visite à la cave Jean Bourdy à Arlay lundi, 5 février 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/verrerie.jpg" width="448" border="0" />p><p>La cave Jean Bourdy possède une très belle collection de bouteilles anciennes. Ici, une bouteille de plus de 200 ans de la manufacture de Vieille Loye, disparue depuis des siècles.p><p>Un espace de très vieilles bouteilles vides :p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04465.jpg" width="448" border="0" />p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/ChatChalon1895.jpg" width="336" border="0" /> p><p> J'ai acheté l'une des bouteilles de Chateau Chalon Bourdy 1895 ce jour. C'est celle de la deuxième rangée à gauche. La verrerie est très ancienne.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1849vindepaille.jpg" width="399" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1815paille.jpg" width="336" border="0" />p><p>Deux vins de paille qui ne sont pas à vendre. J'espère un jour y mettre mes lèvres.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1784fine.jpg" width="336" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1781CC.jpg" width="324" border="0" />p><p>Les deux plus vieilles pièces de la cave Bourdy ne sont pas à vendre. La fine 1784 et le Chateau-Chalon 1781. p><p>D'après Jean-François Bourdy, ce Chateau Chalon est le plus grand qu'il ait jamais goûté. Or il a tout goûté !!!p>

Percée du vin jaune, le deuxième jour dimanche, 4 février 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04382.jpg" width="448" align="left" border="0" />p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04407.jpg" width="448" border="0" />p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04410.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04413.jpg" width="448" border="0" />pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify" /><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify" /><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04434.jpg" width="448" border="0" />pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04439.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04442.jpg" width="448" border="0" />pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04444.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1989Yquem1.jpg" width="336" border="0" />pan>p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Au petit déjeuner, lecture des journaux qui racontent la Percée du samedi. Je suis abondamment cité. Les femmes ayant peu d’envie d’affronter les navettes et la foule nous partons visiter Château Chalon, pèlerinage obligé, et l’abbaye de Baume-les-Messieurs, où l’on se retrempe dans une atmosphère mystique qui ramène un millénaire en arrière. Nous déjeunons au pan style="COLOR: blue">restaurant Le Grand Jardinpan>, étape sans prétention mais très sympathique où une tarte aux oignons et des raviolis de champignons au foie gras ont accompagné un Château Chalon depan style="COLOR: red"> la Fruitière Vinicole de Voiteur 1997pan> qui nous a réchauffé le cœur. Bel accord sur un vin flexible et accueillant. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Dans une belle salle voûtée de l’hôtel, il est temps de faire une belote. Quand on a pan style="COLOR: red">Dom Pérignon 1998pan> et des toasts au foie gras, on pousse mieux la carte. Nous avions commandé la veille deux poulardes de Bresse cuites en terrine lutée, suprême sur un gratin de pommes de terre au vin jaune, cuisse en salade comme un lendemain de pot au feu. Le jeune sommelier que je consulte m’oriente évidemment vers les vins jaunes. Mais la carte n’en a que de jeunes. Une intuition m’impose de commander un vin qui se révélera absolument fabuleux sur la poularde : pan style="COLOR: red">Château d’Yquem 1989pan>. Le vin est sublime, d’un caramel tendre, et la chair de la poularde chante avec lui. L’accord est magique sur la première chair, mais ne convient pas au deuxième service. Qu’importe. Le sommelier ayant douté de la pertinence de l’accord, je vais voir le chef en cuisine pour lui faire goûter le sauternes avec un peu de chair blanche. C’est une révélation pour le chef qui avait le même doute que le sommelier.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je demande au chef pâtissier de poêler quelques tranches de pamplemousse rose pour l’Yquem. Mais ça ne marche pas, car cet Yquem est caramel et miel et n’est pas agrume. Tant pis. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le lendemain matin, je me rends aux Caves Jean Bourdy pour acheter de très vieilles bouteilles. Je prends une des dernières Château Chalon de 1865 et de 1895 qui seront les vins vedettes de futurs dîners. Le séjour dans un Jura baigné de soleil est un souvenir de grand bonheur.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/chchalonpanneau.jpg" width="230" border="0" /> pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan> L'assassin revient toujours sur le lieu de ses crimes.....p>
pan>

