<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le vol Paris Los Angeles dure près de douze heures. Lorsque l'on dispose de la possibilité de regarder des films dont on déclenche soi-même le début, le temps s'efface. Est-ce certain que le cinéma ne soit que le septième art ? Musset disait "vive le mélodrame où Margot a pleuré". Comme Margot, j'ai eu ma grosse larme à la fin du film "Les Intouchables", film de bons sentiments qui ne s'est pas abîmé dans la mièvrerie. J'ai apprécié "The Artist" sans toutefois sauter en l'air car j'y étais. "The Happy Feet 2" m'a montré que dans les films d'animation actuels, c'est la technique de l'ingénieur qui prend souvent le pas sur l'émotion. pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">C'est donc tout frais que j'arrive à Los Angeles où les formalités douanières et l'attente des bagages sont un long passage obligé. Il me faut à peu près vingt essais pour que mon chauffeur de taxi à l'accent que je suppose hongrois, au vu de son nom affiché obligatoirement à côté de lui, comprenne ma destination. Nous traversons un Los Angeles multiforme, bien loin de l'opulence de Miami, sauf au quartier où je me rends : Beverly Hills. J'arrive à l'hôtel Beverly Wilshire où j'avais déjà séjourné. Tout ici respire le luxe, mais on sent aussi l'hôtel vieillot qui aurait besoin d'un grand coup de pied d'un manager moderne. Le style de service ne correspond plus aux désirs d'une clientèle de plus en plus exigeante : bagages livrés avec retard, pas de réponse aux demandes de service, réponses imprécises. La seule bonne nouvelle est que l'on m'a surclassé. Ma chambre est celle d'un palace. pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Dans Beverly Hills, Rodeo Drive pousse le luxe jusqu'à son expression caricaturale. On est dans l'extrême. Pour la première fois, j'ai vu stationnées le long des rues une Mac Laren lie de vin et une Bugatti jaune et noire qui est le superlatif de l'automobile. Elle appartient au propriétaire de l'une des boutiques de luxe dont, apparemment, les affaires semblent prospères et qui la gare tous les jours devant son magasin, m'a dit un vendeur émerveillé. La rue est peu fréquentée et les magasins aussi, sauf par des japonaises au look de gamines poussé à l'extrême, qui portent de lourds paquets griffés presque aussi grands qu'elles. pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Je dîne dans un restaurant qui est dans l'emprise de l'hôtel, "The Boulevard" et quelques personnes dînent en extérieur sur le Wilshire Boulevard, réchauffées par des colonnes où brûle du gaz. La sono est assez bruyante, créant une atmosphère qui attire les jeunes. La cuisine internationale est très correcte et le service virevoltant en permanence est comme les mouettes en bord de mer : si on ne tient par fermement son assiette entre ses mains, elle est vite enlevée, même si l'on n'a pas fini. Après une journée dont je peux dire : "j'ai fait mes 35 heures", je me glisse dans l'immense lit avec des paupières qui se ferment pour que s'ouvrent de beaux rêves.pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Pourquoi vais-je à Los Angeles pour une dégustation d'un vin très récent et moderne ? Il y a sans doute un faisceau de raisons. J'avais laissé passer la date de péremption de mon passeport, et l'idée d'être enfermé dans l'Hexagone m'était insupportable. J'ai prétexté d'un voyage absolument crucial pour faire accélérer les procédures. Et j'ai bénéficié de la gentillesse de beaucoup d'agents concernés par cette démarche administrative. La deuxième raison pourrait être le séjour récent en Floride qui m'avait enthousiasmé et nécessite une rapide piqure de rappel. La troisième pourrait être l'affligeante campagne électorale pour la présidence française. Le "riche" est jeté en pâture dans la campagne, alors, même si je ne suis pas concerné par toutes ces mesures folles, autant dépenser un argent que le fisc veut me prendre. Mais la raison la plus importante est sans doute la relation toute spéciale qui s'est créée avec Peter Sisseck, le vigneron propriétaire de Pingus, le vin de la Ribeira del Duero encensé par la critique. Lorsque je suis allé visiter son domaine qui paraît lilliputien à côté de Vega Sicilia Unico, le courant est passé avec force, et nous nous étions promis de nous revoir. Je donne corps à cet engagement en me rendant à une dégustation extensive des vins de son domaine, en deux repas dégustations organisés par Bipin Desai à Beverley Hills.pan> pan>pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Je ne manque jamais de critiquer ce qui ne marche pas aussi est-ce de bon cœur que je signale le passage à l'aéroport de Roissy, où tout est d'une fluidité parfaite. Tout le monde est aimable. Je suis fasciné par la boutique de vins de l'aéroport. Il fut une époque où acheter du vin en zone détaxée était une aubaine. L'absence de pudeur dans les coefficients multiplicateurs de prix est inimaginable. pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Je m'installe dans l'avion. Une jeune femme s'installe à la place voisine avec une petite fille de sept mois. Elle s'excuse par avance de la gêne possible. Au moins dix fois des hôtesses et stewards viennent me dire qu'une place est disponible ailleurs. Le multiple grand-père que je suis accepterait volontiers la proximité. De guerre lasse, tant on croyait me faire plaisir, j'ai changé de siège. pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le Champagne Billecart Salmon est fort urbain lorsqu'on vogue dans les airs et accompagne une cuisine assez moyenne. L'avion va bientôt atterrir. Je suis heureux de retrouver la Californie.pan>p>
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p>à gauche, le Cheval Blanc 1947 bu à Bochum, à droite celui bu au restaurant Michel Rostang.
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p>L'une a le millésime sur l'étiquette, l'autre sur une contre-étiquette. Les libellés sont très différents. Deux étiquettes com
plètement différentes.
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p>En voici une troisième, avec la main d'une des anciennes
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priétaires de Cheval Blanc, dont la chevalière a l'écusson de l'étiquette.
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