<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Après des journées bien tristes sous un ciel chargé de pluie, c’est le retour à Paris. Le pied à peine à terre, nous accueillons mon fils, sa femme, et une gentille troupe de cinq enfants. Mon fils pose sur la table un argument de poids : dans un linge dépassant des bords d’un cageot, un kilo de truffes s’offrent à notre regard. Je m’inquiète de savoir s’il n’y aura pas demain dans les journaux un écho au titre accrocheur : « le casse du siècle », car il n’est pas possible d’avoir chapardé un tel monceau de tubercules sans avoir défénestré ses détenteurs. Dans la table de la cuisine, sur une planche, un couteau découpe des tranches épaisses, que l’on oint dans une huile salée, qui s’empilent en liasses sur une baguette croustillante. Je prends conscience de la notion d’infini, car il y en a tellement que l’on peut tartiner sans limite. Le goût intense nous imprègne. Tout ceci se mange sans boire car nous sommes au milieu de l’après-midi. L’exercice continue au moment de l’apéritif sur un pan style="COLOR: red">champagne Bollinger Grande Année 1990pan>. La couleur s’est orangée, la bulle s’est calmée, et je n’attendais pas que ce champagne ait pris une telle maturité. Les Salon et Krug de la même année semblent des gamins. Mais le champagne est subtil, expressif, d’un fruit joyeux. On a en bouche un champagne riche, heureux, précis, patiné, mais qui n’a pas la complexité des Salon et Krug. La vitesse à laquelle la marée s’est retirée indique que nous l’avons aimé.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pour les pommes de terre aux truffes, j’ai pensé à un vin blanc, pour changer du dernier essai, et j’ai prélevé en cave un pan style="COLOR: red">Charlemagne, appellation contrôlée, Jacques Bouchard 1943pan>. Ce n’est pas un Corton Charlemagne, mais un Charlemagne, vin blanc du Beaujolais. Au moment où je saisis la bouteille qui est présente dans ma cave depuis plus de vingt ans, je constate que le bouchon flotte dans le liquide. Je vais immédiatement carafer et je sens une odeur particulièrement plaisante. Le bouchon devait être à sa bonne place, et a glissé au moment où j’ai saisi la bouteille,pan> pan>sans polluer le contenu. Quand nous le buvons à table, je constate de nouveau une odeur précise et précieuse, une couleur d’un ambré presque rose plutôt que gris, et en bouche, je suis frappé par la perfection du vin. Même si l’on cherche le moindre indice de fatigue, on ne trouve pas le moindre défaut. Le vin a une magnifique acidité citronnée, un fruit riche et un final enlevé. On ne peut pas dire que ce vin est jeune car il fait son âge. Ce qui frappe au lieu de la jeunesse, c’est la vivacité. Je dirais très volontiers que c’est un vin parfait. Avec la truffe et sa pomme de terre à la crème, la cohabitation est quasi inexistante. Aucun des deux n’ajoute quoi que ce soit à l’autre, du plat et du vin. Il reste un peu de ce blanc pour accompagner un poulet fermier farci avec une abondante truffe. La chair du poulet vibre remarquablement avec le vin. Pour le volatile j’ai prévu pan style="COLOR: red">Pétrus 1974pan>. Mais c’est surtout la présence de truffes qui a guidé mon choix. Le niveau dans la bouteille est dans le goulot, le bouchon est d’une qualité exemplaire. Le nez du vin est clair, précis, et en bouche on est heureux. Le vin est assez discret dans son attaque, et quand il s’étend en bouche il décline une palette raffinée. C’est son final qui me ravit, vif, enjoué, d’un beau panache. Ce vin est l’exemple le plus convaincant de l’intérêt qu’il y a à ne pas juger ou comparer les vins. Car on a la bonne surprise que ce vin se comporte mieux que ce que l’on attend d’un 1974. Et on a une belle expression de Pétrus, que l’on aurait sans doute critiquée si elle était comparée à un autre Pétrus. Là, sans obligation de noter ou de comparer, on a un beau Pétrus qui nous rend bien l’hommage que nous lui faisons, car sur la farce à la truffe, Pétrus devient truffe, phénomène que j’ai très souvent remarqué. L’ambiance étant festive J’ai exhumé une vieille bouteille de Liqueur de lapan style="COLOR: red"> Vieille Curepan> qui doit bien avoir 70 ans. Les parfums champêtres et les douceurs sucrées ponctuent le retour familial en capitale.pan>p>