Percée du vin jaune, le premier jour samedi, 3 février 2007

pan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Verdana"><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04373.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>Après notre nuit à Dôle, par un beau soleil, nous retrouvons le Château de Germigney, délicieux hôtel à la décoration raffinée. Les femmes resteront à l’hôtel et nous allons à la première journée de la Percée du Vin Jaune qui se tient à Salins. Les navettes sont attendues par une foule dense dans un froid attisé par le vent. La ville est toute occupée par près de 70 stands de vignerons qui font goûter leurs vins. Nous allons voir les 356 lots de la vente aux enchères de ce jour, objet principal de ce voyage. Il y a relativement peu de Château Chalon, et seulement deux bouteilles du 19p>èmep> siècle, estimées à des prix que je trouve insensés. Je le dis aux organisateurs et j’insiste. Je retrouve mes compétiteurs traditionnels, amateurs comme moi de ces vins passionnants. Un ami suisse sera un calme adversaire alors que nous avons souvent lutté dans de précédentes éditions de cette vente. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Ayant scruté les lots, nous flânons en ville mangeant ici du Comté en barquette de plastique, là les saucisses de Morteau offertes par des jeunes chrétiennes. Dans une cour, une femme du Morbihan propose des huîtres. Mon gendre commande six huîtres. Nous passerons bien vite à douze, puis à 24, car entre-temps, j’ai dégoté un Château Chalonpan style="COLOR: red"> 2000 de Salinspan> (vigneron que je n’ai pas noté) qui révèle la noix des huîtres de la plus belle façon. Ce 2000 un peu fumé est très expressif. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04332.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>Nous retournons prendre place dans une église désaffectée de toute beauté qui sert d’écrin à cette vente qui attire une foule de curieux. Je viens lire à nouveau ce qui est écrit sur les deux bouteilles du 19p>èmep> siècle.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sur celle de 1893 : « 1893. oui 1893. Cave de M. J. B. Guyon à Perrigny. Reçue en été 1955 et remis un bouchon : le 25 septembre 1995 ». Tout ceci est écrit sur un papier d’écolier avec une improbable machine à écrire.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sur celle de 1865, il y a une vieille étiquette et une étiquette analogue à celle de la 1893. Sur la première étiquette : « 1865. 1865. Cave de M. Guyon de Perrigny. Remis en bouteille en 1955 ». Sur l’étiquette plus récente : « 1865. oui : 1865. Cave de M. J. B. Guyon – Perrigny. Remis en bouteille par moi dès la bouteille reçue le en été 1955 et donc bouchon neuf. Vu le 26/10/95 ». Pour acheter ainsi, il faut la foi du charbonnier.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La vente commence. Mon gendre fait ses premières armes. J’achète quelques lots, voyant que les prix grimpent à des hauteurs rares. Des journalistes viennent m’interviewer et me demander ce que je viens chercher.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04348.jpg" width="336" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>Vient le moment de se placer sur les deux bouteilles phares qui intéressent les organisateurs et les journalistes. Je fais quelques tentatives sur la première bouteille, la 1893, puis je décroche. Sur la deuxième, je suis plus pugnace et je l’obtiens. Ce sera le grand titre des journaux du lendemain. La vente se poursuit sur des vins plus jeunes. Tout s’arrête. Les organisateurs sont gentils car ils retiennent les acheteurs pour déguster des vins qui n’ont jamais été revendiqués par ceux qui les avaient acquis dans des ventes anciennes. Et nous goûtons des vins fort bons dont un pan style="COLOR: red">vin de l’Etoile du Château de l’Etoile 1961pan> délicieux. Un pan style="COLOR: red">vin de l’Etoile 1972pan> et un Château Chalonpan style="COLOR: red"> 1972pan> sont intéressants à essayer et un pan style="COLOR: red">Côtes du Jura rouge 1964 pan>me plait énormément.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pendant ce temps là, on fait les décomptes des acheteurs qui prennent leurs lots. Je passe en dernier, car mon bordereau est copieux et je constate que plus de la moitié des vins sont encore sur la table. Ce qui s’est passé, c’est que les vendeurs ont fixé des prix de réserve déraisonnables. Beaucoup de lots qui m’intéressaient sont restés invendus, faute de réalisme. La 1893 n’a pas été vendue. Et la 1865 que j’ai achetée a atteint son prix de réserve parce que je me suis battu contre un fantôme. Il n’y avait dans la salle aucun enchérisseur contre moi. Je ne suis évidemment pas content de cette tentative qui a été faite et que j’avais signalée longtemps avant la vente, de surestimer les vins du Jura.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">J’ai acquis la 1865. Elle est à moi. Je la voulais. Je suis donc responsable de ce que j’ai fait. L’âme heureuse, nous rentrons à l’hôtel, et c’est d’un pan style="COLOR: red">Dom Pérignon 1998pan> que nous avons besoin. Dans la belle salle à manger où une vaisselle rouge sang anime la décoration aux tons pastel, le chef pan style="COLOR: blue">Pierre Basso Moropan> fait une cuisine bien exécutée mais qui devra gagner en sensibilité. Le sablé à la fleur de sel cohabite vraiment bien avec la noix de coquille Saint-jacques, pomme verte et vieux comté, mais le jus de carotte cannelle et citron vert fait chambre à part. Ces deux parties du plat ne se parlent pas, ce qui ne gêne en rien le Dom Pérignon aux accents floraux qui parade avec bonheur. La poitrine de porc confite de longues heures, gâteau de blettes et cardons, chips de betterave et vitelotte, jus aux truffes noires écrasées est un plat délicieux. La poitrine a un goût d’une pureté extrême. Et le Dom Pérignon lui convient. Les portions étant petites, il faut du fromage. Une moelleux au chocolat et praliné, croustillant de pâtissière impose un pan style="COLOR: red">Mas Amiel 15 ans d’âgepan>, Maury de belle qualité, même si je le trouve un peu assagi. Ses accents de griotte ravissent l’âme. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04355.jpg" width="336" align="left" border="0" /> p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04339.jpg" width="448" border="0" /> p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify" />pan>

