<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">En fin d’été pan style="COLOR: blue">le Petit Nicepan> me manquait et c’est un pèlerinage fort agréable. Surplombant une mer sillonnée de lourds navirespan> pan>évoquant la conquête de terres lointaines, cette belle demeure est un havre de calme au coeur de la trépidante agitation marseillaise. J’avais déjà évoqué mes expériences en ce lieu dans les bulletins 70 et 85. Une certaine difficulté à entrer dans le monde créatif de pan style="COLOR: blue">Gérald Passédatpan> aux variations japonisantes, puis mon grand plaisir quand j’ai compris sa logique, acceptant les choix et les partis pris. Cette nouvelle expérience me fit reculer de trois cases. Je ne sais pas pourquoi, mais ces combinaisons disparates ne m’inspiraient pas ce soir là. Je ne suis sans doute pas bon juge comme on le verra dans le bulletin qui décrira un dîner chez Pierre Gagnaire, car je pense trop aux accords avec les vins quand je déguste un plat. Aussi, toutes ces petites errances sur des chemins de traverse avec des saveurs éloignées des bases du plat me gênent sans doute plus que d’autres. Là, les pistes explorées ne m’allaient pas. Une nouvelle tentative me rapprochera sans doute de ce chef au talent certain. Connaissant les tendances culinaires du chef j’avais demandé un pan style="COLOR: red">Krug 1985pan> champagne qui porte déjà des traces d’âge. Mais cela lui convient. La trame vineuse est forte, ce qui lui permet de bien se tenir face aux banderilles gustatives des plats. Un coucher de soleil sur la mer déployé comme pour nous seuls dans cette salle de restaurant ouverte sur un beau panorama, un Krug 1985 à l’élégance, la puissance et la personnalité rassurantes, le charme du site, cela suffisait largement pour faire une belle soirée. Un nouvel essai s’impose car j’aime ce lieu.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Les champagnes furent largement à l’honneur tant le sujet des naissances pouvait les justifier. Un pan style="COLOR: red">Veuve Clicquot Ponsardin 1990 pan>virginal comme une robe de dentelles oubliée sur des pétales de roses. Ici tout est frêle quand un pan style="COLOR: red">Krug Grande Cuvéepan> d’environ quinze ans a une force herculéenne qui m’impose le respect. Il appelle des saveurs lourdes pour qu’un dialogue s’instaure. Le Krug, c’est le seigneur en armure qui part pour la huitième croisade quand le pan style="COLOR: red">Dom Pérignon 1996pan>, c’est la châtelaine qui lui fait un signe du haut du donjon, souriante parce qu’il en revient.pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Le Sud fut innovant cette année. Achats locaux suggérés par quelques cavistes bien inspirés ou apport de ma cave parisienne, comme ce pan style="COLOR: red">Chambertin Camus Grand Cru 1989 pan>essayé une nouvelle fois avec un grand bonheur. Un nez presque irréel de perfection, un charme, une douceur, une pourpre cardinalice, une profondeur pénétrante, mais surtout ce nez démontrant un niveau que je ne soupçonnais pas et que peu d’experts admettraient qu’il ait. Un pan style="COLOR: red">Nuits Saint Georges les Cailles premier cru Doudet Naudin 1999 pan>déjà bupan style="COLOR: red"> pan>a de nouveau un très joli nez. C’est un bourgogne délicat et élégant. Ce n’est sans doute pas le plus grand des bourgognes, mais il va s’épanouir joliment. Un pan style="COLOR: red">Cos d’Estournel 1994pan> fut affreusement bouchonné, une fois n’est pas coutume, et un pan style="COLOR: red">Talbot 1965pan> ouvert par un ami, au-delà d’une acidité de façade qui rebuterait plus d’un palais laissait voir de belles traces de charme que j’ai appréciées comme elles se livraient.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Une étape chez pan style="COLOR: blue">Bruno à Lorguespan>. On sent bien sûr que les équipes sont un peu fatiguées car on est en fin de saison, mais la truffe vue par Bruno est un bien agréable compagnon de route. Le pan style="COLOR: red">champagne William Deutz 1995pan> se goûte comme un délicieux champagne de plaisir. Le pan style="COLOR: red">Chateauneuf du Pape Château Mont Redon 1990pan> est un peu poussiéreux à l’ouverture. Puis il développe progressivement une structure charnue et alcoolique de lourde présence. Je l’ai trouvé moins généreux qu’un Mont Redon 1999 bu récemment, mais c’est un vin de grand plaisir.pan>p>
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pace="5" src="htt
ps://www.academiedesvinsanciens.org/u
ploads/1957Mission.j
pg" width="258" border="0" />
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p>année difficile. Mais Mission Haut-Brion 1957 mérite d'être essayé.