<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08835.jpg" width="448" align="left" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08844.jpg" width="448" border="0" />p><p>L'arrivée des truffes. Puis leur découpe.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08868.jpg" width="336" align="left" border="0" /> p><p> p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08866.jpg" width="336" border="0" />p><p>Champagne Bollinger Grande Année 1990.p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08871.jpg" width="448" border="0" /> p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08882.jpg" width="448" border="0" />p><p>Pomme de terre à la crème et à la truffe.p><p> pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08886.jpg" width="448" border="0" />pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08840.jpg" width="448" align="left" border="0" />Le "Charlemagne" 1943 Jacques Bouchard et Cie négociants à Beaune et Paris, concessionnaires exclusifs du château de Ponciép><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08841.jpg" width="448" border="0" />p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08901.jpg" width="448" border="0" />p><p>La mousse au chocolat de mon épouse. Un monument !p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08902.jpg" width="448" align="left" border="0" /> p><p> p><p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08903.jpg" width="448" border="0" />p><p>Liqueur de la vieille Cure.p>
<p>pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/ImageMARGAUX1931.jpg" width="224" border="0" />p><p>Chateau Margaux non millésimé mis en bouteille par le négoce.p><p>Avec des amis nous avons pensé qu'il s'agit de 1931.p><p />
pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">HABANOS EPICURE CLUB Repas du 21 décembre 2007 (récit d'un ami)pan>
<p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">(je n'étais pas à ce déjeuner, mais le récit d'un ami de l'académie des vins anciens trouve sa place sur ce blog)pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Hommage à Etienne Harding, 3p>èmep> abbé de Cîteaux, savant mystique anglais cistercien ayant participé à la création de l’abbaye de la Bussière en 1131, devenue quelques siècles plus tard, grâce à une brigade passionnée, un des belles étapes culinaires de France.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le menu du déjeuner, façonné avec passion et rigueur par Olivier Elzer, jeune chef de 32 ans déjà remarqué qui mérite de monter au firmament des étoiles, était à la hauteur de l’évènement annuel du club d’épicuriens.pan> pan>L’équipe, animée notamment par Nicolas, sommelier talentueux et vigilent, s’affairait dès les heures matinales en ouvrant avec attention quelques précieux nectars.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les convives se pressaient, en ordre dispersé, alorspan> pan>que le Champagnepan style="COLOR: red"> Billecart Salmon 1983, pan>pan> pan>Magnum, déjà à l’honneur l’an dernier, prouvait la force du blanc de blancs alliant justesse et élégance. Sa belle fraîcheur de près de 25 ans faisait honneur à ces épouses des ducs de bourgogne dont quelques sépultures auraient élu domicile pour l’éternité en ce lieu symbolique.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Après unpan style="COLOR: blue"> pan>trèssurprenantpan style="COLOR: blue"> pan>pan style="COLOR: red">Chardonnay fruité, domaine Pellehaut, côte de Gascogne 2005pan>, pan style="COLOR: blue">le foie gras de canard cuit à la vapeur, gingembre et poire,pan> pan>pan>d’une cuisson délicate et parfaite, commençait le repas accompagné d’une pan style="COLOR: red">Vendange d’octobre, les vignerons ardéchois, Ruoms, 2005, pan>flacon introuvable aux arômes d’abricot, de noyau et de fruits d’hiver, propulsant le viognier à une altitude gustative inégalée.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt; TEXT-ALIGN: left" align="left">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Un pan style="COLOR: red">Champagne Besserat de Bellefond, cuvée des moines, 1980,pan> montrait fièrement son nez brioché et de pain perdu, pour retrouver les fines saveurs des pan style="COLOR: blue">escargots cuits au champagne, crème de raifortpan>, simplement entourés de ronds tubercules frits, qui permettaient de faire une belle et courte pause en attendant la litanie joyeuse des rouges éternels. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Elle débutait par un pan style="COLOR: red">Aloxe Corton 1er cru, Clos du chapitre, Latour, 1966, pan>d’un équilibre parfait, aux odeurs torréfiées et d’étonnant coing cuit, qui précédait unepan style="COLOR: red"> pan>pan style="COLOR: blue">poitrine de pintade « Excellence Mieral » pomme agria, truffes de bourgogne et espoumapan>pan style="COLOR: red">. pan>Une composition qui atteint la perfection, ou la légèreté de la mousse truffée vient caresser la saveur de ce plat de terroir revisité, avec un goût de terre profonde aux caudalies infinies, qui se fondera magnifiquement avec lepan style="COLOR: red"> Chapelle chambertin, Drouhin Laroze, 1996, pan>alliant puissance et finesse, en dévoilant de subtiles fragrances de framboise. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les pan style="COLOR: red">Noisettes de biche d’alsace rôties, macaronis farcis et sauce chocolat au piment d’espelette pan>au glaçage mirifique, ne se lassaient pas de se faire embrasser par ses voisins septentrionaux qui avaient patiemment attendu, un pan style="COLOR: blue">Côte Rotie, les Grandes Places Gérin, 2002, pan>et unpan style="COLOR: blue"> Côte Rotie, la Mordorée, Chapoutier, Années 50pan>. Le plus ancien avait gagné leurs coeurs, le velours de ce noble syrah buriné à la faconde magique les emportant vers de sylvestres olympes. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Avec quelques fromages affinés avec attentionpan style="COLOR: blue">, pan>lepan style="COLOR: blue"> Charmes Chambertin, J. Drouhin pan>et lepan style="COLOR: blue"> Nuits Saint Georges, J. Crotet, pan>jumeaux depan style="COLOR: blue"> 1998 pan>nous ramènent à la délicatesse du pinot. Le premier, plus évolué que l’autre, à la robe déjà pourpre fait la belle aux fruits rouges de l’autre.pan> pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Vient ensuite un pan style="COLOR: red">Sauternes Suduiraut 1947. pan>Sa seule évocation provoque l’énamourement. Sa couleur ambre force le respect. Le silence se fait, comme lorsque deux amoureux s’embrassent en commençant par se regarder tendrement. Carla Bruni et Disneyland, à coté, c’est petit. Les pan style="COLOR: blue">Suprêmes de pomelos, panacotta à la vanille bourbon et gelée de coingpan>, glissent de bonheur dans ses arômes de caramel et de pâte de fruits, sautillant de l’un à l’autre. Nous sommes transportés vers ces instants de bonheur qui se prolongent avec délectation. Magie de ces instants de partage. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous rejoignons les salons pour déguster un Robusto Montecristo cabinet 2001, et notre ami Christophe nous sert un cadeau des cieux. La propriété familiale, la plus ancienne du pays, n’en possède plus que deux bouteilles, qui retiennent patiemment des effluves de près 120 ans : c’est un pan style="COLOR: red">Armagnac Castarède 1888.pan> Les lèvres sont caressées par quelques centilitres de ce nectar. A l’heure ou j’écris ces lignes, ses arômes m’enveloppent encore les sens. Le paradis n’est pas très loin.pan> pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous pensons à notre frère Francis à qui est dédié ce billet d’amitié.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Excellentes fêtes à tous.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Jean-Pierrepan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt" /><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">ps://www.abbaye-dela-bussiere.com/home.shtml">https://www.abbaye-dela-bussiere.com/home.shtmlpan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt" /><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le résultat des votes :pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 45pt; TEXT-INDENT: -18pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>1.pan style="FONT-WEIGHT: normal; FONT-SIZE: 7pt; LINE-HEIGHT: normal; FONT-STYLE: normal; FONT-VARIANT: normal"> pan>pan>pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Sauternes Suduiraut 47pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 45pt; TEXT-INDENT: -18pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>2.pan style="FONT-WEIGHT: normal; FONT-SIZE: 7pt; LINE-HEIGHT: normal; FONT-STYLE: normal; FONT-VARIANT: normal"> pan>pan>pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Côte Rotie, la Mordorée, Chapoutier années 50pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 45pt; TEXT-INDENT: -18pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>3.pan style="FONT-WEIGHT: normal; FONT-SIZE: 7pt; LINE-HEIGHT: normal; FONT-STYLE: normal; FONT-VARIANT: normal"> pan>pan>pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Billecart Salmon 1983pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 45pt; TEXT-INDENT: -18pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>4.pan style="FONT-WEIGHT: normal; FONT-SIZE: 7pt; LINE-HEIGHT: normal; FONT-STYLE: normal; FONT-VARIANT: normal"> pan>pan>pan>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Aloxe Corton clos du chapitre Latour 1966 et Vendange d’octobre 2005pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt" /><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">VIVE LES VINS ANCIENS ET TOUS LES AUTRES !pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">PS : Présentation du déjeuner largement inspirée d’un collectionneur et ambassadeur renommé des vins anciens, M. François Audouze.pan> pan>pan> pan>pan>p><p style="MARGIN: 0cm 12.45pt 6pt 9pt">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan> pan>pan style="COLOR: #3366ff">ww.academiedesvinsanciens.orgpan>pan>p>
