deux vins sublimesdimanche, 15 mars 2026

Une de mes filles vient avec une de ses filles déjeuner à la maison. Elle a apporté toutes les victuailles puisque ma femme est dans notre maison du sud. Mon apport sera un caviar Baeri.

J’ai ouvert vers 10h le Château l’Eglise Clinet 1961. Le bouchon est d’un liège d’une qualité exceptionnelle. C’est probablement un des plus beaux bouchons que j’aie eu l’occasion d’ouvrir. Le bouchon ne colle pas au goulot et vient avec une grande facilité. Je constate une fois de plus qu’un bouchon qui n’est pas serré dans le goulot n’empêche pas le niveau du vin dans la bouteille d’être parfait alors que parfois un bouchon fort serré n’a pas empêché l’évaporation d’une partie du vin. Ce paradoxe m’intrigue sans qu’une explication n’apparaisse.

J’ouvre ensuite le Champagne Dom Pérignon 1993 dont la coiffe est affreusement difficile à enlever tellement elle s’effrite. Le champagne fait un pschitt qu’il est toujours agréable d’entendre.

Pour l’apéritif nous avons des chips de sarrasin, du saucisson, qui voisinent bien avec le Champagne Dom Pérignon 1993 qui n’est qu’une explosion de joie. Ce champagne est du plaisir pur, joyeux, souriant et incroyablement aimable. Un bonheur que ma fille et ma petite-fille partagent avec le sourire.

Le caviar Baeri est mangé avec du pain et du beurre. Intense et expressif il crée avec le Dom Pérignon un accord divin. Quel bonheur ce mariage caviar et champagne.

Le pâté en croûte de la maison Vérot accompagne le Château l’Eglise Clinet 1961. Le nez du vin est d’une richesse et d’une noblesse rare. En bouche, ce vin truffé est profond, tranchant et incisif. Le vin est extraordinaire. Si j’exclus de la comparaison le Pétrus 1961, je pense que cet Eglise Clinet est supérieur à beaucoup de millésimes de Pétrus. Il est tellement noble et précis que je le considère comme le Pomerol pur dans sa plus belle expression. Ce vin est une réussite absolue.

Il faudrait qu’Archimède m’explique comment un Paris-Brest fait grossir d’un poids supérieur à ce qu’on en a mangé. On parle plus que jamais dans le monde de la mécanique quantique. Avons-nous mangé un Paris-Brest quantique. Je ne l’exclus pas.