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p>Il faut regarder la croix de cette étiquette et aller ensuite à la galerie 1958...
p><
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ploads/1957Ausone.j
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p> Chateau Ausone 1957 acheté à Nicolas
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p>Château Laville Haut-Brion 1958. La couleur de ce vin est s
plendide.
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p>Regardez la croix de gauche, et allez à la galerie 1957 ...
p><
p>Magnificent colour for this wine. Look at the cross on the left, and com
pare it to the one by galerie 1957.
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<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Retour dans le Sud. On m’annonce un plat d’encornets fourrés à la perche et farcis. J’ai l’intuition d’un pan style="COLOR: red">château Mouton-Rothschild 1987pan>. L’accord fut splendide. Une odeur de fleurs exotiques blanches. Une attaque de bois, de bois de jonque. Une belle présence en bouche où le fruit a disparu, gommé par le bois intense. Une expression de grande séduction. pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Le soir même sur deux gigots d’agneaux de Sisteron, un pan style="COLOR: red">Minervois Château Villerambert Julien 1995pan> qui titre 12°5. Le nez est prometteur, et l’attaque est particulièrement élégante. Il y a peu de temps j’avais goûté des minervois où la technique dominait (bulletin 111). Là c’est le joli terroir qui s’expose. Un goût de terre sèche obscurcit le message et le raccourcit. Mais on ne peut pas demander à un minervois une longueur qu’il n’a pas. J’ai globalement largement apprécié ce beau vin qui servait d’exact faire valoir à une grande surprise.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Le pan style="COLOR: red">Château Ausone 1992pan> est une immense surprise. Sa couleur est d’un vif rubis rouge sang. Son nez a une complexité remarquable et une élégance extrême. En bouche c’est aussi l’élégance et la complexité qui dominent. Jamais un vin de 1992 ne devrait délivrer des messages d’une telle puissance conquérante. On est là dans la grande subtilité. Je suis impressionné par ce Ausone dont le message est très clair, fait d’évident charme distingué. On est dans le grand plaisir. Ceci m’a permis de comparer les deux vins bus à deux repas successifs. Le Mouton est manifestement élevé pour séduire. Il joue de son bois comme de biceps. Le Ausone a un charme naturel de séduction. Mouton 87, c’est Burt Lancaster en pirate, Ausone 92 c’est Fred Astaire dansant avec Cyd Charisse. Alors que je suis un inconditionnel de Mouton, j’ai succombé aux charmes diablement plus envoûtants du Ausone, sans doute l’un de mes meilleurs, bien que cette année soit généralement jugée si petite.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">A propos d’envoûtement, on devrait interdire la vente des vins de Mas Amiel. Nous avons bu sur une tarte aux abricots et un dessert au chocolat un pan style="COLOR: red">Mas Amiel 15 ans d’âgepan> que j’ai dû acheter il y a plus de cinq ans. C’est invraisemblable de plaisir total. On succombe. On a une jouissance incommensurable. Ma femme qui ne boit jamais de vin en a repris deux fois. A proscrire absolument tant c’est bon, car la dépendance vous guette.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Un nouveau petit enfant, premier petit fils, vient agrandir la famille. Loin de mon fils resté à Paris, je décide de fêter cette naissance avec des vins locaux, rares du fait de leur millésime. Après un pan style="COLOR: red">Charles Heidsieckpan> mis en cave en pan style="COLOR: red">1997pan> toujours vertement bon et expressif, j’ouvre un pan style="COLOR: red">Rimauresq, Côtes de Provence 1983pan>. Ce vin a un nez d’une rare élégance, et en bouche c’est le charme le plus pur. Parfaitement adapté au climat du moment, ce vin qui n’a bien sûr pas les longueurs des grands Bordeaux ou bourgognes ne cède en rien sur le terrain de l’expressivité et de la séduction. C’est