déjeuner au restaurant Liloumercredi, 22 juillet 2026

Ma femme fait souvent des achats dans une boutique qu’elle aime bien, qui s’appelle La Banane d’Or, où l’on trouve des éléments de décoration et des vêtements de grande qualité. Juste à côté, il y a l’hôtel du Parc dans lequel se trouve le restaurant Lilou.

Nous avons rendez-vous en ce restaurant où nous sommes déjà venus plusieurs fois, où officie Hélène la sommelière et Paul-Emile, le chef, qui a déjà réalisé pour nous des agréables repas. Hélène a obtenu pour sa carte des vins une mention spéciale de la meilleure carte des vins de la région.

Ne suivant pas ma femme, et sa petite fille qui va bénéficier de ses achats, j’ai le temps de commander une bouteille de champagne.

J’ai choisi un Champagne Egly-Ouriet fait avec des vins essentiellement de 2019 de Pinot Noir et Chardonnay. Il a été dégorgé en 2024. Ce champagne se caractérise par son côté entraînant. C’est incroyable comme il ‘tire’ votre goût avec un charme certain pour allonger votre plaisir. En plus, il est très élégant et ce champagne va nous suivre pendant une bonne partie du repas, très agréable, très subtil et de vraiment très grande qualité.

J’ai ensuite étudié toute la carte des vins qui est très pertinente et aux prix très bas et j’ai choisi à cause de son âge, une Côte Rôtie Jamet 1991. Le vin très froid se réchauffe dans la cuisine qui jouxte la très jolie salle où nous allons déjeuner.

Les emplettes ont été fructueuses pour notre petite-fille. Ce qui est très agréable, c’est qu’aussi bien Hélène que le chef sont très attentifs à nos besoins et nous déjeunons dans une atmosphère qui est extrêmement sympathique et avec la recherche du plaisir pur.

Les anchois de belle qualité accompagnent le champagne qui arrive à s’adapter au goût très fort. Ce champagne est enthousiasmant et ma fille l’adore pour son élégance et sa délicatesse.

Le turbot est parfaitement cuit et convient élégamment à la Côte Rôtie Jamet 1991. Cette Côte Rôtie n’a pas la puissance des trois Côtes Rôties de Guigal, mais sur cet excellent millésime pour ces vins du Rhône, le Jamet montre un charme et une élégance remarquables.

Lorsque j’attendais mes convives, j’ai longuement bavardé avec Hélène qui m’a dit : « je sais que votre femme ne boit qu’Yquem, aussi j’ai décidé d’en avoir deux en cave ». C’était dit si gentiment que j’ai commandé une demi-bouteille de Château d’Yquem 2022. Je l’avais déjà goûté au restaurant Le Petit Sommelier lorsque Pierre Lurton le présentait à la presse et à des amis. Je l’avais adoré et il m’était apparu aussi prometteur que le 2001.

Le parfum de cet Yquem est incroyable de complexité et de séduction. Ce vin est un miracle. Il deviendra l’un des plus grands qui soient. Ayant eu la chance de goûter le 2023 avec Lorenzo Pasquini le directeur général d’Yquem, j’ai été aussi touché par ce 2023 mais j’ai un faible pour le 2022 – et celui-ci le prouve – alors que Lorenzo a une préférence pour 2023. Qu’importe. Ce sont deux vins immenses qui le seront à tous les stades de leur vie.

Ce repas fut enjoué avec des attentions particulières du chef et le sourire radieux d’Héléne. On y reviendra !