Archives de catégorie : dîners ou repas privés

Un Richebourg DRC 1953 à ne pas juger lundi, 30 avril 2012

Le 30 avril, c’est la veille du premier mai. Quand c’est un lundi, c’est l’occasion d’un pont. Aussi bien mon gendre que moi, nous sommes allés au bureau. Mais les horaires sont plus flexibles, aussi un dîner impromptu s’improvise. Aucune recherche gastronomique, car les petits-enfants dînent avec nous. J’avais repéré en cave une bouteille qu’il faut boire. Elle me paraît opportune.

Nous commençons par un Champagne Dom Ruinart 1990 qui est absolument splendide. Il a atteint un équilibre d’une sérénité rare. Il est vif, puissant, titillant le palais de sa pétillante vigueur. Sur du Pata negra, c’est un régal. J’ouvre le Richebourg Domaine de la Romanée Conti 1953 bien tard. Le haut du bouchon non encore extirpé sent la cave humide, d’une terre noble. La couleur dans la bouteille est très engageante. Si le niveau est bas, l’essai semble possible. Le nez du vin est expressif. On peut y trouver du chocolat, du cacao, du café ou d’autres arômes, mais pour moi, c’est la signature inconditionnelle de la Romanée Conti qui est là : rose et sel.

La première gorgée est incertaine, car la subtilité du domaine est entravée par une légère déviation. Je sens que ce vin, s’il avait été ouvert quatre heures avant, serait splendide. Alors, on attend un peu. Et le vin progressivement s’étire, étend ses membres et déploie sa palette aromatique. Bien sûr, en fond de décor, il y a une certaine faiblesse. Mais l’expressivité du vin est telle que le plaisir s’élargit autant que le vin. Et la lie est tout simplement géniale, avec cette minéralité saline propre aux vins du domaine.

L’image qui me vient est celle de la Pointe du Raz. Quand on la voit sous la pluie – hypothèse recevable – c’est la Pointe du Raz que l’on voit, et l’on oublie la pluie. Avec ce délicat Richebourg, la fatigue est présente, mais c’est un Richebourg 1953 du domaine que l’on boit. Et comme on en perçoit lisiblement les contours, le plaisir est là. Nul n’est besoin de noter un tel vin. Capter sa finesse et sa subtilité est diantrement plus important.

Un Moulin-à-Vent Patriarche 1943 renversant dimanche, 22 avril 2012

Ouille, ouille, ouille, c’est un déjeuner d’anniversaire, et c’est le mien. Il est des encoches que l’on aime graver sur son tableau de chasse. J’aimerais bien au contraire mastiquer les encoches de mon tableau et échanger quelques bouteilles de ma cave contre des années de moins.

Ce sera à la maison, en petit comité puisque mon fils vit à Miami et ma fille aînée avait des engagements. Mon gendre arrive avec un fond de Champagne Krug Grande Cuvée, qui, ayant perdu la force de sa bulle du fait de l’agitation en voiture, se révèle plus vineux, intense, profond. Un grand champagne.

Pour l’apéritif, pendant que les petits-enfants mangent, nous grignotons des tranches fines de pata-negra qui expriment la force de la noix. Ce jambon est exquis. Le Champagne Dom Pérignon 1990 plante tout de suite le décor : il est noble, il est jeune, il est à maturité et il est parfait. C’est un véritable bonheur que de boire ce champagne à l’équilibre absolu. Il est très différent du Krug bu il y a un instant. Alors que le Krug est vineux, le Dom Pérignon combine deux qualités : il est confortable et il est romantique. Ajoutons à cela qu’il est racé, subtil et d’une acidité calculée au millimètre. Sur le jambon espagnol et sur un délicieux foie gras que l’on tartine sur de la baguette, il montre sa joie de vivre. Boire ce 1990 c’est boire du bonheur, et l’on n’a pas besoin de se demander si l’herbe serait plus verte avec un autre champagne. Il est là, et il est bien.

