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pity_imageComment_txt">délicieux !
Au fil du tem
ps, j'ai accumulé des alcools et liqueurs dont
parfois je ne sais rien, comme ce
Picardan. Qui saura me dire de quoi il s'agit ? Merci de me contacter.
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sur le forum de Robert Parker, des affinités se nouent, poussant à des rencontres où le vin qui réchauffepan> pan>nos veines n’a rien de virtuel. On me propose de déguster des vins de Massandra, rarissimes vins de Crimée. Je n’hésite pas une seconde. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">J’arrive dans un petit patelin près de Namur au pan style="COLOR: red">restaurant l’Air du tempspan>, où un jeune asiatique (mais est-il si jeune que cela) compose une cuisine d’un raffinement délicat. Ayant une bonne connaissance des vins, comme j’ai pu le vérifier en échangeant quelques mots avec lui, il avait décidé de composer sa cuisine au dernier moment, lorsqu’il pourrait sentir les vins ouverts. Sa cuisine se veut zen. Elle fut d’une subtilité rare. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le menu : pan style="COLOR: blue">Les mises en bouche apéritives (nombreuses et variées) / Queue de Langoustine bretonne sur une mousseline de choux fleur et caviar / Filet de Saint pierre, gel de palourdes et Meijiki, hollandaise mousseuse /pan> pan>Bar de ligne cuit sur peau, jus d’olives noires, chair de pamplemousse rose / Noix de saint jacques, une raidie, l’autre saisie, foie gras poêlé, mousse de châtaignes, fenouil croquant / Du ris de veau, sur une purée citronnée, voile de poivronpan> pan>/ Aiguillette de pigeonneau de Waret, deux textures de consommé, pois frais et girolles / Composition de poire et fourme d’Ambert, balsamique de cassis / Figues rôtie à la menthe, compote de coing, pain d’épices et réduction de portopan>. Tout ceci fut d’un raffinement aérien et d’une sensibilité extrême. L’épouse du chef, une femme dont la douce beauté vient d’une paix intérieure, nous a présenté les énoncés des plats. Bien souvent, un serveur peu attentif et soucieux de sa mémoire ânonne un texte quasi inaudible. Ici, je me plais à écouter le discours mélodieux ressemblant à un chant d’amour, tant cette femme semble éperdument amoureuse du talent de son mari.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Etant arrivé avant tout le monde j’ai eu le temps d’ouvrir presque tous les vins pour qu’ils prennent une oxygénation suffisante. Je ne connaissais personne, je n’y avais aucune autorité, mais je l’ai prise.pan>
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pity_imageComment_txt">trois petites tomates
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pagne
pan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana"> Jacquesson 1996 en magnumpan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> est un extra brut dégorgé au premier trimestre 2006. Sa couleur est déjà très ambrée. Un amuse-bouche au fruit de la passion et soja permet de découvrir sa belle bulle. Trois tomates traitées comme en un tableau villageois de Jérôme Bosch mettent en valeur son goût très pur. Potiron et huître font apparaître comme il est peu dosé Un œuf et confit de courge finissent d’exposer la finesse de ce champagne. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Riesling Clos Sainte Hune Trimbach 1985 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> depuis longtemps cessé de m’étonner tant je me plais à le déguster. Une magnifique combinaison d’acidité et de gras excite le palais quand on sait donner au vin la température qui le met en valeur. Ce vin puissant, de caractère, dispose d’une persistance aromatique peu commune.pan>pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Château Grillet cuvée renaissance 1976pan> est très fumé. On sent la pierre à fusil. Ce vin très typé m’envoûte. J’écris sur mon petit carnet de notes : « c’est soufflant de perfection ». Il est immense sur le Saint-pierre. Longueur, concentration, équilibre, tout y est.