Ce Champagne Nicolas Sarkozy Brut Prestige était plein de promesse. Mais la crise est passée par là et il laisse un goût amer. Date de dégorgement : 6 mai 2007. Une majorité d’amateurs disent de ne pas le conserver plus de cinq ans.


Ce Champagne Nicolas Sarkozy Brut Prestige était plein de promesse. Mais la crise est passée par là et il laisse un goût amer. Date de dégorgement : 6 mai 2007. Une majorité d’amateurs disent de ne pas le conserver plus de cinq ans.


Je quitte ma fille pour aller rencontrer Michel Rostang dans son restaurant, pour la mise au point d’un prochain dîner. Nous devisons et je sors de ma musette le reste du Henri Bonneau Réserve des Célestins 2001 pour trinquer avec Michel et avec son fidèle sommelier Alain. Nous sommes conquis par le côté soyeux de ce vin élégant qui rappelle parfois de grands vins de Bourgogne. Ce vin d’Henri Bonneau m’a donné un plaisir rare.
Le fait de déguster à l’aveugle ou à étiquette découverte est un éternel débat entre dégustateurs.
La très sérieuse association Musique et Vin (contact@musique-et-vin.fr) propose de découvrir à l’aveugle des musiques et des vins.

En envoyant l’annonce de la réunion du 15/12 avec une telle affichette, il est sûr que beaucoup deviendront adeptes de la dégustation à l’aveugle !!! Il y aura probablement des vins qui sentiront le cuir de Russie, avec des notes animales et une grâce féline.
Ces soirées musique et vin ont des budgets très accessibles et sont très intéressantes. Contactez-les.
Chaque année la baronne Nadine de Rothschild remet le prix Edmond de Rothschild à l’auteur d’un ouvrage de l’année, en langue française et consacré au vin. Dans le jury, essentiellement composé de journalistes ou d’écrivains du vin, j’ai l’honneur d’être admis. La baronne a depuis trois ans ajouté son prix personnel, un coup de cœur, qui consacre un autre ouvrage. Nous avons délibéré il y a quinze jours après avoir lu ou parcouru les livres candidats et ce soir, c’est la remise des prix. Nous sommes reçus dans les salons de réception de la banque Rothschild.
Nicolas de Rabaudy fait un discours élégant dont il est coutumier, éloge à Edmond de Rothschild mais soulignant la volonté de son épouse qui est la véritable inspiratrice de ces deux prix. Nadine de Rothschild situe son action dans la droite ligne des stratégies de son vénéré défunt mari et caractérise avec beaucoup d’humour incisif les raisons des choix du jury pour deux livres.
Jacques Dupont reçoit le prix Edmond de Rothschild pour son livre « LE guide des vins de Bordeaux », et Jean-Marc Quarin reçoit le prix coup de cœur Nadine de Rothschild pour « le guide Quarin des vins de Bordeaux ». Les deux lauréats remercient la baronne et commentent leur travail. Le cocktail qui suit permet de deviser aimablement avec les invités de tous horizons.
On ne commente pas les votes une fois que le jury a tranché, mais j’ai aimé le guide Dupont pour la somme de travail et la belle brochette d’années analysées. J’ai aimé le guide Quarin pour les mêmes raisons. La valeur ajoutée de Quarin avec un essai de prospective sur les améliorations vécues dans les châteaux au fil du temps m’a particulièrement intéressé. Avec ces deux guides il y a une photographie des vins de Bordeaux d’une acuité certaine.
Nadine de Rothschild veut encourager l’excellence. On ne peut que la féliciter.
Ce soir, Jacques Dupont va recevoir le prix Edmond de Rothschild pour son : « LE guide des vins de Bordeaux ».
Ce prix sera remis par la baronne de Rothschild.
Voici ce qui est écrit sur Clarke

et voici la phrase (un peu hors sujet) qui semblait supplier de ne pas lui donner le prix :

eh bien, c’est raté !
Un chat a pris la direction du Bristol, et j’ai bien l’impression que nul ne s’aviserait de le déranger. Lorsqu’on s’approche, on voit que le chat semble relié à un cable électrique d’où il tirerait son énergie poue somnoler. En fait, on voit bien qu’il joue au chat et à la souris !

plus près

qui protège qui ? Le chat ou la souris ?

