galerie 1951 jeudi, 28 octobre 2004

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1951Vouvray.jpg" width="230" border="0" />p><p>Ce Vouvray Moncontour 1951 a été bu en avril 2006 au restaurant Laurentp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/Musigny1951.jpg" width="269" border="0" />p><p>Ce Musigny Comte Georges de Vogüé 1951 a brillé au dessus de toute idée préconçue lors du dîner du 18 janvier 2007 au restaurant Ledoyen.p>

galerie 1952 lundi, 18 octobre 2004

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/Copiede1952Haut-Briona.jpg" width="294" border="0" /> p><p>Haut-Brion 1952p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/0336a.jpg" width="294" border="0" /> p><p>Vouvray moelleux Clos du Petit Mont Maurice Allais 1952 p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1952Coutet.jpg" width="258" border="0" />p><p>Chateau Coutet St Emilion 1952 mis en bouteille par Nicolas. Cette étiquette est pour moi l'une des plus belles qui soit.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/Margaux52.jpg" width="407" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/52Margaux.jpg" width="336" border="0" />p><p>Chateau Margaux 1952. A été bu le 25/01/2007 chez Jacques Le Divellec.p>

Ritz et Crillon lundi, 18 octobre 2004

<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Dans un pan style="COLOR: blue">salon du Ritzpan>, remise de décoration rouge sang à un écrivain du vin et grand oenophile. Les chefs aux têtes les plus étoilées par un guide de la même couleur, voire chapeautées de noir, se retrouvaient avec plaisir pour l’honorer. Discours académique et documenté d’un Ministre, réponse émouvante d’un homme de la plus belle sincérité, dont chaque mot exsude la vibrante émotion du talent, de la poésie et du cœur. On toaste sur un pan style="COLOR: red">Château Clarke 1999pan> astringent comme l’année mais vibrant ce soir d’être si gentiment, lui aussi, mis à l’honneur. Délicieux canapés de Michel Roth et parterre de personnalités dont les faits d’armes ou exploits rempliraient des encyclopédies. pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Je retrouve cet ami le lendemain midi au restaurant de pan style="COLOR: blue">l’hôtel Crillonpan>. Je commande à David Biraud un pan style="COLOR: red">Dom Pérignon 1996pan>, réussite incontestable de cette grande appellation, pour honorer le nouveau chevalier. Son ruban appelle un signal de fête. A l’ouverture, le nez est délicieusement floral, mais l’attaque est acide. Ce sont les délicates variations de pan style="COLOR: blue">Jean François Piègepan> qui vont révéler tout le potentiel de ce champagne marmoréen comme les stucs de cette belle salle. Chaque nouvelle saveur des entrées inventives va dévoiler un degré de magnitude du champagne. Je reste en bouche sur les pétales de roses, les lilas printaniers, tant les subtilités frêles effleurent de sensualité contenue. Sur une mousse pétillante où le foie gras côtoie l’écrevisse, le Dom Pérignon est d’une justesse extrême. Sur des langoustines en papillotes au caviar osciètre, le Dom Pérignon explose de bonheur. On lui envoie un signal chic, il répond en étant chic. Mais c’est la crème plus que le caviar qui magnifie le champagne. Le bar de ligne aux cèpes en persillade et noix fraîches (ah ces cèpes !) est un compagnon idéal du pan style="COLOR: red">Nuits Saint Georges Premier Cru les Bousselots de Jean Chauvenet 1993pan>. Mon ami me fait goûter son canard, mais c’est sur le bar que le Nuits Saint Georges est éblouissant. Couleur de rubis charnu, nez délicieusement plein, et en bouche la rondeur opulente d’une odalisque d’Ingres. La longueur est un peu absente, mais qui s’en plaindrait quand on a tant de charme dans le verre. Le chef a incontestablement atteint la stature d’un « trois-étoilé ». Le nouveau guide, puisque les têtes et l’esprit changent, ne peut pas ne pas le consacrer. La maison est joyeuse, David Biraud est un être exquis. La capitale est heureuse de gastronomie.pan>p>

l’Union des Grands crus de Bordeaux mercredi, 13 octobre 2004

<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">En un autre endroit pan style="COLOR: blue">l’Union des Grands crus de Bordeauxpan> présentait ses 2002. J’y allais plus pour voir des amis que pour goûter les vins. On voit parfaitement le clivage entre ceux qui boisent sans vergogne et ceux qui préservent romantiquement le terroir. L’année 2002 sera moins petite qu’on ne le dit. Tant de millésimes grandioses se succèdent que 2002 sera sans doute le 1993 de l’époque actuelle. Mais les voies des uns et des autres se sont tant séparées, modernisme contre terroir, qu’aucune généralité ne sera confirmée. Tout le monde se réjouit de 2004.pan>p>

