Dîner à l’Agapé Substance dimanche, 13 novembre 2011

Jean-Philippe m’envoie un texto : « table réservée pour quatre à Agapé Substance. Est-ce que tu viens ? ». J’avais été conquis par la cuisine de David Toutain et sur des forums, j’avais pu constater que ce restaurant ne faisait pas l’unanimité. Je n’avais qu’une envie, c’est de retourner pour vérifier si ma première impression était la bonne. Un deuxième texto me dit : « nous pouvons apporter nos vins ». Je descends dans la cave de mon domicile et mon œil est attiré par un Nuits Saint-Georges Bouchard Père & Fils 1961. Son niveau et sa couleur sont engageants. Ma main se porte ensuite sur un Chambolle-Musigny Louis Grivot 1947 mais hélas le bouchon est tombé dans le liquide. Mort pour mort, autant le vérifier ce soir. Pour que mon apport soit de deux vins, je prends un Château Ausone 1979 dont je me souviens que nous l’avions aimé à Casadelmar.

A 19 heures, je me présente au restaurant Agapé Substance où toute l’équipe travaille à préparer le dîner. Guillaume, le sommelier ami de Tomo me prépare l’endroit où j’ouvre mes vins. Le Nuits-Saint-Georges a une odeur prometteuse. L’Ausone sera superbe et à ma grande surprise, le Chambolle-Musigny a une odeur très pure, où rien ne permet de penser que le bouchon ou la capsule aurait rendu le vin impropre à être consommé. La question se pose de carafer, mais le parfum du vin étant sympathique, la solution choisie est de reboucher avec un bouchon neutre pour ne pas créer une évolution trop rapide du vin.

Ayant terminé assez vite, Guillaume me suggère d’aller à la « Compagnie des Vins Surnaturels« , (voir sujet sur ce bar à vins).

Jean-Philippe est arrivé à l’Agapé Substance et deux autres amis arrivent peu après. A la longue table unique – à l’exception de quelques petites tables pour deux – un couple qui avait réservé s’attable cinq minutes puis s’en va. Deux places étant libérées, j’appelle Tomo pour qu’il nous rejoigne avec son épouse. Il arrive, seul, très peu de temps après.

Le menu préparé par David Toutain, dont les intitulés ont été écrits par l’un des amis est : pastèque en gelée / berce : gelée de berce au yuzu, mousse et toast / tourteau et consommé / topinambour crevette et condiment pamplemousse / topinambour, chips vapeur, purée, râpé de chou-fleur, noisette et échalotes de champagne / onsen tamago (œuf poché) oseille sauvage / cèpes persil parmesan et éclats de noisette / cèpes crus, purée de panais, chips châtaigne, purée échalotes / foie gras, gnocchi, pommes de terre, consommée de peau de pomme de terre / panais chocolat blanc, crème de lait / risotto de céleri et châtaigne / oursin courge et mélisse / truite de banka (sur l’Adour) avocat, radis, red meat / langoustine et chocolat blanc réduction de citron vert et citronnelle / chou romanesco caramélisé, curry de Madras langoustine / encornet chorizo et salsifis / carottes jaune sésame galanga (gingembre thaï) / champignons pieds bleus, girolles, benoîte urbaine, crumble noisette / ormeaux, tomate, caviar végétal / ris de veau réglisse salsifis / pattes de perdreaux, sauce au foie gras, chapelure de noisette / perdreau, orgeat, hibiscus, betterave, potiron, farine de sarrasin / riz pour saké, peanut, grapefruit / chocolat gâteau, crème gelée, crème pralin, feuille de chocolat croustillante.

Disons-le tout de suite, ces vingt-trois plats (environ) sont un pur enchantement. La créativité de David Toutain est extrême. Les plats sont cohérents, goûteux, et font voyager dans des saveurs intelligentes. Mon enthousiasme de la première visite ici n’a pas faibli, au contraire, il s’est renforcé. Certains plats sont des merveilles. L’œuf poché, l’oursin, la langoustine, le foie gras, l’ormeau et le perdreau sont de très grands plats, les vainqueurs étant pour moi le foie gras et l’œuf. Ce chef a un talent immense.

