Début des festivités du 15 août vendredi, 14 août 2015

Les premiers amis arrivent le 14 aout par avion. J’attache une grande importance au coup d’envoi des festivités et pour marquer le coup, j’ouvre un Champagne Salon magnum 1997. Salon, c’est sacré, et magnum, cela veut dire opulence. Et le champagne doit m’avoir entendu, car il profite manifestement de l’effet magnum. Le 1997 n’est pas un Salon dont la personnalité est encore très affirmée, mais en magnum, tout lui sourit. Il est vineux, il est fluide, ce qui semblerait contraire mais lui va bien. Les amis ont apporté du Pata Negra, que nous pouvons comparer avec celui que j’avais acheté. Ce sont deux jambons très différents, l’un plus profond et plus long que l’autre, l’un plus noisette que l’autre. Qu’importe, ils sont agréables tous les deux et vibrent sur le Salon qui est d’une solidité à toute épreuve, gourmand et intense.

Selon les indications de Cédric nous avons mis les tranches de Galice au four à 50° pour réchauffer doucement le cœur, puis sur la plancha avec de la fleur de sel. La viande est divine, boucanée comme les bottes de vieux pirates des Caraïbes. Voilà une viande qui cause, comme diraient les Tontons Flingueurs. Le Clos de la Roche domaine Armand Rousseau 2002 a une belle couleur fraise foncée. Le nez est vif. Le vin a un fruit d’une force entraînante. Tout en lui est fruit, avec une sérénité, une justesse de ton qui ravit. Il parle avec un ton juste et mesuré. Il a suffisamment de force pour tenir le choc de la viande virile, conquérante, guerrière.

Il fallait bien sûr un camembert Jort pour marquer le début des festivités. Celui-ci est à étiquette et non à couvercle marqué au fer. Il est bien avancé et il arrache ! Comme par miracle, le bourgogne résiste sans perdre une once de sa subtilité.

La tarte aux abricots de ma femme appelle un Vin de Glace l’Orpailleur Dunham Québec 2007 qui titre 10,5°. Le vin évoque le litchi bien sûr mais aussi beaucoup d’autres fruits comme le ferait un bonbon acidulé. L’accord n’est pas orthodoxe mais qu’importe. Une larme de limoncello est l’annonciatrice d’une sieste nécessaire, car ce soir, les festivités commencent !

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Préparatifs du 15 août jeudi, 13 août 2015

Le 15 août est devenu une institution. C’est l’occasion d’inviter des amis pour faire des repas de grands vins. Pendant plusieurs années un ami brillant cuisinier amateur faisait équipe avec mon épouse pour composer de pures merveilles. Il s’est effacé ce que nous regrettons. Deux jours avant les festivités, je vais rendre visite à Cédric, notre traiteur fétiche, à qui nous faisons des infidélités depuis que nous sommes devenus « bio-addict ». Je reluque une viande de Blonde de Galice qui me semble superbe. Elle a neuf semaines de maturation et me semble parfaite. Je la retiens pour le 14 août. Pour me remettre au diapason de l’événement, j’achète un camembert Jort au couvercle gravé au fer et dans la boutique qui jouxte celle de Cédric, j’achète un rosé que j’adore.

Ni une ni deux, avec ma fille cadette nous décachetons le Jort et nous ouvrons le Côtes de Provence Clos Cibonne, Tibouren 2013. Sa couleur est rose foncé, presque saumon. Son nez est celui d’un vin blanc et son goût évoque plus celui d’un vin blanc racé de vieilles vignes que celui d’un rosé. Riche, profond, intense, c’est un magnifique vin que je classerais plus dans les blancs que dans les rosés. L’accord avec le Jort est plausible. Il annonce les agapes du 15 août. Tout va bien.

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avant (plutôt pendant) et après !!!

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dîner au restaurant du Smash Club de Cavalière dimanche, 9 août 2015

Le fils d’un ami a un haut classement dans la future élite du tennis. Il suggère à plusieurs amis de le rejoindre pour dîner au restaurant du Smash Club, accolé au club de tennis de Cavalière. On dîne dehors, ou dedans on ne sait tant l’espace est vaste, les tables rondes sont belles et suffisamment grandes pour accepter les onze de notre groupe. L’ambiance est à la fête. Christophe Pétra le chef compose un menu gastronomique qui s’impose à toute la table. On a du mal à imaginer que le restaurant jouxte un espace sportif, tant les portions sont gargantuesques et riches. Nous aurons un toast à la truffe d’été, un capuccino de truffe aux pétoncles, un risotto de daurade, une tourte de pigeonneau au foie gras, un chèvre et un dessert au chocolat.

Les plats sont goûteux et gourmands, faisant plaisir à dévorer tant ils sont précis et faciles à lire. C’est une cuisine rassurante et de saveurs plaisantes. On se régale.