L’épaule d’agneau de lait et le gigot, avec une émulsion de céleri est d’une rare gourmandise. Comme c’est mon anniversaire, mon œil s’était porté en cave sur un vin de mon année. La bouteille était si belle contemplée en cave, et de niveau impeccable, que j’hésitais à la choisir, car elle pourrait donner lieu à une remarquable confrontation avec de brillants bourgognes. Mais la tentation étant trop forte, alors que nous n’ouvrirons qu’un seul rouge, je l’ai choisie. Elle fut ouverte vers 11 heures, avec un parfum dépassant toutes mes espérances, et fut bue vers 14 heures.

Le Moulin-à-Vent Patriarche 1943 a une couleur magique. Le rouge est presque noir tant il est dense, et pas la moindre trace de tuilé n’est visible. Le nez est envoûtant, annonçant un vin dense et profond. On est en plein dans la Bourgogne, du côté des Côtes de Nuits. En bouche, j’ai failli m’évanouir. Qu’on se rassure, je restai calme, mais voir que tout ce que je défends se retrouve dans ce vin, cela m’émeut. J’ai la faiblesse de penser que si je défends les vins anciens, c’est parce qu’ils le méritent. Et là, ce Moulin-à-Vent est d’une redoutable évidence.

Alors, je m’en veux, car cette bouteille aurait pu servir d’une démonstration magistrale du fait que les grands beaujolais pourraient soutenir la comparaison avec les bourgognes les plus capés.

Quel dommage qu’elle n’ait pas servi à une comparaison. Car le vin est intense et velouté. Sa trame est propre, claire nette, de fruits noirs. Il y a une jeunesse dans ce vin qui rappelle un peu ma jeunesse puisque je suis de ce millésime (je plaisante bien sûr, et je précise, sur la jeunesse). Pour mon gendre il y a un petit côté animal noble. Pour moi c’est le velouté et les fruits noirs. Nous nous imaginons tous les bourgognes que nous aimons qui lui ressemblent. On est dans les Musigny.

Est-ce que ce vin a été hermitagé, a-t-il eu une adjonction de pinot noir dans les chais de Patriarche, je ne sais pas et je ne veux pas le savoir, car le résultat est impérial. Ce vin est grand, et tient pendant tout le repas. C’est un immense bonheur, par la valeur intrinsèque de ce grand vin gourmand, mais peut-être plus encore en ce jour d’anniversaire parce qu’il apporte la démonstration que j’ai eu raison d’acheter ces vins qui ne valaient pas tripette et en qui quasiment personne ne croyait.

Alors, c’est peut-être mon plus beau cadeau d’anniversaire.

Déjeuner à l’hôtel Pullman de Bercy. samedi, 21 avril 2012

Déjeuner à l’hôtel Pullman de Bercy. C’est simple, un peu impersonnel, avec un service qui veut bien faire. Saumon fumé et daurade accompagnent un Champagne Dom Pérignon 2002 que je trouve meilleur que de récentes expériences. Je pensais que ce vin était en train de s’endormir pour se réveiller dans une dizaine d’années. Cela ne semble pas le cas.

Rayas au restaurant le Villaret samedi, 21 avril 2012

Déjeuner au restaurant le Villaret. La décoration est simple et le bruit est présent, qu’il vienne de la cuisine ou de la pluie qui martèle sur des tôles avoisinantes. Le choix, fort classique, porte sur la terrine accompagnée de sa compote d’oignons et la côte de bœuf aux oignons et pommes de terre rissolées. C’est simple, fort des réminiscences de la cuisine des grands mères, et c’est délicieusement gourmand.

