<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Apéritif impromptu par une jolie soirée d'été. Un pan style="COLOR: red">Champagne Henriot magnum1996pan> sert d'introduction. Classique, bien dessiné, il est l'archétype du champagne de plaisir. Nous tranchons des lamelles de poutargue, de fines tranches de Jabugo viennent exciter nos papilles et un camembert Jort vient ajouter sa touche de doux-amer. Je donne ensuite le choix entre un magnum de Dom Pérignon 1998 et un magnum de Salon 1997 et l'unanimité se fait sur le Salon, alors que mon humeur eût porté vers le Dom Pérignon. pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le nez du pan style="COLOR: red">Champagne Salon magnum 1997pan> est une pure merveille. Il est vineux et évoque de grands bourgognes, tant le Chardonnay imprime sa marque. En bouche, c'est peut-être un des plus grands 1997 que j'aie bu. Il combine la délicatesse florale avec un caractère vineux qui s'affirme de jour en jour. Compagnon de gastronomie, il s'adapte quasiment à tout et lorsque l'on sert un gigot d'agneau de plus de onze heures, l'accord est saisissant de pertinence. Ce Salon est taillé pour les repas aux viandes expressives. Ce champagne me plait de plus en plus. pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">A la définition de Néologismes, B.Pivot dans son nouveau dictionnaire, introduit ce mot :
pan style="COLOR: #cc0000">Audouzerpan>pan style="COLOR: #cc0000"> : déboucher une vieille bouteille au moins quatre heures avant de la boire. De François Audouze, collectionneur de vins très vieux, de bouteilles mathusalémiques, qui les propose à la dégustation après un minutieux et savant rituel. « Il faudrait audouzer nos beychevelle 28. » (Bernard Pivot, les mots de ma vie).pan>pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le mot "audouzer" est en fait né sur le forum de Robert Parker, après que j'ai exposé la méthode que j'utilise, qui a donné lieu à des discussions épiques. Au bout d'un certain temps, les témoignages confirmant l'intérêt de ma méthode sont devenus plus nombreux et un membre du forum a dit un jour : "pan style="COLOR: red">I have audouzed my winepan>". Et cette expression est restée, et j'ai trouvé cela plutôt sympathique.
Ayant une admiration profonde pour Bernard Pivot, je l'ai invité à un dîner, et il a apporté un magnum de Beychevelle 1928 délicieux, ce qui veut dire que sa citation n'est pas le fait du hasard :
"Tout de go Bernard Pivot me dit qu’il attend avec impatience de lire le compte-rendu de ce dîner, car il est différent de lire les aventures que l’on vit. J’écris donc ce texte avec l’angoisse d’être jugé par celui qui a côtoyé tout ce que la littérature a produit de meilleur. Bernard est étonné que je ne prenne aucune note. Nous abordons maintenant son vin, le Château Beychevelle en magnum 1928. La couleur est belle, d’un rouge de grande jeunesse. Le vin est à peine trouble. Etant servi en premier, je suis sensible à une petite acidité dont j’espère, chacun s’accommodera, pour ne pas passer à côté du beau message. Le vin est velouté, rond et joyeux, et l’accord avec le lourd jus truffé est gourmand. L’acidité disparaît vite. Bernard qui n’est pas familier des vins de cet âge constate que son vin n’est pas bu « post mortem » mais bien vivant. La pureté du chatoiement du vin est un plaisir que je prolonge en buvant la lie." pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">(le récit complet du dîner où ce Beychevelle 1928 fut bu est ici : ps://academiedesvinsanciens.org/archives/120eme-diner-de-wine-dinners-au-restaurant-de-la-Grande-Cascade/">https://www.academiedesvinsanciens.org/archives/1987-120eme-diner-de-wine-dinners-au-restaurant-de-la-Grande-Cascade.html )
La mention de Bernard Pivot dont je suis le plus fier, et c'est ce qui a justifié que je l'invite, c'est celle qu'il a faite dans le dictionnaire amoureux du vin, où il dit que je suis le Bossuet des vieux flacons. C'est un compliment dont je suis fier.pan>p>
<p>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">px; BORDER-LEFT: 0px; PADDING-LEFT: 5px; PADDING-RIGHT: 5px; FLOAT: left; BORDER-TOP: 0px; BORDER-RIGHT: 0px" class="serendipity_image_left" src="https://academiedesvinsanciens.org/wp-content/uploads/DSC03936-Copie.jpg" width="562" height="480" />px; BORDER-LEFT: 0px; PADDING-LEFT: 5px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; BORDER-RIGHT: 0px" class="serendipity_image_center" src="https://academiedesvinsanciens.org/wp-content/uploads/DSC03938-Copie.jpg" width="448" height="208" />pan>p>
pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Lorsque j'étais allé à pan style="COLOR: #0000cc">l'hôtel du Castelletpan> il y a un mois, j'avais discuté avec le chef Christophe Bacquié, meilleur ouvrier de France et avec son sommelier, Romain Ambrosie, de cuisine et de vin. Dans le pan style="COLOR: #0000cc">restaurant San Felicepan>, qui n'est pas le restaurant gastronomique mais jouit d'une vue exceptionnelle, il y a une exposition de grands formats du Château Vannières, un Bandol renommé que Jean-Philippe, notre talentueux ami, nous avait fait découvrir dans sa version 1983 chez Marc Veyrat à la Ferme de mon Père à Megève. Cette bouteille m'avait marqué aussi ai-je demandé à Romain s'il pouvait se la procurer, ce qu'il fit.pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">px; BORDER-LEFT: 0px; PADDING-LEFT: 5px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; BORDER-RIGHT: 0px" class="serendipity_image_center" src="https://academiedesvinsanciens.org/wp-content/uploads/IMG_6956-Copie.jpg" width="336" height="448" />pan>p>pan>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Nous arrivons à sept, ma femme et moi avec deux de nos enfants, mon gendre et deux de nos petits-enfants. Sur la terrasse du bar, nous commençons par un pan style="COLOR: red">Champagne Krug Grande Cuvée sans annéepan>peu âgé. Le vin est racé, grand, mais une légère amertume me gêne, qui s'estompera sur de la nourriture. C'est un grand champagne mais sa vibration ne m'a pas suffisamment atteint.pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le menu est simple, tranches de jambon Jabugo, pan> pan>côtelettes d'agneau et côte de bœuf que nous nous partageons. Les viandes sont superbes et goûteuses. Pour que la confrontation soit intéressante, j'ai prévu d'associer le Vannières à un Rayas 2000. pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">px; BORDER-LEFT: 0px; PADDING-LEFT: 5px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; BORDER-RIGHT: 0px" class="serendipity_image_center" src="https://academiedesvinsanciens.org/wp-content/uploads/IMG_6962-Copie.jpg" width="336" height="448" />pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le pan style="COLOR: red">Château Vannières Bandol 1983pan> a une couleur très foncée, presque opaque tant il semble avoir de la matière. Le nez est riche mais discret. C'est en bouche qu'il explose d'un velouté extraordinaire. Ce vin sublime la notion de Bandol. On est dans des impressions que donnent les grandes Côtes Rôties de Guigal. C'est assez envoûtant. Avec les olives noires de l'apéritif, c'est un régal.pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">px; BORDER-LEFT: 0px; PADDING-LEFT: 5px; PADDING-RIGHT: 5px; FLOAT: left; BORDER-TOP: 0px; BORDER-RIGHT: 0px" class="serendipity_image_left" src="https://academiedesvinsanciens.org/wp-content/uploads/IMG_6961-Copie.jpg" width="235" height="314" />px; BORDER-LEFT: 0px; PADDING-LEFT: 5px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; BORDER-RIGHT: 0px" class="serendipity_image_center" src="https://academiedesvinsanciens.org/wp-content/uploads/IMG_6960-Copie.jpg" width="336" height="448" />pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le pan style="COLOR: red">Château Rayas Chateauneuf-du-Pape 2000pan> est l'opposé de ce vin. Sa couleur est d'un rubis rose clair, le nez est d'une subtilité exceptionnelle et ma femme qui ne boit pas, préfère de loin le Rayas à son parfum. Hélas, le Rayas commandé au dernier moment, alors que le Vannières nous attendait en salle, provient d'une cave ou d'une armoire beaucoup trop froide et je sens le coup de froid qui agit sur le vin comme un lac gelé sur la virilité d'un nageur. Et j'ai attendu longtemps qu'il se reconstitue. Mon gendre et surtout mon fils vibrent au Rayas qui est grand. Je suis beaucoupplus sur la réserve. Le vin est indéniablement un grand vin, avec des évocations bourguignonnes fortes et une profondeur de message dans les compotes de quetsches qui sont évidemment plaisantes, mais il manque toujours quelque chose pour me faire plaisir. Car le Vannières est la sérénité absolue. Le qualificatif qui me vient est "serein comme un Guigal". pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">px; BORDER-LEFT: 0px; PADDING-LEFT: 5px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; BORDER-RIGHT: 0px" class="serendipity_image_center" src="https://academiedesvinsanciens.org/wp-content/uploads/IMG_6963-Copie.jpg" width="314" height="235" />pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Les