<p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Un grand homme vient de nous quitter.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La gastronomie, c’est une affaire d’hommes et de femmes de cœur.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il y a ceux qui sont derrière les fourneaux.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il y a ceux qui sont dans la salle.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le travail de Jean-Claude Vrinat a fait de son établissement la référence absolue en matière de service. pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Soucieux de satisfaire le client, l’ami qui vient chez lui, il n’avait de cesse que chaque geste, chaque action soit tournée vers la satisfaction du client.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Il n’aurait sans doute pas dû perdre sa troisième étoile. Cela l’a peut-être déstabilisé. Mais il a vu à quel point la fidélité des clients était importante.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Toutes mes pensées vont à son épouse, que j’ai connue lors d’une des croisières gastronomiques du France où Taillevent a réussi des prouesses de logistique pour servir des plats d’une cuisson parfaite à près de 2000 personnes.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Mes pensées vont aussi à Valérie, qui reprendra les rênes et peut compter sur l’amitié de l’abondante et raffinée clientèle du restaurant.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Mes pensées vont aussi à Alain Solivérès, le chef qui officie dans l’ombre mais sans lequel Taillevent ne serait pas ce qu’il est. Et aussi au personnel engagé dans une recherche d'excellence qui est l'un des succès de la rigueur de Jean-Claude Vrinat. pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous nous souviendrons longtemps d’une homme d’un raffinement hors du commun, d’un sens de l’accueil unique, d’une volonté de perfection infatigable, qui nous a permis et m’a permis de faire certains des dîners les plus émouvants de ma vie.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le dernier en date, du 22 novembre 2007 mérite d’être rappelé, en hommage à ce grand homme de la gastronomie :pan>p><p /><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">92ème dîner de wine-dinners le 22 novembre 2007 au restaurant Tailleventpan>p><p /><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Les vins de la collection wine-dinners en hommage à Joseph Aschpan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Champagne Dry Monopole, Heidsieck & Co en Magnum 1955 pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Vouvray sec, clos de Nouys, domaine Maurice Audebert 1966pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pinot Gris Réserve spéciale, Schlumberger 1953pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Château Laville Haut-Brion 1948pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Vin d’Arbois Vigne de Pasteur 1968pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Château Latour 1957 pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">La Tâche, domaine de la Romanée Conti 1955pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nuits Saint-Georges « Les Cailles » Morin Pères & Fils 1915 pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Anjou Caves Prunier 1928pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Château Lafaurie-Peyragueypan> pan>Sauternes 1964pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Clos du Pape Farguespan> pan>Sauternes 1924 pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Vin de Massandra, Madère, Collection Massandra (19°) 1953pan>p><p /><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le menu, créé sous l’autorité de Jean-Claude Vrinat par Alain Solivérèspan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Rémoulade de tourteau à l’aneth, crème fleurette citronnéepan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Epeautre du pays de Sault en risotto aux