Le Château Rayas 1998 que j’ai demandé de ne pas carafer est une merveille. Il est soyeux et velouté. On imagine une odalisque lovée dans de lourdes draperies dorées. Car le vin à l’alcool certain est lascif. Mais il a une telle tension qu’il virevolte. Son fruit est résolument rouge, presque confituré, et c’est le soyeux qui l’emporte. Ce vin pianote, virevolte, tintinnabule, avec des notes bourguignonnes du plus bel effet. C’est un grand vin, naturellement séduisant, qui procure un plaisir sans mélange. Si on voulait chercher la petite bête, ce serait du côté de la profondeur et de la complexité. Mais tel qu’il se présente, c’est un vin de bonheur.

Villaret est une table agréable, généreuse, authentique, qui ravit les amateurs de plaisirs simples, et les amateurs de bons vins.

Krug 1996 dans le sud samedi, 21 avril 2012

Court séjour dans le sud, avec le temps instable du printemps. La première nèfle, le premier fruit cueilli de l’année, est toujours un moment important. Ce qui frappe, c’est le caractère désaltérant de ce fruit. Je reçois un visiteur pour un sujet austère.

Le rendez-vous se passe bien, alors j’ouvre un Champagne Krug 1996. C’est une explosion de fruits rouges et de fruits blancs. On sent la groseille rouge et la groseille blanche, et on les imagine très précisément dans le palais. L’acidité citronnée de ce champagne est très présente. Il est d’un raffinement rare.

Il me semble que Krug 1996 est en plein épanouissement.

déjeuner à Deauville au Ciro’s lundi, 9 avril 2012

A Deauville, nous allons déjeuner en famille au restaurant Le Ciro’s Lucien Barrière, situé le long de la promenade sur la plage. Le lieu est sympathique, l’accueil est charmant, et les produits de la mer sont bons. Les grosses langoustines cuites à la minute sont bonnes, ainsi que le dos de turbot grillé sauce béarnaise, pommes écrasées et petits légumes. C’est sans prétention mais solide. Comme ma fille ne boit pas de vin blanc, je choisis un Château L’Angélus 2001. Il est d’une folle jeunesse, ses tannins étant encore dominants. Mais sa trame est si belle qu’on le boit avec plaisir. Sa faculté de vieillissement est telle qu’il serait prudent d’attendre encore dix ans ce très beau vin, très Saint-émilion.

nous avons la vue sur la promenade et sur la plage

j’ai voulu montrer l’importance de la lie et le nom Barière sur le verre

Pétrus 1959 en magnum à l’Ambroisie vendredi, 6 avril 2012

Ce sujet pourrait s’appeler « bonheur et misfit ». Et lorsqu’il y a un « misfit », tout le monde est mécontent, alors qu’il n’y aurait que du bonheur à attendre de l’événement. Deux amis particulièrement contents du dîner aux 9 Pétrus m’ont invité à dîner le lendemain à l’Ambroisie où ils ont apporté un magnum de Pétrus 1959. Le vin a été ouvert par le sommelier à 19h30 et carafé.

Etant en avance, j’ai le temps de bavarder avec Matthieu Pacaud, qui, à la suite de son père Bernard, tient les rênes de cette prestigieuse maison. Matthieu est un amoureux du vin et se régale de faire des menus pour les vins.

Christine, qui nous invite ce soir et qui a apporté la bouteille, est une fondue de caviar et a donc demandé qu’il y ait du caviar au menu. Le misfit vient du fait que Matthieu a compris : menu au caviar, alors que Christine en voulait un peu. Nous aurons attendu longtemps un plat qui aille avec le vin et nous ne l’avons pas eu. Alors, tout le monde sera mécontent, le chef parce qu’on n’aura pas félicité son menu et nous parce que nous avons attendu en vain un accord qui nous émeuve. C’est dommage, parce que tout était réuni : un très beau menu et un très grand vin.

Le menu : caviar osciètre Geld / œufs coque au caviar / salade composée de homard et chou-fleur / ravigote d’écrevisses et petits pois à la coriandre / escalopines de bar au caviar / suprêmes de volaille aux morilles / desserts et pâtisseries et mignardises.