Percée du vin jaune, le premier jour (suite) samedi, 3 février 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1865CC.jpg" width="336" align="left" border="0" /> p><p /><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04356.jpg" width="448" border="0" />p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04358.jpg" width="336" border="0" /> p><p>Bouteilles non réclamées que nousavons dégustées grâce à la générosité des organisateurs.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/germigney.jpg" width="336" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04361.jpg" width="448" border="0" />p><ppace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04364.jpg" width="448" border="0" />p><p>Dans la merveilleuse salle du restaurant, de beaux plats. Mais nous avions faim !p>

restaurant « Le Bec Fin » à Dôle : y courir ! vendredi, 2 février 2007

pan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Verdana"><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Départ à la pan style="COLOR: blue">Percée du Vin Jaunepan> où, pour une fois, ma femme et moi serons rejoints par notre fille cadette et son mari. L’hôtel où nous avons nos habitudes, le Château de Germigney à Port-Lesney a pris l’habitude fâcheuse de n’ouvrir que le soir de la Percée. Il nous faut donc nous loger la veille. L’internet nous suggère un hôtel à Dôle. Je réserve près du centre ville. La description parait convenable. La réalité est toute autre. Dans cette jolie ville touristique, j’imagine ce que des touristes étrangers peuvent penser de l’état de sous-développement de notre hôtellerie. Car pour ouvrir et fermer la porte des toilettes de ma chambre, je ne vois que des trapézistes du cirque Bouglione. Si l’on décide de rester debout, c’est le couvercle métallique du distributeur à papier qui vous sectionne les jambes quand on veut sortir. Si on décide de monter sur la lunette pour ouvrir la porte, à quel étage va-t-on tomber ? Et si l’équipement doit s’appeler décoration, il faut mettre au musée du Louvre les calendriers des pompiers et des postes, car ce sont des œuvres d’art. J’avoue avoir une certaine tendresse pour les paravents de douche qui transforment la salle de bain en une annexe des Niagara Falls.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04324.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>La ville est sauvée par un restaurant où je vous conseille de courir au plus vite : pan style="COLOR: blue">Le Bec Finpan>, où pan style="COLOR: blue">Romuald Fassenetpan>, meilleur ouvrier de France, a obtenu une étoile largement méritée, et où Catherine Fassenet, accueillante, a concocté une carte des vins intelligente.pan>  pan>Dans une rue piétonne où Pasteur a vu le jour, c’est une maison ancienne qui nous offre une salle agréable. Je commande un pan style="COLOR: red">champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988pan>, champagne de grande qualité que je connais déjà. Je lui associe une noix de Saint-Jacques en croûte de noisette et curry, émincé fin de betterave rouge, vinaigrette au jambon cru du Doubs. L’association terre et mer est aussi un sujet pour Christian Le Squer de Ledoyen, et le champagne s’y complait. Il a une plénitude rassurante, une race évidente. Il fait partie des très grands champagnes de 1988, avec un charme envoûtant, ensoleillé.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">L’heure étant de partager avec mon gendre quelques moments de folie, c’est sur un lièvre cuisiné à la royale, pulpe de châtaignes et mousseline de topinambours que nous voulons profiter de l’explosion de joie de la pan style="COLOR: red">Côte Rôtie La Mouline Guigal 1999pan>. Quel immense vin. C’est Roger Federer en bouteille. Montée au filet, passing-shot, on a tout cela en bouche. La plénitude gustative sur un fond de simplicité du discours est totale. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sur un moelleux noisette de ma maman (c’est le titre), crème glacée vin jaune curry, un pan style="COLOR: red">Marc du Chapitrepan>  pan>des Caves des Echansonspan> offert par le chef est fort agréable, avec ce râpeux propre aux marcs virils. Romuald est venu bavarder avec nous. Il a les pieds sur terre, sait ce qu’il veut. Ce sera l’un des grands chefs de demain. Courez-y. Mais volez une tente Delanoë à un SDF. C’est plus sûr. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04320.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04318.jpg" width="448" border="0" /> p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04326.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify" /><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04322.jpg" width="448" border="0" />p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04327.jpg" width="448" border="0" /> p><pp>pan>