Club des professionnels du vin mardi, 12 octobre 2004

<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Manifestation de vignerons qui s’appellent le pan style="COLOR: blue">Club des professionnels du vinpan>. Je goûte avec beaucoup de plaisir un pan style="COLOR: red">champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1989pan> qui a déjà gagné une belle maturité et donne, sous un nez floral, des enluminures de goût du plus bel effet. Il y a une rondeur qui enveloppe les bulles de caramel beurré et de parchemin délicat. Je goûte peu, butinant, et j’étonne un jeune viticulteur du Jura qui présente la palette quasi complète des vins de sa région en ne goûtant que son vin de l’Etoile, car je sentais que j’allais lui trouver des complexités rares. Ce fut le cas. Je goûte aussi sur les conseils d’un ami un très joli Pomerol, pan style="COLOR: red">Château Gombaude Guillot 2002pan> dont le travail est d’une pureté  à signaler. pan>p>

Repas de famille dimanche, 10 octobre 2004

<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Le lendemain, visite surprise de mes enfants. Je vais acheter des tranches de terrine de saumon, des tranches épaisses de filet de bœuf et des girolles. Avec un pan style="COLOR: red">Mission Haut-Brion 1963pan>, quel régal. On quitte la grande cuisine, mais ce plat simple est magnifiquement bon. Le Mission que j’ai depuis plus de vingt ans en cave a un niveau remarquable, inchangé. Un nez immédiatement expressif. En bouche c’est un vin qui va vers le porto, les fruits noirs brûlés. Il étonne par sa jeunesse et se révèle très au dessus de ce qu’on imagine de cette année. Un très grand vin. pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">La famille est très présente en ce moment, et un événement familial mérite un repas d’exception. Le choix des vins doit correspondre à la solennité de l’évènement. Sur deux jambons espagnols connus, l’unpan>  pan>relativement sec et l’autre plus gras et plus viandeux, j’ouvre le pan style="COLOR: red">champagne Salon 1982pan>. Cette année est magique, et chaque gorgée, chaque goutte de chaque gorgée le confirme. Champagne absolument éblouissant à la bulle exacte, et aux parfums floraux, de fleurs blanches et roses. La bouche danse avec ce champagne qui finit sur des tonalités de pèche et d’agrumes roses. Le jambon existe mais n’est pas forcément l’allié idéal de ce champagne beaucoup plus subtil que ces goûts primaires. Il se boit surtout seul, avec la passionnante découverte de sa complexité.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Un grand moment d’émotion est l’apparition du pan style="COLOR: red">Montrachet Domaine de la Romanée Conti 1999pan>. A l’ouverture le nez était extrêmement riche. En bouche une puissance affirmée. Essayé sur une escalope de foie gras aux haricots noirs, il préfère ne rien dire. Sur des dés de foie gras au potiron, il révise son texte. Mais sur des pommes de terre aux truffes noires et crème légère, il devient ce qu’il est, l’un des plus beaux vins blancs du monde. Bien sûr, on sent que quelquespan>  pan>années de plus vont élargir encore la palette de ses talents. Mais déjà, la convaincante démonstration imprime dans nos palais une trace indélébile.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Sur un agneau fondant traité avec de multiples épices suffisamment fondues et intégrées, le pan style="COLOR: red">Pétrus 1974 pan>se présente comme un Pétrus satisfaisant, discret et montrant sa complexité de façon plutôt confidentielle. Je possède la grille de lecture qui me permet de le situer assez honorablement dans la lignée des Pétrus, mais pour des palais moins habitués, le message est plus composé de hiéroglyphes que de textes actuels. Le pan style="COLOR: red">Pommard Grands Epenots Michel Gaunoux 1974pan> se présente assez amer, mais je connais cette approche. Le vin va s’épanouir. Et ce qui me fascine, m’envoûte, c’est que ce vibrant Pommard a capté toutes les épices du plat au point qu’en le buvant, on peut réciter toute la gamme des épices du plat. C’est fascinant et donne à ce Pommard un charme invraisemblable. Je dirais même en exagérant bien sûr que si on me faisait goûter à l’aveugle la sauce du plat et le Pommard, je ne saurais les distinguer.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Sur deux tartes aux pommes et aux abricots, le pan style="COLOR: red">Château d’Yquem 1955pan> est une magistrale démonstration de la royauté d’Yquem. A l’ouverture, j’ai réveillé ou plutôt libéré une tornade de parfums. La couleur est d’un or pur. Le nez est envoûtant, et en bouche, c’est un Yquem concentré, très dense, un peu caramel. En analysant, j’ai été frappé par ses nuances de thé. Brillantissime Yquem.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Pour la joyeuse tablée, c’est le Montrachet et le Salon qui émergent dans un vote informel. Pour moi, à cause de cette osmose magique du plat et du vin, c’est le Pommard que le classe en premier, suivi du Salon et de la promesse époustouflante du Montrachet. J’avais voulu associer des vins que j’adore et honorer l’année 1974 qui était célébrée. Un repas dont on se souviendra. pan>p>

une conférence aux Hospices de Beaune mardi, 5 octobre 2004

<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Aux pan style="COLOR: blue">Hospices de Beaunepan>, une conférence dont le sujet est la présentation de la situation des vins à l’époque du Prince de Conti. Informations passionnantes sur les écrits de 1728 d’un moine anglais sur les vins de Bourgogne avec des classifications qui sont d’une actualité étonnante, des traités sur la dégustation des vins, l’approche de Thomas Jefferson, attentif analyste des vins français et fin connaisseur, le relevé de cave de Louis XVI où figurent Tokaj, Constanzia et les plus beaux vins de Bourgogne. L’influence de la politique et de la religion sur les évolutions patrimoniales des vignobles. On se plait à constater à quel point ce qui parait moderne aujourd’hui procède de savoirs déjà à pleine maturité avant la Révolution. pan>p>