Ce qui a agacé Christine, c’est qu’on ait servi du caviar chinois, qu’elle n’a pas particulièrement en odeur de sainteté. C’est vrai qu’il manque un peu de profondeur, même s’il est agréable avec un sel présent mais discret. Elle voulait du grandiose (selon ses repères) et on lui offre ce qu’elle a au coin de la rue. L’œuf coque est délicieux, le homard est de première qualité, le bar est très bon, mais flanqué d’un caviar hors sujet quand on est en plein dans le charme du Pétrus. Et quand les desserts de fruits rouges et glacés arrivent alors qu’il reste l’équivalent d’une bonne demi-bouteille de Pétrus 1959, il est certain que ça agace.

C’est un misfit qui – comme je le disais – ne fait que des mécontents. On effacera cela bien vite en refaisant le même combat en ajustant les scripts. Revenons aux vins.

Nous avons commencé par un Champagne Cristal Roederer rosé 2002. C’est un champagne très agréable, très droit, facile à vivre, de grande tenue.

Le nez du Pétrus magnum 1959 commence par être discret et il envahit les narines. C’est Pétrus dans toute sa splendeur. Truffe, morille, terre noire. En bouche le vin est phénoménal. Cette bouteille de parfaite conservation donne un vin exceptionnel. Disons qu’il est à cent coudées au dessus (j’exagère un peu) du 1962 que nous avons plébiscité hier. Il a une densité exceptionnelle, et un goût de truffe mis sur la puissance maximale. Sa trame est phénoménale.

Il cause ce vin ! C’est un bonheur absolu. Un immense Pétrus. Il est encore plus dogmatique dans l’excellence que les 1966 et 1998 d’hier. Il tutoie de très près les 1961 et 1990 que j’ai adorés.

Alors, ne gardons que le bonheur. D’abord, la générosité extrême de Christine et de Desmond. Ensuite ce monumental Pétrus 1959, qui touche à la perfection la plus absolue de Pétrus. Il faudra traiter le mal par le mal en revenant à l’Ambroisie, terre de belle gastronomie.

le joli salon qui nous est réservé

le caviar chinois a été marqué du nom de notre hôtesse

le pot de caviar gigantesque, c’est impressionnant, mais nous aurons de petites cuillers pour nos oeufs coque

je n’ai pas pris en photo les desserts qui sont arrivés avant que nous n’ayons fini le Pétrus. Nous n’y avons pas touché.

Déjeuner « royal » au Yacht Club de France mercredi, 4 avril 2012

Il y a de la surenchère dans notre club de conscrits ! Après un repas tout normand, j’allais dire trou normand, notre ami gallois a voulu faire un repas royal. Thierry Le Luc, le directeur de la restauration du Yacht Club de France est le complice enthousiaste de nos folies. Alors, voici ce qu’il a conçu : le crabe royal, la langoustine royale, le pouce-pied de Belle-Ile en Mer (parce que le pouce et le pied sont des mesures royales) / la langouste royale sur un tournedos de bar, légumes de saison piqués, sauce hollandaise figée au basilic / fromages affinés Alléosse dont le Royal Briard / royal gala en tuile de framboise et son sorbet citron vert, royale de framboise sur son salé.

Nous avons commencé par un Champagne Janisson Baradon non dosé non millésimé fort plaisant par son côté citronné bien équilibré. Une légère amertume ne nuisait pas au plaisir. Le Champagne Lenoble blanc de blancs 2000 est agréable, plus rond et plus fluide que le précédent. Le Condrieu Domaine de Bonserine 2009 est tout en puissance et en gourmandise. Il se place divinement bien avec les langoustines au goût superbe. C’est un vin joyeux, convaincant et riche de beaux fruits blancs.