dégustation de Châteauneuf-du-Pape à Mechelen (Belgique) mardi, 30 janvier 2007

<p>Voici les photos de l'un des participants de ce dîner :p><p>ps://www.pixagogo.be/7870934100" target="_blank">https://www.pixagogo.be/7870934100p><p>Voici mon compte rendu :p><p /><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Un habitué du forum de Robert Parker lance l’idée d’un dîner avec de vieux Châteauneuf-du-Pape. L’idée m’excite. Nous échangeons des mails. Je sais que je vais rencontrer deux ou trois personnes qui assistaient au très agréable dîner organisé à Anvers où j’avais apporté un Chypre 1845. Les mails s’échangent. Je ne lis pas beaucoup toutes ces mises au point. Je capte au passage un mail où l’un des participants annonce un vin du 19p>èmep> siècle dont il ne veut pas dévoiler le nom. Tout cela sent bon.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">En fait, la notion de « vieux » n’est pas la même pour tout le monde, et celui qui avait proposé une bouteille du 19p>èmep> siècle ne vint pas. La définition n’était plus la même. Ce qui n’empêcha pas que je passe une bien agréable soirée avec des passionnés. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Arrivant en avance, j’ouvre les vins dans le restaurantpan style="COLOR: blue"> Folliezpan> à Mechelen au nord de Bruxelles, restaurant à la délicieuse décoration comme seuls les belges savent le faire, et doté d’une étoile Michelin qui sera confirmée dans l’assiette intelligente. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous démarrons par le champagnepan style="COLOR: red"> Dom Pérignon 1998pan> qui est parfait, fait de fleurs et fruits frais. Le pan style="COLOR: red">Condrieu La Bonnette Rostaing 2005pan> est fait d’épices, de bacon, de litchi et de légume vert sec comme l’artichaut. Le pan style="COLOR: red">Condrieu Les Terrasses de l’Empire de Georges Vernay 2005pan> est plus souple, doté d’une fin poivrée. Il est très différent, et sent la fleur d’oranger. Le Rostaing est plus brutal, le Vernay plus fluide. Je préfère le plus brutal mais le fluide est joli. Le Vernay s’ouvre sur le thon presque cru, s’épanouit. Ce sont deux grands vins à qui un peu d’âge ira bien.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous avons ensuite des rouges par séries de trois. Un pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape Arthur Barolet négociant à Beaune 1979pan>, un pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape Raymond Usseglio 1986pan> et un pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape Château de la Gardine 1973pan>. Le 1986 a un nez de pétrole. Le 1979 fait bourguignon ancien, avec des pruneaux, des fruits rouges brûlés. Son alcool est fort. Le 1973 que j’ai apporté est déjà un vin ancien. Je l’aime beaucoup sur le flétan. Je classe en tête le 1979, puis le 1973 et enfin le 1986 dans cette série peu convaincante.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Viennent ensuite un pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape La Bernardine Chapoutier vers 1960pan> (année illisible), le pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape J. Mommessin 1933pan> que j’ai apporté (il s’agit de la maison bourguignonne fondée en 1865, célèbre pour son Clos de Tart) et un pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape Domaine de Beaucastel rouge 1954pan> dont la bouteille soufflée à la main et lourde est très ancienne. Le Chapoutier est très beau. Toute cette série est vraiment très belle. On attend très longtemps que le plat arrive, et le 1933 est éblouissant, nettement plus jeune que le 1954. Son niveau parfait et son bouchon remarquablement intact impressionnent mes convives. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous avons ensuite trois pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape Clos des Papespan>, le pan style="COLOR: red">1988pan>, le pan style="COLOR: red">1983pan> et le pan style="COLOR: red">1985pan>. Le 1988 est un peu strict, limité, sévère. Le 1983 est brillant. Le 1985 est entre les deux, puis me plait plus. Les trois sont assez âpres, au goût de poivre et de tabac. Ils représentent le Châteauneuf-du-Pape dans sa maturité.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous suivons avec trois pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape Domaine du Pégau Cuvée Laurencepan>, le pan style="COLOR: red">1983pan>, le pan style="COLOR: red">1995pan> et le pan style="COLOR: red">2001pan>. Ce Châteauneuf-du-Pape est extrêmement célèbre et à la mode sur tous les forums. J’avais eu extrêmement de mal avec son da Capo 2003, vraiment loin de tout vin habituel. La densité du 1983 est superbe. C’est beau, dense, franc, fait de poivre, de cassis, de tabac et de bois. Le 1995 est strictement identique avec simplement un peu plus de fruit rouge. Le 2001 est une promesse de grand vin, mais pour mon palais, c’est encore trop jeune. Le 1983 est éblouissant sur la viande de veau. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La dernière série est : pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape Bonneau 1996pan>, pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape Beaucastel 1989pan> et pan style="COLOR: red">Châteauneuf-du-Pape Clos du Caillou 1998pan>. Le 1996 est un peu coincé, le 1989 n’est pas encore ouvert et le 1998 est magnifique, d’une structure précise. C’est un beau vin. Quand le 1989 s’ouvre, il prend le pas sur les deux autres. Je fais mon classement et l’un des convives demande qu’on fasse notre tiercé. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le 1933 Mommessin obtient 3 places de premier, 2 places de second et 2 places de troisième. Le 2001 Pegau emporte 3 places de premier et 1 place de troisième. Le 1983 Pégau reçoit 1 place de premier, 2 places de second et 2 places de troisième. Le 1989 Beaucastel gagne 1 place de premier, 1 place de second et 1 place de troisième. Le classement final des huit convives dont deux britanniques, cinq belges et un français est : pan style="COLOR: blue">Mommessin 1933, 2001 Pégau et 1983 Pégaupan>. Je suis assez content que mon vin, le plus ancien de la soirée, ait été apprécié par des palais plus enclins à boire des vins jeunes, et placé en vainqueur. Le plus ancien et le plus jeune ont été couronnés. Une belle prestation de vins de Châteauneuf-du-Pape de grand talent qui démentrent qu’ils savent braver le temps. On était loinde ma définition des vins « vieux ». L’ambiance fut amicale, décontractée, sans étalage d’érudition. Une soirée épuisante, car il me fallait rentrer à Paris, mais réussie, dans un restaurant qui mérite le détour.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 0pt 9pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">J’ajouterai deux remarques : le Mommessin 1933 plaisait tellement à tous que nous avons dit, à titre de plaisanterie : "il doit y avoir du bourgogne dans ce Chateauneuf pour qu'il soit si bon !", ce qui est amusant, car à l'époque, les baptêmes se faisaient plutôt dans l'autre sens. Et la deuxième est que je pensais que dans l'engouement pour Pégau, il y avait un peu un effet de mode ou un effet Parker. Or, si un 1983 est aussi bon, c'est la preuve irréfutable que ce domaine a une grande valeur, au delà des effets de mode. Et ça m'a plu.pan>p>