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Montrachet « réserve du château » Bouchard Père & Fils 1988 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> une étonnante couleur ambrée pour son âge. Après le remarquable 1985 que j’ai bu il y a seulement trois jours, on ne peut pas être laudatif pour ce Montrachet manquant de souffle et de faible longueur.pan>pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">J’avais proposé de venir avec une bouteille. En fait, j’en avais cinq, ce qui autorise à en prendre d’incertaines. Je déclare un peu trop vite que le pan style="COLOR: red">Chassagne Montrachet blanc Soualle & Baillencourt vers 1930pan> est abîmé et qu’il faut le laisser de côté. Je vide même mon verre dans un seau. Quand un convive plus patient me dit de réessayer, je me sers au plus vite. Décidément, il m’arrive à moi aussi de condamner trop vite ! Le vin avait perdu cette désagréable trace glycérinée et devenait propret. J’avais trouvé du madère, du sherry, de la noix, de l’amontillado, et voilà qu’il y avait du Chassagne ! Et je me mets à fondre de bonheur sur l’accord de ce vin blanc avec une mousse de châtaigne de pur raffinement.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">A propos de Chassagne, mais rouge cette fois, le pan style="COLOR: red">Chassagne Montrachet rouge « réserve » Jean Lamy vers 1959/1961pan> présente sur la coquille Saint-jacques tout le talent de ce que peut-être la Bourgogne absolue. Je suis aux anges quand je reconnais ce message.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Château Beychevelle 1931pan> avait un bas niveau dans la bouteille. Il paraît acide mais surtout salé, ce qui affadit son message. Le Château Petit Gravet Saint-émilion 1934 sur le ris de veau est magnifique de velouté. Très doux, très équilibré, c’est un vin de grande maîtrise sur le ris, que le contraste avec le 1931 met largement en valeur. Mes convives s’extasient. Est-ce pour me faire plaisir de l’avoir apporté ? J’ai cru déceler que le vin leur plaisait. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Château Lafite Rothschild 1955pan> au beau niveau dans la bouteille a une très jolie robe et un nez bien dessiné. Le Château La Conseillantepan style="COLOR: red"> 1955 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> un nez magique. Le Lafite est possible sur le pigeon mais c’est La Conseillante qui ramasse la mise, tant il est brillant. pan>pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il n’en va pas de même du pan style="COLOR: red">Château Latour 1967pan> qui a un goût de civette selon mes voisins. Il est plutôt tout simplement bouchonné pour moi. Il est âcre en bouche. Le Lafite ne tourne pas à plein régime, le Latour est au ralenti avec un final qui me dérange. Seul La Conseillante offre ce qu’on peut attendre d’un grand Bordeaux d’une année que j’adore. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Picardon vin de liqueur 17° distillé à Saint-Céré dans le Lot vers 1950pan> fait partie de ces curiosités que j’ai amassées au fil des âges. Le définir précisément, je ne sais pas le faire. Il est assez sec, exprime son alcool et ressemble à un cognac léger plutôt qu’à un vin doucereux. C’est une plaisante expérience car on découvre toujours des saveurs inconnues. Et c’était une bonne introduction pour affronter des saveurs infiniment plus énigmatiques.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il faut d’abord expliquer en en faisant une version courte, qu’un tsar a voulu reconstituer sur les terres de Crimée tous les vins qu’il aimait, implantant les cépages et cherchant à recréer les plus beaux vins du monde. Après cela, l’histoire se romance. Qu’en est-il de ces vins versés dans la mer Noire qui la colorèrent d’un rouge sang révolutionnaire, de ces vins murés dans des caves pour ne pas être pillés par de méchants barbares ? Et la découverte impromptue de ces bouteilles rares qu’on retrouve identifiées, datées, reconnues et mises en vente par Sotheby’s à Londres. Il faut aux vins mystérieux une pincée de rêve. Lorsqu’en plus les goûts sont ceux des mille et une nuits, sur son tapis volant, on est prêt à tout croire.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Massandra muscat rose Gurzuf 1939 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> un nez invraisemblable de plantes médicinales et de macaron à la framboise. Ajoutons à cela un nez de thé au fruit. En bouche, c’est très troublant. Il y a des évocations de confitures de mûres raffinées.pan>pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Massandra Tokaj Al Danil 1923pan> est un Pinot gris. Il a le nez exact d’un tokay.pan> pan>En bouche, c’est du rêve. Je plane. Ces deux vins sont totalement exceptionnels. Dans le tokay, il y a du litchi, de la poire. Le muscat rose a un équilibre inouï. Il est rond, sucré. Le tokay fait plus muté, plus déstructuré, mais il bouge tellement en bouche qu’il fascine.