les vins, les plats et les convives du dîner du 14 décembre 2007 vendredi, 14 décembre 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/071214DINNER.jpg" width="640" border="0" />p><p>Les vins sont dans l'ordre de service.p><p>Il manque le Laurent Perrier Grand Siècle, bu debout dans le salon de réception du rstaurant Laurent.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08666.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08665.jpg" width="448" border="0" />p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08663.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08662.jpg" width="448" border="0" />p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08661.jpg" width="448" border="0" />p><p>Les plats :p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08669.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08670.jpg" width="448" border="0" />p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08671.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08672.jpg" width="448" border="0" />p><p>il y a hélas des photos floues et des photos prises après quelques bouchées !!!p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08674.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08677.jpg" width="448" border="0" />p><p>Les personnes :p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08675.jpg" width="448" border="0" /> p><p>Bipin Desai, Jean Nicolas Méo, Bernard Hervet, Alfred Bonnie, Etienne de Montille. p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08678.jpg" width="448" border="0" />p><p>Le nez d'Aubert de Villaine, Bipin Desai, Jean Nicolas Méo, Bernard Hervet.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08679.jpg" width="448" border="0" />p><p>Alfred Bonnie, Etienne de Montille qui cache Jean Berchon, François Audouzep><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08680.jpg" width="448" border="0" />p><p> les mêmesp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08681.jpg" width="448" border="0" /> p><p> Aubert de Villaine, Bipin Desai, Jean Nicolas Méop><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08684.jpg" width="336" border="0" /> p><p> La table en fin de repas.p>

dîner avec Lafite 45 et Fargues 51 et des surprises mercredi, 12 décembre 2007

<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Bipin Desai, le célèbre amateur californien qui organise les extensives verticales que j’ai racontées dans ces bulletins fait en Francepan>  pan>plusieurs voyages par an. Depuis sept ans, j’organise le dîner « des amis de Bipin Desai » auquel je convie plusieurs vignerons amis. Alexandre de Lur Saluces sera à ce dîner. Lorsque je le rencontre au Grand Tasting, il me dit : « je reçois Bipin Desai chez moi deux jours avant. Voulez-vous vous joindre à nous ». La réponse est évidente. J’y serai.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">En ces jours de décembre, le soleil se couche tôt et j’arrive dans la belle allée du château de Fargues sous un ciel sans nuage, où les étoiles nombreuses sont une des plus belles guirlandes de Noël qui se puisse concevoir. Alexandre a refait la décoration intérieure de sa maison avec des couleurs du plus bel effet. Nous sommes sept, Alexandre de Lur Saluces, Olivier et Anne Bernard du Domaine de Chevalier, Bipin Desai et un de ses amis grand collectionneur de vins etpan>  pan>le jeune normalien qui avait réuni Alexandre et moi pour une conférence à l’Ecole Normale Supérieure, qui ppare aujourd’hui un doctorat d’œnologie. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">Le champagnepan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana"> Bollinger sans annéepan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> est servi très frais et cela lui va bien, car il affiche une charpente forte, une pesanteur vineuse, tout en gardant une légèreté et un final enlevé. Les discussions se font en anglais avec des incursions fréquentes dans la langue de nos aïeux. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Alexandre a choisi des plats et un ordre de vins qui montrent que même à Fargues il est possible de vivre l’aventure. Les Saint-Jacques et homard en truffe accompagnent Château de Farguespan style="COLOR: red"> 1995pan>, ce qui est d’une pertinence maintes fois vérifiée. Le Fargues a une couleur présentant déjà des ombres de bronze, son nez est direct et en bouche, il montre une étonnante maturité. Il est déjà très affirmé, dans le fruit sec, avec une rondeur opulente qui ne l’empêche pas de laisser une trace aérienne. Je dis qu’il me fait penser au Yquem 1988 et Bipin comme Alexandre s’inscrivent en faux, mais je persiste. C’est un très beau Fargues qui vieillira bien mais se boit sans complexe maintenant. La sauce du homard lui va bien.