un vin de joie, adapté à l’instant, et qui montre à quel point ces vins vieillissent avec une élégance exceptionnelle. pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Un pan style="COLOR: red">Bandol Domaine des Baguiers 1989pan> a plus encore la typicité régionale. C’est beaucoup plus sauvage, viril, agressif mais noblement agressif, et la force de persuasion alcoolique est immense. Un vin plus brutal, mais sincère, complètement opposé au charme assis et accompli du Rimauresq. Ces vins doivent être un signe pour que notre petit Félix devienne un jour un gourmet, s’appuyant sur les vins de notre si belle France, riche d’invention dans toutes ses régions.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Je reçois un américain avec qui j’échange par internet sur un forum dédié aux vins. Recevoir un correspondant encore virtuel, c’est comme ouvrir une bouteille d’un vin inconnu. Tout peut arriver. Ce jeune professeur de guitare new-yorkais se révéla un hôte fort agréable, comme je pouvais le souhaiter. Dans la préparation du repas, puisque je suis dans le Sud, il fallait l’intéresser plus par les choix gastronomiques que par les valeurs des vins. C’est l’ordonnancement des saveurs qui devait exciter son intérêt.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Sur un jambon corse fumé sur du bois de châtaigner, un pan style="COLOR: red">champagne Pommery 1987pan> se montra fort élégant. Il a déjà pris un petit goût toasté et fumé et sa rondeur le rend particulièrement charmant. Si des olives se marient assez bien, c’est incontestablement le jambon typé qui lui sied le mieux.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Sur un saumon fumé fourré d’oeufs de saumon et de tarama, un pan style="COLOR: red">Château d’Epiré, Anjou 1994pan> donne un accord parfait. Le coté légèrement doux de l’Anjou flatte le saumon et le tarama fait ressortir la saveur citronnée du vin produisant des passages incessants du sucré au sec. C’est kaléidoscopique. Nous avons repris sur une épaule d’agneau largement aillée un pan style="COLOR: red">Ausone 1992pan> meilleur encore que la bouteille précédente, ce qui n’est pas peu dire, suivi d’un pan style="COLOR: red">Clos des Papes, Chateauneuf du Pape 1979pan>. Un vin lourd et alcoolique qui fait penser au Porto. Rond, souple, doux, d’une séduction rare. Un vin de pur plaisir par son accomplissement généreux.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Manquant sans doute d’originalité, ou gagné par l’addiction, j’ouvris à nouveau le vin le plus démoniaque, un pan style="COLOR: red">Maury Mas Amiel 15 ans d’âgepan>. Sur du Cantal vieux, un vrai bonheur. De nouveau sur une tarte aux abricots, l’accord se fait mais se fait seulement. Puis sur une divine mousse au chocolat, on succombe de plaisir. pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">C’est la succession des saveurs qui m’intéressait le plus en cette occasion pour que Chris, mon hôte américain, puisse comprendre pourquoi les français passent du temps à table : parce que c’est bon.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">La formule de ces recherches d’accords inspira un nouveau déjeuner où je recevais quelques amis dont le sommelier avec qui j’avais partagé le Pétrus 1979 qu’il avait gagné à une tombola, au restaurant le Bistrot du Sommelier (bulletin 107). Ce brillant sommelier était venu à Bandol pour y goûter des vins. L’occasion était trop belle de lui tendre quelques pièges. Il eut la gentillesse d’y tomber.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Le pan style="COLOR: red">Clos Val Bruyère, un Cassis de 2002pan>, conseil d’un caviste local, est un gentil vin blanc tout floral de fleurs virginales. Belle mise en soif que des olives excitaient avec bonheur. Le pan style="COLOR: red">Rimauresq, Côtes de Provence blanc 2003pan> est largement plus typé. On est dans les fruits blancs avec une affirmation de personnalité très nette. C’est un vin mâle, quand le Cassis est une frêle jeune fille.