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Massandra Pedro Ximenez 1945 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> un nez de caoutchouc. Il n’est pas très net en bouche et son message s’estompe. Il ressemble à un porto assez amer marqué par l’alcool. La sucrosité n’est pas très élégante. Ce n’est pas assez structuré à mon goût. pan>pan>pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Massandra Cahors (cabots) Ayu Dag 1933pan> est de couleur rouge. Son nez fait penser au tokay, mais en plus sec. Ce vin déroutant est sublime.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sachant qu’il y aurait des Massandra et un Beychevelle 1931, j’ai voulu faire un petit clin d’œil avec ce pan style="COLOR: red">Malaga Scholtz Hermanos réserve Lagrima 1931pan>. Il est de la même race que le Pedro Ximenez. Son nez de café est très dense. J’aime beaucoup ce vin plus lourd que les Massandra.pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le Cahors 1933 est très grand, fruité de fruits frais, le muscat rose sent la mûre, le Malaga plus viril évoque le caramel et le café. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Chose fort rare, la moitié de ces gens, dont je ne connaissais aucun, avaient apporté mon livre pour que je le dédicace. Ils connaissaient mes aventures, mes théories et se réjouissaient de mes anecdotes. Je quittai ce groupe de solides buveurs, joyeux, plaisantins, en me demandant quels vins j’avais préférés sur cette cuisine si subtile. Je me risquai pour moi-même à un classement : pan style="COLOR: blue">1 – Massandra muscat rose Gurzuf 1939 – 2 - pan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana; mso-fareast-font-family: ">Chassagne Montrachet rouge « réserve » <personname productid="Jean Lamy" w:st="on" />Jean Lamypersonname /> vers 1959/1961pan>– 3 - Massandra Cahors (cabots) Ayu Dag 1933 – 4 - Château Grillet cuvée renaissance 1976 – 5 - Malaga Scholtz Hermanos réserve Lagrima 1931pan>. pan>
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pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La Belgique est un pays où l’on aime le bon vin.pan>
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<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le lendemain, huit personnes se retrouvent à pan style="COLOR: blue">l’auberge les Morainières à Jongieuxpan>. La route qui fait se rejoindre le lac d’Annecy et le lac du Bourget traverse de magnifiques contrées. L’auberge est plantée sur une pente raide où les vignes ont les couleurs les plus belles : du vert encore, beaucoup de jaune, un peu de rouge, voire du rouge sang. La vue est magnifique, le Rhône louvoie paresseusement, attendant en aval de grossir son débit. Les convives partagent tous d’écrire sur un même forum sur le vin. Une solidarité est née entre eux lorsqu’une méchante cabale a agité le site. Ils sont heureux de faire connaissance, car peu d’entre eux se sont déjà vus. Cette connivence va se transformer en amitié. Chacun a été généreux, la palme revenant au régional de l’étape, qui nous a régalés de vins de gros calibres.pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Un jeune couple tient cette auberge éloignée de tout. Il faut vite qu’ils obtiennent une étoile – nous écrirons tous au guide qui fait référence – pour couronner un talent et un courage remarquables. Chacun venant avec plus de vins que nous ne pourrons boire, nous sélectionnons ce qui sera bu et avec Jean-Philippe, le cornac de Veyrier du Lac, je décide de l’ordre d’entrée en scène.pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La pan style="COLOR: red">Roussette Marestel Dupasquier 1995pan> est le vin local, puisque ses vignes nous enserrent presque. Aussi aura-t-il l’honneur d’ouvrir les festivités. On sent les grains surmaturés. Il y a une très belle profondeur, un léger fumé. Quand il s’épanouit dans le verre, on a même des fruits confits.pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">Le champagnepan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana"> Dom Pérignon 1992pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> accompagne une délicieuse crème aux champignons