Nous sommes allés dans un restaurant à l’Ayguade de Hyères. Mon choix de menu est d’huitres Fines de Claires numéro 3 et une daurade. J’ai commandé un Champagne Dom Pérignon 2012. A ma grande surprise ce 2012 a une étiquette de couleur verte, couleur Andy Warhol et cela me rappelle une anecdote amusante. Nous étions au restaurant Kitcho à Kyoto, au Japon, en 2010 et nous avons commandé un Champagne Salon 1996, un Krug Clos du Mesnil 1996 et un Dom Pérignon 2002. Et l’élégante propriétaire du restaurant me demande : le Dom Pérignon, quelle couleur ? Car Dom Pérignon venait de lancer les couleurs d’Andy Warhol pour le millésime 2002. Et à cette époque-là, j’ai dit que ça sera le vert puisque c’est aussi la couleur du champagne Salon. Et j’ai trouvé que la trouvaille marketing est forte car on ne parle pas de vin mais de la couleur de l’étiquette.
Le fait de retrouver cette étiquette pour le 2012 de Dom Pérignon me plait beaucoup.
Le champagne est clair, il a fait un beau pschitt, et il se montre très précis, sec, linéaire et c’est exactement ce qu’il faut pour accompagner les huîtres très intenses. L’accord est beaucoup moins agréable avec le poisson. J’avais envisagé un Châteauneuf du Pape rouge pour le poisson mais il faisait si chaud que nous avons bu le champagne lentement et nous n’aurions pas pu lui ajouter un autre vin.
J’ai trouvé ce 2012 discret et précis, loin d’être tonitruant, fort agréable et frais.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. J’étais heureux de retrouver les couleurs Andy Warhol, mais sur Instagram, quelqu’un me dit qu’il n’y a pas d’Andy Warhol de 2012. Il s’agit d’un Dom Pérignon Luminous 2012, dont la couleur verte m’a égaré. Peu importe. Ne restera que l’évocation d’un passé heureux.