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Alexandre a oublié de faire pparer un bouillon pour atténuer le feu du sauternes et nous gratifie d’une pan style="COLOR: red">Côte Rôtie Cordeloux 2003pan> splendidement à contremploi. Ce vin serait agréable si le menu était prévu pour lui. Mais son rôle de « rince-bouche » ne lui convient pas du tout. C’est amusant de voir qu’un vin dont on se régalerait dans un repas différent peut sonner faux quand il est hors sujet. Alexandre ne s’en formalise pas, comme chacun de nous, car cela n’a pas d’importance.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les émincés de volaille et foie gras aux morilles ont une sauce assez sucrée qu’on pourrait voir associée à un sauternes. Mais en fait c’est un pan style="COLOR: red">Château Lafite-Rothschild 1945 pan>qui nous est servi. J’avais déjà goûté ce vin lorsqu’Alexandre nous avait reçus, mon épouse et moi, et celui-ci est nettement meilleur et me plait énormément. Alexandre l’avait ouvert à mon arrivée deux heures au moins avant que l’on ne le serve, et son bouchon entier était venu facilement. La pureté du Lafite est exemplaire. Il s’est simplifié avec l’âge et ne garde que la partie la plus noble de sa définition. Très grand vin qui s’adapte bien au plat délicieux et aussi à sa sauce fantasque. Un grand moment. Tout le monde se moque de moi parce que je bois la lie qui m’est servie par Alain. Ce qui compte, c’est que se confirme une fois de plus que c’est dans la lie que se trouve le secret d’un grand vin.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sur le menu qui a été imprimé pour chacun il y a deux vins à venir et deux plats. Le fromage sera suivi d’un Passy aux framboises, cependant que le Château de Farguespan style="COLOR: red"> 1951pan> sera suivi d’un pan style="COLOR: red">vin jaune Château d’Arlay 1999pan>. Il y a sur le plateau un délicieux bleu d’Auvergne et du Comté. Je suggère donc subrepticement à Alain de verser le vin du Jura en même temps que le Fargues, pour que l’on ait le vin adapté à chaque fromage. Il se trouve que j’avais déjà réuni Bipin Desai et Olivier Bernard lors d’un de mes dîners au restaurant Ledoyen et j’avais pu constater qu’Olivier a du mal à comprendre ou accepter les vins oxydatifs. Il en fut de même pour celui-ci, bien jeune pour figurer en ce dîner après Lafite 1945 et Fargues 1951. Ce Fargues est d’autant plus intéressant que son cousin Yquem n’a pas été millésimé en 1951 pour des raisons qui n’on rien à voir avec la climatologie. Sa couleur est ambrée dans des directions de thé, l’étiquette est vert pâle comme cela s’est produit pour quelques années d’Yquem. Le nez est discret et la bouche est élégante. C’est un vin raffiné. Il a perdu de son sucre mais a gagné en personnalité. Très long en bouche, il se boit plutôt seul, car le coulis de framboise du délicieux dessert n’a jamais été un ami des sauternes qui exigent des fruits de leurs couleurs. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il n’y a qu’Alexandre, qui en a bien ri, pour mettre une Côte Rôtie en rince-bouche et un vin jaune après son ravissant Fargues. Les discussions enjouées mais très compétentes sur le vin ont complété le tableau de ce dîner amical très réussi. Quittant la table pour le café et les cannelés, il apparaissait comme un appel pour un alcool brun. Ce fut fait avec un cognac Hennessy joyeux qui ponctua ce grand moment.pan>p>

Dîner à Fargues – les photos mercredi, 12 décembre 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08643.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08657.jpg" width="448" border="0" />p><p>Accord sublimep><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08644.jpg" width="448" border="0" /> p><p>Le joker, le rince-bouche !p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08648.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08647.jpg" width="448" border="0" />p><p>Les bouteilles de Lafite 1945 d'Alexandre de Lur Saluces ont l'année gravée dans le verre. Je n'avais pas remarqué cette scène champêtre sur l'étiquette de Lafite.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08645.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08655.jpg" width="448" border="0" />p><p>Le coulis de fruit rouge, c'est un ennemi pour les sauternes... et pour les vins jaunes !!!p><p /><ppace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08654.jpg" width="448" border="0" />p><p>Magnifique Fargues 1951p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08656.jpg" width="336" border="0" /> p><p>Une originale position en fin de repas !!p><pp>

