baignant dans une sauce orientale très typée. Un pan style="COLOR: blue">Rilly rouge Moët & Chandon 1928pan> accueillera une sole au caviar.pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09783.jpg" width="448" border="0" />pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: blue">Château Margaux 1959pan> voisinera avec un turbot léchant un jus de veau et pan style="COLOR: blue">Pétrus 1953pan> nagera avec un rouget baigné d’une sauce légère au vin rouge.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Une pause avant les bourgognes sera faite avec un pan style="COLOR: blue">champagne Moët & Chandon 1921 pan>dégorgé à la volée devant nous pour lequel sera servi un ris de veau nu.pan>
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pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">La
Romanée Contipan> domaine de la Romanée Conti 1972 et le pan style="COLOR: blue">Vosne Romanée Cros Parantoux Henri Jayer 1987pan> voisineront avec un agneau en croûte légère et navet confit au jus. La pan style="COLOR: blue">Côte Rôtie La Mouline Guigal 1978 pan>courra avec un râble de lièvre rôti. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: blue">Montrachet domaine de la Romanée Conti 1972pan> sera confronté à un plat très osé, un pigeon molé dont j’ai demandé que l’on adoucisse la présence envahissante. Un pan style="COLOR: blue">Crémant Moët & Chandon 1928pan> et un pan style="COLOR: blue">Vin Blanc d’Arlay Jean Bourdy 1888pan> se mesureront sur un Comté.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: blue">Château d’Yquem 1904pan> aura pour compagnon un des classiques de mes dîners, fait de mangues et pamplemousses roses juste poêlés et caressés d’une infusion de thé. Le pan style="COLOR: blue">vin de Chypre 1845pan> se consolera de madeleines au miel. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous passerons au salon pour goûter un pan style="COLOR: blue">champagne Moët & Chandon 1959 en magnumpan> et un pan style="COLOR: blue">champagne Mesnil Moët & Chandon 1900pan> sur des tuiles et des financiers. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Tout au long de notre déjeuner avec Jean et Hélène, l’excitation montait, car la composition de ce programme est particulièrement motivante. Bernard Dance était heureux de voir nos réactions sur sa cuisine intelligente et d’une grande lisibilité. Ces travaux pratiques m’ont offert un grand moment de plaisir sur un pan style="COLOR: red">Champagne Dom Pérignon 1999pan> qui s’améliore à chaque fois que je le bois, aux chauds accents de crème caramel et aux évocations florales gracieuses. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je crois que nous préparons un grand dîner. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">P.S. le menu qui me fut servi au château de Saran :pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09785.jpg" width="448" align="left" border="0" />
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09786.jpg" width="448" border="0" />pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Velouté de solepan>p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Filet de sole au caviar d'Aquitaine et cerfeuilpan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Homard à la vanillepan>p>pan><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09787.jpg" width="448" align="left" border="0" />
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09788.jpg" width="448" border="0" />pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09789.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Turbot rôti jus salé à l'anchoispan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Langoustines Thaïpan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09792.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Filet d'agneau en croute de truffe noirepan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Canard à l'orangepan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Foie-gras poêlée aux épices doucespan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09793.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Ris de veau aux morilles fraîchespan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09794.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pigeon molépan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Fromagespan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09795.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Délice chocolat blanc citron vertpan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Glace au poivre de Sechuanpan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Ananas confit aux épices, glace cocopan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Zéphyr chocolat noire et griottinespan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify" />pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Avec une grande régularité, des dégustations aux Caves Legrand suscitent mon intérêt. Cette fois-ci, ce sont les pan style="COLOR: blue">vins du Domaine de Vogüépan> qui sont à l’honneur. pan style="COLOR: blue">François Milletpan>, chef de cave et œnologue nous fait une présentation sincère, vivante et explicative. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09780.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>
