Archives de catégorie : billets et commentaires

Prix Edmond de Rothschild pour un ouvrage sur le vin lundi, 12 novembre 2007

Mon livre ayant été proposé et présenté au jury du Prix Edmond de Rothschild il y a trois ans, voici le message que j’ai reçu au sujet du lauréat 2007  :

"Empreintes de Vins", ouvrage coécrit avec J.Puisais, paru aux Editions Délicéo, vient de remporter, à l’unanimité du Jury, le Prix EDMOND DE ROTHSCHILD 2007.

Ce prix récompense le meilleur livre sur le vin de l’année et Mme La Baronne lors de la remise du prix a tenu à préciser que pour elle, "Empreintes de Vins" était le plus beau livre qui ait été présenté à ce concours depuis sa création il y a 10 ans.
"Empreintes de Vins" ISBN-2-914635-18-4 est disponible dans ses versions française et anglaise auprès des Editions Délicéo, la FNAC, les Centres Culturels Leclerc, les librairies spécialisées.

La perfection médiévale. Visite du Getty Center de Los Angeles mardi, 6 novembre 2007

Après ces merveilleuses dégustations, un peu de repos s’impose. Faire du shopping à Beverly Hills, c’est imaginer, l’espace d’un instant que l’on est riche. Les articles que je regarde ont un nombre suffisant de zéros avant la virgule pour que je me tienne sage, sauf pour des vêtements qui font de moi un « vrai » américain. Je vais au musée Getty. Comment est-il possible, même pour l’homme qui fut le plus riche du monde, d’acheter une immense colline qui offre une vue époustouflante sur Los Angeles et d’y construire une ensemble gigantesque qui représente au moins cent fois la villa Noailles de Hyères. Les parkings en sous-sol pour les bus scolaires couvrent des hectares. On accède au site par une noria de navettes électriques qui sont les mêmes qu’aux nouveaux terminaux de Roissy et l’on est accueilli par une splendide sculpture de Maillol qui fait une tache de couleur devant un ensemble de bâtiments en marbre blanc. Alentour on peut discerner à travers le brouillard constant des panoramas à couper le souffle. La comparaison à la villa Noailles n’est pas vide de sens tant l’enchevêtrement de bâtiments et de perspectives ouvre des horizons nouveaux.

Je vais visiter une exposition temporaire d’œuvres médiévales, et j’ai un choc qui crée un lien avec le monde du vin. Des sculptures en marbre du 4ème siècle, des tapisseries brodées aux couleurs vives du 5ème siècle, de fines gravures sur ivoire du 8ème siècle montrent que cette époque que l’on voudrait considérer comme barbare avait un sens artistique et une virtuosité technique qui n’a rien à envier à la Renaissance postérieure parfois de mille ans. Je vois une petite plaque octogonale en or avec le Christ crucifié au centre, entouré de douze têtes qui émergent de la plaque, représentant les apôtres aux visages précis malgré leur taille minuscule. Un tel travail d’orfèvrerie ne peut se concevoir dans un monde barbare. Des centaines d’objets remarquables d’une période s’étendant de l’an 300 à 1450 montrent un savoir faire, surtout sur l’ivoire et les enluminures qui me semble perdu aujourd’hui faute de temps et de mécènes. Le lien avec le vin est le suivant : du fait d’une industrialisation extrêmement rapide qui modifie le champ conceptuel presque tous les dix ans, nous croyons bien trop facilement que le monde a été inventé lorsque nous sommes nés et que les générations qui nous précèdent vivaient dans un obscurantisme total. Voilà qu’une tapisserie bien conservée tissée il y a 1600 ans rappelle qu’on savait créer avec art il y a très longtemps, qu’un ivoire d’une émotion intense montre qu’il y a 1200 ans, on créait avec délicatesse. Trop de gens estiment que le bon vin a été inventé dans les quarante dernières années. Ils oublient que la tradition orale, qui permettait la transmission de génération en génération des secrets de l’orfèvrerie a joué le même rôle pour l’excellence du vin. Il y a cent ans, on savait faire du vin, avec l’acquis de plus de mille ans d’essais et d’erreurs. Le vin ne date pas de l’arrivée des maîtres à penser d’aujourd’hui. Le choc artistique qu’a occasionné cette merveilleuse exposition dépasse – fort heureusement – la seule pensée de la similitude au vin. Le musée Getty est un lieu où il faut impérativement se rendre.