Dîner à l’Astrance – les plats vendredi, 7 décembre 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08606.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08608.jpg" width="448" border="0" />p><p>Les champignons de Paris et foie gras sont une merveille absoluep><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08612.jpg" width="448" border="0" /> p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08615.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08616.jpg" width="448" border="0" />p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08617.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08621.jpg" width="448" border="0" />p><p /><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08625.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08624.jpg" width="448" border="0" />p><p /><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08631.jpg" width="448" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08636.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08635.jpg" width="448" border="0" />p><p /><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08638.jpg" width="448" border="0" /> p><p> L'élégance et la simplicité de tous les plats sont spectaculaires. C'est une cuisine qui m'émeut.p>

Dîner à l’Astrance – les vins vendredi, 7 décembre 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08611.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08609.jpg" width="448" border="0" />p><p>Meursault Charmes domaine Roulot 1996 en magnump><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08618.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08619.jpg" width="448" border="0" />p><p>Côte Rôtie La Landonne R. Rostaing 1996p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08627.jpg" width="336" border="0" /> p><p>Vega Sicilia Unico Reserva Especial - 1960 + 1962 + 1968p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08633.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08634.jpg" width="448" border="0" />p><p> Belles couleurs de vinsp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08641.jpg" width="448" border="0" /> p><p> Le tableau finalp>

Un des plus beaux dîners de ma vie à l’Astrance avec de grands vins vendredi, 7 décembre 2007

<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Ma femme et moi retrouvons un groupe d’amis au pan style="COLOR: blue">restaurant l’Astrancepan> qui confirme ce soir son statut de chouchou dans ma biosphère, comme Salon pour les champagnes ou le Nuits Cailles 1915 pour les vins anciens. Nous sommes six, compagnons d’aventure des restaurants de Marc Veyrat, où nous étions cornaqués par l’un d’entre eux, ami du chef. Je n’ai pas une relation aussi proche avec pan style="COLOR: blue">Pascal Barbotpan> et pan style="COLOR: blue">Christophe Rohatpan> dont je ne peux prétendre être l’ami, mais nous avons atteint une certaine complicité qui fait que Pascal, tout en créant avec sa personnalité qu’on lit en dégustant chaque plat, a intégré certaines de mes orientations. Cela conduit à une gastronomie d’une magnitude stellaire (Salvador Dali dirait galactique) et d’un raffinement extraordinaire. Oserais-je dire que c’est sans doute l’un des plus beaux repas de ma vie ? Osons.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les vins sont apportés par les convives et l’un d’entre eux pris sur la carte des vins. Christophe Rohat m’ayant proposé que Pascal Barbot crée un menu pour nos vins, j’ai dit oui. Nous en avons rapidement parlé au téléphone, et voici le résultat : pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Brioche tiède, crème fouettée à la truffe blanchepan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Foie gras mariné au verjus, galette de champignons de Paris, citron confitpan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Saint-Jacques et langoustines, pousses de salade et racines à l’huile de noisette, truffe noirepan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sole meunière, fondue de poireaux et truffe noire, râpée de poire et gingembrepan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Velouté de truffe noirepan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pigeon cuit au sautoir, foie gras chaud, salsifis, condiment café-réglisse et olive noirepan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Râble de lièvre grillé, aubergine au miso, coulis cacaopan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Fondue de parmesan à la truffe blanche, pétales de châtaignes, noisettes torréfiéespan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pamplemousse et mangue caraméliséspan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Madeleine au miel de châtaignier.