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pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">Le Bourgogne
pan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana"> Blanc Domaine de Vogüé 2004pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> est en fait le Musigny blanc du domaine. Les vignes étant récentes, replantées de 1986 à 1997, ce nom générique a été choisi. Pour imaginer l’ampleur de ce choix, c’est un peu comme si le Domaine de la Romanée Conti avait appelé la Romanée Conti « Bourgogne rouge » pour les décennies 50 et 60. Le vin a une belle fraîcheur acide, d’agrumes et de poires. Le final minéral citronné évoque les fleurs blanches. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Chambolle Musigny Village Domaine de Vogüé 2004pan> est d’un rubis rose, le nez assez discret est de cerise rouge. En bouche le vin assez rêche, astringent est un peu fumé. Sans rondeur il est un peu strict pour mon goût, marqué par les fruits rouges amers et la cerise à l’eau de vie.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09779.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Chambolle Musigny Premier Cru Domaine de Vogüé 2004pan> est d’un rouge plus soutenu. C’est un vin issu des jeunes vignes de Musigny. Le nez est plus généreux. Plus riche en bouche, son fruit est plus assumé. C’est toujours strict, au final de feuilles d’artichaut. On sent de la matière et des notes assez jolies. Le final claque bien. François Millet évoque la framboise, la grenade, la crème de cassis et les épices douces ainsi que les fleurs roses.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Chambolle Musigny Les Amoureuses Domaine de Vogüé 2004 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> un rubis rose soutenu. Le nez est discret, peu ouvert. Le fruit est plus joyeux, combiné à de la minéralité et de l’astringence. Le poivre se révèle dans un peu de figue fraîche. J’aime un peu moins le final, à ce stade, que celui du premier cru. pan>pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09778.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Bonnes-Mares Domaine de Vogüé 2004 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> un rubis rose soutenu. Le nez est profond : « ça c’est du nez ». Le vin est puissant, lourd, le fruit est noir et le végétal est poivré. Le final très joli est enlevé. Mais le vin est très jeune, comme s’il n’était pas encore totalement assemblé. Au sujet de la jeunesse, François Millet regrette que les 2005, année mythique, soient déjà sur la carte des restaurants. Il estime que du fait de la curiosité pour le millésime, il est probable qu’un tiers des vins ont déjà été bus, ce qui est triste quand on sait ce qu’ils peuvent devenir. pan>pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Musigny Domaine de Vogüé 2004pan> est d’un rouge foncé presque noir. Le nez est intense. Il est onctueux, joyeux, et déjà buvable. Le final est profond, complexe et beau avec des fruits noirs et un peu de poivre.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09777.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Ayant exploré les vins de 2004 du domaine nous allons maintenant nous concentrer sur les Bonnes-Mares et les Musigny pour trois années, 1999, 1991 et 1989. Le pan style="COLOR: red">Bonnes-Mares Domaine de Vogüé 1999pan> est d’un rouge très soutenu et d’un nez profond et distingué. J’écris : « wow, ça commence à être du vin ! ». Il est fluide, de fruits noirs et de fleurs mauves. Le final est triomphant. C’est un vin très racé, fluide. Il est à noter que le Musigny 2004 commence à s’ouvrir.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan> pan>pan style="COLOR: red">Musigny Domaine de Vogüé 1999pan> est d’un beau rouge. On sent en bouche que c’est extrêmement jeune. Les fruits sont noirs et rouges, mais plus rouges que pour le Bonnes-Mares. Le vin est rigoureux. Il a moins de rondeur que le 2004 à ce stade de sa vie. Il est encore très fermé. Le Bonnes-Mares est plus mûr que le Musigny. Ce Musigny promet. Il a du corps de la fraîcheur et de la concentration. Le Bonnes-Mares est beau quand il s’ouvre dans le verre, puissant et profond. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09776.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Bonnes-Mares Domaine de Vogüé 1991pan> est foncé. Le nez est assez déplaisant, un peu suri. En bouche le vin est magnifique de fruits noirs, de myrtilles. Il est très plaisant et très bourguignon. Les fruits confits et le poivre marquent le goût. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Musigny Domaine de Vogüé 1991pan> est d’un rouge noir et d’un nez minéral. Le vin est très séduisant, flatteur au poivre bien dosé. Le vin est racé, le poivre devient plus insistant. Ce vin est encore trop jeune.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09775.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Bonnes-Mares Domaine de Vogüé 1989 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> une robe beaucoup plus ambrée vers le rouge orangé, montrant une évolution. Le nez combine le minéral et l’animal. En bouche, c’est beau et déjà secondaire. Il y a du poivre et moins de fruit mais beaucoup de personnalité. Il est plus bourguignon, astringent.pan>pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Musigny Domaine de Vogüé 1989pan> est d’un rouge noir. Le nez est racé, subtil, poivré. Son attaque est chaleureuse, il est rond en bouche, structuré, charmeur. Magnifiquement subtil, c’est un grand vin. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je reviens en arrière pour constater que le Bonnes-Mares 1989 a du caractère et que le 1991, beau aussi a déjà des tons de vins anciens. Le Musigny 1991 est plus rond, plus chaleureux et le Musigny 1989, charmeur, soyeux, subtil est un grand vin. Autour de moi, certains amateurs préféraient les Bonnes-Mares. Mon penchant est pour les Musigny.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09774.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Tous ces vins sont caractérisés par la minéralité, le poivre, les fruits noirs intenses et l’astringence. De ce fait, ce sont des vins qui demandent une très longue maturation et plusieurs dégustateurs dans la salle se plaignaient du fait qu’il est très difficile d’attendre les vingt années minimum qui seraient nécessaires pour profiter de ces grands vins. Car ils ont besoin de vieillir, contre la tendance actuelle de consommation. François Millet nous a appris beaucoup d’éléments intéressants sur ce domaine attachant. Cette dégustation a permis de mieux le comprendre. Reste maintenant à trouver ces vins passionnants et à les déguster à leur apogée. pan>
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<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le 98ème dîner de wine-dinners se tient au restaurant de Jacquespan style="COLOR: blue"> Le Divellecpan>. J’aime bien faire un dîner avec ce jeune septuagénaire plein de vie, d’ardeur et de projets, qui prend chacun des dîners que nous faisons ensemble comme un nouveau challenge. De la part d’un chef qui n’a plus rien à prouver, cela me ravit encore plus. Olivier a déjà préparé les bouteilles pour que je les ouvre, ce que je fais devant un photographe et un journaliste chargés de couvrir cet événement. Tout en opérant je réponds aux questions, et je rate une procédure, aussi une petite partie du bouchon de l’Yquem tombe dans la bouteille. Nous avons carafé, ce qui pour un « jeune » Yquem s’est révélé opportun. Une fois de plus, le haut du bouchon d’un vin de la Romanée Conti sent la terre, cette terre bourguignonne profonde qui provient de l’exsudation du bouchon. Une poudre noire couvre le sommet et le bouchon est noir sur les deux tiers et bien souple et avenant sur la partie au contact du vin.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le journaliste allemand a une grande expérience des tables et des vins français aussi nous bavardons à perte de vue. Il fait vite soif et je fais ouvrir par Olivier un Champagne Laurentpan style="COLOR: red"> Perrier 1997pan> qui permet de deviser de plus belle et d’accueillir les convives. Il y a de solides piliers de mes dîners et comme Jacques Le Divellec participe à une autre table à un dîner fort important qui réunit des personnages qui comptent dans la République (c’est une spécialité de cette maison), j’ai limité notre table à six convives, sans pour autant réduire le nombre de vins. Deux novices reçoivent les consignes habituelles pendant que nous attendons le retardataire de service.