et brioche de girolles. Le champagne attaque la bouche sobrement, avec la noblesse de Dom Pérignon. Puis, installé en bouche, il souffre d’un évident manque de coffre. La crème beurrée l’anime, mais cette année de Dom Pérignon est essoufflée.pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sur un foie gras très pur présenté sur une ardoise avec un persil plat caramélisé, le pan style="COLOR: red">Grain Doux de Marie-Thérèse Chappaz, vin du Valais 2005pan> plait beaucoup à mes convives. Ils en font de beaux compliments. Je leur confesse que ce type de goûts est hors de portée pour moi. J’ai un blocage mental pour ces vins doux. En revanche, je n’arrête pas de glousser, je m’agite sur mon siège, tant le champagnepan style="COLOR: red"> « Substance » de Jacques Selossepan>, vin de mélange de plusieurs millésimes, composé ici en 2003 et qui titre 12,5° convient à mon palais. Il ne se décrit pas, il est éblouissant de profondeur, de race, de personnalité, d’expressivité. Je suis absolument sous son charme. C’est un immense champagne.pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La langoustine juste saisie est d’une grande délicatesse. Le pan style="COLOR: red">Montrachet Domaine Ramonet 1985pan> est impérial. Son nez me suffirait tant le parfum est captivant, dense, sensuel. En bouche, la longueur est infinie, la concentration pèse lourd sur la langue. Ce vin intense, imposant est une leçon de chose. Il y a du citron vert, puis, quand le vin s’épanouit, de la réglisse. Ce vin de grande concentration appartient à la perfection bourguignonne. pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">L’omble chevalier est goûteux et cuit audacieusement, ce qui lui convient. Trois vins très différents vont être bus ensemble. Le pan style="COLOR: red">Chinon Varennes du Grand Clos, Charles Joquet 1990pan> provient de vignes pré phylloxériques.pan> pan>Il a une belle attaque, expressive comme jamais on ne l’attendrait d’un Chinon. On est stupéfait devant cette précision et cette profondeur. Hélas, le final ne suit pas le rythme. Il délivre une vilaine trace animale qui gâche un peu le plaisir. Cela ne diminue pas la valeur absolue de ce grand vin. Le pan style="COLOR: red">Cos d’Estournel 1986 apan style="FONT-WEIGHT: normal; COLOR: windowtext"> déjà vingt ans. Mais sa couleur est celle d’un enfant de cinq ans. Et en bouche, comment est-ce possible qu’il ait tant de jeunesse ? On se dit qu’il eût été opportun de le garder encore dix ans de plus. On sent quand même comme il sera grand. Je regarde les têtes lorsque l’on goûte le pan>Château La Gaffelière-Naudes 1953pan>. Ce vin est venu en voiture de Paris. Il a louvoyé sur les routes sinueuses de Savoie et n’a pas eu toute sa dose d’oxygène. Aussi le premier contact est rude. Fort heureusement il s’ébroue vite, et délivre enfin ce message de joie, de plénitude, de rondeur que je lui connais. Il est absolument magnifique et j’ai eu la joie que toute la table le comprît. pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La chair du cerf est, une fois de plus, délicatement révélée, montrant la sensibilité romantique de ce jeune chef. La pan style="COLOR: red">Mondeuse Arbin de Charles Trosset 1990pan> est un vin qui m’épate, car je n’attendrais jamais ce niveau. Je le trouve extrêmement floral, aux épices astucieusement dosées. La pan style="COLOR: red">Côte Rôtie La Mouline Guigal 1989pan> est un monument. Je vois notre généreux ami qui s’agite sur son siège. Il rêvait d’ouvrir une Turque. Je l’y encourage. Aussi, une pan style="COLOR: red">Côte Rôtie La Turque Guigal 1990pan> vint s’ajouter à ce festin. La première attaque de la Turque, c’est la brutalité. La Turque fonce, quand la Mouline affiche une fraîcheur fabuleuse. Avec un peu de temps, puisque la Turque est juste ouverte, le 1990 s’épanouit. Il étale son boisé, quand le 1989 est rond, fruité et beau. Nous avions eu La Landonne hier soir, voici la Mouline et La Turque ce midi (si l’on peut dire midi, car le lever de table se fit à l’heure où les bêtes rentrent à l’étable), quel florilège des plus beaux vins de cette région du Rhône ! Celui qui coule en bas sait-il qu’il va lécher bientôt des terres qui produisent parmi les plus grands vins du monde ?pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les desserts seront désassortis, soit aux pommes, soit au chocolat. Vous avez