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Chaque plat respire la personnalité de Pascal Barbot, faite de sincérité, de besoin d’authenticité, de probité, de sérénité, et de recherche du goût pur. Nous avons eu un festival gustatif unique, d’autant plus appréciable que nos amis, grands connaisseurs et fins analystes, décortiquaient avec jouissance chacune des composantes de nos petits bonheurs, en analysant au scalpel les racines de nos extases. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le ton est donné avec la brioche et la crème fouettée qui est d’une légèreté irréelle et d’une pureté gustative qui permet au pan style="COLOR: red">champagne Krug 1990pan> de se présenter, décliner son identité et montrer que son extraction est noble. C’est sur le sublime foie gras aux champignons de Paris que le Krug montre une richesse gustative exceptionnelle. La fraîcheur du champignon le fait vibrer comme s’il s’agissait d’un archet, et la petite goutte de citron confit l’excite d’un vibrato d’une rare sensualité. J’ai trouvé ce Krug 1990 ce soir plus racé, plus distingué que l’excellent Krug Clos du Mesnil 1986 bu la veille. C’est un champagne de haute gastronomie.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Magnum de Meursault Charmes J.M. Roulot 1996 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> été ouvert une heure avant que nous ne le goûtions et son nez est pétroleur au-delà de toute imagination. Le nez est minéral, pierre à fusil, gaz anti-personnel. En bouche, la verdeur rugueuse domine. Un carafage actif est indispensable. Nous nous régalons des subtilités de mer et de légumes, dosées élégamment et cuites à la perfection en attendant que ce grand meursault à la personnalité forte daigne s’épanouir. La chair de la Saint-Jacques est fondante comme un bonbon et les salades croquantes écartent un peu le palais de la ligne de crête, mais c’est très goûteux.pan>pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il faut bien le velouté de truffe noire pour que le vin affiche un certain répondant. Je suis généralement gourmand, et lorsqu’il s’agit de bons sorbets, je me sens capable d’en avaler des litres. Avec le velouté de truffe noire, il y a un gout de « revenez-y » qui prend à l’estomac, créant, comme la drogue, une cruelle sensation de manque quand on a fini de saucer le plat, à en décoller la porcelaine. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La pan style="COLOR: red">Côte Rôtie La Landonne de R. Roustaing 1996pan> ouverte il y a six heures comme l’autre vin rouge est un vin qui demande une acclimatation. Il est comme ces ambassadeurs obséquieux dont on attend le discours poli en se demandant : « que veut-il ? ». Ce vin est calme, posé, poli, et ce n’est que lorsqu’il est en confiance qu’il commence à décliner des complexités croissantes. S’épanouissant dans le verre, il délivre des notes de charme, de suavité mais aussi de canaillerie qui laissent le palais en permanente écoute. Sur le doux foie gras, il montre une subtilité rare. Sur la chair délicieusement cuite du pigeon, il représente sa région généreuse. C’est de la joie pure. Et sur l’immense condiment fait de café, réglisse et olive noire, il joue à Fregoli, nous entraînant sur des montagnes russes de saveurs. Ce qui est amusant c’est qu’une demi-heure plus tard, il aura des accents bourguignons faits d’une amertume distinguée d’un immense plaisir. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je n’ai jamais mangé un aussi beau râble de ma vie. Il fallait bien un vin de haute race pour lui donner la réplique. Le Vega Sicilia Unicopan style="COLOR: red"> Réservepan>, est un vin fait de trois millésimes, embouteillé en 1981, mélange de 1960, 1962 et 1968 gardés au domaine et choisis parmi les meilleures cuves de chacun de ces millésimes. Le nez est tonitruant, on dirait un porto. En bouche, on pense à des accents de porto, de vin riche un peu torréfié, comme le sont les Saint-Emilion de 1947. Le vin s’installe en bouche et c’est un concert de plénitude, de richesse, de fruits rouges épanouis. Le vin remplit le palais, lourd, simple de contact mais complexe dans l’exécution. Un immense vin qui nous porte au sommet des vins joyeux et exubérants. Le cacao du plat trouve un écho limpide avec le cacao du vin. C’est la chair du lièvre, seule, qui crée un accord qui nous laisserait sans voix si nous n’avions l’envie de crier notre bonheur tant le râble et le vin se fondent l’un dans l’autre. Un accord immense. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le Meursault de tantôt étant en magnum, il en restait beaucoup. J’avais demandé si nous aurions un fromage et Alexandre, attentif et subtil sommelier avait répondu par la négative. Mais le message avait dû se propager en cuisine, aussi, sans que cela eût été prévu, la fondue de parmesan arrive à point nommé pour continuer sur le Meursault. Comme celui-ci s’était gavé d’oxygène dans sa carafe, nous avons joui d’un accord d’une invraisemblable précision. Le traitement lumineux de la fondue et chaque ingrédient ont fait respirer le Meursault qui nous a chanté un air triomphal. « Ça c’est du Meursault » pouvait-on dire tant celui que nous buvions maintenant était dix fois supérieur à lui-même qui avait accompagné les poissons. Nous n’en revenions pas que Pascal Barbot ait pu en un si court instant capter tout ce qui mettrait en valeur le vin blanc, la châtaigne et la noisette étant indispensables pour balancer le parmesan.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Quand pan style="COLOR: red">Château d’Yquem 1976pan> arrive, on se tait. Car la couleur en impose. Pascal s’est inspiré des essais que nous avions faits lors d’un dîner pour Yquem 1929 et Climens 1929 et sur les mêmes bases, il a un peu raffiné. Les éléments fondamentaux sont le pamplemousse et la mangue. L’Yquem va s’amuser à nous donner quatre facettes de son talent. Sur le pamplemousse, il commence par serrer les lèvres devant l’acidité du fruit ce qui lui donne de l’élan pour s’ouvrir ensuite comme sur un trampoline. Avec la mangue, il s’agit d’un accord fusionnel. L’Yquem devient mangue et se cale sur son parfum. C’est sur la sauce caramélisée du pamplemousse que l’accord est le plus redoutable. C’est exactement comme deux patineurs en couple sur la glace. On a l’impression qu’ils se fuient et tout d’un coup chacun fait une boucle et le couple se reforme. Le final de cet accord est cela, l’Yquem se caramélise. Mais tout cela n’est rien pour moi à côté de l’accord qui me confond de stupéfaction. Les madeleines font ressortir la perfection de l’Yquem multiforme et en restituent la plus belle vérité. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pascal Barbot qui vient rarement en salle vient à ma demande à notre table curieux de savoir quels sont les accords les plus réussis. Je prends la parole pour lui dire que le plus réussi est le râble de lièvre sur le Vega Sicilia exceptionnel, que le second est la fondue de parmesan avec le meursault car rien ne pourrait être plus juste pour mettre en valeur ce grand vin. Pascal nous dit que ce fut une improvisation instantanée. Et le troisième accord est celui du dessert avec Yquem, qui montre des facettes merveilleuses d’un grand et profond Yquem.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pascal a eu cette phrase charmante qui le résume bien : « alors, ça veut dire que les autres accords n’étaient pas bons ? ». Nous lui avons expliqué que les autres étaient remarquables, comme le champagne Krug 1990 avec le foie gras et les champignons. Mais il faut bien faire des choix.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Dans une ambiance amicale de partage avec des esthètes, la cuisine de Pascal Barbot, qui m’émeut au plus haut point, a créé un moment mémorable de gastronomie. pan> pan>pan>p>

dîner au restaurant de Patrick Pignol – les vins jeudi, 6 décembre 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08588.jpg" width="336" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08587.jpg" width="336" border="0" />p><p>La table dressée, avant.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08598.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08596.jpg" width="336" border="0" />p><p>La table, "après".p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08584.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08580.jpg" width="448" border="0" />p><p /><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08579.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08581.jpg" width="448" border="0" />p><p>photos de famille :p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08576.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08574.jpg" width="448" border="0" />

dîner au restaurant de Patrick Pignol – les plats jeudi, 6 décembre 2007

<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08589.jpg" width="448" border="0" />p><p>Ceci n'est pas au menu, mais Patrick a toujours un bocal plein de truffes, qui embaument dès qu'on ouvre le couvercle.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08590.jpg" width="336" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08592.jpg" width="448" border="0" />p><p>je n'ai pas réagi tout de suite;p><p>j'ai photographié le poisson avec un peu de retard !p><p /><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08594.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08595.jpg" width="448" border="0" />p><p /><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08599.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08601.jpg" width="448" border="0" />p><p /><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08604.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><pp><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08603.jpg" width="448" border="0" />p><p>Ma femme est amoureuse de ces coquetiers, mais l'artiste qui les fait a cessé son activité. Hélas !p>

