En cette semaine de février, le vin est à l’honneur un peu partout dans Paris. Je suis invité au musée Bourdelle pour une présentation avant mise en vente officielle du dernier millésime d’Yquem, l’Yquem 2023.
Le musée est impressionnant avec les sculptures immenses de l’élève de Rodin volant ensuite de ses propres ailes. Dans une grande salle où l’on est reçu par ceux qui font Yquem, on peut goûter le Château d’Yquem 2023. De belle couleur dorée claire et doté d’un parfum puissant et équilibré, cet Yquem est très puissant. Il n’est pas large ou épanoui car il est jeune mais sa puissance est riche. Il me fait penser à 1988 en devenir. Le 2023 deviendra grand.
Discutant avec une personne de l’équipe qui fait le vin, elle me dit que la trilogie 2021, 2022 et 2023 est très évocatrice de la célèbre trilogie 1988, 1989 et 1990. Et elle ajoute : pour nous au château, le 2023 est plus proche de 1989 que de 1988. Il est hautement probable qu’elle ait raison, mais ayant bu 23 fois l’Yquem 1988 et 17 fois l’Yquem 1989, j’ai tendance à conserver l’image de 1988 sans prétendre détenir la vérité.
Ce 2023 aura une longue vie pleine de richesse, parmi les Yquems puissants.
Juste après cette dégustation agréable, je me rend au Grand Palais où sont réunis tous les vignerons de Primum Familiae Vini, ces vignerons familiaux au passé prestigieux. Je rencontre avec plaisir ces grands vignerons. Ils font goûter leurs vins. Fatigué par ma journée active, j’aurai manqué beaucoup de belles opportunités. Il faut jouer des coudes pour approcher le stand d’Egon Müller. J’ai bu quelques vins de plusieurs maisons, Hugel, Drouhin, Vega Sicilia, Mouton-Rothschild, Pol Roger et d’autres. L’intérêt pour moi était de renouer des relations avec des vignerons que j’aime d’amitié et que je vois peu car je visite très peu de vignerons depuis quelques années. Les revoir ainsi fait chaud au cœur.