Le Champagne Amour de Deutz 2005 se place d’emblée dans la famille des grands champagnes, et c’est grâce à sa longueur. Car après une attaque joyeuse, il se prolonge par ses complexités. Il est extrêmement plaisant et le qualificatif de féminin va être conforté par le champagne suivant.

Le Champagne Comtes de Champagne Taittinger 2005 est un seigneur campé sur de larges bottes de cuir. Tout en lui est testostérone. Il est puissant, large, beaucoup plus ample et viril que le précédent. Et en fait les deux champagnes se justifient pleinement, l’Amour féminin et le Comte guerrier. Deux grands champagnes.

Si la nourriture est digne d’éloge, ainsi que le service, la carte des vins est très incomplète. Lorsque j’ai voulu faire doubler les bouteilles de champagne, ce n’était pas possible. Et pour les vins de Provence, les rares vins de qualité étaient épuisés.

Le charmant maître d’hôtel nous a proposé un vin local qui, hélas, ne fait pas partie des vins que je recherche. Le Château d’Esclans Côte de Provence Cuvée Déesse 2011 titre 14°. Il sent le cassis et le poivre et en bouche il est extrêmement court, ne dégageant aucun émotion, vin moderne sans âme.

Par contraste, le Châteauneuf-du-Pape La Bernardine Chapoutier 2013 est tout velours. Son nez est très discret mais en bouche, c’est le velours qui domine, celui d’un vin subtil et agréable qui convient parfaitement au pigeon.

Le Champagne Pommery Cuvée Louise 1999 est lui aussi un grand champagne, se situant un peu entre les deux du début de repas, avec une grande personnalité, une richesse d’évocations, et un agréable romantisme frôlant la sensualité.

Un Rhum Saint-James relativement peu expressif et un Marc de Provence de 40° très plaisant ont conclu ce repas.

Dans un cadre agréable et avec la cuisine précise du chef, nous avons passé une excellente soirée.

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Dîner du 14 décembre à l’hôtel du Marc à Reims (siège de Veuve Clicquot) vendredi, 31 juillet 2015

Ce dîner est organisé pour faire honneur à une bouteille de Champagne Veuve Clicquot Ponsardin datée vers 1840 provenant du bateau trouvé en 2010 dans la mer Baltique, que j’ai eu l’opportunité d’acheter en 2013 aux enchères organisées dans l’île d’Åland.

Ce dîner est réservé à des amateurs de champagnes anciens pour former une table de douze personnes au maximum.

Les vins plus le 1840 proviennent de ma cave et les champagnes de la cave de la maison Veuve Clicquot.

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin La Grande Dame 1990 jéroboam

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin 1955 magnum

Montrachet Domaine des Comtes Lafon 2001

Château Margaux 1er Grand Cru Classé 1947

Château Latour 1er Grand Cru Classé 1947

Clos de la Roche Domaine Armand Rousseau 1990

La Tâche Domaine de la Romanée Conti 1990

Château Chalon Maison Jean Bourdy 1921

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin vers 1840 du bateau trouvé en 2010 dans la mer Baltique

Château d’Yquem 1911

Champagne Veuve Clicquot Ponsardin Cave Privée rosé 1975

Pour plus d’informations, me contacter par un message sur ce blog.

Spectaculaire effet de l’âge sur les champagnes vendredi, 31 juillet 2015

Après une semaine de sagesse et de remise en forme, nous recevons une jeune amie de notre fille qui est de passage entre deux destinations. J’ouvre un Champagne Ruinart brut dont je pense qu’il est ancien, mais sans en savoir plus. La bulle est bien active, la couleur est d’un jaune prononcé. Ce qui frappe immédiatement, c’est que le champagne est d’un confort total. Il a capté toutes les caractéristiques positives d’un champagne ancien. Il est doux, cohérent, structuré et je ressens de la pâte de fruit de fruits roses et rouges. A cela s’ajoute le romantisme d’un champagne floral. Ce champagne est tellement bon qu’il transcende la notion de brut sans année. J’imaginerais volontiers qu’il a plus de quinze ans, mais quand j’ouvre à la suite le Champagne Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1996 le doute n’est pas permis : le Ruinart a plus de 25 ans, ce qui explique le charme de sa rondeur.

L’Henriot a du mal à se placer après le Ruinart et l’on regrette que les deux soient apparus dans cet ordre. Lorsque le palais s’est acclimaté, on perçoit que l’Henriot a une force vineuse beaucoup plus nette et une structure plus ample. Mais il faut bien constater que le Ruinart, avec le supplément d’âme qu’apporte sa longévité, a créé une émotion subtile beaucoup plus forte que l’Enchanteleur que pourtant je chéris. C’est une fois de plus la démonstration de l’incroyable apport de l’âge sur les performances des champagnes.