Le Cos d’Estournel 1996 a un nez conquérant. Quel grand vin ! De très fine trame, de grande densité, ce vin noir est puissant, jeune, glorieux. Le Château Figeac 1989 fait un contraste très fort, car il semble beaucoup plus vieux que le Cos, d’au moins trois fois plus d’années que ce que donne le calendrier. Charmeur mais dans des habits rouges orangés alors que le Cos est dans des habits noirs, il montre une belle élégance dans le charme, plus assagie que la pétulance du Cos. Ces deux vins dissemblables sont très bons et je préfère le Cos d’Estournel pour sa vivacité et sa noblesse.

Le dessert est accompagné d’un Champagne Lenoble blanc de blancs 2002 qui est le meilleur champagne de ce déjeuner, riche, plein en bouche avec une belle bulle et une belle rémanence. La tâche sera dure pour le prochain conscrit qui invitera ses compères, car il sera dur d’imaginer encore mieux.

Chateau Margaux 1964 mardi, 3 avril 2012

Mon fils étant là, autant le chouchouter. Sur une préparation de pommes de terre, de lardons doux et de reblochon fondu, nous goûtons un Château Margaux 1964. La bouteille est belle et le vin a un niveau à haute épaule. Le bouchon vient bien, il est sain, de grande qualité. Le vin a un nez très raffiné, distingué. En bouche, ce qui frappe, c’est la grâce et la distinction de ce vin. Il est velouté, charmant, subtilement dosé. On sent tout le charme romantique de Château Margaux. L’année 1964 est toujours un peu stricte, carrée, rugueuse. On le retrouve dans ce margaux, mais avec un velouté conquérant tant il est aimable. La combinaison avec le plat est parfaite, celui-ci jouant le faire-valoir du vin. La lie est abondante, mais se « mange » bien. Ce vin fut d’un grand plaisir.

match Krug 82 et Salon 82 dimanche, 1 avril 2012

Mon fils est à la maison. Fille et gendre nous rejoignent pour un petit dîner rapide avec des couteaux, de la truite fumée, des crevettes roses, des coquilles Saint-Jacques poêlées ainsi que leurs coraux, un peu de foie gras et du camembert. C’est l’occasion pour comparer le Champagne Krug 1982 et le Champagne Salon 1982. Le krug est époustouflant, de fruits jaunes, avec une distinction énorme et une complexité rare. C’est peut-être le meilleur Krug 1982 que j’aie bu.

Le Salon est quasi impossible à ouvrir. Pendant dix minutes, j’ai essayé de tourner le bouchon, puis mon fils, puis mon gendre, et enfin, le goulot ayant été chauffé, j’ai pu extraire le bouchon. Et quand on pose les deux bouchons de la même année côte-à-côte, force est de constater que le volume du cylindre du bouchon de Salon est le double du volume du bouchon du Krug.

On ne peut pas imaginer deux champagnes plus dissemblables que ces deux là. Il y a plus d’acidité et de tension dans le Salon. On dirait la lame d’un sabre japonais. Il y a moins de fruits et plus de vineux dans le Salon. Ils sont tellement splendides tous les deux que c’est un bonheur. Mon fils et mon gendre préfèrent le Salon alors que je préfère le Krug. Sachant que je suis un inconditionnel de Salon, cette situation des votes est étonnante.

Ces champagnes se boivent si bien que j’ouvre un Champagne V.O. Jacques Selosse dégorgé en 2008. Même si l’on sent qu’il y a un écart de stature, le Selosse se place très bien et je le trouve compréhensible et charmant. Il tient bien sa place.

1982 est une année extrêmement belle et subtile en Champagne, et Krug dans le fruit, et Salon dans l’acidité vineuse contrôlée et romantique sont deux champagnes d’exception. Intégrant les votes des trois buveurs, disons qu’il y a match nul !

on constate l’écart énorme de volume entre les bouchons du Salon 1982 et du Krug 1982. Le bouchon du Salon est presque trop volumineux, et celui du Krug presque insuffisant.

en ajoutant les bouchons du Dom Pérignon 2002 et du Selosse, ça donne une disparité de bouchons assez spectaculaire, leKrug 1982 faisant petit !