deux vins ne se contredisent pas tant ils sont différents, et mon cœur penche pour le Vannières à l'équilibre et à la cohérence saisissants. Plusieurs minutes après le dessert, je reviens sur les deux verres. Le Rayas a retrouvé du pep et de la cohérence. Il montre enfin du panache et fait jeu égal avec le Bandol. Il est beaucoupplus complexe. Mais on ne refait pas une partie après la fin du match. La vedette de ce repas, c'est un Vannières 1983 éblouissant de sagesse et de sérénité, au velouté envoûtant.pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le cadre de l'hôtel du Castellet est propice au farniente et à la méditation devant une nature d'une rare beauté. Ce fut un beau moment autour de ce déjeuner. L'étape suivante sera le restaurant gastronomique. pan> pan>pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">pan>px; BORDER-LEFT: 0px; PADDING-LEFT: 5px; PADDING-RIGHT: 5px; BORDER-TOP: 0px; BORDER-RIGHT: 0px" class="serendipity_image_center" src="https://academiedesvinsanciens.org/wp-content/uploads/IMG_6965-Copie.jpg" width="336" height="448" />pan>pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Ma fille et mon gendre sont maintenant installés dans la villa qu'ils louent à deux pas de chez nous. C'est l'occasion de fêter cela avec du lourd. Le mistral est encore très fort, les vagues sont puissantes, organisées en rouleaux bruyants. Contre toute attente le pan style="COLOR: red">Champagne Henriot magnum 1996pan> ouvert il y a deux jours n'a pas la moindre trace de fatigue. La couleur est la même, la bulle a la même vivacité et le goût n'a pas pris la moindre trace d'acidité. Et on ne peut même pas dire qu'il s'est assagi, car il a la même tension que précédemment. pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">J'ai tenu à frapper fort, car j'ai apporté un pan style="COLOR: red">Champagne Cristal Roederer rosé magnum 1999pan>. Ce champagne est connoté bling-bling, a un prix russe, il faut donc vérifier s'il justifie tout le bla-bla médiatique qui l'entoure. La couleur est d'un jaune de pêche. Discrète, élégante et raffinée. La bulle est belle, fine active, mais pas envahissante. Et ce qui frappe à la première gorgée, c'est la précision du champagne. Le contraste est saisissant entre l'image des rappeurs californiens qui boivent ce champagne dans leurs Lamborghini avec des pinups fessues, pan> pan>ou celle de russes ventrus qui font couler ce vin sur la croupe de naïades tarifées et la réalité d'un champagne strict, structuré, qui ne cherche pas à briller mais qui montre une élégance rare. C'est un grand rosé droit, ferme, architecturé, qui ne montrera tout au long de sa dégustation aucun signe de faiblesse. Ce champagne n'est pas très typé, mais il est droit, précis et parfait. Il tient donc son rang et sa réputation, jamais sur le show, mais surtout par sa précision doctrinaire. pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Mon gendre a voulu confronter deux vins de régions que tout oppose. Nous commençons par un pan style="COLOR: red">Château de Pibarnon Bandol rouge 2005pan>. Tout dans ce vin respire l'été avec la tapenade et le fenouil qui transparaissent dans un vin râpeux et chaleureux. J'avoue que j'en attendais un peu plus. pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le pan style="COLOR: red">Château Trotanoy Pomerol 1999pan> a un parfum d'une rare complexité, très pomerol. D'emblée, on le situe au dessus du Pibarnon, par la complexité, par la longueur et par ce côté riche qui emplit la bouche de délices. Mais au fil du temps, le froid du soir venant s'installer sur notre table en extérieur, c'est le Pibarnon qui se trouve le plus à son aise. Il fallait juxtaposer ces deux vins différents. Le Bandol jouant à domicile a marqué plus de buts. Mais la prime à la complexité revient au bordelais.pan>p>
