autres repas de vacancesjeudi, 6 août 2026

Le lendemain de nouveaux petits-enfants arrivent et j’ouvre un Champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1996. Nous avions bu récemment le 1990 de ce champagne en magnum, d’une puissance et d’un équilibre rares. Ce 1996 est plus charmeur, élégant, montrant que cette cuvée est une réussite absolue.

Comme il nous reste de nombreux fromages à découvrir ou à terminer, j’ouvre un Château Brane-Cantenac 1978. L’histoire de ce vin est intéressante, du moins en ce qui concerne son acquisition. Il y a plus de trente ans, lors d’une vente aux enchères, je vois plusieurs caisses complètes de douze bouteilles de Château Brane-Cantenac 1978 proposées à des prix extrêmement bas. Je les achète sans hésiter. Lorsque je goûte ce vin pour la première fois, je suis stupéfait par sa qualité. J’ai constaté qu’il s’agissait de caisses vendues par le château à un importateur argentin. Les ventes ne s’étant vraisemblablement pas réalisées, les caisses étaient revenues en France avant d’être proposées aux enchères.

J’ai eu raison de saisir cette opportunité, car, à chaque ouverture, ce vin confirme sa grandeur. Cette bouteille de 1978 se montre riche, puissante et parfaitement équilibrée. C’est un vin de caractère, solide, conquérant, qui affirme avec éclat la noblesse de son origine. Nous l’avons particulièrement apprécié et, même si j’en gardais un excellent souvenir, je ne m’attendais pas à le retrouver à un niveau aussi convaincant.

Pour un apéritif, j’ouvre un Champagne Laurent-Perrier Grand Siècle, qui doit dater des années 2000 à 2010.

Il est naturellement encore jeune, mais il affiche déjà une élégance rare. Ce qui le caractérise avant tout, c’est sa noblesse délicate et sa grande fraîcheur, qui rendent sa dégustation particulièrement séduisante. Tout est harmonie, équilibre et distinction dans ce champagne.

Accompagné de poutargue, il se montre à la hauteur de nos attentes. L’accord est lumineux et met en valeur aussi bien la finesse du champagne que le caractère affirmé de la poutargue.

J’ouvre une bouteille de Côte-Rôtie La Mouline, E. Guigal 2005. Ce vin affiche un équilibre remarquable. Puissant sans jamais être démonstratif, il se montre en même temps accueillant et d’une grande générosité. Tout y est en place : la matière, la rondeur, la fraîcheur et une longueur en bouche qui prolonge le plaisir.

C’est un vin qui se boit particulièrement bien en période de grande chaleur. Malgré sa richesse, il reste très accessible et accompagne le repas avec une aisance remarquable. Une très belle réussite.

Le Champagne Léon Camuset est un blanc de blancs de Vertus. Par un hasard de l’histoire familiale, Léon Camuset était le cousin de membres de ma famille à la génération de mes arrière-grands-parents.

Lorsque j’étais enfant, chaque fois que mon grand-père ouvrait une bouteille de ce champagne, nous avions le droit de tremper nos lèvres dans un verre de ce champagne. Les blancs de blancs de Vertus ont ainsi été les premiers champagnes de ma vie et sont sans doute à l’origine de la passion que je leur porte encore aujourd’hui.

J’ouvre, pour l’une de mes petites-filles, une demi-bouteille de Champagne Léon Camuset, probablement des années 1980. Ce vin, sans prétention, est plein de charme. Bien sûr, lorsque l’on garde la mémoire d’un Champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1996, la comparaison ne peut se faire en termes de complexités. Mais ce Léon Camuset se boit avec beaucoup de simplicité et de plaisir, et il a offert un joli moment de partage avec ma petite-fille.