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Sur un gigot d’agneau aux pommes de terre et soupçons de tomates, pan style="COLOR: red">La Courtade, Côtes de Provence 2001pan> de Porquerolles affiche une belle personnalité moderne. Il y a du bois, mais bien intégré. C’est charmeur, tendance actuelle, mais ça tient la route. pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Le pan style="COLOR: red">Moulin des Costes, domaine Bunan, Bandol 1991pan> est tout le contraire et c’est un vin qui m’excite. J’aime les vins qui m’interpellent et ce vin, sans une once de bois visible, joue dans la séduction diaphane. Il y a de l’amer, mais pas trop, de l’alcool, mais pas trop, du doux, mais pas trop. Un vin en évocations subtiles que l’âge a transformé ce qui explique qu’à l’aveugle il ne fut pas découvert, comme son successeur le pan style="COLOR: red">Domaine de Terrebrune Bandol 1990pan>. Il a le bois de La Courtade, sa puissance, et le charme d’un Bandol parfaitement mûr. C’est un vin de charme, facile à saisir. Il a même attrapé l’animalité de certains vieux bourgognes qui s’alliait bien à la viande. Tous mes convives préférèrent soit La Courtade soit Terrebrune. Je fus le seul à préférer Moulin des Costes, vin d’énigme qui parle à mon palais. Un fermier résidant à Bandol se flagella de ne pas avoir reconnu ces deux vins qui font partie des meilleurs Bandol qu’il n’ait jamais bus.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Mon ami ayant apporté un pan style="COLOR: red">Bredell’s Cape Vintage Reserve 1998 Stellenboschpan> titrant 20°, nous goûtâmes ce faux Porto au goût de bois macéré, mariné dans l’alcool, flirtant avec les pruneaux et les griottes. C’est plaisant à boire mais s’éloigne grandement de la subtilité des Maury bus récemment. pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Grandes discussions sur le vin, rires nombreux sur les réponses les plus folles aux vins à découvrir, la tablée fut joyeuse pour un fort plaisant repas, aux vins puisés dans la région.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Le lendemain, un pan style="COLOR: red">Chambertin grand cru Camus Père & Fils 1989pan> fut une agréable piqûre de rappel pour se souvenir que la complexité bourguignonne est d’une séduction redoutable. Un Chambertin, c’est quand même très bon !pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Peu de temps après, les motifs de festoyer ne manquant pas, j’ouvris un pan style="COLOR: red">Cristal Roederer 1996pan>. J’avais en tête une récente dégustation chez Christie’s de champagne de Roederer où le Cristal de cette même année n’avait pas été le plus brillant des vins présentés (bulletin 82). Or voici que je succombe à son charme. Le nez est joli, léger, et la bulle est fine. Le premier contact en bouche, c’est l’image des grains de cassis que j’écrasais goulûment dans ma bouche lorsque j’étais enfant. Cette sensation persistait, puis d’autres s’imposaient : des fleurs blanches, des groseilles à maquereau. Puis la nectarine et enfin l’impression qui n’allait plus me quitter : la pamplemousse rose. Ce champagne changeait d’aspect mais avec une constante : l’atmosphère des photos de David Hamilton. Les fruits suggérés étaient de délicates Lolitas.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Ce champagne allait faire gravement de l’ombre à deux beautés locales. Le pan style="COLOR: red">rosé de Bandol Domaine Tempier 2003pan> s’éteignait en bouche avant même d’y avoir pénétré, et le pan style="COLOR: red">Domaine d’Ott rosé 2003pan>, manifestement plus formé n’éveillait pas pour autant mon intérêt qui ne se marqua que sur un blanc, Rimauresq 2003 d’une belle personnalité sauvage et expressive. L’esprit cet été allait vers l’exploration des vins de la région, en situation de repas. Les délices de ces vins du Sud jalonnent avec bonheur un été radieux.pan>p>
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ps://www.academiedesvinsanciens.org/u
ploads/1959Beaune.j
pg" width="233" border="0" />
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p>Beaune Clos du Roi Louis Latour 1959, d'une immense année de Bourgogne.