dit chocolat ? C’est un appel à l’un de mes vins de réserve. Il va venir. Nous avons en face de nous trois vins : un pan style="COLOR: red">Ruster Rültander Ausbruch autrichien 1991pan> qui titre 12°, un pan style="COLOR: red">« a » ambre, Christophe Abbet, vin du Valais 1997pan> et pan style="COLOR: red">Château d’Yquem 1976pan>. L’Ausbruch a une acidité spectaculaire. Il est séduisant au possible. Une fois de plus, j’ai du mal avec le vin du Valais et je ne m’y attarde pas. Ce n’est pas le vin qui est déficient, c’est mon palais qui n’est pas accueillant. Aussi je me concentre pour essayer de comprendre cet Ausbruch diablement tentateur. Mais quand quelqu’un dit qu’il surpasse Yquem, je réagis. Car Yquem, c’est Yquem, et nous verrons bien quand les verres auront donné de la respiration à chacun des deux vins que la concentration d’Yquem et sa structure sont conformes à sa légende. L’année 1976 est belle pour Yquem. pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">Le Maurypan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana"> La Coume du Roy de Madame de Volontat 1932pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> est l’ami du chocolat. Ce vin délicieusement arrondi a une trace pérenne en bouche. Il conclut ce repas comme un précieux bonbon.pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Quel serait mon classement ? pan style="COLOR: blue">Montrachet 1985pan> très en avance, suivi par le champagne depan style="COLOR: blue"> Jacques Selossepan>. Je mettrais pan style="COLOR: blue">la Mouline 1989pan> puis pan style="COLOR: blue">La Gaffelières 1953pan>. Des amis suggèrent d’inverser l’ordre du troisième et du quatrième. Peu importe. Il y avait tant de grands vins.pan>p><p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">L’atmosphère du repas fut magique. Une communion d’idées, d’attitudes nous a tous marqués. Point besoin de juger, d’analyser les vins, de montrer sa science. La volonté de tous était de communier. Noël Dupasquier et le maire de Jongieux nous ont rejoints en fin de repas. Nous sommes allés chez Noël Dupasquier faire le plein de nos coffres avec quelques uns de ses vins. L’un des convives étant de Roanne, le petit groupe devrait se retrouver bientôt autour d’une table de cette cité où l’on compte des étoilés, et promesse fut faite de se retrouver aussi à Paris pour un repas de vins anciens. Nous avions tous le sourire aux lèvres et l’esprit chargé de souvenirs tant le partage généreux entre amateurs forge les amitiés.pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">L’ami qui nous a fait découvrir le monde créatif de Marc Veyrat, véritable cornac de nos découvertes et émerveillements organise un déjeuner au restaurant d’Annecy dont le thème sera les champagnes Krug. Ce sera l’occasion d’aller rencontrer la veille des partenaires inconnus, dialoguistes virtuels d’un écheveau de partages d’expériences sur un forum sur le vin. Nous arrivons sur les rives du lac d’Annecy en un lieu qui pousse au romantisme et à la poésie. Une petite commune s’est installée sur une boucle du lac. Une congrégation religieuse s’y était abritée il y a quelques siècles. Nous y dormirons, face à ce bras du lac surplombé d’une dentelle de roches qu’un soleil presque couchant à notre arrivée teinte d’un rose hollywoodien. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Notre ami nous rejoint en ce lieu pour dîner. En l’attendant, je contemple avec effroi la liste des vins dont on nous dit (c’est écrit) que c’est une cave exceptionnelle. Il n’y a pas de quoi faire une telle déclaration. Mais c’est surtout l’extrême incohérence des prix qui me chagrine. Pourquoi Palmer 1966 serait il plus de quatre fois plus cher que Palmer 1990 ? Pourquoi Mouton 1954 serait-il plus cher que Mouton 1955 ? Et pourquoi les prix seraient-ils dix fois plus chers que ce que j’ai payé lorsque j’ai acquis ces mêmes bouteilles ? J’ai choisi les vins de ce soir surtout en fonction des prix, même si j’aime évidemment les vins que nous allons boire, en exploitant soit de bons achats, soit des erreurs de calcul. Le menu est bien écrit et laisserait penser que l’on dînerait bien. Hélas, il y a loin d’une description alléchante à une cuisine bien faite. Il eût fallu du talent. Ce soir, il était tombé dans le lac. Les coquilles Saint-Jacques avaient des saveurs de cantine (j’exagère bien sûr), le râble devait provenir d’un lièvre qui avait échappé à toutes les battues depuis au moins un siècle. Rajoutons à cela un service balbutiant comme celui du premier mois d’une école hôtelière. On comprend pourquoi je ne cite pas le nom de cette belle demeure aux chambres magnifiques, issues du goût que l’on avait au 17ème siècle, où les espaces étaient intelligents. Il y a la volonté de bien faire dans cette prestigieuse étape. Il faudrait simplement que cette abbaye se souvienne que le repas n’est plus, comme au temps des moines, un sujet de pénitence.