de beaux vins en famille samedi, 27 janvier 2007

<p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous allons déjeuner chez ma fille cadette. Le niveau des vins est sérieux. Un pan style="COLOR: red">Château Laville Haut-Brion 1979pan> est absolument serein. L’image qui me vient en goûtant ce plaisir si naturel, c’est l’échauffement de champions de tennis. Sans le moindre mouvement apparent ils sont sur la balle, la propulsent avec force sans avoir l’air d’y toucher, et elle arrive là où il faut pour que le futur adversaire enchaîne dans une belle fluidité. Le Laville c’est ça. Il a du citronné, il a du miel et du beurré, et ça s’emboîte comme par magie. Qu’on lui présente du parmesan, du jambon espagnol ou du céleri, il est là, et renvoie des goûts qui font mouche. Le pan style="COLOR: red">Château Léoville Poyferré 1967pan> est beaucoup moins détendu. Il arrive assez froid, tendu, et il faut la belle chair de la lotte aux morilles pour qu’il prenne des couleurs et devienne sociable. Il devient confortable, plaisant, sans grande complexité. Le Château Gilettepan style="COLOR: red"> crème de tête 1982pan> est le croupier du casino : tout passe par lui et il ramasse la mise. Malgré sa jeunesse il a une belle assise, et comble joyeusement nos papilles. Le lendemain mon fils vient déjeuner. Nous descendons en cave pour dénicher des vins qu’il faudrait boire. Un pan style="COLOR: red">Corton Charlemagne Paul Bouchard 1971 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> mauvaise mine. Malheur, le bouchon est tombé dans le vin. Anormal pour un 1971. Notre esprit de sacrifice cesse en voyant une bouteille de pan>Vega Sicilia Unico 1991pan> que j’avais oublié de ranger. Elle n’était pas en casier. Elle n’ira pas. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous goûtons le Corton Charlemagne très foncé, et pendant quatre à cinq secondes, c’est assez plaisant. Puis c’est horrible. Nous n’irons pas plus loin que deux gorgées, la deuxième pour vérifier. C’est trop tard. Sur un filet de biche, le vin espagnol est éblouissant. De belles évocations nous viennent. Mon fils pense à la violette. Je vois des fruits rouges pâles comme la framboise ou la groseille. Ce vin est naturel, franc, simple dans l’expression, étonnamment porteur de bonheur. Il a la finesse des grands vins de Bordeaux et le sourire ensoleillé des grands vins du Rhône. C’est peut-être une synthèse parfaite des vins de plaisir. L’accord avec la biche est extraordinaire, car le vin s’amuse à imiter les petites baies de montagne qu’on ajoute parfois à cette chair. Nous nous regardions, mon fils et moi, conscients de la grandeur de ce vin quasiment idéal.pan>p>