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Dernier champagne avec mon fils samedi, 18 juillet 2015

Mon fils et mon petit-fils vont partir demain. Pour le dernier repas, j’ouvre une bouteille de Champagne Cristal Roederer 2004. La couleur est d’un jaune très clair. Le champagne est d’un charme fou, glissant en bouche avec une rare facilité. C’est le champagne de soif dans une forme sublimée. Il fait d’autant plus apparaître la dureté du Krug 1996 bu il y a deux jours, plus complexe mais beaucoup plus ingrat, demandant des années de garde pour se domestiquer. On se sent bien avec ce Cristal Roederer qui grandira encore avec quelques années mais offre le plaisir maximal dès à présent. Sur une petite crème aux œufs de saumon puis des crevettes roses, le champagne est vif, claquant sur la langue. Boire de grands vins avec mon fils est un de mes bonheurs. Il faudra attendre deux mois pour que nous recommencions.

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Veuve Clicquot et Mouline vendredi, 17 juillet 2015

Ma fille est repartie, mon fils est encore pour peu de temps avec nous. J’ouvre un Champagne Veuve Clicquot Ponsardin rosé 1985. La bouteille est belle, le pschitt est actif, la robe est d’un rose melon saumon, le champagne est très agréable, car il combine bien la jeunesse et la maturité. Il est très équilibré, avec une belle vivacité. On sent que le champagne est gastronomique et a besoin de plats ou de matières pour s’exprimer. Comme j’aime les accords couleurs sur couleurs, c’est avec des crevettes roses et avec du tarama que nous le goûtons et cela lui va très bien. Il me semble impératif de le boire en compagnie de saveurs précises et denses. Il a une forte présence. Il lui manque peut-être une petite étincelle de génie.

J’ouvre ensuite une Côte Rôtie La Mouline Guigal 1996. La robe est noire, le nez est plutôt provençal mais nous sommes dans le sud par une chaude soirée. C’est en bouche que tout se passe et ce vin est l’expression du bonheur. Il joue juste. Il est gouleyant fluide, charmeur sans en faire trop, facile à vivre et confortable. C’est un vin dont on ferait son ordinaire sans jamais se lasser tant tout en lui est parfait. Avec mon fils nous sommes obligés de penser à Vega Sicilia que nous adorons aussi. La Mouline a un peu moins d’alcool et donne autant de plaisir, mais c’est sur le finale que la différence se fait. Le Vega Sicilia Unico a une finale en coup de fouet, qui claque sur la langue avec une fraîcheur rare alors que cette Mouline est plus discrète sur le finale. Mais nous sommes au sommet du plaisir œnologique. 1996 est une année particulièrement réussie pour la Mouline et nous nous régalons.

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Un vigneron espagnol cherche du crowdfunding jeudi, 16 juillet 2015

Voici le message que j’ai reçu de ce vigneron qui cherche du financement de particuliers et des blogueurs qui relaient l’information :

 

 

De : Ruben Gago <jrubengago@hotmail.com> +34633152239 Site :

[text your-site]

Sujet : Opening a new small winery with soul in Spain

 

Corps du message :

Bonjour,

 

My name’s Ruben Gago, from Spain, and I am contacting after learning of your site because I am opening a small winery in Spain and you might be able to help:

 

Let me explain: Our winery is located in Riofrio de Aliste (A small village in the North-West of Spain, close to the border with Portugal, in the province of Zamora). There we have a family vineyard of 1.5 ha of mencía vines planted back in the 40’s by my grandparents. That’s the one and only grapes we will use to produce our wines.

 

Recently I found the crowdfunding website www.fundovino.com and thought it would be really interesting for me to launch a campaign there (It would allow me to get some funds for the opening of the winery and also I would get a big public exposure right from the beginning).

 

So right now I’m in the middle of preparing this crowdfunding campaign. To make it the most successful possible, I am trying to contact wine bloggers who are interested in sharing small projects with soul like mine.

 

I am also interested in finding distributors who can do a tasting of my wines once the campaign is live (September this year).

 

So, if you are interested in sharing a note of the project in your blog or somewhere, it would be great! (I’m not quite sure if your any comment would fit in your site…) Either way, if know anybody who could be interested, that would be great if you can let me know. Any help will be very welcomed!

 

Thank you so much for reading.

 

 

Ruben

 

Bonne chance à ce vigneron

 

Un livre de Gérard Basset jeudi, 16 juillet 2015

Gérard Basset, Master de sommellerie, titulaire d’un Wine MBA, Meilleur Sommelier du monde et Master of Wine publie un livre :

« 3 minutes pour comprendre 50 notions essentielles sur le vin »

Qui paraîtra en août 2015 aux éditions « Le Courrier du livre »

CP 3 minutes pour comprendre 50 notions essentielles sur le vin – Le Courrier du livre