93ème dîner de wine-dinners au restaurant Patrick Pignol jeudi, 6 décembre 2007

<p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le 93p>èmep> dîner de wine-dinners se tient au restaurant de Patrickpan style="COLOR: blue"> Pignolpan>. J’aime beaucoup ce chef bouillonnant, enjoué et créatif. Vibrionnant, il crée à l’ultime seconde mais c’est fort juste car il connaît les vins et leurs champs d’excellence. L’équipe est motivée, active, ce qui fait de chaque dîner un grand moment de complicité.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je viens à 17h30 pour ouvrir les vins avec Nicolas, excellent et sympathique sommelier. Les bouchons, même les plus déchirés, s’extirpent sans difficulté. Les odeurs fatiguées ne représentent aucun souci majeur. Je trouve l’Yquem 1978 un peu endormi et le Laroze 1947 légèrement torréfié. C’est peut-être le seul qui me pose question. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">A notre table de neuf il y a six nouveaux dont quatre associés d’une jeune start up qui fêtent les dix ans de leur société. Un ami qui évolue dans le monde du vin participe avec son épouse et deux piliers connaisseurs ferment le cercle d’une table particulièrement joyeuse.pan>  pan>J’ai changé l’ordre des plats prévus par Patrick pour créer des mariages différents. Patrick, avec sa souplesse légendaire a su s’adapter à ces nouveaux choix. Voici le menu : pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Oursin servi dans sa coque, saveur de panais et tartine iodée / Damier de Saint-Jacques et truffes de Carpentras / Rouget saisi à la minute, huile d'olive aromates et chou-fleur craquant / Perdreau rôti en cocotte, baies sauvages, polenta au lard / Lièvre de Beauce, râble poêlé et crépinette à l'ancienne / Saint-Nectaire / Bleu d’Auvergne / Petits palais de Baba au safran, clémentines rôtiespan>. Je mettrais la palme au damier et au dessert, mais nous allons voir.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">Le Champagnepan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana"> Dom Ruinart rosé 1986pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> est une des très belles expressions du champagne rosé. Nous le prenons en apéritif pour attendre un convive qui ne viendra pas. Regarder la porte d’entrée et scruter chaque nouvel arrivant en se demandant si c’est bien lui, c’est un exercice qui demande une souplesse de cou. Cela n’empêche pas ce champagne d’être en pleine possession de ses moyens, sans l’once d’une trace de vieillissement et de déployer son charme féminin.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">Le Champagnepan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana"> Krug Clos du Mesnil 1986pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> est un des sommets du monde du champagne. Celui-ci est fringant, intense, d’une profonde trace en bouche et il faut bien ça pour tenir le choc d’un oursin puissant, marqué, et envahissant comme il doit l’être. Cet exercice a montré l’adaptabilité du Clos du Mesnil, même si l’image qu’il a donnée dans ce contexte n’est que l’une des facettes de son talent qu’il pourrait déployer sur de nombreuses textures.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Lorsque j’avais ouvert le pan style="COLOR: red">Meursault Genévrières Nicolas 1952pan>, Nicolas (le sommelier) m’avait immédiatement dit : « il sent la truffe ». C’est cet indice qui m’a poussé à changer l’ordre des plats pour que le Meursault accompagne le damier de Saint-Jacques et truffe. Le Meursault a un nez d’une invraisemblable générosité. Nous l’essayons sur la coquille seule, puis sur la truffe et c’est avec la combinaison des deux que le Meursault s’exprime le mieux. En buvant ce vin chaleureux, joyeux, d’une plénitude conquérante, je repensais au dîner de l’académie des vins anciens où les vins blancs secs avaient tous été parfaits. Voici que de nouveau je bois un vin blanc sans le moindre défaut, qui provient de plus de la cave Nicolas, comme le merveilleux 1947 que j’avais apporté à l’académie. C’est une indication précieuse, mon cher Watson !pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il faut un peu de temps aux novices pour accepter la chair du rouget sur deux bordeaux présentés ensemble. Mais l’accord se fait bien. Le pan style="COLOR: red">Château Mouton-Rothschild 1964pan> est rassurant comme pas deux. Il joue dans la douceur, dans le calme et la sérénité. C’est le gendre idéal ou plutôt la bru parfaite car son registre est féminin. C’est un vin confortable. Le pan