dîner du 25/01/2007 au restaurant Le Divellec jeudi, 25 janvier 2007

<p>pan style="COLOR: blue">pan>p><p /><p>1.pan>         Champagne Laurent Perrier Grand Siècle probablement de 1960 ~~ en vidange, mis pour voirpan>p><p>pan>                                      crevettes grises et brochettes de saumonpan>p><p>pan>pan>2.         Champagne Pierre Gerbais Brut à Celles sur Ourcep><p>3.pan>         pan>Champagne Krug 1981p><p>                                      oeufs brouillés crémeux à l'oursinp><p>4.pan>         pan>Puligny-Montrachet les Pucelles Veuve Génin 1959p><p>                                     belon (pied de cheval) frémie au champagnep><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04003.jpg" width="448" align="left" border="0" />p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04004.jpg" width="448" border="0" />p><p>5.pan>         pan>Château Margaux, Margaux 1952                   p><p>                                    Saint-jacques au foie de canard poêlép><p>6.pan>         pan>Château Galan « Land limited by Saint-Julien” Vve Bordessoulles 1929p><p>7.pan>         pan>Château Latour 1916p><p>                                   bar sur peau braisé au Médocp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04008.jpg" width="448" border="0" />p><p>8.pan>         pan>Richebourg, Domaine de la Romanée Conti 1942p><p>                                  bu seul, en intermèdep><p>9.         Savigny la Dominode Roger Poirier 1953p><p>10.pan>       pan>Corton Cuvée Charlotte Dumay Hospices de Beaune Vanier 1945p><p>                                  pigeon au long bec sur canapé, coulis de truffep><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/becasse.jpg" width="448" border="0" />p><p>11.pan>        pan>Château Salins Rions 1ères Côtes de Bordeaux 1941p><p>                                  Stiltonp><p>12.pan>       pan>Château Suduiraut 1928p><p>                                  émincé d'agrumes, mangue et pamplemousse rosep><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/agrumes.jpg" width="448" border="0" /> p><pp><p />