L’autre bonne nouvelle, c’est que l’endroit m’a moins gêné, et les tabourets se supportent bien. Cette forme de gastronomie me plait beaucoup. Ce voyage dans des saveurs me plait, et la proximité avec le déjeuner au restaurant Guy Savoy me montre que j’aime autant ces deux formes de repas et ces deux gastronomies.

Nous avons commencé par un Champagne Drappier Brut nature, pinot noir zéro dosage dégorgé en 2011. Le champagne est très plaisant, même sans dosage, et semble très pur. Mais il manque un peu de sentiment et sert de faire-valoir au Champagne Krug 1998 très riche, follement complexe, mais encore beaucoup trop jeune.

Nous buvons ensuite un Meursault-Perrières Domaine des Comtes Lafon 1996. C’est un superbe blanc sans histoire, de grande complexité et de belle mâche. Sa longueur est une composante du plaisir qu’il procure.

Comme il n’est pas encore temps de passer aux rouges, nous commandons un Champagne Billecart -Salmon Cuvée François Billecart 1998. Ce champagne est très plaisant et s’accorde très bien aux délicieux plats qui retiennent toute mon attention. J’aime beaucoup la facilité avec laquelle il se boit.

Le Nuits Saint-Georges Bouchard Père & Fils 1961 n’est pas un vin très complexe, mais il profite à fond de l’année 1961 qui lui donne équilibre, richesse et profondeur. Il évoque la truffe noire tout en restant élégant. Il se marie avec beaucoup de plats de façon très convaincante.

Le Château Ausone 1979 est un beau saint-émilion qui semble d’une année meilleure que 1979, car il a une richesse et une présence supérieures à l’image de cette année. Il donne l’impression de ne pas avoir d’âge. On est loin des Ausone de la période moderne du 21ème siècle.

Oserais-je le confesser, j’ai presque une larme à l’œil en goûtant le Chambolle-Musigny Louis Grivot 1947. Je me bats pour que les vins soient bus avant que la mort ne les décime, et ce vin au bouchon tombé avait tout pour être mauvais. Or je ne lui trouve aucun défaut, ce qui est presque incroyable, car évidemment, je ne sais pas quand le bouchon est sorti de sa position. Alors, ce petit miracle me remplit d’émotion. Le vin est vivant, subtil, délicat, plein de la grâce que lui confère le millésime mythique. Je suis heureux comme un bénévole qui sauve quelqu’un de la noyade. Ce qui décuple mon plaisir de le boire ce beau Chambolle auquel je pardonne les éventuels défauts. Mais il n’en a pas.

Nous finissons notre périple qui nous a conduits au-delà d’une heure du matin avec le Champagne Roses de Jeanne Cédric Bouchard 2006, pinot noir dégorgé en 2010 apporté par Tomo. Il est délicat, colle bien aux desserts, mais j’avoue volontiers que mes capacités analytiques sont bien émoussées.

Cette table est une des plus originales de Paris.

Les vins

ça chauffe en cuisine !

les plats

les bouteilles, sauf le dernier champagne

Compagnie des Vins Surnaturels, bar à vins dimanche, 13 novembre 2011

Ayant terminé assez vite d’ouvrir les vins d’un dîner à l’Agapé Substance, Guillaume me suggère d’aller à la « Compagnie des Vins Surnaturels« , un bar à vins situé 7 rue Lobineau dans le 6ème arrondissement. Ce bar a été ouvert il y a deux mois et propose des vins au verre ou en bouteilles avec certains prix qui sont de belles affaires.

Il y a des coefficients inférieurs à deux, et quelques prix très proches de ceux que je peux obtenir.

Je m’assieds au comptoir et commande un verre de Gaia Sperss 1999. Ce vin, un nebbiolo, est un des Barbarescos les plus prisés d’Italie. Pour l’accompagner, je grignote une assiette de jambon à la truffe fort sympathique.