style="COLOR: red">Château Laroze Saint-Emilion 1947pan> en revanche demande une adaptation. Mes jeunes convives qui avaient déjà bu un 1947, leur plus vieux vin, sont heureux de constater la similitude de nez et de goût, qui est le signe de l’année. Et le plus fidèle de mes amis, qui a mémorisé pour toujours le Cheval Blanc 1947, autre saint-émilion, trouve beaucoup de points communs. Il y a dans ce vin un petit caractère torréfié, une once de Porto. Ce qui est spectaculaire, c’est que le vin s’épanouit dans le verre et gagne un charme viril plus qu’étonnant. Alors que le Mouton semblait la vedette sans compétition, le Laroze fit parler de lui plus l’on avançait dans le temps. Il serait assez difficile d’envisager deux bordeaux plus dissemblables que ces deux là. C’est sans doute cette diversité qui comble de plaisir.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Dès la première gorgée, le pan style="COLOR: red">Pommard Grands Epenots Maurice Bouvret 1969pan> m’étonne au plus haut point. Jamais je n’aurais imaginé autant de maturité et de sérénité dans ce vin. Il est beaucoup plus riche que ce que je pensais. L’accord au perdreau est parfait. Ce vin est un exemple de gaieté.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous allons maintenant avoir une succession de trois bourgognes des années trente qui pourraient remettre en cause beaucoup d’idées reçues. Lors d’un des tout premiers dîners de wine-dinners, le quatrième, j’avais aussi ouvert chez Guy Savoy quatre bourgognes chacun d’une décennie. Un 1955, un 1949, un 1933 (le même Bonnes Mares qu’ici) et un 1926. Aujourd’hui, après le 1969, les trois sont de la même décennie. Le pan style="COLOR: red">Corton Clos du Roi Brénot Père &amp; Fils 1934 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> un niveau bas que j’avais annoncé aux convives. J’avais ajouté une bouteille au programme, pour le cas où. A l’ouverture, le nez était très droit, clair, prometteur d’un retour rapide à la vie. Un de mes amis taquins ne cesse de dire qu’il y a dans ce vin autre chose que du pinot noir, mais je ne suis pas forcément d’accord. C’est vrai qu’il est riche, puissant, imposant. Mais n’y a-t-il pas des bourgognes conquérants ? pan>pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Ce qui mène mon ami sur cette piste c’est que le pan style="COLOR: red">Bonnes Mares Fernand Grivelet 1933pan> est d’une finesse précieuse assez rare. C’est du Lamartine quand le Corton est du Frédéric Dard. Force est de constater que le Bonnes Mares est d’une subtilité assez inouïe. On rangerait volontiers ses dossiers, tant la cause est entendue. Mais le Corton amorce un de ces retours en grâce qui laissent sans voix. Le Corton se met à s’arrondir, s’anoblir, pour devenir le plus galant des séducteurs. Alors, lequel préférer, nous le verrons au moment des votes. Le lièvre exécuté par Patrick est d’une virilité spectaculaire. On ne rigole pas ! C’est goûteux, même délicieux, et les deux bourgognes s’en tirent avec les honneurs, sans être écrasés ou dominés par la sauvage animalité de la bête. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">L’pan style="COLOR: red">Echézeaux Joseph Drouhin 1937pan> fait partie de mes chouchous. Il est servi avec un saint-nectaire, car trois vins sur le lièvre eussent été de trop. Et c’est bien qu’il apparaisse seul, car il est éblouissant. Il est une synthèse des deux précédents. Il a la grâce et la subtilité du Bonnes Mares dont la frêle expression bourguignonne m’enchante et la puissance, le coffre du Corton. Tout ceci est tellement bien intégré que j’éprouve un de ces frissons qui ne me trompent pas. Quand un vin est parfait, je ressens comme un choc qui bloque mon corps dans une position d’adorateur, comme figé par une miraculeuse apparition. Ce vin est merveilleux, d’un équilibre rare. Il est à noter que les trois bourgognes de cette décennie sont bons, et représentent chacun une caractéristique flatteuse de la Bourgogne.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">Le bleupan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> d’Auvergne est très fort et très salé. Le pan style="COLOR: red">Château d’Yquem 1978pan> qu’on me fait goûter entraîne une grimace. Je sens un nez de bouchon qui n’était pas présent à l’ouverture. Le vin est loin de ce qu’il pourrait être. Le nez désagréable disparaît progressivement et le vin s’arrondit. Le bleu révèle même un très bel abricot. Mais cet Yquem n’est pas au mieux sauf pour l’un d’entre nous qui le mettra dans son vote.