<p style="MARGIN: 0cm 0cm 6pt">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Cette soirée fut illuminée par un rosé impérial, le Cristal rosé 99 est un vin de grande race, qui justifie son aura. pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Je n'imaginais pas l'avoir bu autant de fois. pan>pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Ici un Dom Ruinart rosé 90 bu avec Richard Juhlin chez Ruinart :pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Alors que je suis assez peu fanatique des champagnes rosés, je suis interdit comme sur un uppercut par le pan style="COLOR: red">Dom Ruinart rosé 1990pan>. le nez est incroyablement séducteur et en bouche, quelle élégance après les blancs ! Passionnant. Mais le pan style="COLOR: red">Dom Ruinart rosé 1988pan> allait me plaire plus encore par un fruité excitant. Je l’ai préféré au 1990, contre l’avis de mes amis qui ont plébiscité le 1990. Mais ce fruité m’allait bien. Le pan style="COLOR: red">Dom Ruinart rosé 1986pan> moins ouvert, plus conventionnel, fut vite doublé, sur un froncement de cil de Richard Juhlin, par un magnum du même millésime. Malgré une nette amélioration, ce champagne ne me fit pas vibrer.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Un pan style="COLOR: red">Dom Ruinart rosé 1990pan> est une splendeur. Des arômes incroyablement flexibles, qui s’adaptent aux saveurs qui lui sont proposées. Un magnifique champagne, avec des variations extrêmement éclectiques.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Là je ne peux pas résister à la tentation de mettre un passage totalement bling-bling ! :pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Raffinement suprême, quand le crépitement du feu d’artifices cessa, à travers le nuage gris qui retombait, le château fut percé par l’éclairage de toutes les fenêtres, d’un ton orange strictement de la couleur du Yquem 1967. Si c’était voulu, c’est un magistral clin d’œil. Eblouis par les saveurs intenses de ce sublime repas on cherchait autour de soi avec qui partager ses impressions. Michael Broadbent était tout sourire, Philippine de Rothschild était aux anges. Une coupe de pan style="COLOR: red">Dom Ruinart rosé 1990pan> allait préparer le retour vers nos voitures dans des allées où des torches remplaçaient les rosiers qui ponctuent les rangs de vignes.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Là, ça redevient plus popu, car c'est à l'occasion d'une partie de belote :pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Lors d’une revanche aux cartes, le pan style="COLOR: red">champagne Dom Ruinart 1990 rosépan> confirme, s’il en était besoin, l’impression et l’admiration que j’avais ressenties lorsque je l’avais découvert lors d’un dîner au siège de Dom Ruinart. Magnifique rosé joyeux et dense.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Rebelote : pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Un pan style="COLOR: red">champagne Dom Ruinart rosé 1990pan> est un dessert à lui tout seul. Il chante dans le verre. Il s'est amusé de diverses expressions de desserts et a confirmé que 1990 est particulièrement réussi. Je n’étais pas du camp des gagnants à la belote. L’important était à table et dans nos verres.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Re, rebelote :pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">mais c’est un pan style="COLOR: red">champagne Dom Ruinart rosé 1990pan> qui montre où se trouve la vraie grandeur. Savoir que la belote n’est qu’un jeu, d’accord. Mais aligner les humiliations, même avec Dom Ruinart rosé, ça casse, double casse, comme on dit à Nice.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">le pan style="COLOR: red">Champagne Dom Ruinart rosé 1990pan> fut placé ici comme une pause entre deux plats. Quel choix judicieux ! Ce champagne est un vent de fraîcheur. J’ai été immédiatement frappé par l’élégance de sa construction. C’est un immense champagne rosé, très au dessus de la mémoire que j’en avais. Un grand moment de charme.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le pan style="COLOR: red">Champagne Dom Ruinart rosé 1990pan> séduit déjà par son flacon particulièrement élégant. Dans le verre, la couleur rose saumonée est une invitation à la luxure. Et sur le lait caillé, étrange et délicieux, nous sommes embarqués dans un monde inexploré. J’adore la confrontation du plat et du vin dont aucun ne ressort indemne. Il y a une interpénétration redoutable. Nous discutons avec Alain de la transformation que subit le champagne. Point n’est besoin de savoir ce qu’il vaudrait intrinsèquement car ce dont il faut jouir, c’est de ce qu’il nous offre maintenant, dans un accord étrange, rare, important.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Mon gendre qui avait un événement à fêter a apporté un pan style="COLOR: red">Champagne Dom Ruinart rosé 1990pan>. D’une couleur de pêche jaune rose, ce champagne est un vrai bonheur, qui combine la complexité et la facilité. D’une bulle très active, il trouve un joli partenaire dans les tranches d’une pomme à peine acide, cuites à l’extérieur mais crues à l’intérieur.