C’est un endroit où revenir pour faire de bonnes pioches et grignoter des snacks goûteux.

déjeuner au restaurant Guy Savoy dimanche, 13 novembre 2011

Aller déjeuner au restaurant Guy Savoy, c’est toujours un plaisir. L’accueil est souriant, motivé, concerné. J’ai le temps de jeter un œil sur la carte des vins avant que mon ami conscrit n’arrive. Nous buvons un Champagne Philipponnat Clos des Goisses 2000 extrêmement vineux, riche, plein, d’une forte personnalité. Arrivé légèrement trop chaud, il trouve sa vraie vigueur quand il est frappé.

Notre menu commun est : la mer en « bouillon-gelée » / pintade pochée entière, riz Basmati, sauce Albufera. Mais des oreilles attentives ayant peut-être intercepté les hésitations du choix de l’entrée, nous aurons la chance d’avoir une petite entrée supplémentaire, la légendaire soupe d’artichaut à la truffe et sa brioche feuilletée, plat que j’adore car son dosage est exceptionnel.

Sylvain, le sommelier avec lequel j’ai géré plusieurs dîners de wine-dinners me conseille un vin blanc qu’il trouve brillant : un Puligny-Montrachet Le Cailleret Jacques Arbon 2002. Ce vin est élaboré par la famille de Montille et Sylvain a bien raison : ce Puligny joue dans la cour des grands. Le nez est d’une rare élégance. Ce vin est très féminin, tout en grâce. Sa complexité est extrême. C’est un vin plaisant avec une belle acidité citronnée, à la belle longueur élégante, et qui boxe à un niveau qui dépasse celui des Puligny. C’est sa complexité qui me conquiert. Sur la pintade d’une tendreté invraisemblable, le blanc crée un bel accord. Mais l’accord est encore plus beau avec le Clos des Goisses, car le champagne ne prend pas le dessus, alors que le blanc est trop dominateur dans l’accord.

Avec un mâle courage j’avais annoncé au truculent maître d’hôtel au délicieux accent germanique que je ne prendrais pas de dessert. Mais lorsqu’à la table voisine on sert un millefeuille, je succombe avec un millefeuille « minute » à la gousse de vanille. On se sent bien dans ce restaurant au service enjoué et à la cuisine talentueuse et rassurante.

Jury du prix Edmond de Rothschild samedi, 12 novembre 2011

Le 26 octobre, le jury s’était réuni pour une confrontation de nos votes. Après avoir délibéré, nous avons décidé de l’attribution du prix « Edmond » et du prix « Nadine » de Rothschild.

La remise des prix sera faite le 14 novembre.

Ce matin, par hasard, je feuillette Le Point du 3 novembre.

Quelle n’est pas ma surprise de voir ceci :

A quoi sert la remise des prix si on a vendu la mèche ? Où est le suspense ?

Je ne féliciterai le récipiendaire que lorsque la remise des prix aura eu lieu. Il mérite d’être félicité pour son magnifique travail. Mais en son temps !

Récolter trop tôt, ce n’est pas une bonne vendange.

oh temps, suspends ton vol vendredi, 11 novembre 2011

Il fallait être ponctuel pour surprendre le 11h11mn11sec du 11/11/11.

C’est fait :

cette montre m’a été offerte par mon défunt beau-père il y a plus de 20 ans. Elle est reliée à un satellite et donne donc l’heure la plus précise qui soit.

Je n’ai changé la pile de cette montre qu’une fois en vingt ans et l’heure s’est toujours ajustée, été comme hiver.

J’ai voulu immortaliser la seconde précise du cataclysme intergalactique annoncé. Raté, pas pour la photo, mais pour le cataclysme.

L’amour du vin comparé à la plongée sous-marine mardi, 8 novembre 2011

Sur un forum de vins, la passion du vin, mon récit sur le pinot noir du 18ème siècle (ou début 19ème siècle) découvert dans l’abbaye de Saint-Vivant a suscité des commentaires d’une grande faiblesse. Et l’un des administrateurs du forum a eu une réaction de dédain pour ce qu’il a considéré comme du vinaigre. Sa remarque, montrant un manque de curiosité pour ces vins atypiques m’a suscité la comparaison avec le monde sous-marin.