champignonspan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Viennoise de sole, boutons de guêtre et vieux comtépan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Palombe rôtie aux légumes d’automne caraméliséspan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Tourte de lapin de garenne au genièvrepan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Cristalline aux coings, glace au riz au laitpan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Croustillant au chocolat et aux fèves de Tonkapan>p><p /><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Je concluais mon récit par ces mots : Taillevent a fait comme à son habitude une prestation de grande qualité. Le service efficace, la gentillesse de Jean-Claude Vrinat, le menu bien ordonnancé qui a produit quelques accords rares, le salon de toute beauté, tout cela portait au bonheur. Mais ce fut l’ambiance de la table qui a fait de ce dîner un moment d’une intensité exceptionnelle. Un ami de Joseph qui participait au repas au château d’Yquem fit un petit speech pétillant d’esprit sur Joe et Elizabeth, avec sensibilité, exprima tout ce que Thanksgiving Day apportait à la joie amicale et familiale. Tout le monde a communié à l’amitié, à la bonne chère et aux vins anciens. Ce fut l’un des plus enthousiasmants de mes dîners.pan>p><p>pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Longue vie à son restaurant, pour que son action se prolonge dans la voie qu'il a tracée. pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pace="5" src="https://www.academiedesvinsanciens.org/uploads/DSC08826.jpg" width="336" align="left" border="0" />pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">pan>Mon gendre va travailler à Paris et revient deux jours après car il devra reconduire femme et bébé à la capitale. Ce sera ce soir une joue de bœuf aux carottes. Pour l’apéritif, un pan style="COLOR: red">champagne Ruinart non millésimépan> a des accents de miel. Il est agréablement typé. Ayant acheté près d’Orange une cave à un particulier – ce que je ne referai plus, car c’est un métier, pas un caprice – il faut bien que l’on ouvre ce que j’ai acquis où nous avons fait d’assez bonnes pioches. Je jette mon dévolu sur un pan style="COLOR: red">« Réserve de Prévallée », grand vin de Bourgogne sans annéepan>, appellation bourgogne contrôlée qui doit dater du milieu des années soixante si l’on se fie au reste de la cave. Ce vin est vendu par « l’agence centrale de distribution des grands vins », qui est parisienne, mais il y a un petit tampon qui recouvre cette mention, d’un caviste de La Rochelle. Le vin a été embouteillé par la SA Valette à Charenton, où l’on a pris la précaution d’indiquer sur la bouteille, gravé dans le verre, qu’il ne doit pas être réutilisé, et tous ces périples après le passage à Orange se finissent chez moi. Le vin n’ira pas plus loin et c’est un bien. La bouteille, délicieusement ringarde d’un vin plus qu’ordinaire, a belle allure. Le bouchon se brise en plusieurspan> pan>morceaux et le bouchon sent bon, comme le vin dans le goulot. Je verse deux verres et nous trinquons. Nous ne pousserons pas l’expérience très loin, car le vin est torréfié comme après un coup de chaud en cave. Ce vin est mort. Il offrira un nez agréable le lendemain mais rien ne me motive à l’essayer. J’avais prévu une possible faiblesse de ce bourgogne. Le pan style="COLOR: red">Côtes de Provence La Courtade 1990pan>, vin de l’île de Porquerolles, est une surprise plus qu’agréable. Il se confirme chaque fois que l’âge profite aux vins de Provence. Le vin est solide, présent en bouche, d’une longueur acceptable, et ce qui est le plus significatif, c’est qu’il joue juste. Il a très plaisamment accompagné le bœuf aux carottes. Ce n’est que plus tard, près d’une heure après, que j’ai pris conscience que la trame de ce vin n’a pas la profondeur des grands vins du Rhône que nous avons bus. C’est intéressant, car sur la viande, il jouait d’un charme remarquable.pan>p>
<p>Ces chiffres ont de quoi me faire plaisir. près de 320.000 visite sur l'année, 1.760.000 pages lues, et 3.800.000 actions faites sur des pages ou des images de ce blog. p><p>Le temps de visite de 7 minutes montre que lorsqu'on vient sur le blog, on le consulte. Des amateurs curieux ont passé 38.000 heures sur le blog. Merci à tous ! p><p>
P: #ece9d8; BORDER-LEFT: #ece9d8; WIDTH: 339pt; BORDER-BOTTOM: #ece9d8; HEIGHT: 39pt; BACKGROUND-COLOR: transparent" width="451" colspan="4" height="52">Visiteur : une série d'occurrences sur votre site par un visiteur particulier pendant une période spécifique.