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Château Filhot 1924pan> avait à l’ouverture un parfum inoubliable. D’un bel or serein il inonde les narines d’une odeur sensuelle. On voudrait s’en faire un bain. En bouche, c’est le plaisir le plus pur, chaud, profond. Le sucre est discret et l’on note des esquisses de thé. Les agrumes sont caressants. C’est surtout l’impression d’accomplissement et la perfection d’assemblage qui dominent dans nos esprits. A noter que le dessert qui me faisait peur dans son intitulé fut d’une précision horlogère pour se marier avec le vin. Ce Patrick Pignol sait y faire. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il est temps de voter et j’ai eu peur que les votes soient très concentrés, tant nous devisions sur les mérites de nos préférés. Or en fait neuf vins sur onze ont figuré dans les votes. Il y a une logique pour les deux ignorés, le Dom Ruinart 1986 et le Mouton 1964 : ce sont de grands vins, mais ce sont les plus attendus, les plus conformes à l’image qu’on s’en faisait. Cinq vins ont eu la chance d’être nommés premiers, l’Echézeaux Drouhin 1937 quatre fois, le Bonnes Mares 1933 deux fois et le Meursault 1952, le Corton 1934, et le Filhot 1924 chacun une fois.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le vote du consensus serait : 1 - Echézeaux Joseph Drouhin 1937, 2 - Bonnes Mares Fernand Grivelet 1933, 3 - Château Filhot 1924, 4 - Meursault Genévrières Nicolas 1952. Mon ami le plus fidèle a voté strictement comme le consensus.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">J’ai été bien embarrassé car mon amour pour les vieux sauternes me dictait de mettre Filhot en premier, mon amour pour les vins qui me surprennent me conduisait à voter pour le Meursault. Mais j’ai choisi ainsi : pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan style="COLOR: blue">1 - Echézeaux Joseph Drouhin 1937, pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan style="COLOR: blue">2 - Château Filhot 1924, pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan style="COLOR: blue">3 - Bonnes Mares Fernand Grivelet 1933, pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan style="COLOR: blue">4 - Meursault Genévrières Nicolas 1952pan>. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">L’ambiance était si agréable que mes amis se mirent à commander des digestifs blancs ou bruns. Est-ce à dire qu’avec 11 bouteilles pour neuf nous n’avions pas assez bu ? Ce dîner amical et enjoué dans un lieu que j’aime fut d’un équilibre parfait.pan>p>

dîner wine-dinners du 6 décembre 2007 – les vins jeudi, 6 décembre 2007

<p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Champagne Dom Ruinart rosé 1986pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08448.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Champagne Krug Clos du Mesnil 1986pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08453.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Meursault Génévrières Nicolas 1952pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08447.jpg" width="336" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Château Mouton-Rothschild 1964pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08435.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08433.jpg" width="336" border="0" />pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Château Laroze Saint-Emilion 1947pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08438.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08436.jpg" width="336" border="0" />pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Corton Clos du Roi Brénot Père &amp; Fils 1934 (niveau bas)pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08432.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08431.jpg" width="448" border="0" />pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Bonnes Mares Fernand Grivelet 1933pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08439.jpg" width="448" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Echézeaux Joseph Drouhin 1937pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08429.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08425.jpg" width="448" border="0" />pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08426.jpg" width="448" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08427.jpg" width="448" border="0" />pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08428.jpg" width="336" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pommard Grands Epenots Maurice Bouvret 1969pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08422.jpg" width="336" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Château d’Yquem 1978pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08446.jpg" width="336" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Château Filhot 1924pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08444.jpg" width="448" border="0" /> pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan> p>