Celui qui boit des vins des 25 dernières années est comme celui qui fait du tuba. Avec masque et tuba, on peut voir dans la mer des choses merveilleuses. De zéro à moins 15 mètres, il y a un monde marin de toute beauté.

Celui qui boit des vins entre 1900 et 1961 (limites pour fixer les idées) est comme le plongeur qui plonge entre moins 20 mètres et moins 60 mètres. Les coraux sont beaucoup plus beaux; les poissons sont plus gros, et des espèces qui ne s’aventurent pas dans les basses surfaces sont visibles. Et la sensation d’entrer dans un monde nouveau est d’une grande plénitude. Ce monde là est quasiment mon quotidien, avec des émotions que la balade en tuba ne peut pas donner.

Et puis, il y a ceux qui prennent un bathyscaphe et vont se promener de moins 100 à moins 500 mètres. Les ignorants disent que ce monde sous-marin est mort, alors qu’il est étonnamment vivant. Bien sûr, il n’y a plus les couleurs chatoyantes des fonds baignés de soleil (le fruit), mais il y a des poissons et des visions qu’aucune des deux approches de la plongée ne peut donner. Et il y a parfois des trésors dans des épaves que nul n’a visitées, comme ces vins de Chypre de 1845 qui sont les plus émouvants de ma vie. Ce monde, c’est celui des vins de plus de cent ans, que j’ai le plaisir et l’honneur de pratiquer.

Alors bien sûr, on peut être heureux d’utiliser son tuba. Mais refuser la plongée bouteille ou la plongée bathyscaphe, c’est un singulier manque de curiosité.

Qu’on dise : « je n’y ai pas accès », je le comprends. Mais qu’on n’en ait pas la curiosité, c’est une erreur. Plus qu’une erreur pour un passionné, une faute.

La passion d’un amoureux de curiosités antiques mardi, 1 novembre 2011

La personne chez qui je suis allé à Rennes goûter le vin de 1690 qui m’a procuré une émotion énorme est un passionné. C’est lui qui avait déniché cette bouteille.

Il n’a pas des moyens gigantesques mais sa passion le pousse à explorer des vins atypiques dont certains sont prestigieux.

J’adore cette authentique passion. Voici le message qu’il m’a envoyé, « dans son jus », pour que sa passion transparaisse comme elle s’exprime :

Romanée Conti 1964 avec Dominique Fornage en Suisse : Rose Reglisse , 20 sur 20

Petrus 1947 bouchon étiquette d’origine, 1000 euros en Belgique chez Vinum Petri spécialiste des vieux Van der Meulen : Framboise Botryfiée ,19 sur 20

Yquem 1921 1500 euros chez Vinum Petri :Mélasse de Fraise,19 sur 20

margaux Aligre vers 1850 ,100 euros a la cave de saint Germain les lices a Rennes ( qui a des cognac du 19eme dont des 1811 ) La bouteille a 2 sceaux, bouchon d’ origine :couleur rouge,fruits rouges en attaque ,puis du cuir chevalin , 12 sur 20

Gruaud Laroze 1869 d’épave,j’ai raté la vente aux enchère mais l’acheteur me la revend 700 euros.Reconditionnée en 1992: couleur rose virant marron dans le verre.massif, cuir chevalin en attaque , orange en milieu ,safran en finale , ensemble salé et marin et un peu chocolaté. 22 sur 20

Sauternes vers 1865 ,j’achete cette bouteille 500 euros près de bordeaux a la veuve d’un collectionneur, c’est la plus vielle de la cave, elle refuse de la confier a un transporteur, je me déplace.Verre vert avec des bulles rondes dedant ,bouchon d’origine rétrécit ciré : vin épais noir,concentration et puissance inouies ,merveilleux gout de mélasse de pruneaux botrifiés 25 sur 20