Ayant terminé assez vite d’ouvrir les vins d’un dîner à l’Agapé Substance, Guillaume me suggère d’aller à la « Compagnie des Vins Surnaturels« , un bar à vins situé 7 rue Lobineau dans le 6ème arrondissement. Ce bar a été ouvert il y a deux mois et propose des vins au verre ou en bouteilles avec certains prix qui sont de belles affaires.
Il y a des coefficients inférieurs à deux, et quelques prix très proches de ceux que je peux obtenir.
Je m’assieds au comptoir et commande un verre de Gaia Sperss 1999. Ce vin, un nebbiolo, est un des Barbarescos les plus prisés d’Italie. Pour l’accompagner, je grignote une assiette de jambon à la truffe fort sympathique.
C’est un endroit où revenir pour faire de bonnes pioches et grignoter des snacks goûteux.




Le 26 octobre, le jury s’était réuni pour une confrontation de nos votes. Après avoir délibéré, nous avons décidé de l’attribution du prix « Edmond » et du prix « Nadine » de Rothschild.
La remise des prix sera faite le 14 novembre.
Ce matin, par hasard, je feuillette Le Point du 3 novembre.
Quelle n’est pas ma surprise de voir ceci :

A quoi sert la remise des prix si on a vendu la mèche ? Où est le suspense ?
Je ne féliciterai le récipiendaire que lorsque la remise des prix aura eu lieu. Il mérite d’être félicité pour son magnifique travail. Mais en son temps !
Récolter trop tôt, ce n’est pas une bonne vendange.
Il fallait être ponctuel pour surprendre le 11h11mn11sec du 11/11/11.
C’est fait :

cette montre m’a été offerte par mon défunt beau-père il y a plus de 20 ans. Elle est reliée à un satellite et donne donc l’heure la plus précise qui soit.
Je n’ai changé la pile de cette montre qu’une fois en vingt ans et l’heure s’est toujours ajustée, été comme hiver.
J’ai voulu immortaliser la seconde précise du cataclysme intergalactique annoncé. Raté, pas pour la photo, mais pour le cataclysme.
Sur un forum de vins, la passion du vin, mon récit sur le pinot noir du 18ème siècle (ou début 19ème siècle) découvert dans l’abbaye de Saint-Vivant a suscité des commentaires d’une grande faiblesse. Et l’un des administrateurs du forum a eu une réaction de dédain pour ce qu’il a considéré comme du vinaigre. Sa remarque, montrant un manque de curiosité pour ces vins atypiques m’a suscité la comparaison avec le monde sous-marin.
Celui qui boit des vins des 25 dernières années est comme celui qui fait du tuba. Avec masque et tuba, on peut voir dans la mer des choses merveilleuses. De zéro à moins 15 mètres, il y a un monde marin de toute beauté.
Celui qui boit des vins entre 1900 et 1961 (limites pour fixer les idées) est comme le plongeur qui plonge entre moins 20 mètres et moins 60 mètres. Les coraux sont beaucoup plus beaux; les poissons sont plus gros, et des espèces qui ne s’aventurent pas dans les basses surfaces sont visibles. Et la sensation d’entrer dans un monde nouveau est d’une grande plénitude. Ce monde là est quasiment mon quotidien, avec des émotions que la balade en tuba ne peut pas donner.
Et puis, il y a ceux qui prennent un bathyscaphe et vont se promener de moins 100 à moins 500 mètres. Les ignorants disent que ce monde sous-marin est mort, alors qu’il est étonnamment vivant. Bien sûr, il n’y a plus les couleurs chatoyantes des fonds baignés de soleil (le fruit), mais il y a des poissons et des visions qu’aucune des deux approches de la plongée ne peut donner. Et il y a parfois des trésors dans des épaves que nul n’a visitées, comme ces vins de Chypre de 1845 qui sont les plus émouvants de ma vie. Ce monde, c’est celui des vins de plus de cent ans, que j’ai le plaisir et l’honneur de pratiquer.
Alors bien sûr, on peut être heureux d’utiliser son tuba. Mais refuser la plongée bouteille ou la plongée bathyscaphe, c’est un singulier manque de curiosité.
Qu’on dise : « je n’y ai pas accès », je le comprends. Mais qu’on n’en ait pas la curiosité, c’est une erreur. Plus qu’une erreur pour un passionné, une faute.