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pace="5" src="htt
ps://www.academiedesvinsanciens.org/u
ploads/1959
PulignyGenin.j
pg" width="205" border="0" />
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Puligny-Montrachet "les
Pucelles" Veuve Genin 1959 à la belle couleur. A été bu le 25/01/2007 chez Jacques Le Divellec. Voir au com
pte-rendu à cette date.
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p>
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pace="5" src="htt
ps://www.academiedesvinsanciens.org/u
ploads/1959Ardalya.j
pg" width="216" border="0" />
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p>Cet Ardalya 1959 de Damoy, "marque dé
posée" est une énigme, car il n'existe rien sur le web qui
puisse l'ex
pliquer. Il a été bu quand je l'ai a
pporté chez Jean-
Phili
ppe Durand le 20/05/06. Voir ce com
pte-rendu à cette date ou recherchez sur Ardalya.
p><
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pace="5" src="htt
ps://www.academiedesvinsanciens.org/u
ploads/1959Lynch.j
pg" width="321" border="0" />
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p> Chateau Lynch Bages 1959, très grande réussite de ce vin.
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p>
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ploads/1959Yquema.j
pg" width="336" border="0" />
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p> Chateau d'Yquem 1959
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p>
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ps://www.academiedesvinsanciens.org/u
ploads/1959
Palmer.j
pg" width="336" border="0" />
p><
p> Chateau
Palmer 1959 bue en 2005 à l'académie des vins anciens.
p>
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ps://www.academiedesvinsanciens.org/u
ploads/0335a.j
pg" width="294" border="0" />
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p>Riesling Léon Beyer "réserve" sans année, que je mets vers 1959.
p><
p>J'adore cette étiquette d'une gentille naïveté.