dîner wine-dinners au restaurant Le Divellec jeudi, 25 janvier 2007

<p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC04000.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>Le 82p>èmep> dîner de wine-dinners se tient au pan style="COLOR: blue">restaurant Le Divellecpan>. J’ai pour Jacques Le Divellec une affection particulière, car il est toujours enthousiaste et en recherche de la qualité totale. Combien de chefs seraient restés comme lui jusqu’à 1 h 30 du matin pour savoir comment cela s’était passé ?pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">J’arrive à 16h45 pour ouvrir les bouteilles et tout a été mis en place pour que j’officie. Olivier, sommelier attentif et compétent, est lui aussi motivé par l’atteinte de la perfection. Il est rare que j’aie autant de mal à ouvrir les bouchons, ce qui fait un grand contraste avec le récent dîner au restaurant Ledoyen, car aujourd’hui presque tous les bouchons sont venus en lambeaux. Une surprise de taille m’attend, car lorsque je vois la capsule de Margaux 1952, capsule que j’avais photographiée lorsque j’ai pris le vin en cave, je constate qu’elle est en creux, ce qui n’était pas le cas avant. J’ouvre, et j’éprouve un choc : le bouchon est tombé dans la bouteille. Je sens immédiatement le goulot, et je pousse un « ouf » de soulagement : l’odeur n’est pas affectée par cet incident. La chute s’est produite pendant le transport ou lors d’une manipulation. Le vin est carafé, le bouchon est difficilement extrait de la bouteille par les efforts appliqués d’Olivier, et le liquide revient dans son écrin originel. L’odeur la plus extraordinaire est celle de Latour 1916 : une plénitude absolue. Celle du Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1942 est aussi rassurante à souhait. Le seul vin qui m’inquiète est un vin que j’ai rajouté : Savigny la Dominode Roger Poirier 1953. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les convives ne sont pas ponctuels car Paris est une capitale où l’on reçoit des chefs d’Etat étrangers. Le menu composé par Jacques Le Divellec, après que nous en avons longuement discuté, pour l’esthétisme de la démarche, est le suivant : pan style="COLOR: #003300">Œufs brouillés crémeux à l’oursin / Belons frémies au champagne / Saint jacques au foie gras de canard poêlé / Barpan>  pan>sur peau braisé au saint-émilion / Bécasse sur canapé, coulis de truffes / Stilton / Emincé d’agrumes, mangue et pamplemoussespan>. Bel exercice sur des produits rares au service des vins.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Ayant visité ma cave pour pparer de futurs dîners, j’avais repéré il y a deux jours une bouteille de champagne Laurentpan style="COLOR: red"> Perrier Grand Siècle vers 1960pan> en vidange. Elle avait perdu un quart de son contenu. L’occasion se présentait de commencer par ce vin que j’ajoutai au programme, pour en faire un sujet didactique. Le champagne est ouvert par Olivier au moment où nous passons à table, et je le découvre comme mes convives. La couleur est ambrée, la bulle est symbolique, mais en bouche, c’est extrêmement plaisant. J’avais pris soin de prévenir de ne pas s’arrêter au constat : « c’est madérisé », qui sonne comme une condamnation et empêche d’en profiter avec un esprit ouvert. Un des convives fit cette remarque : « vous en parlez avec des mots positifs, et nous vous suivons. Mais chacun de nous, chez soi, se ferait dire par ses amis : ton vin est mort ». J’acquiesce, je conviens du fait que ce serait la réaction normale, mais je fais analyser le goût, pour ce qu’il est. Force est de constater que ce vin n’a pas de défaut, si on admet qu’il s’agit d’un vin totalement différent. Sur des crevettes grises et des brochettes de saumon, c’est délicieux. Ce serait le compagnon idéal d’un foie gras.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous avons attendu longtemps que le dîner démarre, car on s’agitait fort en cuisine, ce qui nous rendit encore plus heureux de déguster la brouillade d’oursins. Le Champagne Pierrepan style="COLOR: red"> Gerbais Brut à Celles sur Ourcepan> non millésimé, de probablement dix ans, est assez agréable, sans personnalité affirmée, et sert surtout de tremplin au pan style="COLOR: red">Champagne Krug 1981pan> qui a plus d’émotion que celui bu avec Rémi Krug, car il est ici sur son territoire de prédilection : la gastronomie. Et l’oursin lui va bien, qui lui permet de décliner des fruits roses frais, au-delà de son iode exacerbé.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les assiettes qui arrivent sur notre table sont particulièrement impressionnantes, car les « pieds de cheval » sont des huîtres pour géant. Avec les doigts de deux mains mis en cercle, on ne pourrait pas en faire le tour. Le pan style="COLOR: red">Puligny-Montrachet les Pucelles Veuve Génin 1959 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> une magnifique couleur dorée. Il est, comme le Laurent-Perrier, dans une phase évoluée de sa vie. Mais cela convient parfaitement à la délicate crème qui enrobe l’énorme huître dont il faut manger le pied doucereux. pan>pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je ne pensais pas que la sauce de la coquille Saint-jacques conviendrait au pan style="COLOR: red">Château Margaux, Margaux 1952pan>. J’eus peur en la voyant et je m’en ouvris à Olivier, mais je reconnus rapidement que Jacques Le Divellec avait vu juste. L’accord de la coquille, du foie gras avec le grand bordeaux est excitant. J’avais préféré mettre en garde les convives du risque d’un petit défaut du vin. Mais c’est un grand Margaux qui s’épanouit dans nos verres, dense et velouté. Sa trame douce est un plaisir raffiné. Je m’en veux en faisant ce compte-rendu de ne pas l’avoir inclus dans mon vote final, car il s’est révélé un très grand Margaux. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La portion de bar est aussi gargantuesque que les pieds de cheval. C’est sur la chair du poisson plus que sur la sauce très typée que deux vins grandioses vont briller. Ce qui étonne immédiatement du pan style="COLOR: red">Château Galan « Land limited by Saint-Julien” Vve Bordessoulles 1929pan>, c’est la jeunesse de sa couleur. Et tout est à l’avenant. Mes convives sont surpris de cette jeunesse et de la solidité gustative de ce vin à la longueur rare. Bien sûr, c’est seulement un cru bourgeois supérieur, et c’est pour cela que j’ai rappelé la mention naïve qui aimerait faire croire que c’est un Saint-Julien. Mais ce vin à l’acidité bien contrôlée a gagné en intelligence, et ravit le palais par sa maturité. Mon intérêt est évidemment porté vers le pan style="COLOR: red">Château Latour 1916pan> pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">qui est absolument époustouflant. Il est d’une perfection totale. Le nez m’avait ravi à l’ouverture. Un niveau dans le goulot pour une bouteille au bouchon d’origine est un événement à signaler. La robe est belle et jeune, le nez est d’un parfum envoûtant. Et en bouche, c’est l’idéal de ce que Latour peut devenir avec l’âge. Tout est équilibré et intégré. C’est un moment de bonheur intense. Je sens que mes convives me regardent autrement, même si la majorité de la table a déjà partagé l’un de mes dîners. Car un champagne avancé, un Puligny évolué, c’est bien gentil, mais où est le vrai charme des vins anciens ? Il est là, devant nous, avec deux vins exceptionnels. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Ayant ajouté deux vins au programme, il m’est apparu que nous devrions goûter le pan style="COLOR: red">Richebourg, Domaine de la Romanée Conti 1942pan> pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">seul, sans plat. Quel vin ! Notre groupe étant constitué d’une majorité d’amateurs de Bordeaux, il fallait guider le passage aux bourgognes. Mais ce vin intelligent sait s’adapter. Des senteurs envoûtantes, une onctuosité jointe à une légère salinité confèrent à ce vin délicat un charme certain. C’est une des très belles expressions du domaine de la Romanée Conti dans une année calme mais subtile, où la légèreté ne nuit pas à la longueur. Nous avons tous apprécié, comme le montreront les votes. Deux années de milieu de guerre s’étaient suivies. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">L’oiseau à long bec est goûteux, viril. Le pan style="COLOR: red">Savigny la Dominode Roger Poirier 1953pan> que j’avais ajouté n’aurait pas dû l’être. Je soupçonne un accident thermique qui l’a probablement torréfié. Manifestement consommable, il n’a pas de grandeur. En revanche, le pan style="COLOR: red">Corton Cuvée Charlotte Dumay Hospices de Beaune Vanier 1945pan> pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">est une belle réussite de l’année 1945 en Bourgogne. Joyeux, ce vin charnu et puissant sourit et chante dans nos palais. Il parait si facile à boire, vin de pur plaisir.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le stilton est faire-valoir idéal pour un pan style="COLOR: red">Château Salins Rions 1ères Côtes de Bordeaux 1941pan> élégant, simple, équilibré, délicat. Ces vins gagnent manifestement beaucoup avec l’âge. Nous étions encore en une année de guerre, sans qu’il s’agisse de ma part d’un choix délibéré. Un peu court, il ne renie pas son origine de « petit » vin, mais est sans doute nettement plus élégant que des versions plus jeunes.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">L’adjoint de Jacques Le Divellec était venu me voir avant le repas pour parler du dessert. Il a réussi dans la simplicité, à créer un accord parfait. Alors que je sens par avance les accords qui vont briller, là où j’attendais la mangue sur le pan style="COLOR: red">Château Suduiraut 1928pan>, c’est en fait le pamplemousse rose qui a déployé tout le talent de ce sauternes que j’adore, l’un des plus grands que j’aie jamais bus. J’ai déjà mis trois fois cet immense vin dans des dîners. Celui-ci est l’un des plus discrets, ce qui justifie qu’au lieu d’être toujours n°1 dans mes votes, il ne le fut pas cette fois-ci, même si ce sauternes est éblouissant.pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/verres.jpg" width="314" align="right" border="0" />pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le cérémonial des votes est assez intéressant. Huit vins figurent dans les quartés, ce qui est, une fois de plus, l’une de mes satisfactions. Quatre vins ont été couronnés d’une première place : Latour 1916 cinq fois, Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1942 quatre fois Château Galan 1929 et Suduiraut 1928 chacun une fois. pan> pan>Le Richebourg figure dans tous les votes, ce qui n’est pas fréquent. Le vote du consensus serait : Latour 1916, Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1942, Suduiraut 1928 et Corton 1945.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Mon vote a été partagé dans l’ordre avec un convive et dans le désordre avec un autre : pan style="COLOR: blue">Château Latour 1916, Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1942, Corton 1945 et Suduiraut 1928pan>. pan> pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">Le restaurantpan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> Le Divellec est une maison familiale. Toute l’équipe vibre à l’unisson. On guette nos réactions, on souffre si un détail ne va pas, on sourit et l’on souffle quand tout se passe bien. J’aime cette atmosphère concernée, amicale. Et Jacques est un exemple. Son implication exemplaire, alors qu’il a tout vu et tout vécu est particulièrement réjouissante. Il a créé, ce soir, un bel événement, car les vins, dont ce spectaculaire Latour 1916 ont dû partager la vedette. Et c’est bien.pan>p>