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le menu élaboré par Jacques Le Divellec est le suivant : Huitres plates Prat-ar-Coum en gelée et oursins / Emincé de Saint Jacques au Foie Gras de Canard poêlé / Bar sur peau croustillante réduction de Truffes noires / Homard braisé au Vieux Bourgogne / Fromages / Sabayon aux fruits exotiques.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">J’avais ajouté à la liste des vins une bouteille de pan style="COLOR: red">Champagne Mumm 1937pan> en vidange, c'est-à-dire qui a perdu près d’un tiers de son volume. Avec les habitués de ce soir, je peux prendre ce risque que j’explique : si le vin a été en contact avec l’enveloppe métallique, le vin est imbuvable. Si ce contact n’a pas existé, les saveurs de ces champagnes sont passionnantes. C’est donc du tout ou rien. Olivier me sert, et instantanément, je sens que c’est gagné. La surprise vient du fait que malgré la baisse de volume, il y a encore de la bulle. Le champagne s’est ambré dans des tons de rose et en bouche, il a des accents de champagne rosé. Je vois des évocations de groseilles à maquereau. Ce champagne absolument délicieux est agréé par toute la table. Il réagit bien aux amuse-bouche dont un toast au rouget divinement saisi. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">Le Champagnepan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana"> Salon 1976pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> est certainement le meilleur Salon 1976 que je n’aie jamais bu. C’est une bonne nouvelle, car cela montre que le 1976 évolue encore en s’améliorant, signe de sa jeunesse. J’aurais volontiers tendance à dire qu’il est à un moment idéal pour Salon. Il n’a pas encore la maturité assise d’un 1959, qui est l’un des plus grands Salon, mais il a toujours la folle jeunesse qui est toute excitante. L’accord du Salon avec l’oursin est pénétrant. Les gargantuesques lamelles d’oursin ont un sucre dosé qui excite délicieusement la bulle du champagne. Au contraire, avec l’huître goûteuse, le champagne a un rejet, comme si l’iode violent l’étouffait et je fais anticiper l’entrée en scène du pan style="COLOR: red">Bâtard Montrachet François Gaunoux 1962pan>. L’accord est beaucoup plus convaincant, la solidité du Bâtard domptant la fougue marine des délicieuses huîtres en gelée.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La chair des Saint-Jacques est exceptionnellement bonne, et le Bâtard-Montrachet joyeux est à son aise. Je triche un peu en essayant le foie gras aussi sur le Salon 1976 et le mariage est meilleur qu’avec lepan> pan>Bâtard pour le foie gras et je n’ai éprouvé le besoin d’essayer sur les coquilles. Mais, soyons plus coquin, et c’est avec le Mumm 1937 que le foie gras est encore plus mis en valeur. Vieux champagnes et foie gras, c’est un conseil que je donne souvent. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sur le bar, j’ai prévu trois bordeaux, et je fais servir d’abord les deux demi-bouteilles. Le pan style="COLOR: red">Château Latour 1946pan>, comme beaucoup des vins de ce soir m’impressionne dès le premier nez. Une distinction et une classe de très haut niveau. En bouche, le vin est extrêmement précis, long, d’une élégance qui n’exclut pas la séduction. Il y a parmi nous un expert en vins qui se réjouit de voir un 1946 d’un aussi haut niveau, qui remet en cause tout ce qu’il est convenu de dire sur des années comme 1946 et sur les demi-bouteilles. Voilà un vin parfait, très largement au dessus de ce que je pouvais imaginer. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">A côté de lui, pan style="COLOR: red">Pétrus 1967pan> montre sa différence. Ce vin est féminin et tout en séduction. Il y a du velouté, du discours en catimini, de la voilette qui dévoile ou de l’éventail qui envoûte. Ce pourrait être une Catherine Zeta-Jones, mais elle se tient discrète. La cohabitation n’est pas à l’avantage de Pétrus, et c’est encore plus marqué quand apparaît pan style="COLOR: red">Château Latour 1934pan>. J’ai eu la chance de boire trois fois ce vin sur les deux derniers mois. Une fois avec Frédéric Engerer au château Latour, une fois avec Olivier Bertrand et Etienne de Montille et mon ami collectionneur, et maintenant ce soir. C’est incontestablement le meilleur des trois, avec un réel écart et j’irai même plus loin, ce vin fait partie de ceux qui me font frissonner. Quelle émotion, je n’en reviens pas. Je lance même à un moment : « ce vin est délicieusement bourguignon », car il combine l’élégance, la race et la pureté, avec ce coup de poing qui déchire les tripes que seule la Bourgogne peut donner. Complexe, d’une fraîcheur extrême, jouant à égarer mes sens, ce vin est grand. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je m’en suis voulu d’avoir mis le Pétrus entre ces deux immenses Latour, car il ne pouvait s’exprimer face à l’audace des deux vins. J’avais cru que la truffe serait un soutien actif au Pétrus, mais il eût fallu une atmosphère plus cosy pour que ce Pomerol expose son charme en toute confiance.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Décidément, les occasions de tomber de ma chaise se multiplient, car pan style="COLOR: red">La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1969pan> qu’on me sert en premier a un parfum à succomber dans l’instant. Ce vin est magnifique. Il a le charme bourguignon dans sa plus belle maturité. Ce vin est bon, bon, bon. Un des convives me dit : « avoue que tu préfères la Bourgogne ». Je crois que le problème ne se pose pas comme cela et on verra mon vote. Mais il est certain que le vin de Bourgogne est plus viscéral, charnel, quand le bordeaux élégant parle plus à l’intellect. Ce qui m’a plu, c’est qu’il était possible de revenir aux bordeaux sans perdre le fil du message de La Tâche. La sauce du homard a créé l’un de ces accords parfaits que je recherche. En buvant le vin puis en buvant la sauce et en recommençant, on ne sait plus si l’on boit la sauce ou le vin, ce qui est le signe d’un accord parfait. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je m’émerveille d’une chose, et je n’ai pas honte de faire un plaidoyer pro domo car c’est la vérité que l’expert présent pourrait confirmer s’il en était besoin, c’est que chacun des vins que nous avons bus est arrivé au sommet absolu de ce qu’il pourrait donner. Et cette perfection de présentation est inconditionnellement liée à la méthode d’ouverture des vins. Je n’arrête pas de m’en féliciter mais je ne suis pas le seul. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">J’avais demandé que l’on prévoie un saint-nectaire et un Stilton, ne sachant pas comment se présenterait le pan style="COLOR: red">Jurançon Nicolas 1929pan>. De belle couleur d’un rouge doré, ce qu’évoque ce jurançon, c’est la mandarine. En bouche, tout converge vers ce seul descriptif. C’est un vin étonnamment jeune et vivant, d’une simplicité roturière, mais d’un charme certain. Un vin délicieux à boire sans avoir de problème de compréhension. Le Saint-nectaire ne va pas du tout avec le jurançon. Au contraire, je fais l’intéressante constatation avec le Stilton qu’il va beaucoup mieux que le pan style="COLOR: red">Château d’Yquem 1977pan> dont la puissance s’impose trop sur le fromage. Voilà un Yquem d’une année mal notée qu’il faut impérativement acheter. Rien n’est meilleur qu’un Yquem d’une année dite petite. Car il y a tellement de puissance maîtrisée que le plaisir est là. Ce vin affiche de la pamplemousse rose et du thé et constitue un dessert à lui tout seul, car le sabayon trop sucré ne lui convient pas.pan> pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous procédons aux votes, et huit vins sur neuf ont droit à au moins un vote. Les votes de premier sont concentrés sur deux vins seulement, le Latour 1934 trois fois et La Tâche 1969 trois fois aussi. Le vote du consensus serait : 1 – Château Latour 1934, 2 - La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1969, 3 - Champagne Salon 1976, 4 - Bâtard Montrachet François Gaunoux 1962.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Mon vote a été : pan style="COLOR: blue">1 – Château Latour 1934, 2 - La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1969, 3 - Château Latour 1946, 4 - Champagne Salon 1976pan>. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Une table de six permet à chacun de revenir plus souvent sur des vins antérieurs car on dispose d’une plus grande quantité. Les conversations sont plus faciles et directes. Cette formule est à renouveler. Le service du restaurant Le Divellec a été exemplaire, avec une motivation qui fait plaisir. Jacques Le Divellec est heureux de faire ces expériences et je le suis autant de les faire avec lui. L’accord de la sauce du homard avec la Tâche est divin et la chair des Saint-Jacques exceptionnelle. Mes vins ont montré le plus haut niveau qu’ils pourraient offrir. Ajoutons à cela l’amitié qui me lie aux convives. On frôle l’excès de bonheur. pan>p>
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p>La table est dressée quand j'arrive, et j'ai
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phié le dessin de l'assiette et la serviette siglée.