p>
<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Par une autre belle journée d’été parisien, déjeuner au pan style="COLOR: blue">restaurant du Polo de Bagatellepan>. La place grouille de gardes du corps et autres gorilles. On se demande quel est ce G7 ou G8 réunissant pour le moins des chefs d’Etat. C’est en fait un défilé de mode de Christian Dior qui se prépare. Quelques femmes girafes non encore prêtes attireront notre regard. Notre table nous attend le long de la pelouse. La cuisine, que je suppose faite par Dalloyau, est fort convenable et le dos de bar a de l’expression. Nous sommes un groupe de solides blagueurs, les partenaires du récent Ambroisie (bulletin 110). J’invite et je choisis les vins. Le pan style="COLOR: red">champagne Dom Ruinart blanc de blancs 1990pan> est très rassurant. C’est le bon champagne bien réussi. Il se boit avec bonheur. J’aurais aimé des coupes plus raffinées que ces coupes trop ordinaires qui ne mettent pas en valeur le goût comme il convient. Dans la carte des vins un peu juste j’avais quand même repéré deux ou trois pépites, dont deux vins annoncés mais manquants. Je fus heureux de trouver deux vins de Joseph Drouhin qui réparaient fort opportunément l’impression du fade Pouilly-Fuissé récent. Le pan style="COLOR: red">Meursault Perrières Joseph Drouhin 1997pan> a une attaque particulièrement agréable. Il a un peu oublié d’être typé, mais il joue dans l’amabilité. C’est le beau bourgogne blanc généreux qui accompagne fort agréablement un foie gras bien goûteux.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Quand arrive le dos de bar à la peau craquante et la chair savoureuse, je demande à mon voisin de table qui a commandé le même plat d’essayer la chair du poisson sur le Meursault et sur le rouge qui suit. Le poisson devient plus subtil avec le pan style="COLOR: red">Beaune Clos des Mouches Joseph Drouhin 1996pan>. Ce vin a lui aussi, comme le champagne et le blanc, choisi de jouer dans un registre très rassurant. Il est rond, aimable, gouleyant et procure un plaisir sans une once de complication. Le maître d’hôtel nous propose des fraises des bois sans accompagnement car je leur associe un nouveau Dom Ruinart 1990. L’accord est tout simplement magique. C’est comme si nous créions nous-mêmes en bouche notre propre champagne rosé. Un mélange au goût extrêmement raffiné. J’ai refusé le café pour garder le plus longtemps possible cette saveur rare. pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Nous pensions que les hordes de paparazzi qui attendaient à la porte venaient recueillir nos souvenirs gastronomiques. Nous sommes sortis de ce joli domaine superbement ignorés. pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Je repars dans mon Sud ensoleillé et par une journée aux lourdes clartés, un pan style="COLOR: red">vin rouge du Mas de Daumas Gassac 1999pan> flatte fort agréablement mes papilles. Il y a du bois, un bois typé, une belle mâche. Le fruit est un peu anesthésié par le bois, mais plus le vin s’ouvre et plus la dimension du plaisir s’affirme en bouche. Au soleil, dans le calme de la nature, ce vin est tout à fait adapté. C’est de « la belle » ouvrage, comme on disait autrefois.pan> pan>Et sur une tourte au saumon, un bonheur.pan>p><p style="MARGIN: 0cm -5.4pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: Garamond">Le pan style="COLOR: blue">restaurant les Pins Penchéspan>, au Pradet près de Toulon, a migré de Carqueiranne pour s’installer dans une superbe propriété qui domine la mer, joliment installée dans les pins, les palmiers et les platanes. Un lieu de plaisir. La cuisine a moins d’imagination que le site, mais elle est acceptable. Au milieu d’une carte de vins aux prix le plus souvent aberrants, je trouve deux perles, deux bourgognes de grand plaisir. Le pan style="COLOR: red">Corton Charlemagne Capitain – Gagnerot 2001pan> a une belle couleur et le nez profond des Cortons. En bouche, qu’il emplit de façon fort opulente, on a de belles variations sur d’innombrables suggestions. C’est un vin vraiment bien fait. Et je suis particulièrement surpris qu’il se tienne aussi bien quand mon palais a encore le souvenir vivace des merveilles de la maison Bouchard. Le pan style="COLOR: red">Corton Renardes Grand Cru Capitain – Gagnerot 1998pan> est aussi un bien agréable bourgogne avec de la longueur, du soyeux et une belle présence au palais. On lui trouve un léger manque de finition, lié à une petite faiblesse de structure, mais le bilan de ce vin est extrêmement positif. Ces deux vins du même domaine ne font pas du tout pâle figure. Ce fut une agréable découverte par un magique soirée d’été comme on les savoure avec un infini bonheur.pan>p>
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pg" width="294" border="0" />
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p>Haut-Brion blanc 1960, d'une magnifique couleur.
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ploads/1960Tache.j
pg" width="336" border="0" />
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p>La Tache Domaine de la Romanée Conti 1960
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