Lors d’un autre déjeuner de famille, ma fille cadette vient avec sa fille, laquelle est accompagnée de sa nounou pour déjeuner à la maison. J’ai envie de découvrir un champagne sur lequel je n’ai aucune indication, le Champagne A. G. Jeanmaire à Epernay Cuvée Elysée 1966.
Il y a une telle connaissance sur Instagram que quelqu’un va certainement expliquer pourquoi le Champagne Jeanmaire a fait une Cuvée Elysée. Je ne connais pas ce champagne et je l’ai acheté par curiosité. N’ayant pas de réponse j’ai demandé à la maison Laurent Perrier de chercher dans les archives de Jeanmaire, maison qu’ils ont acquise il y a quelques années. Aucune référence à la cuvée Elysée n’existe. Ce champagne restera une énigme.
Le champagne Elysée est doux, charmant, très rond. Il n’est pas très complexe mais il est extrêmement agréable. Cela confirme ma vision sur les vieux champagnes. Pour moi, c’est un monde complètement différent de celui des jeunes vins. Les jeunes champagnes ont de la force et de l’énergie, et la bulle est importante. Les vieux champagnes donnent du plaisir, du charme et de la douceur. Ils sont confortables. Pour d’autres vins, on peut voir une évolution avec l’âge. Pour les champagnes, c’est un autre monde.
J’ai beaucoup apprécié ce Champagne Jean maire Cuvée Elysée 1966.
J’ai ajouté à ce repas le Château Ferran Graves Supérieures Martillac Béraud-Sudreau propriétaire 1964. J’avais été séduit par sa couleur très dorée qui laissait présager un vin très agréable. Les Graves Supérieurs sont généralement assez doux, mais j’ai trouvé que ce vin était suffisamment sec pour qu’on puisse le goûter sur un poulet et le la combinaison a été absolument parfaite. C’est un vin très agréable, dont je pense que sa qualité est très supérieure à ce que on pourrait imaginer dans son appellation.
J’avais acheté ce vin il y a longtemps, quand j’étais dans l’industrie sidérurgique, car la société Béraud-Sudreau avait la même activité que mon groupe. Nous étions en compétition et, à un moment donné, par les hasards de la vie, leur entreprise est entrée dans mon groupe.
Le président de cette entreprise était une personne formidable et nous sommes devenus amis. C’est lui qui m’a présenté à Alexandre de Lur Saluces, propriétaire du château d’Yquem, avec qui j’ai eu une relation devenue très amicale.