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Et le vin ? Le pan style="COLOR: red">Château Grillet, Neyret Gachet 1997pan> est conforme à ce que j’en attends. Il a le fumé classique de ce viognier dont l’année tempère l’ardeur, ce que j’adore. Loin de la puissance des Roussane et autres Hermitage, il est subtil, construit, mesuré, équilibré. Intense mais bien poli, il accompagnerait beaucoup de beaux plats de son ananas confit, de son vineux beurré, de son exotisme raffiné. Ce vin ne cherche pas les complications, et je trouve que son expression de 1997 me convient bien. pan style="COLOR: red">La Côte Rôtie La Landonne Guigal 2000pan> est sans doute un vin qui pourrait encore attendre en cave avant d’être abordée. Mais c’était la seule année de la carte des vins. Ce vin ravit l’âme. Tout ici est calibré, mesuré, travaillé avec la plus extrême des intelligences. C’est juteux, c’est fruité, c’est terriblement simple d’apparence mais profond dans l’âme. Si l’expression : « le bon vin réjouit le cœur de l’homme » devait s’appliquer à un vin, c’est à celui-ci. Car tout en lui est naturellement joyeux. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Rien que pour ces deux vins je vais réviser à la hausse mon jugement sur le restaurant. Ils ont essayé de bien faire. Souhaitons-leur de savoir progresser. Ils l’ont d’ailleurs fait le lendemain car leur grenadin de veau avait belle allure ainsi que la joue de bœuf servie à mon épouse. Un jugement sur un restaurant ne peut pas être définitif après un seul essai.pan>p>
La vue de notre chambre.
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<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La Maison Trimbach présente ses vins à la Maison de l’Alsace sur les Champs Elysées. Occasion de goûter les excellents fromages de Bernard Antony.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Riesling Cuvée Frédéric Emile 2001pan> est une belle entrée en matière des vins du Domaine. Le pan style="COLOR: red">Riesling Clos Sainte Hune 2001pan> annonce une future grande complexité, mais il faudra savoir attendre, car c’est encore trop tôt pour le boire, impression qui sera confirmée par le pan style="COLOR: red">Clos Sainte Hune 1983pan> qui me replonge dans l’univers magique de ce grand vin, vedette d’une verticale à Los Angeles.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">Le Pinotpan style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: red; FONT-FAMILY: Verdana"> Gris Hommage à Jeanne 2000pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana"> est d’une rare subtilité. La grand-mère, née en 1900 aura peut-être eu le temps de boire ce vin fait en hommage à ses cent ans, puisqu’elle s’est éteinte en 2003.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le pan style="COLOR: red">Gewurztraminer sélection de grains nobles 2000pan> est d’un travail étonnant et promet beaucoup. Mais il est encore en évolution. Alors que le pan style="COLOR: red">Gewurztraminer sélection de grains nobles 1989pan> est éblouissant de sérénité et me rappelle à juste titre qu’il faut vouer à l’Alsace une adoration sans borne : ces vins sont d’une séduction subtile à nulle autre pareille.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Avec Jean Trimbach, nous nous remémorons nos aventures californiennes et cette « sushi party » où j’avais ouvert un vin des Canaries de 1828. Cette piqûre de rappel aux grands vins d’Alsace était indispensable.pan>p>
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p>ce vin est le "chouchou"
parmi mes chouchous. Vin de Chy
pre 1845, il accom
pagne mes
plus grands dîners, car c'est la sensation gustative absolue.
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p> Quelques Chy
pre 1845 alignés dans la cave.
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