Dîner au Château de Clos Vougeot lundi, 4 octobre 2004

<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">De grands Antiquaires sont réunis en Salon aux Hospices de Beaune dans des salles où chaque objet est mis en scène dans l’esprit des lieux. Un raffinement extrême. Au milieu d’une foule impressionnante de britanniques et de français, un dîner célèbre le 955p>èmep> Chapitre de la Confrérie du Tastevin au pan style="COLOR: blue">Château de Clos Vougeot.pan> Les organisateurs du salon, les antiquaires et quelques exposants fêtent l’événement dans une salle immense, un cellier qui a connu des vins en fûts il y a plus de huit cents ans. Discours joyeux, chants bourguignons, plaisanteries grivoises ou « almanach-vermotesques » intraduisibles pour des non bourguignons ou non rabelaisiens, sonneries de cors, « époumonement » de trompettes, tout y était pour une fête qui réjouit le cœur des convives prêts à succomber aux arômes diaboliques des vins de la Côte despan>  pan>mille et une Nuits. L’organisation est rodée comme une montre suisse, la cuisine est bourguignonne à l’excès, et les vins servis pour 600 personnes donnent un spectre suffisamment significatif des vins de la région petits et grands. J’ai retenu un pan style="COLOR: red">Mazis Chambertin Grand Cru 1999pan> de belle tenue qui se mariait avec une justesse rare à un fromage de Cîteaux. En gastronomie, les plus beaux mariages culinaires sont consanguins, c'est-à-dire région et région.pan>p>

présentation des vins de Henri Maire vendredi, 1 octobre 2004

<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Je suis invité à une présentation des vins de pan style="COLOR: red">Henri Mairepan>. Les plus anciens se souviennent qu’il fut l’inventeur de la vente directe des vins aux particuliers. La publicité pour son Vin Fou, un pétillant du Jura, inonda les ondes, les écrans de cinéma et toutes les routes de France, chaque village ayant le décompte du nombre d’habitants qui lisent Paris match et le rappel de Henri Maire à boire son Vin Fou. Sa fille nous présente ses vins. Un pan style="COLOR: red">Arbois Chardonnay 2003pan> est un bien agréable blanc bien fait. Le rouge est un peu moins appréciable pour moi, mais je me délecte d’une cuvée rare, un pan style="COLOR: red">Arbois rouge vignepan> pan style="COLOR: red">« Pasteur » 1990pan> qui n’est jamais vendu dans le public car, provenant du Clos Rosières de la famille Pasteur, il est gracieusement vinifié par Henri Maire et offert à des scientifiques. Ce vin titillerait volontiers le cerveau pour qu’on invente de nouveaux vaccins. Fait de cinq cépages, il a une personnalité rare, car de saveur jamais bue. Le pan style="COLOR: red">Château Chalon Henri Maire 1986pan> est un très joli vin jaune qui raconte des histoires quand on croque avec lui un beau Comté. Et sur les délicieux desserts de l’hôtel Bristol, un pan style="COLOR: red">vin de paille la Vignière 2000pan> bien jeune encore offre des promesses de bonheur lorsqu’il aura pris de l’âge. La publicité insistante de Henri Maire il y a plus de quarante ans avait associé son nom à l’idée de vins de quantité, donc sans qualité. L’intérêt de cette séance conduite par l’héritière de Henri Maire, outre d’avoir réveillé des souvenirs d’enfance, est d’avoir montré que ses vins savent aussi trouver la qualité.pan>p>

galerie 1953 mardi, 28 septembre 2004

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1953Yquema.jpg" width="336" border="0" />p><p>La couleur du vin à travers le verre est d'un rose subtil. Ce vin, Yquem 1953, a été bu en Mai 2006 en Californie lors de mon voyage (voir archives de Mai 2006).p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1953ChChalon.jpg" width="336" border="0" /> p><p>Vin Jaune Chateau Chalon 1953 Nicolas.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1953RichDRC.jpg" width="336" border="0" />p><p> Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1953p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/CopiedeDSC07771.jpg" width="336" border="0" /> p><p> Un Pétrus 1953 de mise belge dont tout m'indique que ce doit être bon.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1958Laroze.jpg" width="336" border="0" /> p><p> Chateau Laroze Saint Emilion 1953p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1953PichonBaron.jpg" width="246" border="0" /> p><p> Chateau Pichon Longueville Baron 1953 (étiquette à comparer à celle de Petrus 1948)p>