Porto garrafeira 1871 ,130 euros a la cave nationnal garrafeira de lisbonne spécialiste des portos maderes antiques.le vin a passé 60 ans en bombonnes ,embouteillé vers 1930:robe marron,prunes botryfiées ,très bon mais pas magique 15 sur 20

madères ,j’ai travaillé 18 mois a oslo, dans un bar a vin au nom oublié , un couple commande 2 madères 1825 et 1845 enbouteillés vers 1920 ,ils partent en laissant la moitié pour le personnel, le sommelier chinois me fais gouter les vins: Racés avec des paliers dans le corp ,vieux bois. 20 sur 20

PX vers 1800, 400 bouteilles diverses du 19eme sont retrouvées entérées dans un chateau a saint brieux,aux enchères j’en obtient une pour 60 euro l’une des plus vielles et moins chères,,un cilyndre en verrre noir ciré début 19eme identique a votre lachrima christi 1805: noir et visqueux, caramel café très chargé en safran. Des années après l’ouverture le dépot sent toujours bon .Un long sejour en fut probable indique que le vin pourrait dater de la fin 18eme 24 sur 20

Madère 18eme offerte par monsieur Audouze ,cilyndre en verre noir vers 1800 : couleur or , sublime fin racé complexe long ,le miel se mélange au caramel,l’alcool a la cire,le citron a la pomme, les fleurs aux noix.le vin a bien du passer 50 ans en bombonne comme c’est la méthode des grand maderes , il pourrai dater entre 1730 et 1780 , 24 sur 20

oignon 1730 d’épave d’un 3 mats de la mer du nord coulé dans une tempete,800 euros a un antiquaire australien.:a l’ouverture forte odeur de crotte d’éléphant puis plus d’odeur,bois pourri salé très passé sans alcool ,au nez une touche de cuir bovin, imbuvable. 3 sur 20

Oignon 300 ans bouteille d auberge antérieure a la commercialisation publique .1000 euros aux enchères a londres. Elle vient d’une cave mais le vendeur garde l anonymat .Bas niveaux,bouchon moisi , couleur jaune orangé: très peu d alcool mais il a encore du corp; Nez d herbes de provences ,bouche: vieux tabac terre craie. 17 sur 20

J’adore cette passion. La bouteille bue ensemble est la dernière de ce message.

dîner chez des amis du sud dimanche, 30 octobre 2011

Dans le sud, chez des amis, l’apéritif débute par un Champagne Mumm Cordon Rouge qui est vite remplacé car il se boit bien, facilement et sans histoire, sur du Pata Negra et des tranches d’un imposant Brie de la Ferme des Trente Arpents.

Le Champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs magnum 1990 est mis en valeur par le précédent. On mesure grâce à cette succession toute la richesse, les notes briochées et la longueur de ce très plaisant champagne. Un loup cuit au four et une tarte Tatin sont accompagnées avec délicatesse par ce beau champagne ainsi que par un Château Larose-Trintaudon 2004 qui est fort plaisant à boire et d’une sympathique franchise.

En cette fin d’octobre, l’été indien se déguste comme un grand vin.

prix Edmond de Rothschild – préparatifs mercredi, 26 octobre 2011

La baronne Nadine de Rothschild remet chaque année deux prix qui couronnent des ouvrages sur le vin. Le jury se réunit dans une salle de réunion de l’immeuble de la banque Rothschild. Nous sommes en petit comité du fait des vacances scolaires et de nombreux votes ont été exprimés hors séance. Nous discutons des ouvrages en compétition qui seront primés dans un mois.

Un buffet contrebalance les nourritures spirituelles. Le Château Clarke 2005 est d’un très bel épanouissement.

Je découvre le Champagne Barons de Rothschild que je ne connaissais pas et qui s’accorde merveilleusement avec le brie délicieux produit sur les terres de notre hôtesse.

Les discussions entre membres du jury, essentiellement des professionnels de l’écriture sur le vin, sont animées et passionnantes.