Nous descendons dans notre maison du sud. Une de nos petites-filles nous rejoint avec son compagnon. J’ouvre un Champagne Dom Pérignon 1980 pour les accueillir. C’est un champagne très agréable, doux, facile à boire et plein de joie. Le bouchon est très petit, serré, ce qui explique sans doute l’absence de bulles. J’adore ce genre de champagnes, simples mais souriants et si généreux.
Nous allons déjeuner au restaurant l’Aventure, installé directement sur la plage. Les tempêtes de l’hiver ont chahuté le sable, et l’ont recouvert de grosses pierres qui ont roulé et de détritus nombreux. Tout cela sera dégagé pour les beaux jours. Du fait du froid, le restaurant est emballé dans de grandes tentures transparentes qui permettent de voir la mer. J’ai apporté une Côte Rôtie La Turque Guigal 2002.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas bu de Côte-Rôtie La Turque 2002. Ce vin est fantastique. Tellement fruité ! Extrêmement puissant et charmant à la fois, il dégage une énergie incroyable. Un pur délice. Ayant la mémoire de récents Vega Sicilia Unico je mesure à quel point ces deux domaines font des vins très différents. Le vin espagnol est d’une perfection des structure impressionnante alors que le vin du Rhône est d’un charme extrême par son côté juteux et gourmand. Deux vins splendides.