dîner wine-dinners du 25/01/2007 – les vins jeudi, 25 janvier 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/champ81.jpg" width="448" border="0" />p><p>les deux champagnesp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1959PulignyGenin.jpg" width="205" border="0" /> p><p>Puligny-Montrachet "les Pucelles" Veuve Genin 1959 à la très belle couleurp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/Margaux52.jpg" width="407" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/52Margaux.jpg" width="336" border="0" />p><p>Château Margaux 1952 mis en bouteille au château, et venant de la cave Nicolas.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1916Latourcap.jpg" width="383" border="0" />p><p>Cette bouteille de Latour 1916 n'a pas d'étiquette, mais l'année est très lisible sur la capsule, d'origine. Le niveau dans la bouteille est excellent (base goulot, dans le goulot).p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1929Galan.jpg" width="263" border="0" />p><p>Mention amusante sur l'étiquette de ce Chateau Galan 1929 : "land limited by Saint-Julien".p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1942RichebourgDRC.jpg" width="336" border="0" />p><p> Richebourg DRC 1942 à la bouteille de guerre, bleue du fait de l'absence de plomb. Mention "interdit d'exporter aux USA" pour protéger les agents locaux.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1945Corton.jpg" width="211" border="0" /> p><pCorton "Cuvée Charlotte Dumay", Hospices de Beaune Vanier 1945 (je sens que ce sera grand !)p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1941Salins.jpg" width="225" border="0" /> p><p> Chateau Salins, Rions 1941, un premières Côtes de Bordeaux comme je les aime, à la douceur subtile.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/1928Suduiraut.jpg" width="336" border="0" /> p><p> Chateau Suduiraut 1928, un des plus immenses Sauternes de ma vie.p>