P: #ece9d8; BORDER-LEFT: #ece9d8; WIDTH: 339pt; BORDER-BOTTOM: #ece9d8; HEIGHT: 46.5pt; BACKGROUND-COLOR: transparent" width="451" colspan="4" height="62">Accès pages : une demande au serveur Web par le navigateur d'un visiteur pour une page Web quelconque; cela exclut les images, javascripts et les autres types de fichiers généralement intégrés.
P: #ece9d8; BORDER-LEFT: #ece9d8; BORDER-BOTTOM: #ece9d8; HEIGHT: 12.75pt; BACKGROUND-COLOR: transparent" colspan="2" height="17">Les internautes ont passé sur le blog :
p><p /><p>There were 320,000 visits on this blog. The number of pages read is 1,760,000 and 3,800,000 actions have been made on pages or pictures.p><p>The time spent on this blog is 7 minutes per visit and 38,000 hours in total for the year.p><p>Thank you to all of you interested in old wine. p>
<p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Nous nous revoyons le lendemain chez nos amis, car il faut finir les restes. Cela permet d’essayer de nouveaux accords, comme le Château Chalon sur le Gex du Jura. La joie de se remémorer les beaux moments éclaire nos sourires. Nous finissons quelques vins et nous nous répartissons ceux qui restent. Nous retournons chez nous, et je suis prêt à faire une diète salutaire. Mais mon gendre annonce que les truffes ne passeront pas la nuit et se met à composer des truffes entières, enrobées dans de la poitrine de porc, qu’il enveloppe d’une belle pâte pour faire des truffes en croûte. Nous voilà repartis pour un tour. C’est donc l’excuse pour finir l’Hermitage La Chapelle 1990 dont il restait l’équivalent d’une demi-bouteille. L’effet d’un jour de plus est spectaculaire sur ce vin. Il a gagné en opulence, en maturité, en joie de vivre et en séduction à tel point que nous sommes emportés par sa perfection. Ce grand vin se doit de respirer. Et sur la truffe, il développe des sensations que nous n’avions pas connues hier. pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Le deux janvier devrait être enfin le jour du repos. Mais pas du tout. Ma femme avait fourré de foie gras quelques pigeons, et il fallait bien les prévoir à notre dîner. Nous commençons par le champagnepan style="COLOR: red"> Dom Pérignon 1998pan> qui est toujours aussi charmant. Sur un jambon corse couillu, viril comme un bouquetin à l’aube du printemps, la bouche est tellement torturée que tout chavire sur un étoc gustatif. La Corse n’aurait pas besoin d’explosif, ce jambon suffit. Sur la poutargue, les papilles se remettent en rang, et le champagne expose son côté floral, gentiment titillé par l’iode intense de l’œuf de mulet. On n’a pas la complexité des Salon, mais le confort gustatif de ce champagne est intelligent.pan>p><p style="MARGIN: 0cm 3.6pt 6pt 0cm; TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">Pour mon gendre, le pan style="COLOR: red">Chateauneuf du Pape Hommage à Jacques Perrin 1999pan> est son premier Hommage. C’est un baptême. Et c’est un magnifique démarrage, car dès la première gorgée, nous prenons conscience qu’il s’agit d’un vin parfait. C’est assez saisissant. On oublie que le vin est jeune, car son boisé, son fruit, sa charge alcoolique sont parfaitement maîtrisés, et le mot qui revient est : « c’est parfait ». La chair du pigeon est remarquablement goûteuse et met en valeur, mais il n’en a pas besoin, ce vin délicieux, jouissif, qui fait penser que rien d’autre ne serait meilleur. Il m’indifférerait qu’on me dise qu’une autre année serait meilleure, car ce que j’ai en bouche, dans un registre jeune, est d’une invraisemblable justesse. C’est grand. Point. Il ne fait pas de doute que ce vin fait partie de l’excellence du Rhône. Conquis par l’Hermitage La Chapelle, je suis enlevé par l’Hommage, d’une magnitude supérieure. pan>p>