Beverly Hills lundi, 5 novembre 2007

Rodeo Street is designed to make a rodeo with your bank account.

How much time will it stay on its saddle ?

 

Tiffany, Louis Vuitton, and in the middle of the street, pacakaging of Baccarat.

 

This shop has no window, no barrier, and this naked woman in the middle of the street suggests : "buy me clothes".

All in the town perspires luxe, success.

Not bad !

« Nos fabuleuses années Paris Match » de Nicolas de Rabaudy lundi, 29 octobre 2007

Nicolas de Rabaudy signe son livre « Nos fabuleuses années Paris Match » à l’hôtel Intercontinental. Je vais féliciter ce fidèle ami qui a toujours eu une gentille attention pour mon livre et m’a donné d’agréables coups de pouce. M’étant trompé sur l’heure, je vais au bar fort cosy et je déguste deux whiskies. Un Oban 14 ans d’âge est la perfection et l’équilibre du whisky. Un Talisker se boit plus difficilement ensuite, tant sa tourbe est marquée. C’est la pluie ambiante qui me mettait d’une humeur écossaise. Dans un joli salon, Nicolas signe et signe à tour de bras, n’omettant pas de personnaliser ses dédicaces avec finesse. Un petit discours bien troussé, des victuailles fort courtoises, et des amis de la presse qui vont parler de ce témoignage. Un champagne Jacquart est offert à notre assemblée, présenté par un membre de cette grande structure, et un Château Clarke 1990 est absolument délicieux, d’une joyeuse maturité. En rentrant, j’ai commencé à dévorer ce livre bien écrit, au style aérien, avec du contenu mais un recul mûri qui est gage d’objectivité. Voilà un livre à lire, qui remonte agréablement et avec style les pendules de naguère, qui tintent encore à nos oreilles émues de ce « bon vieux temps ».

Résultats d’une vente lundi, 29 octobre 2007

Résultats d’une vente.

Une énorme cave a été vendue à New York par Acker Merral, dont John  Kapon est l’animateur.

Voici les résultats les plus spectaculaires cités par un contributeur sur le forum de Robert Parker :

All I can say is wow ! $9,600/mag for ’99 La Tache ?!!

The top 20 grossing lots were as follows:

12 bottle 1945 Chateau Mouton Rothschild Pauillac $133,100.00

1 Methuselah 1999 Romanee Conti Domaine de la Romanee Conti $127,050.00

12 bottle 1962 Chambertin A. Rousseau $108,900.00

12 bottle 1961 Chateau Latour a Pomerol Pomerol $102,850.00

12 bottle 1961 Chateau Lafleur Pomerol $90,750.00

3 magnum 1971 Romanee Conti Domaine de la Romanee Conti $78,650.00

12 bottle 1928 Chateau Latour Pauillac $72,600.00

12 bottle 1978 Echezeaux H. Jayer $72,600.00

12 bottle 1982 Chateau Petrus Pomerol $66,550.00

12 bottle 1969 Chambertin Clos de Beze, A. Rousseau $66,550.00

6 magnum 1999 La Tache Domaine de la Romanee Conti $58,080.00

12 bottle 1971 Chambertin A. Rousseau $58,080.00

6 bottle 1990 Romanee Conti Domaine de la Romanee Conti $58,080.00

6 bottle 1990 Romanee Conti Domaine de la Romanee Conti $58,080.00

1 Jeroboam 1990 Romanee Conti Domaine de la Romanee Conti $58,080.00

1 Jeroboam 1962 Romanee Conti Domaine de la Romanee Conti $54,450.00

6 bottle 1978 Romanee Conti Domaine de la Romanee Conti $54,450.00

6 bottle 1993 Musigny G. Roumier $50,820.00

12 bottle 1999 Musigny G. Roumier $48,400.00

6 bottle 1962 Musigny G. Roumier $48,400.00

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les vins phare sont devenus un produit d’hyper luxe.