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p>Voici les vins dans l'ordre de service.
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pg" width="448" border="0" />
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p>Le toast au rouget est délicieux, les oursins sont gros, com
parés à ceux que je déguste en Méditerranée, et les huîtres
Prat-ar-Coum sont magnifiques.
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p>Les Saint-Jacques au foie gras et le bar aux truffes
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pg" width="448" border="0" />
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p>Le homard dont la sauce a créé un accord divin et le sabayon délicieux, mais tro
p sucré
pour l'Yquem.
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p> Nous avons tellement ri que lorsque la conversation déra
pait, je
parlais de ces
protéas, fleurs sublimes d'Afrique du Sud, qui me servirent de dérivation !
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<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Notre déjeuner de conscrits se tient au pan style="COLOR: blue">Cercle Interalliépan>, dans un ravissant salon d’où l’on contemple les jardins apprêtés des propriétés et ambassades avoisinantes. Le champagnepan style="COLOR: red"> non millésimé Ruinartpan> se boit facilement ce qui est l’avantage premier d’un champagne. Le pan style="COLOR: red">Meursault Premier Cru Blagny Louis Latour 1999pan> m’étonne. Comment un premier cru peut-il être aussi limité, fade, sans longueur et sans discours ? Est-ce la bouteille ou le vin, je ne sais, mais il est sûr qu’ayant encore dans les papilles le souvenir du Meursault Perrières Coche Dury de la même année, plus d’un meursault serait éreinté de la sorte.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">On nous servit pan style="COLOR: red">Château Batailley 1998pan> au nez flatteur et moderne et plus équilibré en bouche avec un bois bien dosé. Notre hôte nous expliqua que son choix était lié au fait que ce vin appartenait à la famille de sa femme. Je me lançai dans un commentaire purement œnologique en lui disant : « tu es bien marié ».pan>p>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je bavais d’envie de retourner à pan style="COLOR: blue">la Cagouille, restaurant de poisson.pan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> C’est un déjeuner dit de travail avec des journalistes amis. Arrivé longtemps avant mes hôtes, je me régale de petites coques sur un pan>pan>pan style="COLOR: red">Meursault Perrières Coche Dury 1999pan>. Je me sens heureux du seul parfum qui envahit la pièce. Cette intelligence qui s’affiche dès les premiers effluves est remarquable. La température du vin carafé est parfaite et le vin est d’une richesse éblouissante. Ce vin exsude la joie de vivre. On ne peut pas échapper à son charme. Les évocations sont tellement nombreuses que je n’entame pas ce qui serait un inventaire à la Prévert. Il me suffit de constater la plénitude multicolore de son passage en bouche d’une longueur infinie. Le chaud cru de coquilles Saint-Jacques n’a pas une grande émotion, mais l’assiette où cohabitent un rouget et un saint-pierre confirme l’excellence des cuissons de poissons goûteux. Lorsque l’on parle avec des spécialistes des vins, de la gastronomie et de l’art de vivre, on ne s’ennuie pas.pan>
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pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC09718.jpg" width="448" align="left" border="0" /> pan>
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p>Meursault-
Perrières Coche-Dury 1999 de bien belle couleur.
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