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Deux interprétations de la pêche blanche accompagnent un pan style="COLOR: red">magnum de Champagne Dom Ruinart rosé 1990pan>. La couleur d’un rose de nacre intense réjouit les yeux. La bulle est très active et le champagne est d’un charme surhumain. C’est un des plus grands champagnes rosés que l’on puisse imaginer, de la même race que le rosé Dom Pérignon 1990 en magnum lui aussi. Ce champagne a du chien, de la race, et une sensualité raffinée et l’on se demande si ce rosé ne dame pas le pion au Salon 1995. Ce champagne de classe se sirote dans le calme d’une nuit paisible au rythme des conversations interminables.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Chez des amis, un pan style="COLOR: red">Champagne Bollinger Spéciale Cuvée magnum sans annéepan> est sympathique, solide et rassurant, mais il lui manque un peu d'imagination et d'émotion. Quand il s'épanouit, il se structure et devient de plus en plus plaisant. pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le pan style="COLOR: red">Champagne Salon magnum 1997pan> qui le suit est largement mis en valeur par le précédent. Ce qui frappe, c'est sa complexité et son extrême longueur. Fleurs délicates, fruits blancs, et subtilité caractérisent cet excellent champagne qui est une version de Salon moins guerrière que des millésimes plus vineux. J'aime beaucoup cette version élégante et délicate.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le pan style="COLOR: red">Terrebrune Bandol rouge 2007pan> est extrêmement plaisant. C'est vraiment un vin d'été, avec ses évocations de truffe, d'anis et de fenouil. Il est gouleyant et généreux.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Le nez du pan style="COLOR: red">Château Figeac 2001pan> est une petite merveille. Quelle race ! Ce Figeac puissant ne fait pas très bordelais, mais il est d'une complexité gourmande et se boit bien. La maîtresse de maison exécute avec talent des recettes complexes de Thuriez magasine. Des discussions passionnantes nous ont entraînés tard dans la nuit. pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Un vendredi soir, mon fils arrive par le train et mon gendre arrive par l'avion. Gendre et fille ont loué une villa à moins d'un kilomètre de chez moi. La tentation est grande de les accueillir au champagne. Ce sera chez mon gendre. Les petites tartines sont déjà prêtes et les prélèvements se feront sur le stock de mon gendre. Le pan style="COLOR: red">champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1996pan> est une leçon de champagne. Dans un registre très classique, ce champagne se positionne à un niveau de grande qualité. On ne peut qu'aimer ce champagne rassurant, plaisant, facile à vivre mais racé. Sur des toasts à la tapenade, à la crème de sardine et sur des jambons aussi fins que des crêpes Suzette, c'est un régal. pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Est-ce le mistral insistant, on ne sait, mais le niveau dans les verres baisse vite, et il faut vite doubler avec un pan style="COLOR: red">Champagne Dom Ruinart 1990pan>. Le saut qualitatif est sensible, ce qui n'enlève rien à la pertinence de l'Enchanteleur. Le vin est d'une précision extrême, avec des évocations de fleurs blanches et roses. Ce champagnepan> pan>est noble. Une crème de saumon tartinée lui plait bien. C'est un grand champagne, expressif, buriné, ciselé, qui malgré sa puissance extrême, conserve le caractère floral d'un élégant romantisme. On sent qu'il a pris un peu de maturité, et ça lui va bien.pan>p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">pan style="FONT-FAMILY: 'Verdana','sans-serif'; FONT-SIZE: 10pt">Mais une fois encore, le mistral, les conversations passionnées d'un début de vacances pour les nouveaux arrivants pousse à ouvrir autre chose. Nous savons que nous n'irons pas au bout d'un magnum, mais il n'y aura aucun mal à le finir demain. Le pan style="COLOR: red">Champagne Henriot magnum 1996pan> est un solide guerrier. Il n'a pas la finesse des deux précédents, mais il se place bien en bouche. Il est carré, solide, plaisant, mais une trace de liqueur de fruit entrave mon plaisir. Alors qu'il n'est pas trop dosé, on ressent la trace de la liqueur de dosage. Dans le calme du soir éreinté d'un insistant mistral, ce champagne est vraiment agréable à boire, même s'il souffre un peu d'être servi après deux très grands champagnes.pan>p>